PRÈS DE NEUFCHATEL-EN-BRAY
Poème latin de Percheval de Grouchy,
Avocat du roi dans cette ville, (xvic et xvne siècles.)
Dédié aux Pères pénitents, successeurs des premiers moines.
SALIBERNA',
Sive Anagraphe de Origine et Progressu et novissima fundatione monasterii salibernensis, prope Castrum novum, opus dicatum patribus pœnitentibus in eodem loco commorantibus , per P. Gruchium 2, advocatum regium in eâdem urbe Novi Castri. (In-fol. Gothique de 32 pages.)
i Le manuscrit portait : Salisberna. Mais une lettre de 1780, citée aux Appendices, II— i , donne Saliberna pour titre à ce poème, p. 226, et non Salisberna, qui ne se trouve pas dans le texte des vers. La quantité (deux brèves, au lieu d'une brève et d'une longue) a dû déterminer le choix du poète, qui met, dès le premier vers : « Salibernensis. » Il a donc certainement écrit Saliberna, comme l'exige la prosodie dans les vers où il se trouve, remplacé par Salisberna, sans souci de la quantité. — La même lettre ajoute, en marge, sur le même mot : « Saliberna, » en françois Bemesault, près le Neufchâtel. » C'était, au xvne siècle, le nom d'un couvent situé sur un terrain dépendant alors de la paroisse de Quièvrecourt, au S.-O. et aux portes de Neufchâtel. Réuni aujourd'hui à la ville, il a nom : « Les Pénitens, » établis dans l'ancien couvent de Bernesault.
2 Pour nous, « P. Gruchium » n'est pas « Pierre de Grouchy, » comme l'a dit J.-A. Guiot, dans le Moréri des Normands. — Voir
Quis salibernensis jecit fundamina primùm Gœnobii, vel qui primi coluere magistri, Quique ruinosas œdes penitusque révulsas Per ferabella patres instauravere récentes ', Dicere fert animus ternis rationibus actus : Ne pereat celebris tantumvis 2 fama laboris, Neu rapiantur aquis nostrûm pia dona parentum, Excitet et nostros devotio sancta nepotes, Quo memoranda sequi valeant vestigia patrum. Hœc est laudifugae felix intentio Musa;.
Ergo âge, tu Francisée pater, sator ordinis hujus 4, jEmulus istarum cùm tu sis causaque rerum, Dirige eremiloquos spirans afflamine versus, Auspiciis concède tuis, sub nomine Christi, Hoc opus ordiri et tenui deducere filo.
In Caletum vastis urbs est notissima campis, Liligero Régi jamdudum dedita, cujus Hactenùs ambigitur primordia quis dédit olim 5.
Appendices, II-3,p. 228. « Gaston de Grouchy, sieur de Mathonville, » ainsi que l'avait avancé; Jean-Marie de Vernon, cent ans auparavant. Voir Appendices, II-4, p. 237. C'est « Percheval de Grouchy, avocat du roi à Neufchâtel, » dont le nom et les fonctions sont donnés par le Mémoire de Miton. — Voir l'Introduction, p. xl xliv.
' Les guerres de religion et les personnes qui ont relevé le couvent des Pénitents. — Voir Miton, plus haut, p. i32.
2 Peu usité.
î « Quo (negotio), » pourquoi ? Peut-être « quâ (devotione) » vaudrait mieux.
4 Saint François d'Assise, fondateur, en 1 208, à Portiuncula, près de Naphs, de l'ordre des « Frères mineurs » ou « Minorités », appelés <• Franciscains », de son nom.
( Depuis le débat du xvne siècle, on n'est pas plus rixé sur le nom du premier fondateur de .Neufchâtel.
Hanc legimus castrum vocitasse Nicurti ' ;
20 Sed nova ab Angligenis altae constructio turris 2, Quas subversa fuit, civilis tempore belli, Funditùs, Henrici quarti dùm régna manebant ', Nomen ab arce nova Novi-Castri reddidit urbi 4. Limpidus, extremis sinuans in mœnibus, amnis
25 Agmine lenifiuo per prata virentia serpit, Occiduas Tethidos donec mergatur in undas f. Annosas salices stant hic in margine ripae, Olim sed plures multô crevêre per agrum, Quo Saliberna domus nomen contraxit et ortum 6.
