EDOUARD VII, A
Des revenus de leurs autres propriétés dans la ville et aux alentours, à peu près. .. 960 : 0 : 0 Religieuses, 38, 4082 : 0 :0 Les revenus qu’elles réalisent avec les pensionnaires et au moyen de travaux ingé-
nieux très en vogue, constituent la principale ressource de cette communauté et suftisent à lui assurer une existence très convenable et confortable.
L'Hôpital-Général près Québec.
C'est une communauté de femmes. Elles jouissent d’une dotation destinée à l'entretien de trente invalides, idiots ou incurables, mais présentement les dépenses dépassent les revenus et le roi de France leur doit un montant considérable pour des soins donnés aux mulades de l’armée. Elles ne peuvent remplir leurs engagements sous ce rapport. Sous le régime français elles recevaient des rations pour chaque malade de l’armée et une pension de 2,000 livres. Les dames de cette communauté appartiennent aux meilleures familles du Canada et les présents qu’elles en recevaient continuellement étaient leur principale source de subsistance. Cette ressource leur fait maintenant défaut depuis que la noblesse en général s’est trouvée plongée dans la détresse.
Elles doivent aujourd'hui une somme considérable dépensée dans une large mesure à prendre soin des officiers et des soldats malades de l’armée française. Le roi de France leur doit un montant considérable, sut ur couvrir le passif ; maïs si ce montant ne leur est pas payé, elles vont ê à la mendicité, car la vente de leurs maisons et de leurs terres leur perme- j «e de satisfaire à leurs créanciers.
Toutes leurs propriétés dans cette ‘ie ne doivent pas rapporter plus que... 5000 livres.
Une rente sur l'hôtel de Ville à Paris rapporte... . 1800 ---- 6,800. Leur nombre : religieuses. .... ... respire 33 NPA HAE ee eo EE 33— 66.
Les filles de la Congrégation.
Elles formaient une communauté consacrée à enseigner aux jeunes filles à lire et à écrire. Eiles prononcent des vœux mais elles ne sont pas cloitrées : elles sortent lorsque l'administretion de leurs affaires l'exige. Elles sont pauvres ; néanmoins, à part ce qu'elles possèdent dans les deux autres gouvernements, elles avaient une maison dans la basse ville qui a été ilétruite par notre artillerie, une autre à la Pointe-aux-Trembles et une autre avec une petite ferme à Sainte-Famille, dans l’ile d'Orléans.
Leur nombre actuel dans ce gouvernement est de 4
Ce gouvernement est divisé en 50 paroisses ; quelques-unes sont de peu d’étendue et ne sont pas entièrement peuplées. Le clergé ordinaire faisant défaut, plusieurs récollets ont été chargés de l'administration de cures, et, à certains endroits, un curé dessert deux paroisses. Tous les membres du clergé sont sous la direction d’un vicaire général depuis que le siège épiscopal est vacant.
Remarques.
1°.—Les Canadiens sont très ignorants et très attachés à leur religion. En leur > x Le] z. = L-] donnant toutes les raisons de croire que rien ne sera changé sous ce rapport, le nouveau à 1 ae dE :
gouvernement prendrait le moyen le plus etticace pour en faire des sujets dévoués à Sa Majesté.
—Sous le gouvernement précédent on avait soin de composer une grande partie du clergé de sujets d’origine française, surtout lorsqu'i il s'agissait de nomination de digni taires. Pour mettre fin à cette coutume, il serait nécessaire d'encourager les Canadiens à embrasser l’état religieux. Cependant, à moins qu’un évêque ne soit nommé, il sera
DOCUMENTS CONSTITUTIONNELS 39 DOC. PARLEMENTAIRE No 18
difficile d'obtenir ce résultat car un évèque seul a le pouvoir de faire des ordinations.
Il est probable que la vacance du siège épiscopal sera difficilement remplie, maintenant que le traitement qui y était attaché n'existe plus, bien que par la suite, des moyens puissent être pfis pour remédier à cette lacune.
