‹ Documents concernant l'histoire constitutionnelle du Canada, 1759-1791 [microforme]Chapitre 376 sur 517 · MÉMOIRES POUR DES INSTRUCTIONS · texte numérisé non relu

MÉMOIRES POUR DES INSTRUCTIONS

A. Quelle politique le gouverneur général dev rait-il suivre à l'égard des Etats-Unis ? u 1 so! 8

A. Vis-à-vis de chaque État en particulier ?

B. Quelle devrait être sa politique à l'endroit des sauvages ?

(1) L'extrait suivant de la ‘ London G zetie ” du 15 avril 1786, indique comment ce dessein na été réalis “Il a plu au roi de nommer sir Guy Carleton, chevalier de Toesre trés honorable du Bain, ‘capitaine général et gouverneur en chef de la province de Québec, en Amérique, en remplacement de sir “ Frederic Haldimand, chevalier du Bain.

“ Le roi a aussi daigné nommer ledit sir Guy Carleton capitaine général et #ouverneur en chef de la province de la Nouvelle. Ecosse, y compris les îles de Saint-Jean et Cap-Breton, en Amér ique, à Ja place de « {oh Parr, esquire ; et de la province de Nouveau-Brunswick, en Amerique, en remplacement de “ Thomas Carleton, esquire.

“* [a plu aussi au roi de nommer ledit sir ( iuy Carleton général et commandant en chef des troupes de Sa Majesté dans les provinces et iles susmentionnées et dans l'île de Terre-Neuve.”

() Le colonel Thomas Carleton était le frère de sir Guy Carlei n et, à cette époque, lieutenantgouverneur du Nouveau-Brunswick.

(*) IT refusa aussitôt cette nomination disant en substance qu'il accepterait les fonctions de lieutenant gouverneur de Québec et nulles autres, Voir Hope à Sydney, 27 juin 1786, Q. 26-2, p. 490, On lui permit de demeurer à Québec en qualité de lieutenant-gouverneur et de président du Conseil, et le colonel Carleton fut promu au grade de brigadier général et de commandant des armées sous les ordres de son frère lord Dorchester.

(*) Archives du Canada. Q, 96-1, p.57. Ces mémoires avaient pour but à la fois de solliciter des ins tructions du goivernement de la métropole et d'éclairer sa politique relativement aux relations mutuelles des diverses provinces de 1 Amérique septentrionale anglaise. Un mémoire antérieur du 20 février 1786, portant l'indication ‘ confidentiel, ” bien qu'il traite principalement d'affaires militaires, se rapporte cependant à quelques-unes des questions ici traitées et révèle un changement d'opinion étorran,t a la part de Carleton touchant l'avenir probable des colonies conservées, Après avoir signalé la ;1e< ,entrete. nir des relations amicales avec le continent en général, il revient aux colonies gardées 1 ïit qu, considé. rant leur situation : “une bonne politique exig» donc que nous ne leur laissions quel noirs x» ible de bénéfices À retirer de la séparation. Il faudrait examiner de nouveau jes avantages offe :. au Cigrès en vue d'une réconciliation, et tels d’entre eux qu’on pourrait juger expédient d'accorder mi ite atet que désirent les provinces demeurant dans leur alle Seance ne peuvent s'accorder trop tôt four que ces avantages produisent leurs effets attendus il faut les conférer, sans qu on les réclame, le plus tôt possible, #til faut qu’ils semblent découler spontanément du bon vouloir du gouvernement, Il ne serait pas sage de refuser à l'obets respectueuse ce qui aurait pu s'obtenir par la rébellion et les désordres, ou par des atermoi ments de laixeer les chefs de la sédition enlever au gouvernement Îa gratitude et la confiance populaires, I] faudrait abolir tous impôts sur les terres qui tendraient à exciter des animosités contre la couronne, mais 8 réglements favorisant la culture du sol ou réprimant les abus produits par l'octroi d'immenses conces- Sions devraient rester en vigueur. On devrait établir sur ce continent 1n pouvoir Le Mai le peuple Contre toutes vexations, et plus particuliérement de celles des fonctionnaires afin que de funestes mécor.tentement, n'aient pas le temps de se propager. Voir Q 56-3, p. 609. Se trouve aussi dans Q 26-1, p. 58.

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