GUE
; [LR George R.
5 Instructions supplémentaires à notre fidéle et bien-aimé Guy Carleton, PA
= notre capitaine général et gouverneur en chef dans et sur notre province ee Québec en Amérique et tous nos territoires y annexés, ou À notre commandant en chef de notredite province en exercice, données à notre palais à Saint-James le quatorzième jour de novembre 1775, dans la treizième année de notre règne, Attendu que par nos instructions générales, en date du troisié 115, qui vous ont été transmises de notre palais de Saint-James, nous avons déclaré notre volonté et bon plaisir qu'il soit prélevé sur nos revenus provenant de notredite province de Québec ou autres deniers qui pourront être employés et affectés à l'usage et au service de notredite province, un montant nécessaire Pour acquitter et payer diverses appointements et allocations mentionnés dans lesdites instructions à Partir du et depuis et apres le premier jour de mai dernier :—
C'est de plus notre volonté et bon plaisir qu’en sus des divers appointements et allocations mentionnés et déterminés dans lesdites instructions, vous payiez ou fassiez Paÿer annuellement à notre fidèle et bien-aimé John Christopher Roberts, écr., où à Son jrocureur, la somme de trois cent cinquante livres, qui sera prélevée sur lesdits revenus ou deniers employés et affectés comme susdit ; ét que ledit paiement annuel ou allocation soit payable à partir du premier jour de mai dernier.
vol.
(Québec
me jour de janvier
CARLETON À GAGE.1 crête) (Copie) MoxsiEUR, - Comme cette lettre sera confiée au lieutenant Cleveland du exprimer d'une manière plus explicite au sujet
QUÉBEC, 4 février 1775.
T', je vais risquer de de la partie de votre lettre ?
” Archives canadiennes, X 11, p. 290. Le genéral Gage é éxercer la charge de gouverneur du Massachusetts et de comr £ dans Amérique du Nord. 1] lui incombait donc d'appliquer les mesures de répression décrétées par le BouVeruement de le métropole, tel que le Fort Ac, le Reyuiatiny Act, le Quart ring Act. etc. Les troubles #Yant pris des proportions telles que le peuple se souleva au mois de septembre, Gage dut demander de neAvelles troupes, Et il a été constaté I la page 388 que non seulement il manda des régiments de Québec
Mais S'informa dans sa lettre à Carleton si celui-ci pouvait lui envoyer un corps de Canadiens et de sauvages Pour l'aider à soumettre i-s colonies, $
* Cette lettre n’a pu être découverte parmi les papiers d'Etat.
tait arrivé à Boston le 13 mai 1774 pour y nandant en chef des troupes britanniques
prmnnnerhne rente ltinariarner promesses canine
du 25 décembre dernier concernant les Canadiens et les sauvages. Je n'ai pas juge prudent de dire ces choses dans une lettre transmise par la poste, car il est raisonnable de supposer que ceux qui semblent résolus à pousser leur pays à la r‘bellion, désireux ile connaître nos projets, sont capables d’interceptrr nas lettres pour s'accaparer la corre, pondance. Et comme il y a lieu de croire que ces désordres vont se continuer, je vou, prie de considérer s'il ne serait pas à propos, pour sauvegarder notre correspondini: concernant des sujets qui doivent être tenus secrets, de me transmettre la clef d'un correspondance secrète.
L'cte qui a été adopté à leur sujet, a rendu les Canadiens en général très heureux, Et tous ceux qui, par des paroles ou des écrits m'ont communiqué leur manière de voir à cet égard, ont exprimé leur profonde gratitude en retour de ce qui a été fait pour eux, Cependant je ne dois pas cacher à Votre Excellence que les nobles, si bien dispos; qu'ils soient et quel que soit leur ardent désir de servir la couronne, et de la servir avec enthousiasme lorsqu'ils sont constitués en corps réguliers, n'aiment guère à commander une simple milice. Ils n'étaient pas habitués à servir de la sorte sous le gouvernement français (et pour de bonnes raisons peut-être), et le fait d'avoir brusquement cons: le régiment canadien formé en 1764, presque immédiatement après la cession de la cols nie, sans accorder ni gratification ni récompense aux officiers qui sont entrés à notre service et sans qu’ii leur ait été témoigné le moindre égard depuis, bien que tous comp tassent sur la demi-solde, est encure vivace dans la pensée de chacun d'eux et ne les encouragera probablement pas à s'engager à nouveau dans la même voie. Quant aux habitants ou paysans, depuis l'introduction de l'autorité civile dans la province, le «ou. vernement de celle-ci a tellement tergiversé, qu'ils se sont en quelque sorte émancipr* et qu’il faudra vraisemblablement du temps et beaucoup de circonspection pour les ramener à leurs anciennes habitudes d’obéissance et de discipline. Si l’on tient compte des idée nouvelles dont ils se sont pénétrés depuis dix ans, est-il raisonnable de croire que cest avec plaisir qu'ils se verront soudainement, et sans y être préparés, enrôlés dans la milice et entrainés loin de leurs familles, de leurs terres et de leurs habitations dan: les provinces reculées et en proie aux horreurs de la guerre dont ils ont déjà fait l'expérience. Une telle situation donnerait un cachet de vérité aux arguments de nos “ Fils de Kedition ” qui, à l'heure même, s'efforcent de convaincre ces habitants que l'acte a été ot: uniquement pour servir les projets du gouvernement et dans le dessein bien arrété de les subjuguer avec tout le despotisme de leurs anciens maîtres.
