X AVERTISSEMENT
téressante de M. Daunou, et ont bien voulu rendre justice à mes efforts.
Quant à M. Villemain, qui avait promis aux amis de M. Daunou de prononcer son éloge à la Chambre des pairs, il en a été empêché, d'abord par son élévation presque immédiate au ministère de l'instruction publique*, et, depuis qu'il a quitté ce ministère, par le mauvais état de sa santé.
Pour moi, il semblait que ma tâche était accomplie, et qu'approchant du terme ou la publication du Cours d'études historiques va être achevée, j'avais payé à la mémoire vé-»
néréede M. Daunou le dernier hommage qu'il me fut possible de lui rendre.
Académie le 3i juillet 1841 ; Paris, Firmin Didot, in-4". — Notice historique sur la vie et les travaux de M, Daunou , par M. Mignet , secrétaire perpétuel de rAcadémie des sciences morales et politiques, lue à la séance publique annuelle du 27 avril 1 843 ; Paris, Firmin Didot, 1 843, in-4°. — Notice sur M. Daunou , par M. Guérard, membre de TAcadémie des inscriptions, dans la Bibliothèque de l'École des Chartes; Paris, Firmin Didot, 184a, t. III ^ p. 209-957, in-80. — Notice sur M. Daunou, par M. Victor le Clerc, membre de la même Académie, dans l'Histoire littéraira de la France, l» XX, p. xix-xxxîx; Paris, Firmin Didot, 184^, in-4*'. — M. Daunou^ par M. Sainte-fieuve , membre de TAcadémie française, dans les Portraits contemporains, t. III, p. 3'>70.
Au concours ouvert par l'Académie d'Arras pour VÉloge de Daunou f aucun prix n'a été donné; une mention honorable a seulement été décernée à l'ouvrage envoyé, sur ce sujet» par M, Henri Cauvin , avocat à la cour royale de Paris.
* 39 octobre 1840.
AVEHTISSEMENT. XI
Néanmoins, des faits nouveaux sont venus à ma connaissance; je dois notamment à la bienveillance de M» la Revjellière-Lépaux fils communication des Mémoires de M, son père, dans celles de leurs parties où il est question de M. Daunou; je lui dois aussi communication de la correspondance du même personnage, pendant sa mission à Rome, en 1798, avçc M. la Revellière, membre du Directoire exécutif. Il m'a semblé que ces documents inédits étaient de nature à jeter de nouvelles
I lumières sur le caractère et la vie de M. Dau-
I nou, et alors j'ai cédé au désir de quelques
amis en donnant cette nouvelle édition, et en
I la complétant de mon mieux.
l Les développements que je lui ai donnés
m'auraient autorisé peut-être à l'intituler Mémoires sur Daunou^ mais j'ai préféré conserver à mon travail le titre sous lequel il a paru d'abord.
Je ne sais si je me trompe , mais je crois qu'il serait fort intéressant d'avoir des notices d'une certaine étendue sur les personnages qui ont pris part aux grands événements qui ont eu lieu, dans notre pays, depuis soixante ans, avec des extraits de leur correspondance, et de celle des hommes émi-
XII ^ AV£BT1SSËM£M\'
nehts avec lesquels ils se sont trouvés en rapport.
La littérature anglaise est fùtt riche en ouvrages de cette nature ; la nôtre, qui possède tant de Mémeires plus ou moins authentiques, laisse encore à désirer sur ce point. Nos éloges académiques sont loin d'atteindre le même but, et, sans en contester ici le mérite, je persiste à croire qu'il serait à désirer que les dépositaires de papiers ayant appartenu à des hommes politiques éminents, y puisassent plus souvent des documents destinés à jeter du jour sur les événements auxquels ils ont été mêlés.