RAPPORT DU GENÉRAL GAGE, CONCERNANT LE GOUVERNEMENT DE MONTREAL
MoxrréaL, 20 mars 1762.
Monsieur, —J'ai déjà accusé réception d'une copie de la lettre que le comte d’'Egre mont vous a écrite le 12 décembre et je profite de la présente occasion pour vous trans mettre mes réponses à cette lettre. Permettez-moi aussi de vous assurer que conformément aux instructions contenues dans cette lettre, j'ai recueilli en toute diligence, les meilleurs renseiynements qu'il m'a été possible d'obtenir.
Je suis très heureux de vous informer que pendant toute la durée de mon administration, je me suis appliqué avec le plus grand soin et la plus constante attention à ce oxe les Canadiens fussent traités conformément aux sentiments de bonté et d'humanité de Sa Majesté à leur égard. Aucun empiètement sur leurs propriétés, aucune insulte à leur persoune n'ont été laissés impunis : les moquaéries au sujet de la sujétion que leur a imposée le sort des armes, les remarques injurieuses à l'égard de leurs coutumes ou de leur pays et les réflexions concernant leur religion ont été réprimées et interdites.
L'Anglais et le Canadien sont sur le même pied et considérés au même degré sujets d'un même prince; les soldats vivent en paix avec les habitants et de ce contrct naissent des sentiments d'affection réciproque. Néanmoins j'ai communiqué à tous :es comman dants les intentions de Sa Majesté à l'égard des Canadiens, afin que tous en fussent ins truits ; ce qui, j'en suis convaineu, donnera beaucoup de force aux ordres et aux instru tiuns déjà émises à ce sujet. Je puis vous assurer que les troupes qui ont toujours ma nifesté le plus grand enthousiasme pour les intérêts de Sa Majesté et la plus entière
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