EDOUARD VII, A
ordinaire envers un peuple conquis à fait le plus grand honneur aux conquérants et convainou ce pauvre peuple trompé, jusqu'a quel point on lui en avait grossièrement imposé, L'indulgence avec laquelle ils ont été traités tous les jours, la justice impartiule qui a été mise en «uvre à leur égard, comparées aux traitements o:rils ont subis autrefois, ont tellement changé leur opinion à notre égurd, qu'il m'est perais d'aflirmer sans crainte, que loin d'avoir la moindre intention d'abandonner leurs habitatio:s pour se retirer dans quelques colonies françaises, ils ne craignent rien moins que de subir le sort des Acadiens et de se voir arracher de leur pays natal,
Une fois le peuple convaineu qu'il n'a pas à eraindre la déportation et qu'il jouira du libre exercise de sa religion, après la cession irrévocable du Canada par un traité de paix, les Canadiens deviendront de bons et tidcles sujets de Sa Majesté et le pays qu'ils habitent sera avant longtemps une riche et très utile colonies de la Grande-Bretagne.
Avant de terminer ce rapport, je crois à propos de faire remarquer à Votre Seigneurie, combien il est difficile de définir dans quelles liuites de l'Amérique du Nord se trouve renfermée la contrée que les Français appelaient le Canada ; nous ne possédons aucune charte, où carte ou aucun registre publie contenant quelque choss à ce sujet.
Cependant il est à espérer qu'il ne s'élèvera aucune dispute au sujet des limites, de ce côté-ci du moins, et qu’elles ne donneront lieu à aucune contestation.
S'il m'est possible de fournir d'autres renseignements de quelque valeur, soit au sujet des bornes ou de toute autre partie de ce rapport, soyez assuré que je me ferai un devoir de les transmettre à Votre Seigneurie et que je serai heureux si mes travaux peuvent être utiles au service de Sa Majesté et au bien de mon pays.
J'ai l'honneur d’être, milord, avec la plus grande sincérité et la plus grande déférence, de Votre Seigneurie, le plus dévoué et le plus humble serviteur,