‹ Documents concernant l'histoire constitutionnelle du Canada, 1759-1791 [microforme]Chapitre 298 sur 517 · ROLL PS · texte numérisé non relu

ROLL PS

Abe

tm member mem pren ma none à mn

La tentative de susciter de nouvelles difficultés au gouvernement, au moyen le, pétitions des anciens sujets résidant à Québec, a été appuyée de toute la force de l':}30 sition.! Le peu d'impression produite de ce fait, au parlement, est bien démontre ji la majorité des deux chambres qui ont voté contre la proposition à laquelle ces pétit : n. ont donné lieu. Et je puis vous assurer que cette tentative n’a pas reçu plus d'ercon ragement au dehors, et que, apparemment, le peuple anglais en général approuve mesures prises à l'égard de l'Amérique.

Je suis aussi heureux de vous apprendre que la nouvelle d’un escarmouche étre les troupes du roi et les provinciaux aux environs de Boston ;:—nouvelle qui n'a pa: confirmée par le général Gage—n’a eu ici d'autre effet que d'augmenter la juste indi:na tion de tous les amis du gouvernement par suite de l'outrage dont le peuple de l'\mé rique du Nord s'est rendu coupable envers la constitution en résistant par la rébellion à l'autorité du parlement.

Je suis, etc.,

DARTMOUTH

CARLETON A DARTMOUTH

Moxrréai, 7 juin 177%.

Mizorp,—Le 19 du mois dernier, j'ai reçu du général Gage dans la soirée, la nouvelle apportée par un vaisseau, que les rebelles avaient commencé les hostilités dans la pro vince du Massachusetts, et le général me demandait d'envoyer à Crown Point, le ïe régiment avec quelques compagnies de Canadiens et de sauvages pour opérer une (liver. sion et favoriser ses mouvements.

Le matin suivant, le capitaine Hazen envoyé comme estafette, arriva à Québec et me fit part qu’un nommé Benedict Arnold que l’on dit natif du Connecticut et maqui gnon (Horse Jockey), avait débarqué le matin du 18, à Saint-Jean qui se trouve à huit lieues de cette ville, ur nombre considérable d'hommes armés, qu'il avait surpris le déta chement du ?6e de service à cet endroit, qui se composait d'un sergent et de dix hommes, confisqué le sloop du roi, les bateaux et tous les vivres, et qu’il était parti quelques heures après avec les embarcations, les prisonniers et les vivres sur lesquels il avait fait main basse,

C'est la présence de ce parti qui nous a d’abord fait connaître que les rebelles arm étaient sur les lacs, et que commandés par le dit Arnold, ils avaient surpris Ticonderoga. Crown Point ainsi que le détachement de service à ces deux endroits, et toute, les embarcations employées sur ces lacs. Arnold fit part au capitaine Hazen, qu'il avait recu à cet effet une commission de colonel du congrès du Massachusetts, lui contiant le commandement de cinq cents hommes, que quinze cents volontaires devaient le suivre, mais qu’il ne les avait pas tous attendus.

Le même soir, une autre estafette apporta la nouvelle que les rebelles avaient de nouveau débarqué à Saint-Jean, dans la nuit du 18 au 19, que ce parti se composuit de trois cents hommes et que neuf cents autres se trouvaient à l'île aux Noix. Toutetuis ce second parti n’était pas aussi nombreux qu’on l'avait d’abord rapporté et il est probabl qu'un détachement de cent hommes du 26e, sous le commandement du major Preston, lui aurait coupé les communications, si un nommé R° ::54, aarchand de cette ville, 1:

3 Alusion à la motion faite au parlement pendant la sest 1 de 1,73 pour obtenir l'abrogation de l'Acte de Québec.

? Archives canadiennes, Q 11, p. 184.

Cette dépêche renferme le compte rendu de Carleton concernant 1 attaque du Canada comme la cons quence des opérations de Gage à Boston. Elle indique aussi la façon étonnante avec laquelle durant dis années d'administration anglaise alors que les Canadiens-français étaient régis par les lois de lu (rrande Bretagne, ceux-ci s'étaient pénétrés des idées personnelles d'émancipation entretenues par l'élém + nique, ce qu'ils démontrèrent d'ailleurs par leur refus de se soumettre à l'autorité féodale de la n blesse par suite de la restauration du système français en vertu de l'Acte de Québec. Outre les quelque: doeu ments de cette époque relatifs à ce sujet, qui sont publiés dans ce volume, il en existe plusieurs rat fs a cette crise sérieuse du gouverneinent canadien.

u\ elle

bec et haqui à huit “déta

hom- ‘ques 1t fait

armes 1 roga, tes les avait int le cuivre,

ent de it de [US Ce ibabl eston,

ile, ne

blesse « docu atifs à

DOC. PARLEMENTAIRE No 18

l'eùt averti de la marche de nos troupes. En apprenant cela, les rebelles traversérent le Sorel et essuyèrent le fen des troupes comme ils descendaient la rivière.

