EDOUARD VII, A
A l'égard “u premier point, les ministres de Sa Majesté ont toutes les raisons de croire qu'il a été réglé de façon à satisfaire pleinement les sauvages et ne peuvent pus n’en pas conclure que la manière libérale de régler cette demande convainera «+, derniers de nos dispositions amicales à leur endroit. Les pertes des Mohawks, d’apris le rapport certifié par sir John Johnso: et le lieutenant-colonel Claus, se chitfrent : environ £15,000 sterling, y compris les dommages subis par Joseph Brant et sa sœur Toutefois, on n’a pas, pour plusieurs motifs, jugé à propos de reconnaître leur droit à une indemnité pour ces dommages, qui ne sont après tout que les suites ordinuire* (l la guerre, pertes que tous les autres sujets de Sa Majesté ont dû également soufirir, mais, néanmoins, nous avons cru bon, non seulement de leur allouer une gratificaticn en récompense de leurs services antérieurs, mais d'essayer de gagner leur amitié et leur confiance dans le futur. Pour ces raisons, une somme équivalente au montant des dommages éprouvés par Joseph et sa sœur a déjà été versée au premier afin de le mettre en état d’en disposer avantageusement avant son départ, par l'achat de marchan dises. On l’a, en outre, assuré qu’on étudierait avec une bienveillante attention les récla mations des autres sauvages demeurés attachés à ce pays et qui ont pareillement essuy des pertes.
Nonobsiant les rumeurs que répandent les députés américains envoyés dans le pays d’en haut, les membres du cabinet opinent que ceux-ci netenteront pas, par la force, di déposséder les sauvages des terres qu'ils habitent présentement dans le territoire su lequel Sa Majesté, de par le récent traité de Paris, a abandonné sa souveraineté, tant qu: ces derniers demeureront unis ; encore moins les premiers commenceront-ils les hostilites pour la possession de Détroit tant qu'il ÿ a aura même une probabilité que les Peaux Roues ne prêteront pas leur concours dans cette intention.
Les ministres du roi remarquent que la réunion entre les députés des divers tribus et les délégués du Congrès aura lieu ce printemps, mais probablement avai: l'arrivée de Joseph Brant, et les décisions de la conférence dépendront beaucoup de la tou: nure que prendront alors les choses. Le ministère est porté à croire qu'aucun demél® 0: conflit ne surgira à cette assemblée, mais que les Américains laisseront les sauvages +1 possession de leurs terrains de chasse jusqu’à ce qu’une occasion plus favorable se pe sente de réaliser les fins que, suppose t-on, le Congrès a définitivement en vue. Si tel «+ le cas, nulle ditticulté ne s'élèvera immédiatement ; mais si, contrairement à leur atten les sauvages n'accédaient à aucune des propositions présentées par les délégu: de la République ou ne pouvaient être induits paisiblement à accepter le refuge qu'en à déjà décidé de leur offrir dans la province de (Qnébec, notre position deviendra jusqu'a un certain point embarrassante. 11 faut rejeter absolument, vu l'état présent du pays, l'idée de leur donner, au cas où les hostilités commenceraient, des secours avoués et mani festes ; mais les conseillers du roi ne croient pas, quand même, qu’il serait con forme à la justice ou à une sage politique de les abandonner complètement et de ls livrer à la merci des Américains, car par mesure de représailles, il n'est pas improbabie qu'ils se laissent entraîner à troubler la paix et la prospérité de la province de Quél
Le cabinet de Sa Majesté se sent incapable de vous prescrire une ligne de condu formelle si les choses s'aggravaient jusqu'à un point critique et il en dépendra beaucou) du jugement et de la discrétion que vous apporterez au règlement d'une affaire aus: délicate et compliquée dans laquelle vous aurez à faire face à de multiples circonstan impossibles à prévoir en ce moment.
La copie ci incluse d’une lettre à Joseph Brant, en réponse à ses représentation, vous fera connaître la portée des engagements pris de coté de l'océan, avec lesquels il s’en retournera dans quelques jours rencontrer les siens : à en juger de ses protestation: d’attachement à notre pays, le gouvernement est porté à s'attendre que, de temps en temps, il nous avisera sans retard de tout événement de quelque importance qui se produirait et que vous me communiquerez dans le plus bref délai possible, pour la zu verne de Sa Majesté, afin que vous puissiez recevoir des instructions pour votre direction au suiet de l'adoption des mesures estimées opportuünes.
Les membres du Conseil sont parfaitement au courant des menées d'une certaine classe du peuple pour soulever des mécontentements dans la province de Québec et adresser au trône des requêtes contre la constitution actuelle de 1 colonie, mais, malgre
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DOCUMENTS CONSTITUTIONNELS DOC. PARLEMENTAIRE No 18
cette agitation, on ne preadra aucune mesure en vue de réaliser une ré’orme dans le résine gouvernemental Jusqu'à ce que sir Guy Carleton git consulté la province à ce propos et ait obtenu l'assurance évidente qu'il résultera dudit changement pour les intérêts généraux et la prospérité d'icelle des avantages resls at appréciables, Sa Maisté est fortement disposée à témoigner à ses sujets canadiens toutes les marques de sa confiance, et elle prendra bientôt sous sa considération royale votre menter leur nombre au C. nseil législatif ! ce dont, :éception de votre dépêche relative à cette affaire. Le souverain se réjouit vivement de l'état florissant des nouveaux établissements, non lement à cause des profits que la province retirera d'une classe de gens si éstihmables is dans un souci intéressé pour le bienètre et le bonheur des personnes dont la vauté et l'attachement au gouvernement de Sa Majesté, ont mérité nt et sa protection augustes,
; proposition d'aug en fait, il avait été question avant
sont encourage commandation requis pour la subsistance de ces gens, et je ne doute Pas que, par ce transport, vous receviez de Leurs Selsnet tions sous ce rapport, ?
Quelque désirable qu'il soit de grossir les effectifs militaires dans la province de (Québec, je ne puis en ce moment, vous laisser entrevoir qu'il en sera fait ainsi, vu la faiblesse de l’armée demeurant dans ce royaume et les multiples services qui réclament “on attention ; vos projets concernant la levée de régiments coloniaux # venir, méritent considération : on les examine
: province reviendra de nouveau sur le tapis.
Dans la situation présente de nos déméiés avec les Etats uestime pas expédient de renommer un lieutenant que le major Ancram, que l’on dit être un officier commandement du poste.
Les ministres de Sa Majesté auraient désiré que les dépeuses des bureaux du quar tir maître général, des casernes et de la marine n'eussent pas été accrues sans leur consentement ; cependant désireux de seconder le plus possible vos efforts ils ont consenti au maintien des allocations actuelles jusqu’à ce que des arrangements définitifs aient été pris pour l'exercice des devoirs de ces départements, question présentement en délibération. En même temps, je dois vous informer qu'ils se voient dans l'obligation d'opposer un refus à votre requête d'autoriser l'emploi d'aides-de-camp, car admettre une innovation de ce genre, incompatible avec l’ordre régulier du service milit ire, ce serait non seulement susciter des jalousies et des déplaisirs mais nuire extrémement, sous plusieurs rapports, au service du prince.
Les lords de la trésorerie selon votre r« toarniront, je l'espère, les fonds supplémentair
iries des instruc-
; il faut en con ra en temps opportun, quand l'état de
américains le ministère -&ouverneur à Détroit, surtout tant discret et intelligent conservera le
Je suis, ete.
SYDNEY