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et des différentes fonctions publiques qu'il a été appelé à remplir; j'ai consulté les Mémoires contemporains, et j'ai recueilli les souvenirs que m'ont laissés mes nombreux entretiens avec lui. Je souhaite qu elle fasse bien connaître celui qui en est l'objet.
M. Daunou était d'une modestie telle, qu'il ne parlait jamais du bien qu'il avait fait à des époques orageuses de la révolution. J'ai su le trait que je rapporte relativement à M. Charles îiacretelle, de M. Lacretelle lui-même. Je liens de M. Gaillard, ancien oratorien et conseiller honoraire à la cour de cassation, l'un des plus vieux amis de M. Daunou, le fait relatif à MM. de Pastoret, de Vaublanc et Duplantier, J'avais cependant causé souvent avec M. Daunou du i3 vendémiaire, du i8 fructidor, de sa mission à Rome; mais jamais il ne m'avait dit un mot des services rendus par lui à des proscrits, en ces grandes occasions» Combien, sans doute, de traits semblables dans lesquels il a figuré, et qui resteront ensevelis dans l'oubli!
L'origine de la bienveillance pleine de dignité et d'égards que lui montra toujours M. Barbé-Marbois, malgré d'assez fortes dissidences d'opinions, remonte aussi à un service
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rendu. Élu membre du Corps législatif ei^ Fan IV, par le département de la Moselle, M. de Marbois fut immédiatement accusé, dans un rapport fait au Conseil des Cinq-Cents, d'avoir pris part au traité de Pilnitz. M. Daunou pré-? sidait alors ce Conseil; il ne connaissait point encore M. de Marbois; mais il vit qu'on lui imputait une calomnie qui pouvait avoir les conséquences les plus dangereuses, et il s'empressa d'en arrêter les effets. Quelques mois auparavant, il était du nombre des hommes^ influents qui avaient le plus concouru à rappeler M. de Talleyrand de l'exil qu'il subissait.
Quant à la vie littéraire de M. Daunou, dans ces derniers temps, elle est suffisamment connue de tous ceux qui sont au courant des grands travaux académiques de notre époque.
J'ai fait de mon mieux pour rappeler ses prin-? cipaux titres à la reconnaissance des amis de la liberté, des lettres et de l'érudition. Puisse-
le avoir réussi !