GRATITUDE ET DE DEVOUEMENT
a CHAPITRE I.
original; et la diflBculté qu'entraîne après elle cette thèse, nous voulons dire, l'existence de leçons dans les manuscrits hébraïques qui expriment le sens d'anciennes traductions, ne pouvait pas encore faire l'objet de ses réflexions. Il devinait l'importance des recherches paléographiques commencées par Jean Cappel. Il cite même la conjecture de De Vignoles, qui soutenait que les nombres avaient été écrits au moyen de signes spéciaux et non pas au moyen de lettres, comme on l'admettait d'ordinaire de son temps. Mais les inscriptions phéniciennes, qui prouvent la justesse de cette conjecture, n'étaient pas encore découvertes , et l'alphabet phénicien était encore à déchifirer. Bref , on ne doit pas juger l'entreprise de Kennicott d'après les connaissances acquises depuis lors. Etant donné Tétat des choses à son époque, il ne pouvait pas agir autrement qu'il ne l'a fait.
La générosité de quelques savants anglais lui fournit les moyens de faire coUationner pendant dix ans un nombre énorme de manuscrits hébraïques; et s'il s'est mépris sur la valeur des leçons tirées de six cent quatre-vingt-quatorze manuscrits, ce fut son collaborateur et ami Paul- Jacques Bruns qui ramena dans la bonne voie sa critique empreinte de légèreté et même d'extravagance.
La critique philologique du siècle passé n'était pas encore pénétrée du principe moderne de réunir un certain nombre de manuscrits provenant d'un même original, sous une même désignation représentant cet original perdu, il est vrai, mais reconstitué conjecturalement. Actuellement, on ne surcharge plus les notes critiques de détails tirés de tous ces manuscrits; on préfère y mettre seulement ce qui est commun à tous, ou ce qui forme le caractère distinctif d'une certaine famille de manuscrits. Autrefois, on rassemblait les variantes et l'on comptait les autorités, tandis qu'aujourd'hui on se contente d'indiquer les manuscrits qui représentent le mieux le caïuctère d'une certaine famille. De plus, depuis Lachmann, on sait que dans les littératures sacrées il y a des divisions géographiques à établir et que, pour ramener le nombre immense des manuscrits à un certain nombre de branches , on doit constater l'origine des familles appartenant à certaines provinces. C'est ainsi qu'on divise les manuscrits de la version des Septante en trois familles: celles de Constantinople, à^ Aleœandrie et à*JntiocAe.
Si Kennicott avait connu ce principe, il aurait pu combiner les manuscrits espagnols, allemands, polonais et autres, et en former la famille espagnole, la famille allemande, etc. Il aurait pu, il aurait dû examiner le catalogue de leçons différentes conse;rvé sous le titre de: Différentes leçons des Orientaux et des Occidentaux^ ou celui de Ben Aser et de Ben Nephtali. Mais tout cela n'existait pas pour lui; c'était la critique dans son état d'innocence première.
Aussi Kennicott manquait-il de moyens pour faire les distinctions essentielles en paléographie. Il ne distinguait que les manuscrits espagnols et allemands, et les maigres spécimens de cinq manuscrits publiés par Bruns dans son édition de la Diaaertatio generalis de Kennicott ne pouvaient nullement combler cette lacune. La paléographie hébraïque n'existait pas encore; elle n'existait pas même du temps d'Eichhorn, en 1824. Elle ne pouvait pas être cultivée sur une grande échelle avant qu'on eût inventé des procédés de reproduction mécanique. Il fallut la découverte de la photographie pour que la paléographie pût réellement se constituer.
(jrrâce à la belle publication de quarante planches de spécimens d'écriture hébraïque due à M. Neubauer, nous sommes en mesure de distinguer les différents caractères géographiques de cette écriture et de retracer les grandes lignes de sa propagation. M. Neubauer nous fait connaître comme étapes de ce chemin parcouru la Palestine, l'Egypte, la Syrie, le sud de l'Italie, les pays dont la langue dominante est le grec, l'Espagne, le nord de l'Italie, la France et enfin l'Allemagne. Chacune de ces contrées a son caractère propre d'écriture hébraïque; il faut y ajouter encore le caractère persan dont M. Neubauer a donné un échantillon; pour ce dernier, les savants devront diriger leur attention sur le codex parisinus AebraïcuSy duquel De Lagarde a tiré la traduction persane des prophètes Ésaïe et Jérémie et d'une partie d'Ezéchiel, publiée à Gœttingue en 1884. Le manuscrit d'où M. Zotenberg a tiré l'histoire légendaire du prophète Daniel, publiée en persan dans mes « Archives y>j a probablement le même caractère.
