H.— CARACTERE DU PEUPLE
Les Canadiens peuvent être classés en quatre catégories : 1° La haute classe appelée la noblesse, 2° Le clergé.
3 Les marchands ou la classe commerciale.
{ Les paysans appelés iei les habitants,
1°.—-La haute classe, Ceux qui appartiennent à cette classe descendent des officiers militaires et civ les qui se sont établis dans cette colonie et oscupaient ordinairement dans les troupes de la colonie des charges qui leur permettaient de subsister, Ces troupes consistaient d'abord en 28, puis en 30 et dernièrement en 40 compagnies. Les nobles
SOHt geoneraicinent pauvres, eXCCpTES CEUX qui out exercé des commant
iements aux poste éloignés où ils ont ordinairement réalisé une fortune dans l’espace de trois où quatre ans. La croix de Saint-Louis suffi-ait à peu près à mettre le comble à leur bonheur. Is sont extrèmement vaniteux et témoignent le plus grand mépris pour la classe commer-
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CGNSIIIT TIONNELS
DOC. PARLEMENTAIRE lo 18
ciale de ce pays, bien quus ne se soient fait aucun serupule de se livrer au ci titi
assez activement méme, lors qu'une occasion favorable
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r permettait d'en retirer des ss avantages. Cétuient de grands tyrans pour leurs vassaux qui obtenaient rarement de ns faire cesser les abus, quelque justes qu: fussent leurs plaintes, * la Cette classe ne s'attachern Pis au gouvernement anglais dont elle ne pourra obtenir ont ni les mêmes charics ni les Mômes douceurs dont elle Jouissait sous li régime frincai : 2 Le clerzst, Les dignitaires sont presque tous Français, les autres sont Cn Hous Le et appartiennent en général aux classes inférieures. [1 n'est pas douteux que les pre AE miers se réconcilieront difficilement avec nous, cependant ils diminuer graduellement tes en nombre. Parmi les lerniers, les sujets tr li ON PDOU HOoinbDreux si l'état ii cle siastique ne se COM pu uit que de natifs, ceux «1 de iendraient bientôt doci at sat k faits. L'influence du clergé sur le lp ‘uple n cle et rst encore tros srande ; tout de mên nus depuis | peu de EHIPS QUE nous sommes ici, nous avo nstat chansement i à à population ne se soumet pas aussi dovilement au jou et tou "s jours les termes de la capitulation leur fournisen ueique raison de conts mes au ir tas Ces rés étaient au vf le lé j'it } 1 > l'aison, l tlans st crainte il serait peut ro avantigeux que Sa Majesté, si elle ing } i Vue bd tenir cos curés «| Hs UHt tele Uiétion 1: Ussalre, La | l e où É qu'elle charge de e ot CEUX qui ag sent d tpres instructi ds Avertis par leur dernière dissrâce dans des pays dont | : potentats iblaient £ favoriser le plus, et appréh ‘tn ant le eme sort de la part de ceu JUS à l É hérétiques, il est possible que les jésuites préi vendre leurs Liens et qui 0 rés Comme 1} peut arriver qu'ils trouvent «| sa eut sou nent pont ee rait acquéri leurs terres à un prix avantageux et s'en servir pour in à exCCUL cn 5 plusieurs projets utiles, Par 3°.—Les marchands de la colonie au temps des Francais faisaient | int 1 nGe : en gros Où en détail, Le com rce que t xel I it ait LOS Ni ont des Français, tandis que le commerce généralement abandonné aux € 75e nadiens, Tous ces marchands sont surchargés de lettres de change et plusivurs d'es e eux sont déjà allés en solliciter le paiement, Pen de ecux qui possèdent des fon:! as quelque importance en France resteront dans la colonie Se P—La quatrième catésorie, celle des paysans constitue une race forte et pleine de cie santé, Ces gens se vôtent sans recherche, ils sont vertueux dans leurs meurs et ten pe Fa rants dans leur genre de vie. En général, ils sont excessivement ignorants Je gouver ess nement d'autrefois n'a jamais permis l'établissment d'une presse dans In colonie ot de L tres peu savent lire et écrite. Tous ajoutent foi aux plus évidentes faussetés et aux ES 4 plus atroces mensonges systéi atiquement semés par ceux qui avaient le pouvoir. des Ceux-ci se sont particulièrement appliqués à convaincre le peuple que les Anzliis pris À étaient pires que des brutes et que Sils avaient le dessus, ils gouverneraient les Ant ; Canadiens avec une verge de fer et leur feraient subir tous les outrages. Cela n'a m pas médiocrement contribué à pousser les Canadiens à opposer une défense aussi ; opiniâtre; cependant, je puis aflirmer avec la plus grande certitude que depuis Ja conquête, nos troupes ont constamment vécu avec les habitants dans une harmonie sans exemple, même dans notre pays. En vue de rendre justice à ceux qui relé vent de mon commandement dans ve gouvernement, je dois ici informer Vutre Seigneurie que pendant l'hiver qui suivit immédia:ement la conquéte de cette pro vince, lorsque par suite des calamités de la guerre et d’une mauvaise récolte, les ha- P bitants de nos régions se trouvaient exposés aux horreurs de la famine, tous les officiers, méme ceux des rangs les moins élevés, ont généreusement contribué par une large souscription au soulagement des malheureux Canadiens. Les marchands anglais et les trafi Stues : ‘uants se sont associés avec empressement et de bon cœur à ce généreux mouvement ; nent jusqu'aux pauvres soldats qui ont ajouté leur obole au fonds de secours en donnant, les upes uns leurs provisions d un jour, les autres le montant d un jour de leur paye menbles suelle, De cette façon il a été possible d'acheter une quantité de vivres aui furent see ibués avec grand soin
ct régulièrement à un grand nombre de pau? ‘es familles re qui sans ce secours auraient inévitablement péri. Cet acte de générnsité
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