5° Nam memorantquondam concordi voce Mathaeum,
i On l'appela « le château de Nicourt. » Le P. Duplessis dit qu2 « l'ancien nom de cette ville était Drincourt, quoiqu'on trouve quelquefois, mais abusivement, Nicourt et Lincourt. » Description de la Haute-Normandie, I, 146.
2 La nouvelle construction de cette tour élevée (donjon ou château) serait due à Henri 1er, roi d'Angleterre et duc de Normandie (1100- 11 35). On lui assigne même la date de 11 20.
? C'est bien Henri IV, roi de France, qui ordonna, en i5g5, la démolition du château; mais, en 161 5, une maison et des murailles furent relevées, dont Louis XIII ordonna la destruction et donna les matériaux aux Pénitents. — Voir plus haut le Mémoire de Miîon, p. 134.
4 On trouve, en effet, à partir de cette époque : « Le Neufchâtel de Drincourt, » puis le nom de « Drincourt » se perdit et on eut simplement : « le Château Neuf ou le Noëf Châtel. » — On voit qu'Eudes Rigaud, au xme siècle, l'appelle toujours : «Novum castrum, Neufchâtel. » — Novi Castri, avec une faute de quantité.
$ La Béthune, ou rivière de Neufchâtel, qui va se jeter à Dieppe, avec l'Eaulne et la Varenne, sous le nom de rivière d'Arqués.
6 C'est par la plus fausse des étymologies que, dans « Bernesault, » notre auteur fait venir « sault » de « salix, icis, saule. » Il vient de « saltus, bois, » comme « Beausault, » voisin de Neufchâtel, vient de « Bellus saltus, Beau Bois. » M. de la Mairie croit que ce nom venait d'une plantation d'aulnes, alnorum saltus. Berne ou Verne se sont dits autrefois pour « aulne ». Recherches sur le Bray normand, II, i33.
Cui cognomen erat de Brena aut Berna ' (nec aufcrt Historicum minime scnsum dubitatio verbi) 2, Qui sibi construxit cellam prope fluminis oram, Et médias inter salices habitasse per annos
?i Complures. Vir pauper erat, qui, Jimine parvo Contentus, siliquis, napis, tristique lupino Vivebat, sicco jungens cum pane pudorem. Fronde super viridi recubans vel stramine duro, Esurie et vigiliis * corpus macerabat ovile,
4° Huicque tui potum latices, Bethunna, parabant. Ipse cucullatus, tu m pulla veste recinctus, Cum baculo et pera pergebat ad ostia passim, Quaerens annonam, si quis concederet ultro. Saepe manus turgens nummis, et mantica frustis
4S Urgebat scapulas, large donante popello. Sed semel ad quasstum septenâ luce patebat a>,
i « Tout le monde s'accorde à dire que Mathieu, surnommé « de Brene » ou « de Berne, » se construisit une cellule sur le bord de la rivière: » La commune de « Berneval, » arrond. de Dieppe, prouve que « Berne » est préférable.
2 Si le doute n'est pas permis sur le sens historique du surnom, il est légitime sur l'étymologie que de Grouchy donne à l'autre partie du mot. Il aurait dû dire : « Berne saltus, » ou « Bernonis saltus, » comme l'a déjà remarqué M. Ch. de Beaurepaire, Bulletin de la Société de l'Histoire de Normandie, III, 196. Ce nom de «Berne» (un nom d'homme?) se retrouve dans « Bernapré, » hameau voisin de Senarpont (Somme), et dans « Bernompré, » aujourd'hui hameau de Nullemont, avec château, dans l'arrondissement de Neufchâtel.
? La finale de « vigiliis » subit une crase peu usitée; sans quoi le vers serait faux. La construction semble exiger : « turget » ou « turgent, » au lieu de : « turgens, » et la grammaire : « frustis, » au lieu de « frusti. »
On verra, Appendice, II-5, la liste des autres corrections que nous avons cru devoir introduire dans la copie du texte qui nous a été communiqué, pages 238-240.
4 « Il se mettait en quête une fois par semaine. »
Inde casam repetens, hanc obturabat et aures, Nec se visendum cuivis prasstabat amico, Nunquam de cella, nisi causa urgente, recedens.
i° Simplicitas vitaeque modus, devotio, victus, Urbicolis merito acceptum fecêre MathseUm, Quem patris titulo donârunt ac heremitae '; Cellaque Salbernœ sortita est nomen eremi, A Salice et Berna compactum rite vocablum 2.