L'œil exercé d'un homme qui a à sa disposition un grand nombre de manuscrits , arrive peu à peu à distinguer facilement et avec assez de sûreté ces différents caractères géographiques. Mais la distinction se fait plus sûrement quand il s'agit de l'écriture cursive et rabbinique que lorsque l'on a affaire à l'écriture carrée des manuscrits bibliques. Celle-ci, gra.ce à une certaine réserve pieuse des copistes, a toujours conservé un caractère spécial et pour ainsi dire hiératique.
Si les recherches de M. Neubauer ont abouti à fixer les caractères géographiques de l'hébreu , il n'en est pas de même pour le développement chronolo-
gique. Le point essentiel des recherches paléographiques sur l'écriture hébraïque , c'est aujourd'hui la chronologie.
Parmi les six cent quatre-vingt-quatorze manuscrits consultés par Kennicott , il ne s'en est trouvé que cent avec l'indication de leur date ; pour le reste on doit deviner. Kennicott et Bruns se flattaient, avec raison, d'avoir acquis, par leur longue familiarité avec les manuscrits, la capacité de juger de leur ôge avec un assez grand degré de sûreté. Pourtant, que dira-t-on d'un état de choses, qui du reste existe encore aujourd'hui, et qui permet à un juge qui se croit compétent, de dater un manuscrit célèbre, conservé à Cambridge, de l'an 616, pendant que Bruns et Kennicott l'attribuaient au XIII© siècle ? ') De son côté , Zunz *) , calculant les indications de date écrites dans ce même manuscrit , les rapporte à l'an 856 , mais il ajoute que la souscription du manuscrit contenant la date est le produit d'un faussaire et que le manuscrit est beaucoup plus jeune. Cela prouve du moins que, jusqu'à notre époque, les recherches paléographiques, se fondant sur les caractères de l'écriture carrée, sont si peu certaines qu'elles ne suflBsent pas pour décider entre deux opinions qui varient de six siècles. Les mêmes doutes se répètent pour un autre manuscrit conservé aujourd'hui dans la synagogue des Earaltes au Caire. D'après l'épigraphe, le manuscrit serait de l'an 895, mais par des raisons tirées de l'accentuation et de la forme des lettres, j'ajouterai même de la préparation du parchemin, MM. Harkavy, Neubauer, Basr et Wickes, déclarent que le manuscrit appartient au XI^ ou au Xlle siècle *)• Tl semble important d'ajouter l'observation de M. Neubauer, que l'épigraphe du codex, si elle n'est pas falsifiée, doit être copiée d'un manuscrit plus ancien, de manière que sa date se rapporte à l'original et non pas à la copie actuelle.
L'ancien philosophe qui a dit que la guerre est la mère de tout, pourrait déduire sa thèse aussi du développement de la paléographie hébraïque, parce que les recherches chronologiques sur ce terrain sont dues à la discussion causée par les différentes opinions émises sur les découvertes de Firkowich, d'une part par M. Chwolson et d'autre part par MM. Strack et Harkavy. On sait
1) Dissertatio generalis^ page 366. Bruns déclare que Tépigraphe du codex résiste à tout essai d'explication et que chaque page fourmille de fautes. «Hic codex crux est criticorum tum ob difficillimam et me iudice minime extricabilem epigrapben, tum ob crassissimorum mendorum sylvam, quibus ubique
paginarum scatet». CSomparez aussi les Lettres de Mr. Vahbé ex-professeur en hébreu , au Sr.
Kennicott^ Anglois^ Rome, 1771, et: Letter io a Friend occasioned hy a French Pamphlet lately publislied {at Paria ^ not Rome) against Dr, Kennicott and his Collation of Heb, MiSS., 8®., 1772.
2) Zur Geschichte und Litteratur^ Berlin, 1845, page 215.