3°—La même difficulté existe à l'égard du chapitre dont le nombre de membres pourrait être incontestablement réduit, en ne remplissant pas les vacances actuelles, à moins que d’autres mesures ne soient prises à leur égard comme il sera proposé ci-après,
4#.—-Un moyen d'aider la population à reconstruire sa grande église, l’attacherait beaucoup à ses nouveaux maîtres.
5°.—Les jésuites en général ne sont ni aimés ni estimés et cet or. facilement supprimé quand le gouvernement le jugera à propos, sans créer aucun embarras. Une partie de leurs propriétés pourrait être affectée à constituer un traitement pour un évêque et un chapitre ; cette mesure épargnerait à la couronne d'autres dépenses sur ce point.
6°.—Les récolle s forment un ordre de mo charité. Ils s'appliquent à ne pas s’attirer de de la froideur sous le régime n:
une meilleure existence ailleurs.
7°.—Le séminaire s'occupe d’instruire la jeunesse et ordres ; pour cette raison il sera nécessaire de protéger et d’encouraser cette maison. En outre, il est à considérer que jusqu'ici c'est ia seule inscitution religieuse ou ordre qui n’a pas participé aux libéralités du roi de France.
8°.— (Quand aux communautés de femmes, elles sont très estimées et respectées par la population ; la modicité de leurs ressources les empéchera probablement de se recruter aussi facilement que par le passé. Quand les Canadiens se seront familiarisés un peu avec les coutumes et le gouvernement britanniques, il sera peut-être à propos, sous prétexte de venir au secours de ces communautés dans leur détresse, d'exiger le paiement d'une certaine somme pour entrer dans quelqu'une de ces communautés. Cette mesure jointe à une tre qui fixerait un certain âge pour la prononciation des vœux réformerait probablement bientôt les pires abus de ces institutions.
9°.—I1 y a quelques Français protestants dans ce Pays qui, sans doute, aimeraient à ÿ demeurer, Une église à Jeur usage leur rendrait un grand service et un ministre français de leur culte doué d’un jugement sain et d’un bon caractère et auquel serait accordé un traitement convenable, pourrait être invité à venir s'établir au milieu d'eux ‘autre les services qu'il rendrait à ceux qui sont ici, cet établissement inciterait un grand nombre de leurs frères en France à venir jouir ici au milieu d’une population de leur origine, parlant leur langue et pratiquan leurs coutumes, de cette liberté religieuse après laquelle ils soupirent si ardemment. De plus, la réalisation d’un tel projet opérerait peut-être graduellement une réforme, du moins elle convaincrait les Canadiens qu'il n'y à rien dans notre sainte religion d’incompatible avec la vertu et la moralité.
dre pourrait être
ines mendiants, vivant des produits de la blâme. Si les habitants leur témoignaient 1, il est probable qu'ils iraient d'eux-mêmes chercher
de préparr- des sujets pour les
6° 6.—TRIBUS SAUVAGES RÉSIDANT DANS LES LIMITES DE CE GOUVERNEMENT. Afin de traiter ce sujet plus clairement je ne m'occuperai en premier lieu que des sauvages habitant la rive nord du fleuve Saint Laurent, depuis l’océan en remontant, et ensuite de ceux qui habitent la rive sud du même fleuve, aussi loin que s'étendent les limites de ce gouvernement sur les deux côtés du fleuve.
1”. —Sauvages de la rive nord. Les premiers que nous rencontrons sont les Esquimaux, les plus barbares et les plus indomptables de tous ; les autres nations les appellent sauvages avec emphase. Ils n'apprêtent pas leurs aliments, ils mangent du poisson pourri au soleil et boivent l'huile qui en provient. Les voyageurs rapportent que ces Esquimaux sont des navigateurs hardis, actifs et habiles, Pendant l'été ils viennent en cha'oupes avec leurs familles cntières, faire la péche dans le détroit de Beliste ; ils laissent leurs chaloupes dans les bois et vont à des distances considérables dans des canots faits de peaux dont ils se servent aussi pour se couvrir. Leurs vêtements et les voiles