LETTRE À BRANT INCLUSE DANS LA DÉPÊCHE PRECEDENTE
WHITENALL, 6 avril 1786.
Colonel Joseph Brant, MoNsIEUR,
-Le roi a pris en sa considération royale les deux lettres que vous
avez remises le 4 janvier dernier, 5en la presence du colonel Johnson et aëtres oiiciers du ministère des affaires des sauvages ; la première exposant les réclamations ds Mohawks pour des dommages subis par eux et par d'autres tribus sauvages et causés
par les déprédations commises sur leurs territoires par les Américains, pendant la der- \ Hope à Sydney p. 14, i
Voir Hope à Sydney, p, 514,
Voir Hope à Sydney, p. BH,
Voir (9. 26-1, p. #0 Voir GE nn E
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nière guerre ; la seconde exprimant le désir de la confédération sauvage de savoir quelle aide de ce pays elle pourrait compter au cas où se déclarerait un conflit av: Américains concernant les terres qu'elle posséde dans la région sur laquelle Sa Maj: abandonné son autorité.
Si l'on reconnaissait le droit des individus à une indemnité pour dommages essu par suite des déprédations commises par les ennemis, nal pays quelque opulent qui ne saurait supporter un tel fardeau, surtout quand la lutte à eu un dénouement dei rable,
D'après cette considération Sa Majesté croit que, conformément à tout princi justice, elle eût pu se dispenser d'approuver la liquidation de ces réclamations : notre monarque, reconnaissant des efforts zélés et cordinux de ses alliés sauva défendre sa cause, et comme preuve de ses plus amicales dispositions à leur endr: gracieusement daigné consentir au payement des pertes déjà certifiées par son surin dant général ordonner de considérer avee une attention bienveillante les requêtes d'un personnes qui ont suivi la même ligne de conduite et enjoindre à sir Guy Carletu: gouverneur général de ses possessions américaines, de s'arranger pour mettre à exéeu! les ordres royaux immédiatement après son arrivée à Québec.
Sa Majesté espère qu'un acte aussi généreux de sa part portera la conviction « l'esprit de ses alliés sauvages qu'elle sera en tout temps prête à s'occuper de leur b être futur et désireuse, en toute occasion où leurs intérêts et leur bonheur seront en : 4 de leur témoigner toutes les marques possibles de sa faveur et de son encourager royaux compatibles avec de justes égards pour la foi nationale et avec l'honneur : ' dignité de sa couronne,
Le roi recommande à ses alliés peaux-rouges de continuer à garder l'union «| leurs conseils et de diriger leurs délibérations avec caime et modération. Par ce moy: et en vivant dans la paix ils retireront plusieurs précieux avantages et s’assureront presque infailliblement a eux-mêmes la jouissance des droits et immunités dont ont :» jusqu'ici leurs ancêtres.
Je suis, etc.,
SYDNEY