‹ Documents concernant l'histoire constitutionnelle du Canada, 1759-1791 [microforme]Chapitre 41 sur 517 · EDOUARD VII, A · texte numérisé non relu

EDOUARD VII, A

de leurs vaisseaux sont fabriqués avec des peaux de bètes sauvages ; ils sont reconnus pour leurs perfidies et les Canadiens et les Français qui font la pêche dans ces endroits ont eu maintes rencontres avec eux. Leur langage n'est pas compris, mais quelques mots dont ils se servent ressemblent aux dialectes des nations de l'extrême nord de l'Europe. Quelques personnes d'ici ont trafiqué avec eux et réalisé de grand, profits, mais dans toutes les transactions il y a toujours eu des difficultés et le commerce avec cette nation ne saurait être que précaire. La côte est rocheuse et l'accès en est difficile ; la saison de la navigation est courte et les risques à courir sont trop grands pour attirer des

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aventuriers ; l’on ne sache pas qu'ils soient jamais venus de ce coté-ei de La Forteau.

2°, Les Montagnais ou Monsonies habitent une vaste contrée entre le Labrador et le Saguenay et se divisent encore en deux catésories ; les uns habitent l'intérieur des terres et sont

ppelés Nascapies et les autres qui résident sur les bords de l'eau, portent pour - = de LE 1 * 1 Î 1 1 cette raison le non de Chuchouxlapishouets. Ts portent autant de noms qu'il ÿ a de

villages, mais il

s appartiennent tous & la méme natiot

t parlent le même Ja dans l'intérieur de la contrée plusieurs lres ot plu

rivières qui communi

seraient aussi trouvés dans l'obligation d'alles vendre leur produits à la baie d'Hudson si la guvrre se fut prolonge pendant quelqu qu'ils occupent, auraient certai

Saint-Laurent. Les Monta:

etils ne font Jamais la guerre, Bien qu'ils habitent une vaste contrée, leur nombre

la baie d'Hudson et les premiers vont souvent y faire le trafie. 5 seconds st

rniers, en raison de la situation

recommencer leur trafi: ave: les maitres du

ais sont les plus doux et les plus dociles de tous les sauv: Pi I

, mais ces de

n'est pas considérable.

Du Labrador à Mingan, les voyageurs ne comptent pas plus do quatre-vingt: à cent familles et le nombre de celles qui fréquentent les postes du roi est estimé à 220, Vu que leurs habitations pouvent être facilement transpoctées, ils vovarent constamment d'un endroit à un autre.

Un missionnaire jésuite qui réside durant toute l'année aux environs de Tadoussac les rencontre à cet endroit, quand ils y vont vendreleurs produits,

Les plus civilisés de tous les sauvages de cette partie du monde sont les FHurons établis dans un petits illage appelé Teune Lorette, situé à trois lieues de Québec ; ceux-ci sont ap-

pelés cathoïiques romains et forment une tribu de bonne mœurs et de bonne conduite. I y & plusieurs années qu'ils ont quitté leurs anciennes habitations aux environs des lacs Huron et Erié pour venir s'établir sur des terres appartenant aux jésuites ; ils y vivent »“tuellement à la manière des Canadiens. Ils possèdent d'excellentes maisons, eultive DE terres dont les produits les font vivre. Quand viennent les saisons de chassi

dans les bois pour y chasser eux-mêmes et pour acheter les pelleteries des sauvages à vivent dans les endroits éloignés. Quelques anciens sont restés tellement attachés à leur langue, qu'ils parlent à peine quelques mots françaisimais presque tous les jeunes parlent assez bien la langue française, En vu de se les rendre utiles en temps de guerre avec les autres nations, le gouvernement francais s'est toujours appliqué, autant que possible à faire conserver aux Hurons leurs anciennes coutumes, tout en s’efforçant de les attacher à ses intérêts par tous les liens imaginables. Is ont un missionnaire résidant au milieu d'eux et une jolie chapelle où le service divin a lieu régulièrement ; ces sauvages y assistent avec une ponctualité et une bienséance qui pourraient servir d'exemple à des populations plus éclairées. [ls paraissent très satisfaits de leur nouveaux maitres et furent si heureux de voir épargner leur village en 1759, bien qu'ils fussent forcés par les Français de l'abandonner, que depuis cette époque, ces derniers n'ont pu les pousser à agir avec rigueur contre nous. Ils n'ont actuellement que 32 guerriers et la population de tout le village, y compris hommes, femmes et enfants atteint à peine le chiffre 100. Leur nombre a diminué au moins de moitié depuis quarante ans et la tribu serait aujourd’hui presque disparue si elles n'avaient recu comme recrues des prisonniers de guerre et de malheureux enfants dont la vente indigne fournissait à des parents le moyen de cacher leur propre honte.

Sauvages de la rive sud, J

Ceux-ci ont tellement erré à travers la contrée et ont été tellement ballottés par les suerres et les révolutions fréquentes qui ont eu lieu dans cette partie du continent, qu'il

les

ons Seront sans doute tentées quand le pay

exportation si nous trouvons un marché.

d ele

DOC. PARLEMENTAIRE No 18

est bien diilicile de fournir aujourd'hui un rapport exact à leur égard. D'après les meil leurs renseignements qu'il a été pyssible d'obtenir, les Miamies ” résidaient (quelques-uns #y trouvent encore le4 baies du golfe, IIS ne sont “aviron se sont joints aux Franc Es Faaibas et les Mulecites résident

t Pentas@uest ; leur langage et colui di À

nitions sont passablement mélées Les Abénakis établis autrefois aux environs de Narantsane et de Panaouanské errent iWaintenant sur Ja rive

autrefois ) aux environs de la baie de Chaleurs et sur la côte et

pas nombreux aujourd'hui, En 17359, une evcutaine

aux environs de lu rivière Saint.Jou et de

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