Il peut être avancé que l’arte n’est destiné qu’à servir de fondement à des établis sements futurs ; que les nouvelles commissions et instructions qui sont attendues ne sont pas encore arrivées et que nous sommes encore éloignés du moméi.s où s’accomplira la dissolution actuelle —mérite-t-elle ce nom—et l'établissement d’une constitution nouvelle. Mais à l’époque indiquée, c'est-à-dire le premier mai,' tout règlement civil aujouri hui en vigueur, prendra fin et le tout doit disparaître dans l'élaboration d’une forme nouvelle, Ce travail ne se fera nécessairement pas sans quelque dificulté ; il requerra du temps, des réflexions et une grande prudence, et il ne nous est pas possible de nous pré parer pour cette tâche avant que le ministère ait fait connaître sa détermination final sur toutes les questions. Si l’arrangement actuel avait été fait lorsqu'il fut recomm ind. la première fois, il n'eût pas excité la jalousie des autres colonies et cette faveur accur dée aux Canadiens eût «emblé plus désintéressée. A l'heure présente l’on pourrait en tirer de nombreux « ntages sur lesquels nous ne pouvons maintenant compter qui une date plus éloigne
Puisque la chose na pu se faire plus tôt, le moment actuel serait bien choisi pour constituer un ou deux bataillons de Canadiens. Cette mesure serait singuliérement utile, car des nobles trouveraient un emploi dans le service et par suite s’attacheraient fermement à notre cause en retrouvant un rang qui leur a été à peu près enlevé. En outre, nous pourrions par leur intermédiaire exercer une plus grande influence sur le bas peuple, ce qui vaudrait beaucoup à l'Etat, et de plus nous attacher effectivement plusieurs nations sauvages.
! L'Acte de Québec ne devint en vigueur que le 1° mai 1775.
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tâche de semer tout faux ra Souvernement et d’encour dant, que là fermeté du parlemsnt actuel ment a jugé à propos d'adopter reiativement à l'Amérique en ment de Québec en particulier, aura pour effet de calmer
disparaître les préjugés que des hommes malintentionnés se de faire naître.
sur les Iroquois, et Pour cette raison, 1] f:it nommé du Nord, I] mournt le 11 juillet 1774.
servi dans la guerre pour la conquête du Canad 1762, fut choisi pour Jui succéder, Aprés le charge d'agent fut pas trouvée très satisfaisante et il fut remplacé par son cousin, sir John Johnson, fils de Sir William
la forme de &ouvernement introduite par l'Acte de Québec ; il faisait mention aussi de la circulation d’une traduction imprimée de la lettre adressée aux Canadiens par le
DOCUMENTS CONSTITUTIONNELS DOC. PARLEMENTAIRE No 18
Quant aux sauvages, je me suis conformé aux vues du rant feu Sir Wm Johnson! auquel, je suppose, le colonel, Guy Johnson succède, exclu. sivement chargé de leur intérêts politiques, et pour cette raison je ne suis intervenu que lorsque l’exigeaient leurs intérêts Commerciaux ou ]x propriété privée qu'ils possédaient dans le pays. Et la commission qui vient d'ître accordée au major Campbell est basée sur ce principe. A moins que je ne me soit trompé grandement vous Pouvez comptez non seulement sur les Sauvages domiciliés dans ln Province, mais sur tous ceux qui résident à proximité et qui seront entièrement à votre disposition quand il vous plaira d’avoir recours À eux ; et ce que vous recommandez sera fait.
Bien que laissé à mes seules prévisions dans ce coin retiré, qui se passe en Europe que longtemf : après et que les événe ce continent, puissent seuls m'éclrirer, je ne puis doute armée à cette heure et qu’à l’ouvertsre de la navigation, Laurent des troupes qui à mon avis, devraient constitu nous devons avoir une gu, re avec la France, ce corps sera absolument néc sinon, il pourra seconder efficacement vos projets, prévenir l'effusion de sang, de même que des dépenses considérables et me sions que chaque moment de retard rend plus dangereuses, Ceux qui sont forts trouvent facilement des amis et il n’est pas douteux que vous pourrez facilement mettre la
main sur un grand nombre d'excellents guides qui indiqueront la voie dans toute expédition que vous croirez devoir ordonner, ete,
Souvernement, en considé-
que je ne connaisse ce ments qui se succèdent sur r de l'augmentation de notre il nous arrivera par le Saint er une force considérable, Si ssaire ici, beaucoup de ttre fin promptement à des dissen-
(Signé) GUY CARLETON.
(Copie conforme) ‘ H. T Cramaué.
Son Excellence le général Gage Endossée :—Copie d’une lettre Quebec, 4 février 1775.
Dans la lettre du lieutenant-gouverneur Cramahe,
du général Carleton au général Gage datée de
en date du 9 novembre,