CARLETON À GERMAIN
QUÉBEC, 9 mai 1777, Milord,
Le capitaine Le Maistre arrivé <0yne, m'a remis les diverses dé “ement, ainsi que votre lettre du
ici le 6 courant par l’Apolto avec le général Bur pêches de Votre Seigneurie, n° 3 jusqu'à 7 inelusi parémer.;, et les autres dépêches, es autres pièces aljointes, 7
26 mars transmise sé J jusqu'a 16 inclusivement avec Il
Sont donnés ici les détails des pl
ans et operations militaires
pour rester maîtres du lac Champlain.
Î s'agit évic emment de la lettre du 0 novembre 1768, intitulée Corr spondance secrite, durs laelle il indique ce que peut faire le Canada pour la Preservation des intérôts britanniques sur le on nent, «1 la noblesse canadienne quE est en état d'assurer le concours des paysans et des sauvages, peut de Route exercer l'influence et le pouvoir dont elle jonissait sous le régime français, Voir p, 298, “a lettre récente’du 4 février 1775. Voir p, 429. [ s'agit de sa lettr du 15 février 1767 ; voir p.169, Elle est analogue à celle écrite à Hillborough au se novembre 1768, Dans une note de George TITI à lord North, en date du i2 novembre 1775, concernant la distribution des mercenaires allemands qui devaient être en ployés dans les colonies, le roi dit : de Brunswick ont fait
‘Les troupes du duc breuve de si peu de « re guerre, que Carleton quine pent Hessois, Lettres de George III
de lord Brougham, vol, 1, p. 93,
ourage durant la derniè ) des troupes britanniques peu nombreuses, doit obtenir les td North, dans * Les hommes d'Etat du temps de George LIT, ” Archives Canadiennes, Q,. 13, p, 96, :
Ces dépêches ont trait entièrement à des Questions militaires. Elles se tre uvent tel qu'indiqué oi. ir: Lesn® 3-7, dans Q, 12, pp. S4, RG, 00, 09, Is pue 8-16, dans Q, 13, pb. 80, 81, #2, 83, 85, + U& lettre séparée du 26 mars, renferme des instructions au sujet de la dispositi
Yre8 à Québec. Trois mille hommes devaient reste
ion des troupes é r dans la province, et le reste devait faire partie IX Expéditions, l'une commandée
La fameuse expédition
aprés, sav 87, 90
l par Burgoyne, et l'autre par Saint-Léger, Purgoyne fut celle qui subit un désastre À Saratoga.
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Rte 24
Votre Seigneurie trovera ci-jointes les ordonnances rendues durant la session du Conseil de Sa Majesté, de l'hiver dernier.! Ces ordonnances ont été élaborées en d'assurer la soumission de cette province à l'Angleterre ; de supprimer cet esprit d'affranchissement et d'indépendance qui s’est propagé dans toutes les colonies brit: niques sur ce continent, et qui, grâce aux efforts d’une faction turbulente ici se répar dait dans cette province d’une manière étonnante ; et de rendre le Cunada utile à !1
Grande-Bretagne par sa force militaire et son commerce. Il n’est pas douteux qu'il soit possible de ramener les Canadiens à l'état de déféren
ce et d’obéissance dans lequel ils étaient tenus sous l’ancien gouvernement, bien que cela ne puisse se faire qu'avec le temps. Mais pour atteindre sûrement ce but, il est néves
saire que l'autorité civile soit soutenue par la force militaire. Dans la période de tro bles que nous traversons, la noblesse, le clergé et la plus grande partie de la bours si sie ont donné au gouvernement tout l'appui possible, et leurs efforts vont contribuer grandement à rétablir cebt.: esprit de subordination*, sans lequel tous les règlements sont de nul effet. C’est surtout sur l'aide de Votre Seigneurie et des serviteurs confidentiels de Sa Majesté en Grande-Bretagne, qu'il faut compter pour obtenir ce résultat, car ans leur concours constant, tous les efforts d’une administration provinciale resteront stériles
pendant plusieurs années.