5' Nomine disposito, jam te, Saliberna, saluto. Salve, ô Berna Salix, salve, saliberna, décora Mansio nunc patribus, quondam solitudo 5 saligna. Salve, sancta domus, totum veneranda per orbem, Castaquidem, luxuque carens, corruptaque nunquam,
60 Christique auspiciis primaevum et amabile nobis Conservans nomen, multum quod proficit urbi. Et vos, ô patres, quibus est ea cura perennis Restaurare domos, altaria, templa, sacella, Et servire Deo jugiter populumque docere,
6s Quos urbs nostra suis amplectitur obvia palmis, Et velut asthereos gremio felice recepit, Quos pater, asterni Régis décréta secutus, Franciscus misit Bernas reparare jacentes 4, Vivite felicesj sedesque per omnia vestras
7° Saecula permaneant, nec eas mavortia bella Deturpent, nec vos civili cœde fatiget Improba Francigenaepost hase discordia gentis $.
1 « On lui donna le nom de l'Ermite Mathieu. »
2 On vient de voir que son étymologie « de saule » et « de Berna >» est fausse, au lieu d'être exacte, comme il s'en natte.
5 Faute de quantité.
4 II s'adresse aux Pénitens envoyés pour relever le couvent de s-;s ruines.
! Allusion aux maux que les premiers moines eurent à souffrir pendant les guerres civiles de religion. '
Sed modo, qui restant versus, audite benigni, et Prœdecessores per me cognoscile vestros.
7J Postquam littoribus nostris heremita Mathaeus Sternum nomen sancte vivendo dedisset, Defunctus tandem vita est, plenusque dierum, Cum gemitu populi, terrena luce migravit. Illius erga omnes, ut fama est, tanta valebat
80 Gratia, ut extinctum clerus defleverit omnis, Et velut exequias sit turba secuta parentis. Ibant et gemini sexûs lamenta per urbem. « Heu bonus interiit Berna et vir sanctus obivit ! » Per fora clamabat mœrenti voce popellus.
8< Sic fuit, ut referunt, majori inhumatus in aede, A Clero et laïcis tali dignatus honore.
Jamjam sublato funesta morte Mathaso, Mox succisa Salix, et inhospita cella remansit, Ac sine myste fuit, bis denos circiter annos 2. 9° Attamen antiquum nomen servabat Eremi, Sive heremitagii Bernœ salientis; et haec sunt Abjecti atque humilis quondam primordia tecti. Pauperis et tugurî nunc exequar incrementum.
Candida virginei post incunabula partûs, 95 Mille supra elapsis quingentis qn at t uor annis, Adventare patres Caleti de partibus orti 5,
1 L'Ermite Mathieu, pleuré de tous, aurait été « inhumé dans la plus grande église » de Neufchâtel, d'après la tradition, c'est-à-dire dans l'église Notre-Dame, « étant jugé digne de cet honneur par le clergé et par la population. »
2 « L'ermitage fut désert pendant environ vingt ans. »
? « En l'an 1 504, des religieux, de l'ordre de la Pénitence ou du Tiers-Ordre de saint François, sortis de Calais, vinrent s'établir à Neufchâtel. » Ils avaient une province en Flandre et Louis XII confirma leur et iblissement, au mois de février i5ii.— Voir Appendices, II-4, p.a35.
Religione senes, juvenes aetate, morati, Devoti, vigiles, summâ probitate referti, Carnibus abstemii, sobrii potuque ciboque,
100 Mensa quibus communis erat communis et archa, Peraque cordigeros fratres praedulcis alebat, Régula quos patris Francisci terna regebat ', Sed mage verus amor Christi et stellantis Olympi, Qui Bernœ miserans nostras conduxit in oras
'°î Tali corde viros, et tam pia vota ferentes,
Ne tam sancta domus dudum déserta maneret. Namque erat in votis cellam reparare vetustam, Atque novas propriis attollere sumptibus aedes, Et monachis compléta piis delubra replere,
110 Commoda si qua foret Bernae residentia septis.
Horum primus erat frater Germanus Amicus 2, Vir pius ac prudens, ac prsestantissimus omni Doctrinaein génère, et prœclarus in arte docendi, Ascensâ cathedra doctoris munere fungens.
"5 Sanctum nomen et felix cognomen habebat *; Augurium felix etiam portabat in omen, Qui germanus erat sermone et pectore totus. Multos praeterea sibi conciliavit amicos.