3) Neubauer, The Introduction of the square characters in biblical MSS. and an account of the earliest MSS, of the old Testament,
que dès Tan 1845, les trouvailles d'un savant karaïte, Firkowich, attirèrent vivement Tintérêt de toutes les personnes qui s'occupaient de la littérature hébraïque. Firkowich avait trouvé dans l'ancien cimetière des Karaïtes de Djoufoutkale , en Crimée, des inscriptions hébraïques qui semblaient remonter jusqu'à Tan 6 de notre ère, et de plus, il avait apporté des manuscrits bibliques datés du XI© et même du X^ siècle et dans lesquels les voyelles étaient figurées par des signes entièrement inconnus jusque là. M. Chwolson publia en 1866 dix-huit inscriptions sépulcrales, dont quelques-unes étaient datées selon une ère, commençant à l'exil des Juife et se distinguant du calcul reconnu par les Juifs de l'ouest par une différence de cent cinquante et un ans. Puis en 1872, Firkowich lui-même communiqua sept cent soixante et une inscriptions sépulcrales, dont cinq cent quarante-six avaient été trouvées à Djoufoutkale, cinq de Sulkat, appartenant aux années 910 à 1104; soixante-douze de Mangou, appartenant à la période de 866 à 1777; vingt-huit de Cafa, appartenant aux années 1078 à 1845; enfin cent d'Eupatoria datées de 1593 à 1852. De plus, Firkowich avait apporté à St. Pétersbourg un grand nombre de manuscrits, aujourd'hui décrits dans le catalogue des manuscrits hébraïques de la Bibliothèque Impériale, par MM. Strack et Harkavy. L'un de ces manuscrits, le plus important, celui qui contient les prophètes avec la ponctuation assyrienne, ne prêta pas le moindre prétexte à une attaque contre son authenticité. Le manuscrit date de l'an 916 et c'est donc le manuscrit le plus ancien que nous ayons. M. Strack lui-même, avec le secours financier du gouvernement russe, en a publié un fac-similé. Mais dans d'autres manuscrits, M. Harkavy et avec lui M. Strack reconnurent des changements et des ratures dans les épigraphes, introduits dans les manuscrits pour leur donner un âge plus ancien et en augmenter la valeur. Naturellement, on devait se demander si le caractère paléographique de ces manuscrits ne s'opposait pas à l'hypothèse d'une falsification de leur date. De nouveau, on se vit en face d'un problème purement paléographique que personne ne pouvait résoudre.
La même chose avait lieu dans les inscriptions sépulcrales parce que d'une part on soutenait leur authenticité, tandis que d'autre part les adversaires ne voulaient pas l'admettre. Quant à M. Chwolson, il rétracta ses premières vues et , avec une bonne foi digne de tout éloge , il reconnut que Fh'ko wich avait introduit des falsifications dans ses textes; mais il se demanda si tous les textes de Firkowich sont falsifiés ou non. Même ses adversaires ne pouvaient le prétendre, et ne l'ont pas prétendu en fait, puisque l'un d'entre eux a publié le manuscrit de 916. La lutte acharnée qui avait éclaté sur ces questions produisit aussi des jugements téméraires de la part de M. Harkavy , qui niait l'existence, dans
une épigraphe, d*un passage qui existe en réalité et qui est très important pour la solution du problème.
D'après une thèse de Zunz ^), les inscriptions anciennes ne portent pas des formules de bénédiction et on avait conclu de là, avec trop de précipitation, que toute formule de bénédiction prouvait une origine relativement moderne de rinscription. Dans un des manuscrits qui, selon une épigraphe, a été vendu Tan 846 de notre ère, et qui par conséquent a dû être écrit avant cette date, se trouve dans une autre épigraphe plus ancienne encore , une formule de bénédiction [|n]Dj;''î2^'^' , abréviation des mots Ésale, 57, 2 : Dm3Da^ bjf T!)T Dl^tb ND^ iriDJ ■jS'lj qui signifient: «Que celui qui suit le chemin droit entre dans la paix où ils se reposent sur leurs lits». — Ici on avait une formule de bénédiction à l'adresse des décédés deux ou trois cents ans avant le temps que la théorie alors reçue permettait d'admettre. M. Chwolson avait insisté sur cet exemple, mais M. Harkavy déclara que la formule de bénédiction b^Pt^ n'était pas visible dans le codex. C'était trop fort pour M. Chwolson; il engagea le célèbre professeur d'arabe, Victor de Bosen, à attester que l'épigraphe s'y trouve et qu'elle est très lisible. De plus , M. de Bosen constata aussi que la date , à la fin de la seconde épigraphe, portant l'an 846 n'était du moins pas douteuse, et, ce qui est très important, qu'il ne pouvait reconnaître aucune différence entre la couleur de l'encre dans les lettres qui contiennent la date et le reste de l'épigraphe. M. Harkavy avait déclaré tout simplement : « La date me semble douteuse» et il avait essayé d'ébranler l'autorité de ce texte en rappelant que Firkowich avait détérioré les épigraphes des manuscrits. Mais M. Chwolson pouvait s'appuyer sur le témoignage de quelques personnes respectables, qui avaient assisté à l'examen du codex fait par Firkowich et qui déclaraient qu'il n'avait rien changé dans cette épigraphe *).