Alors que ce parti commandé Par Un nommé Ethan Allen que l'on dit avoir été is hors la Joi dans la province de New-York, se trouvait à Saint-Jean, le même Bindon tut ch.rgé de porter une lettre adressée à un nommé Morrisson et aux marchands anglais de Montréal, amis de la liberté, demandant à ceux-ci des vivres, des munitions et des liqueurs spiritueuses que quelques-uns étaient disposés à fournir s'ils n'en avaient été empéchés,

Le peu de troupes que nous avons dans la province a été immédiatement mis sur pied et à reçu ordre de s'assembler à Saint-Jean ou à proximité de cet endroit. Les nobles du voisinage ont été invités à rassembler leurs habitants pour se défendre euxméres. Les sauvages de ces endroits ont reçu aussi les mêmes ordres, Mais bien que les sotulhommes aient montré beaucoup d'empressement, ils n'ont pu gagner le peuple ni par leurs sollicitations ni par leur exemple, Un certain nombre de nobles, comprenant principalement des jeune gens résidant à cet endroit et dans les environs, ont formé un petit groupc de volontaires sous le Commandement de M. Samuel Mackay et ont pris leurs quartiers à Saint-Jean, Les sauvages ont montré aussi peu d'empressement que les paysans canadiens.

Dans les villes et les Campagnes, la consternation a été intense semblait se rendre compte de notre situation inpuissante, car b d'azitation à craindre à l'intérieur nous ne sommes préparés ni pour l'attaque ni pour la défense. Sur tout le parcours de cette longue rivière, il ne se trouve pas six cents hommes en état de servir et nous n'avons ni bâtiment de guerre ni place forte. L'ancienne troupe provinciale est affaiblie et dispersée, tout esprit de subordination est détruit et le peuple est empoisonné par l'hypocrisie et les mensonges mis en œuvre avec tant de succés dans les autres provinces et que les émissaires et les amis de celles-ci ont répandus partout ici avec beaucoup d'adresse et d'activité. Sans les quelques troupes que nous arons mises sur pied, trois cents rebelles se seraient emparé de tous les vivres, munitions et armes dont la province peut disposer et auraient conservé le poste de Saint-Jean en toute sécurité,

Présentement nous faisons fortifier un poste à ce dernier endro et bien que l’on puisse pénétrer dans la province par d’autres côtés, j'espère que ces préparatifs seront suftisants pour résister à toute attaque soudaine de ce genre. Un nombre de troupes suffisant nous aurait permis non seulement de nous protéger nousmémes mais d’aider le général Gage à éteindre plus promptement les flammes de la rébellion dans les autres provinces. Je crains que celui-ci n’ait personne dont il puisse se Passer et qu'il ne soit trop tard pour en faire venir d’Europe cette année, Néanmoins, dans la situation où nous sommes je vais m'intéresser à tout ce qu'il est possible de faire pour le service du roi.

Depuis quelques jours, les Canadiens et les sauvage: semblent être revenus un peu àla raison. La noblesse et le clergé ont été d'un grand secours dans les circonstances actuelles ; ils ont fait preuve de beaucoup de zèle et d’ardeur pour le service de Sa Majesté, mais l’un et l’autre ont perdu beaucoup de leur influence sur le peuple, Je me Prépose de tenter la formation d’une milice, et, si les esprits sont bien disposés, de lever un bataillon qui sera placé sur le même pied que les autres corps de troupes en Amérique, uant au nombre et au coût de son entretien. A mon avis, ce bataillon,

titué, pourrait être d’un grand secours, mais j'ai des doutes sérieux l'entreprise,

et générale, Chacun ien qu’il n'y ait pas

it et à Oswegatchie

une fois consquant au succés de

Cette tâche qui autrefois eut été extrèmement populaire exige aujourd’hui beaucoup de prudence et de circonspection. Les esprits ont été tellement bouleversés par la cavale et l'intrigue, comme je l'ai appris à Votre Seigneurie de temps à autre, que je me demande s’il est prudent de mettre le projet ci-dessus à exécution. 11 semble qu’un trop grand nombre de sujets britanniques résidant en Amérique, ont cru avoir indubitablement le droit de diffamer leur roi, d'agir envers lui en toute occasion, d'une manière insoiente et irrespecteuse, de parler de son gouvernement avec le plus grand mépris, d’encourager la sédition et d'applaudire à la rébellion.

DOCUMENTS CONSTI TUTIONNELS 433

LS PAS Denon Ep à

2 srnentarsrenenrvranan

mme dont rene promener

Page 1