120 Sic bona subjectis respondent nomina rébus. Insuper aptus erat conceptis ponere finem Rébus, et ad summa intentum fastigia ferre. Ingenio siquidem magno pollebat et omnem
" L'Ordre de la Pénitence, ou bien encore Tiers-Ordre, parce qu'il fut le troisième que saint François d'Assise institua, en 1 221, au bourg de Carnerio, dans la vallée de Spolète, proche la ville d'Assise, où le saint prêchait.
2 Leur supérieur fut « Frère Germain l'Amy, Lamy ou Lami, » (Amicus.) — Voir Appendices, II-4, p. 237.
5 Vers faux, incomplet.
Corporeae vires poterant sufferre laborem.
Ergo tum primum fratres mercantur agellum, Quem propriis solvunt nummis, ut t'ama vagatur '. Verum non émisse solum certissima res est, Sed dédit ultro meus Rogerus sanguine avito Nobilis à Motta, Vismontis, tum Capricurtl,
'5° Atque Esclavellœ 5 dominus, clarissimus unus Qui fuit in Neustris, et servantissimusaequi. Multaque praeterea famulisdonaria Christi Gontulit in vivis vir devotissimus iste, Cujus adhuc magno vivunt in honore nepotes,
'5( Qui proavi titulos servant nomenque decusque, Illeque matris avus nostrœ fuit ? (attamen absit Gloria jactanti genus in genitricis honore).
Jamque dies aderat quâ sospes Amicus 4 Et socii artifices varii civesque fréquentes 140 Aggrediuntur opus, dextrasque ad fortia ponunt s.
1 « La tradition répandue est qu'ils ont acheté le champ de leurs deniers. »
2 « Mais, dit notre auteur, la certitude absolue est que, loin d'avoir été acheté, son noble ancêtre, Roger de la Motte, sieur de Vimont, de Quièvrecourt et d'Esclavelles, fut le premier à donner gratuitement le terrain'aux moines de Bernesault. » — « Cyclavellae » paraît une mauvaise lecture pour « Esclavellae » (Eclavelle ou Eclavelles). Au moyenâge, on disait « Sclavellae, arum. » — Voir Cartulaire de la Trinité du Mont. Une transaction de 12 14 porte : « Campus de Esclavellis. » M. Fourcin, Histoire de Bully, manuscrit, p. 52 1.
5 Roger de la Motte fut « l'aïeul de notre mère; » c'est-à-dire « Damoiselle Nicole de La Motte, femme de Nicolas de Grouchy, sieur de Mathonville, avocat du Roy, morte le 20 novembre 1584.» — V. Mémoire de Miton, p. 49, et Introduction, p. xliii.
4 Vers faux, incomplet.
5 L'auteur retrace la construction du couvent, postérieure à l'année 1504, où ces moines du Tiers-Ordre vinrent s'établir à Neufchâtel. — Voir plus haut, p. 190.
Latomus incœptai lapides exscindere duros Rupibus ex altis, cotesque quadrare securi. Perpoliunt stantes ingentia robora fabri, Plurima quag plures mittebant fratribus ultro :
•45 Pars in frusta sécant dentatis ligna dolabris. Astalii satagunt calcem fornace recoctam Extrahere et multa celeres onerare quadrigâ, Et molem fulvae glomerant cava plaustra saburrae. Ille refundit aquas urnis quas haurit ab amne,
•î° Hisque simul mixtis, undà cum cake calenti Et sabulo, luteum curât componere gluten. Hi fossas faciunt ubi fundamenta reponant, Ille solum sternit terramque ligonibus aequat, Hic rudera, hic lateres, hic gypsum portât in altum.
'$$ Quisquis onus subiit, nemoque a munere cessât.
Scalpra sonant, trulleeque graves, longaeqâe bipennes; Altius auditur strepitus clamorque operantûm. Paret alacre suo ductori vulgus Amico, Qui prudenter opus conducitet omnia miro
160 Ordine disponit, veluti dux fortis in armis Dirigit armigeros, aciesquead praelia cogit. Insuper et rerum pretium sine murmure solvit, Et mercede sua nemo fraudatur ad unum, Oreque blandiloquo vires facientibus addit.
i6î Unde fit ut modico consurgant ordine mûri, Sartaque tecta patent, vix actis mensibus octo.