Quoi qu'il en soit, on ne pouvait apaiser les doutes élevés contre les inscriptions et les manuscrits de Firkowich et partiellement admis par leur défenseur M. Chwolson, sans posséder une paléographie hébraïque solide et
1) Zur Geschichte und Litteratur, Berlin, 1845, page 304 et sv.
2) Corap. Chwolson, Corpus Uiscriptionum hehraicarum^ St. Péterebourg, 1882, page 186.
digne de foi; et M. Chwolson lui-même se décida à satisfaire à ce besoin en recueillant une grande quantité de documents pour en jeter les fondements. C'est ce qu'il fit dans son Corpus inscriptionum hebraicarum , publié par l'Académie des Sciences de St. Pétersbourg en 1882. Le célèbre épigraphiste Julius Euting de Strasbourg a contribué à cette première paléographie par une planche dans laquelle il donne le développement chronologique de l'écriture hébraïque, de son commencement jusqu'au XVI» siècle. Pour de longues périodes , tout repose sur les inscriptions et sur des papyrus trouvés en Egypte, Le premier livre dont M. Euting a extrait un alphabet, c'est ce même manuscrit biblique dans lequel se trouve la formule de bénédiction dont l'existence avait été niée par M. Harkavy et dont la date lui paraissait douteuse comme nous l'avons raconté. Dans le catalogue de M. Euting suivent de plus les manuscrits des années 916, 930, 989, 1008, 1105, 1132, 1141, 1189 et 1190. Après cesdates, la moisson semble devoir devenir plus riche parce qu'on possède une série de manuscrits de nature à rendre la construction de la paléographie plus aisée et plus facile , mais il faudrait pour cela qu'on disposât d'un nombre suffisant de manuscrits datés et qui pussent servir de modèles. Malheureusement le nombre des manuscrits datés est très restreint et chaque augmentation de textes anciens de date certaine rend un service inappréciable à, la paléographie hébraïque. Le choix le plus précieux de spécimens paléographiques est celui que M. Neubauer a joint à son catalogue des manuscrits de la Bibliothèque Bodléienne ; mais parmi ces quarante échantillons ^) il n'y en a qu'un du XIP siècle (planche XXIII, de 1184) et trois du XHI» siècle (planches XXI, XXII, XXIV, de 1263, 1267 et 1291); c'est tout. On comprend qu'à ce point de vue il est nécessaire de reproduire les monuments paléographiques et plus encore de les collectionner, surtout quand on peut déterminer aussi le lieu de leur provenance. En effet , pour accomplir la tâche difficile de la paléographie , il ne suffit pas de combiner une série chronologique quelconque, mais il faut former différentes séries pour chaque pays ou rayon géographique. Nous avons vu que M. Neubauer a réussi à déterminer le caractère de l'écriture hébraïque
1) En voici le catalogue:
1184: planche XXm; 1440: planche XXVI; 1491: planche XXXII:
avant 1263: planche XXI; 1457: planche XX Vm; 1506: planche XIX;
1267: planche XXIV; avant 1471: planche XI; 1561: planche XXXI;
1291: planche XXII; 1475: planche XXVH; 1747: planche XXXVI;
1340: planche XIV; 1476: planche VHI; 1826: planche XXXU.
avant 1353: planche XXXV; 1480: planche VII;
1375: planche XXV; 1489: planche V;
8 CHAPITRB III.
des différents pays: le caractère syrien, grec, espagnol, etc. Pour chacun de ces caractères, on devra établir une ligne de développement. Je crois qu'il faut ajouter aux caractères reconnus par M. Neubauer, aussi le caractère égyptien, et peut-être trouvera-t-on que c'est ce caractère dont la construction historique sera le plus facile.