Quelques marchands désirant remplacer les jurys par une chambre de commerce,
vous trouverez ci-inclua un projet rédigé à cette fin. L’urdonnance relative à la milice a été rendue pour une période de d'ux ans, dans le but de faire un essai et d'amener graduellement les Canadiens au ser.timent de l'obéissance, en attendant que nous puis sions perfectionner une organisation plus solide et plus durable. Si la tranquilhit actuelle n’est pas troublée, j'espère qu’à la prochaine session, nous pourrons faire quelque chose pour améliorer la situation de cette grande province. En même temps que ces ordonnances, Votre Seigneurie recevra une prorlamation rohibant l'exportation des bêtes à cornes, chevaux, moutons, etc., durant cette anne, et celle des céréales, de la farine et des biscuits jusqu'à l'arrivée de nos pourvoyeur: et jusqu’à ce que nous ayons reçu des renseignements quant à l'approvisionnement des forces de Sa Majesté qni se trouvent dans l> sud sous le commandement de sir Wim
Howe.
Cette ordonnance aurait dû être transcrite sur du parchemin, mais nous n'en àvons
pas dans la province.
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1 Voir la liste des ordonnances publiées à la p. 442,
4 Il est souvent fait mention dans les documents de cette période de l'opposition des Canadiens frinçiis contre le projet de les assujettir de nouveau au contrôle féodal de la noblesse. Dans une lettre à lor! fier main, en date du 14 mai 1777, le général Burgoyne dit qu'il lui est impossible d'obtenir de l’aide de: Cana diens, ce qu'il attribue aux deux causes ci-après : ‘‘ Particulièrement À l'impopularité des seigneurs «1 ai poison que les émissaires des rebelles ont répandu dans leur esprit ”. Q 13, p. 108, Le même ayant aires d’autres plaintes à ce sujet à Germain et à Carleton, celui-ci répondit ce qui suit, le 28 mai.
# La désertion dont vous me donnez avis, dans votre lettre du 26 courant, ne m'a pas surpris : | chose a lieu ici et c'est ce à quoi ie m'attendais. Si le gouvernement a compté tant soit peu sur Paie des Canadiens pour supporter la présente guerre, il ne s’est certainement pas basé pour cela sur les ren in ments que je lui ai transmis L'expérience aurait dû lui démontrer que—ce dont je n’ai pas eu besoin pour me convaincre—ce peuple n°. pas été gouverné d'une manière assez ferme depuis plusieurs anne. Ï s’est trop pénétré des idées américaines d’émancipation et d'indépendance propagées par les nombreux al tes d’une faction turbulente de cette province, pour le faire revenir promptement à la pratique d'un et désirable subordination. ” Q 13, p. 222.
: Dans une autre lettre à Germain, en date du 10 juillet 1777, Carleton jette plus de lumier: . sujet :— ‘* Au commencement, je n'aurais peut être pas eu à subir dans des circoustances difficiles, d'obéir d'un graad nombre. La province a été requise de fournir un faible contingent armé pour cett: conformément à l’ancien mode à service, afin de réconcilier les Canadiens avec ce qui était consider: un devoir inévitable sous le gouvernement français.” Puis il fait mention de la tentative plus heureuse fut faite de lever une troupe supplémentaire an moyen de l'engagement volontaire, et pour répondr: deinande de Burgoyne et à l'attente de Germain il avait ordonné une corvée de 500 hommes pour cuivt l'armée. ‘ Cependant, il plaira à Votre Seigneurie de tenir compte que ces services sont un fard: con sidérable pour La peuple qui n'y était plus accoutumé depuis plusieurs années ; il n’est pas surprenant oublie le devoir qui lui était mposé par la tenure de ses terres et par le gouvernement primitif. Ilnest pas surprenant non plus qu'après tout ce qui a été tente pour détruire cet esprit d'obéissance qui ren ce dé remarquable, et l'encourager À traiter l'autorité du roi dans cette province avec tout le rs de respect possible, je rencontre des difficultés dans la tâche de rétablir les anciens usages sani* voir compter ni sur les lois m sur la force du gouvernement, pas même sur l'appui de Votre Seigneuri: 11
ministre. Q. 13, p. 333.
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DOCUMENTS CONSTITUTIONNELS DOC. PARLEMENTAIRE No 18
Je suis avec le plus obéissant serviteur,
profond respect, milonl, de Votre
Seigneurie, le plus humble et
GUY CARLETON
+ * * + + * Lord George Germain,
; L'un des principaux secrétaires L: d'Etat de Sa Majesté.