Sed domus alta Dei tectum supereminet omne, Ut lentas salices inter solet ardua quercus. Hanc bene consulti (famae si creditur) iisdem '7° Construxere locis, ubi cella supina cadebat '. O miranda domus, quantum mutaris ab illa
' La cellule de l'Ermite Mathieu, rappelée plus haut, p. 189.
Quae nuper spinas inter putrebat et algas !
O telix et pingue solum, pro paupere tecto,
Magniricas aedes reddis templumque superbam !
Haud secus, ut quondam ad Phrygios videre Philemon
Et Baucis conjux, si jungere inania veris
Verba licet, votis ac relligione priores,
Rustica tecta domûs conversa in culmina Templi '.
Parva erat ante casa et canna contexta palustri,
Regia mox magna est pario de marmore tota ;
Hospitio quoniam divos susceperat ultro.
Terra ferax nimium, sacro quae germine gignis,
Pro Christi famulo clauso tellure Mathaeo,
Egregios virtute patres, doctosque magistros.
l8> Jamque istas cupio describere protinus aedes, Atque statu m narrare patrum seriemque priorum, Ut videant scriptis qui non videre pupillis. Templum constat adhuc, fuit et divina voluntas, Ut scelerata manus Reistrorum parceret illi,
'9° Quum saeviret apud Francos Mavortius ensis 2. At non sacrilegae rabies furiata pepercit Gentis imaginibus, libris, scamnis, cathedrisque, Uri quae poterant, sed flammis cuncta dedere. Janua cœnobii ingressum dabat omnibus amplum,
1 L'église fut dédiée, le 8 juillet i526, sous le nom de Saint-François, par Nicolas de Coquinvilliers, évêque in partibus de Veria (Turquie), vicaire général et suffragant du cardinal Georges II d'Amboise. — Voir Appendices, II-4, 237. — En ioi3, le i3 avril, il avait dédié également l'église de Bully. M. Fourcin, Jbid., p. 273.
2 Les guerres civiles de religion, mais postérieurement à l'année 1 572, puisque Miton dit « qu'on n'attenta rien sur les temples (de Neufchàlel), depuis l'an i56o jusqu'en l'an 1572. » — Voir plus haut, p. i5. — « Les Reîtres » sont les Allemands que les Protestants avaient appelés à leur aide.
'îj Infra quae fanum in gyrum porrecta patebat ', Porticus ingressos ducebat ad ostia claustri, Cujus mente sitam nitor depingere formam -. Non erat extensè protractum, necspatiosum : Hoc prohibebat enim salberni angustia septi.
200 Sed bene fruemini bis dénis passibus arctum Qualibet ex claustri suprema parte quadrati J. Ad quodcumque latus stabant bis quinque columnae Vel plures etiam, numeri vix ipse recordor, In basibus pario de marmore rite locatae,
20s Ilice delectâ confectae, ac more corinthae
Structuras, ut vocitant, caslatae ac orbiculatse 4. Insuper et ligni faciem pictura tegebat; Casrulei, crocei, virides aliique colores Hoc opus ornabant, immixtis purpura et auro 5.
2,0 Ad caput erectae vidi cujusque columnae
Scuta vel armorias, verbis popularibus utar, Quod mihi versifico concedet Musa licenter, Propter materiae armorum discrimen anhelae,
1 « Une grande porte donnait à tous entrée dans la communauté, et puis un tour encore s'ouvrait <c au-dessous de la chapelle. » « Janua in gyrum porrecta, » « une porte faite en rond, » nous paraît un Tour. Il y aurait eu alors une grande et une petite entrée; une porte-cochère et un tour?
2 « Une fois entré, un portique vous conduisait aux portes du cloître, dont l'auteur va s'efforcer de faire la description bien gravée dans son esprit. »
5 « Le cloître n'était pas très étendu, à cause du peu d'espace de Bernesault, mais il offrait bien un carré régulier de vingt pas de chaque côté. »
4 « De chaque côté, s'élevaient dix colonnes ou même davantage (il ne se souvient pas bien du nombre), régulièrement placées sur une base de marbre blanc, faites en cœur de chêne, avec sculptures de l'ordre corinthien. » Il y avait donc au moins 40 colonnes.
5 « Elles étaient peintes en bleu, en jaune, en vert, en rouge et en or. »
Insculptas ligno, signis variisque figuris