‹ Documents biographiques sur P.C.F. DaunouChapitre 24 sur 136 · CHAPITRE m · texte numérisé non relu

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par des représeutants du peuple seraient imprîniés aux frais du trésor public, et distribués à chacun de ses membres.

Daunou. répondit à cet appel par deux éciits intitulés 9 Tun Essai sur ta constilutio/iy et l'autre Vues rapides sur Vo^anisation de la république française. Il y examina les bases du contrat social^ et présenta un projet qui renfermait des vues fort avancées^ sans doute, mais qui ne dépassaient pas toutefois les limites de la liberté légale.

Le f 5 avril , le délai de deux mois étant expiré, la Convention décida, sur la proposition deLanjuinais, qu'elle consacrerait trois jours par semaine à la constitution. Mais les projets ne tardèrent pas à se multiplier et à se croiser à Tinfini. Robespierre et Saint-Just, notamment, en proposèrent chacun un. Quelques membres cherchèrent à mettre de l'accord dans cette discussion ; Daunou fut de ce nombre , et dans dlie motion (tordre faite le a6 avril, il proposa de procéder ainsi au travail de la constitution :

i"" S'occuper immédiatement de la division du territoire.

2° Sur cet objet seulement donner la priorité au projet du comité.

3® Traiter ensuite de l'état civil et politique des personnes.

4^ Déterminer quelle sera la mesure de puissance dont le peuple français se réservera l'exercice immédiat et habituel ; en fixer les objets, les modes et les actes.

5^ Distribuer enfin entre des autorités consti-

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tuées la masse de puissance que le peuple n'exer-c€i*a poini; recueillir, pour ce dernier travail ^ tous les plans proposés , les comparer, les discuter^ accorder la priorité à l'un d'eux, etien mettre successivement les articles en délibération.

Mais les passions violentes qui régnaient alors ne permettaient pas qu'aucune méthode fût apportée dans les discussions de l'assemblée. Le lo mai, la Convention, sur la proposition* de Danton , crut devoir renouveler la proclamation de la république, et elle chargea une commission de six membres de lui présenter une série de questions en rapport avec ce décret. Effectivement, trois jours après, Lanjuinais, au nom de cette commission, présenta un mode de délibération que l'assemblée adopta. M. Daunou publia encore des Observations sur la manière de discuter la constitution; mais les journées du 3i mai et du a juin vinrent jeter lA nouveau deuil sur la patrie, et af^orter des obstacles imprévus à l'œuvre de la constitution.

L'ancien comité , qui avait eu Condorcet pour organe, renfermait en majorité des députés ^/ro/zdins; celle circonstance dut suffire pour rendre le projet qu'il avait préparé, suspect au parti oppresseur. Il ne fut plus question non plus du projet de Lanjuinais. Le comité de salut public présenta en conséquence un nouveau projet, qui fut précédé d'un rapport, lu par Hérault de Séchelles, dans la séance du lo juin 1793. Ce projet était beaucoup plus démagogique que le premier.

M. Daunou Tattaqua dans un écrit intitulé : Re^

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