ÉTAT DU PAYS
Toutes les terres de ce gouvernement, comme dans toutes les parties du Canada, sont divisées en seigneuries et manoirs concédés par la couronne de France à différents personnages à certaines conditions, entre autres, l'obligation d'y former des établis sements dans un délai déterminé, l'engagement de rendre hommage à chaque chansement de seigneur et en cas de vente, de payer une partie du prix de vente, En outre, la couronne se réservait le droit de faire couper du bois sur ces terrains, pour la construction de vaisseaux ou pour l'érection de fortifications. Comme toutes les mines au Canada sont ‘à propriété du roi, les seigneurs sont obligés également par leur acte de concession de faire connaître au Bouverneur toutes les mines découvertes dans les limites de leurs seigneuries. En général, ces seigneuries s'étendent sur quatre à six milles de front et sur six à neuf milles de profondeur à partir du fleuve Saint-Laurent : qu'une grande quantité de terres situées en arrière dec tiennent encore à la couronne.
Les seigneurs, en vertu de leurs concessions primitives, jouissaient du pouvoir de nommer des juges et d’administrer la justice dans leurs districts, même lorsqu'il s'agissait d’accusations Capitales. La coutume a mis fin à ces privilèges exagérés, bien que les seigneurs n’en aient pas moins encore ces pouvoirs ; néanmoins, tous les procès sont instruits maintenant devant les tribunaux réguliers institués par la couronne,
Les habitations sont pour la plupart construites le long des rives du Saint-Laurent et sur les bords des rivières et des petits cours d’eau qui lui servent de tributaires. Il sen établit rarement au-delà de cinq à six milles. paroisses, SAVOIr :
Rive nord
en sorte elles qui ont été concédées, appar-
Ce Lsouvernement renferme dix-huit
Rive sud
Sainte-Anne Saint-Pierre les Becquets
Sainte-Marie Gentilly Riv. Batiscan Biencour Côte Batiscan Nicolet
Champlain Cap Madeleine Trois-Rivières Pointe-du-Lac Yamachiche Riv. du Loup
Maskinongé
Baie Saint-Antoine Saint-François Yamaska
45 RCHIVES CANA ES 6-7 EDOUARD À, 1907 la pt | lu } \ he, Ris. du Loup et M kinur vris ri \ivolet je Vu Suint-Francois et Y t la vis (M i ir «lu ! * Picrr Î i pat | [ES LETOTE TEE saint L nt, Î lu lue out vas et | l profon à long il { ingt et ut pti l a de di tttittis © La k Lehet d e ; tt phsis, nai uti TREL {1 untot ‘ ut l ee FFAVOY un chettitit tri oi Î thon \ eux C« lie ©} 4j Lexcellents pe En le de Frots-Hi ‘ it ,.t l it nt | uverheni ' | fout: buct t irivei du S t (| ot LE] Li Î nt i L 1 L' Ll n | Ce fl iautt l \ } {ti LI rl ! l { { 1 Î } L1 t 1 1 Î i | Î i don | | 1 i { \ \ !
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La paresse Ge Ja pulalion, les profits séduisants et momentanés que les Canadier réalisent par leur tratie avec les sauvages lu saut du pays et lu contre le qui se pre tique avt os COS AngHtises, ONT JUSQU à pres nt paraly se le pro! de ] :ricuituii
au point que sur pres de cent mille acres de terre concéies par bes seigneurs de paroisse
iln'vena pas scie mille en culture, Cinq mille acres 4 peine ont été semés en blé et pendant plusieurs années, la récolte obtenue n'a pas été suflisante pour fournir dl pain à la population de ce gouvernement, I a fallu chaque année échanser du poisson.
de J'avoine et du tabac contre plusieurs milliers de minots de blé avec les gouvernement J
de Québec et de Montréal, Le sol bien que léger sablonneux dans quelques paroiss
légumes. Quoique les habitants ne cultivent pas leurs terres aussi Lien qu ils le devraient
produit en général de bonnes récoltes de blé, d'avoine, de pois et de toutes sortes (
ils ont cependant souvent planté dans ce gouvernement d55 arbres fruitiers come de pommiers, «les pruniers, des poiriers, mais ces arbres n'ont pas profite On sen prend
une couche de marne située à douze ou quatorze pouces de la surface du sol et dont contact avec la racine de l'arbre fait immédiatement dépérir ce dernier, lies melor musqués et des melons d'eau, de bonne qualité dans leur genre, viennent en abat lance et sans exiger beaucoup de travail, dans les parties sablonneuses de ce gouverneniet et leur culture requiert peu de travail, La difieulté que les habitants ont éprour pendant plusieurs années à se procurer da tabac des colonies anglaises, les à pousses à livrer à la culture de ce produit : ils ont employé à cette fin leurs terres à blé qu'ils « sérieusement épuistes.