Sur la Dame de Saint-Saire
(Se rapporte à la page 73.)
Il y a^ dans la « Harangue de Monsieur le lieutenant » (le duc de Mayenne) un passage où Fauteur anonyme lui fait dire : « Quant à la pelade, que certains Politiques m'ont voulu improperer (reprocher), m^accusant que la Saincte- Cere ou la Loue (je nesçay laquelle des deux) me Tavoient donnée : ils en ont menty les mescbants, je n^y songeay jamais, etc. » Satyre Ménippée. Sur ce passage, les Remarques de rédition de Ratisbonne chez Mathias Kerner, 1696, disent : « Voici ce que M. de Mezeray dit de tout ceci, Abrégé chronologique sur Tan 1 589, au mois de mars : « Cest qu'en 1 589 au mois de mars, il arriva que quatre ou cinq des amis du duc de Mayenne faisans débauche avec des femmes de joye dans Thôtel de Carnavalet, il y en eut un qui le . voyant passer courut après, luy et Ty traîna presque par
force : il ne demeura pas une demi-heure avec cette compagnie, et néanmoins^ il sY accomoda si mal, qu'il eut besoin de garder la chambre plusieurs semaines. » — Remarques sur le Catholicon, page 353. L'auteur des Remarques, qui n'est autre que Le Duchat, ajoute : « Il y a bien de l'apparence que la S. Cere et la Loue, étoient de ces femmes de joye. » P. 354. Nous y verrions plutôt Marie de Prestreval, femme de Samuel de Boulainvilliers, seigneur de Saint- Saire, et celle de François de La Noue, dit Bras-de-Fer, le célèbre capitaine calviniste. Cest un chapitre qui s'ajoute aux Vies des dames galantes de Brantôme.