‹ Documents concernant l'histoire constitutionnelle du Canada, 1759-1791 [microforme]Chapitre 366 sur 517 · HOPE A SYDNEY · texte numérisé non relu

HOPE A SYDNEY

QUÉBEC, 2 novembre 1785. MiLorp,

J’ai eu, dans ma lettre du 24 du mois dernier, l'honneur d’accuser réception des de pêches de Votre Neigneurie contenant ma commission royale de lieutenant-gouverneur 2 j'ai maintenant à informer Votre Seigneurie que j'ai ce jour prêté serment d’oflice et assumé le gouvernement de la province de Québec. Des affaires pendantes de touté sorte et que le lieutenant-gouverneur Hamilton pouvait expédier et régler lui-memt plus facilement, me décidèrent à accepter volontiers sa proposition de ne pas fixer plu tôt la date où il remettrait en mes mains les sceaux de la province.

1 Archives du Canada, Q. 25, p. 220.

Quand Hamilton fut destitué, . colonel Henry Hope, qui avait agi en qualité de chef d'état-major & néral, fut promu au rang de brigadier général et nommé lieutenant-gouverneur, comme Fa dépêche de lord Sydney, en date du 20 août 1785, voir Q. 25, p. 35. Comme il avait été un favori d'Hal dimand et un adversaire acharné d'Hamilton, la politique du gouvernement, ainsi qu’on peut en cou dur de cette dépêche, fut immédiatement changée dès son entrée en fonctions.

2 C'est dans sa lettre du 21 octobre qu’il accusa réception de cette dépêche de Sydney. Voir Q. 2% p. 199.

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DOCUMENTS CONSTITU TIONNELS DOC. PARLEMENTAIRE No 18

Sa Majesté et ses ministres, milord, ne sont pas sans connaitre leg aux préjugés de race et de religion (véritablement louables dans l'empire) lesquelles, en 1774 et en 1779, soulevérent l'opposition des anciens sujets rési. dant au Canada, particulicrement des suJets-nés et des émissaires l'acte du Parlement régissant la province de Québec,

Sa Majesté et ses ministres savent egalement jusqu'a quel point, lors du rétablisse ment de la paix et apres le départ du gouverneur Haldimand de la province l'an les intimes motifs pousserent ces méines eris

“auses, jointes d'auives Parties de

des autres colonies. à

passe, à organiser des comités, comme en 177 1l,eta petitionner de nouveau contre la constitution actuelle de ln colonie.

ulord, S'ajoutait un esprit de partisannerie fomentée par des intérêts ot ments divers et qui, je puis l'aflirmer sans crainte, avaient bonheur, le bien-être où la liberté du peuple,

Je m'appliquerai done, soyez-en assure milord, à combattre et en autant que je le pourrai, et à tâcher de ramener, par tous les sujets de Sa Majesté au sentiment de leur devoir et au désir de rétablir la tran quilité dans la province, L'approbation de mon au£USte souverain, la plus noble récompouse qu'un sujet fidèle et dévoué puisse envier, me sera un cncouragement constant à persévérer dans la ligne de conduite qui me l'aura value. Me rendre digne de cette ap probation, voilà ma plus grande ambition.

En même temps que je me rends compte des ditticultés de mon état tiun actuelle, je suis heureux d'informer Votre Seigneurie que l'esprit de faction et le goût des innovations (nonobstant l'encouragement qu'ils ont eu, et l'effet que produisirent les émissaires envoyés par les comités dans plusieurs des paroisses), n’ont obtenu que peu de succès parmi les Canadiens en général. Ceux d’entre eux qui ont signé les adresses, pétitions, etc, sont surtout des bourgeais et des marchands des villes de Québec et de Montréal, dont les moyens dépendent des commerçants anglais et nullement, à peu d'exceptions près, gens respectables. La noblesse, les propriétaires fonciers, le clergé séculier apprécient, je crois, les avantages à retirer de l'acte du Parlement et, conséquemment, en souhaitent ardemment le inaintien. La bigeterie et l'influence du clergé régulier, à savoir ‘des séminaires de Québec et de Montréa! et des autres communautés religieuses entrainèrent plusieurs personnes respectables parmi les Canadiens à participer d’abord à la mission de MM. Adhemar et DeLisle à la suite de l'expulsion de la province de deux prètres venus du séminaire de Saint-Sulpice de Paris ; mais aussitôt qu’elles s'aperçurent que cette mesure était détournée de son objet pour des fins civiles et politiques, elles reconnurent leur erreur ; et dans la pétition au roi (dont le major Ross était le porteur) elles attestèrent leur désapprobation d'une Chambre d'assemblée et des innovations qui en découleraient. ? Je vous ferais part avec plus de détails de mon opinion sur le système actuel, si je ne savais pas que Sa Majesté et es ministres peuvent se procurer des renseignements complets à ce sujet de la part des ‘fliciers généraux qui, depuis la conquête du pays, ont eu l'honneur d'y agir en qualité de gouverneurs. Les généraux Gage, Murray, sir Guy Carleton et le gouverneur Haldimand sont en Angleterre ; leur habileté et leur expérience leur donnent à un degré éminent, compétence de juger du régime réputé le meilleur pour conserver ce pays, assurer le bonheur du peuple et rendre cette colonie utile à la Grande-Bretagne. * Permettez-moi

A cos causes, des ressenti un tout autre objet que le

à réprimer cet esprit la modération et | impartialité,

et de ma posi

} Faisant allusion à la pétition du 24 novembre 1784, et aux Montréal qui élaborèrent ile projet d'une Chambre d'assemllée PP. 482 et 490, et la note 1, p. 400.

? Voir p, 494.

À son retour en Angleterre, le général Haldimand écrivit un mémoire sur les affaires publiques de la province de Québec, qu'il soumit à l'étude de lord Sydney. Etait discutée entre autres questions celle

S affaires civiles et des députés du Canada. Sous ce rapport, voici ce qu'il dit : “fe, Quelques membres

de Conseil législatif et le Procureur général, surtout depuis J'arrivée à Québec du licutenant- ouverneur © Hamilton, qui a jugé bon de se mettre à la tête de ce parti Ont si fortement combattu toutes les mesures “Que j'ai proposées dans où hors le Cons pour le « du roi, et là contagion a été si habilement L bäudue par je clergé et par d'autres agents que je dé 2 ere de voir cette confiance r° iproque et cette E harmonie d'une nécessité indispensable au service royal et à la prospérité de la nrov:nce exister dans ‘le Conseil où parmi le peuple tant que ces messieurs demeureront en fonctice Les auquels je fais “allusion sont multiples et quelques-uns, particuliérement le dernier sont iricrits au. crocès-verbaux Fe Ée Conseil. Ce parti se compose du lieutenant-gouverneur, de MM. Finlay, Grant, S'sopp, Cuthbert,

*TY et Levesque.” * * * 7e, I] est d’une extrême nécessité d'arréter la Cor”“spondance échangée par 18—3— 33}

agissements des comités de Québec et de et nommérent un agent à Londres, Voir

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