L'Egypte, le pays des merveilles, où Moïse changea la verge en serpent, nous fournit encore aujourd'hui dans ses inscriptions de tout âge , de tout genre et en toute langue des objets inanimés qui reprennent vie, gr&ce a la baguette magique de la philologie moderne. L'Egypte ne nous a pas seulement donné dans ses textes hiéroglyphiques les récits historiques les plus anciens, elle nous a aussi conservé dans son sol sablonneux des œuvres grecques qu'on croyait perdues; elle nous a donné dans ses lambeaux de papyrus les monuments les plus anciens de l'écriture grecque, copte, arabe, araméenne; elle devra et elle pourra nous fournir aussi une série complète de monuments hébraïques. Depuis les temps des Ptolémées , successivement Babylone , Fostftt et le vieux Caire furent habités par des Juifs. Ces Juifs sont morts et ont été enterrés; il est impossible que leurs monuments sépulcraux soient dénués d'inscriptions. Le cimetière juif du vieux Caire doit contenir un véritable trésor paléographique. A l'occasion d'une visite à ce cimetière , que je fis en compagnie du grand rabbin des Karaïtes, M. Shabtay ha-Mangoubi, j'ai examiné superficiellement quelques inscriptions qui n'étaient pas couvertes de sable. En peu de temps, j'y ai relevé les dates suivantes, qui du reste n'étaient pas faciles h lire:
« Tombeau de l'excellent Maître — qu'il soit amplement renouvelé sans avoir des fils — Jacob Ruben, jeudi le 11 lyyâr 478». C'est le 11 lyyftr 1718, qui en effet était un jeudi. — La traduction des mots TlJ '^D'^lî^, que j'ai pris pour SSjL ^^9 n'est pas du tout certaine; c'est plutôt un essai pour trouver un sens convenable à l'inscription.
IL îDnriîî^ ]VD = Sivan 5427 de la création = 1667 de notre ère;
in. t<iîrin = 5491 de la création = 1731 de notre ère;
IV- jnnE^ mî< (ÎîO ?) lîO Î< ÙV = dimanche le 15 (16 î) Adar 603 = 1843 ou 843 ; V. khrh yiii y^ n DT»= jeudi le 12 Adar en 5481 = 1721.
Mais ces deux dernières dates ne sont pas sans difficultés, parce que, du moins selon le calendrier des Rabbanites, en 1843 ni le 16 ni le 1 5 Adar n^étaient un dimanche et parce que le 12 Adar ne peut jamais être un jeudi.
Si les pierres visibles remontent jusqu'au dix-septième siècle, on devra supposer que les sables en couvrent d'autres plus anciennes. Mais en outre il y a des catacombes sous le sol de la partie du cimetière appartenant aux Karaïtes et ces souterrains mériteraient avant tout un examen pour constater s'ils contiennent des inscriptions anciennes. On m'a raconté que récemment on a fait dans le sol un trou par lequel , avec l'aide d'une corde , on peut descendre dans une des catacombes dont l'ancienne entrée n'a pas encore été retrouvée. L'entrée de la seconde catacombe est à peu près entièrement couverte par les sables. Au milieu du cimetière une famille riche s'est fait réserver pour ses tombeaux de famille un endroit entouré de murailles, au milieu duquel se trouve le tombeau d'un saint Juif, Rab H&zim. La pierre de son tombeau sentait l'huile de sésame et le sol était visqueux. A mes questions on répondit que les Juifs espagnols, en mémoire de ce saint personnage, jettent chaque année k un jour déterminé de l'huile de sésame sur sa tombe.
Un usage semblable existe aussi chez les Musulmans de Jérusalem, qui portent de l'huile à l'endroit qu'ils appellent le trône de Salomon, dans l'enceinte du Harftm ech-cheilf à Jérusalem. Dans la fenêtre du nord de ce bâtiment, couvert aussi de beaucoup de lambeaux d'étoffe attachés à ses murailles et aux grilles de fer de ses fenêtres, on trouve un vase d'huile dont quelques personnes font usage pour s'oindre. Cette coutume doit son origine à l'idée que la graisse, quand elle a été en contact avec les reliques d'un saint personnage, produit un eflfet salutaire pour l'homme; elle rappelle à la mémoire les plus anciens cultes des patriarches comme des Arabes païens ; le culte des Bétyles et des pierres ointes s'est conservé dans l'emploi de l'huile, comme les lambeaux attachés aux murailles du trône de Salomon sont un reste du culte des arbres sacrés, des vs^lô Jbl^lit, si commun chez les Arabes.
Ijes documents juridiques conservés çà et là dans les familles juives sont encore d'une plus haute importance que les inscriptions sépulcrales. Os ne fournissent pas seulement des matériaux paléographiques dont la provenance et la date sont bien établies, mais ils nous font connaître aussi la vie intime et privée des Jui& égyptiens; ils nous donnent une idée de leurs maisons, de leurs meubles, de leurs fortunes et ils fournissent même des indications sur le tracé des rues et la situation des places publiques, qui, combinées avec les indications de Maqrîzi , permettront peut-être de retracer le plan du vieux Caire^ Je suis donc persuadé qu'un gouvernement éclairé et adonné au progrès civilisateur comme le gouvernement égyptien , qui sans contredit marche à la tête de la civilisation en Orient , prendra intérêt à cette classe de monuments , jusqu'ici négligée, et qu'il aura l'occasion d'en faire une collection qui rendra de grands services aux recherches, soit paléographiques, soit topographiques, soit relatives h l'histoire des mœurs. C'est à ce point de vue que je publie les documents que j'ai eu la bonne fortune de trouver chez un Juif de l'Yémen et qui, avec raison, doivent être rangés parmi les monuments les plus précieux de l'épigraphie hébraïque , parce qu'ils appartiennent au XII® siècle , datant des années 1115, 1124, 1164. On voit que ces manuscrits comblent une lacune dans la série des manuscrits hébraïques non bibliques parce que comme nous l'avons observé dans la série de M. Euting, il y a un vide entre 1105 et 1200. Pour ce temps, le savant strasbourgeois n'avait à sa disposition que cinq manuscrits d'un caractère plutôt hiératique parce qu'ils ne contiennent que des textes bibliques et dont le lieu de provenance n'est du reste pas connu.
Je me borne à publier mes documents par le moyen de la phototypie, en y ajoutant seulement la transcription hébraïque et arabe et une traduction française. D'autres en tireront les indications qui leur sembleront utiles au point de vue paléographique, juridique et historique. Si l'on voulait les commenter, on pourrait rédiger des éclaircissements assez étendus en citan^^ les passages de la Michna (et de Maïmonide) sur lesquels reposent les coutumes juridiques qu'on trouve dans ces documents; mais mon intention étant seulement de fournir des matériaux pour les recherches d'autrui, je n'entre pas dans les détails.
Il est toutefois un point sur lequel je me permets de diriger l'attention parce que je me flatte d'avoir trouvé, par des études étrangères à la paléogra-
12 CHAPITRE y.
puissante sur le développement du droit juif que Ton appelle droit rabbiniqae et ils y ont laissé des traces bien sensibles. — De ce que nous avons dit, il résulte que les Arabes se sont approprié par des voies différentes les idées étrangères qu'on découvre dans leur droit. L'une de ces deux voies était le commerce journalier avec les peuples subjugués qui ne pouvait manquer de causer des discussions sur quelques points de la loi civile et religieuse. L'autre voie était la littérature rabbinique.»
Dans la suite , Eremer ajoute qu'en matière de mariage et d'héritage le droit arabe a subi le moins d'altérations, tandis que le droit commercial trahit une influence plus profonde, et que l'institution des testaments, d'abord tout à. fait inconnue aux Jui& et aux Arabes, a été entièrement empruntée au droit romain. Ce qui est certain, c'est qu'en hébreu et en syriaque il n'existe pas un mot pour testament et qu'on a dû emprunter le mot grec diai^iixfi. Les spécimens suivants prouvent la justesse de ces observations.
Dans les contrats grecs et arabes qui se trouvent dans les chartes siciliennes publiées par Cusa, dont la plus ancienne date de l'an 1079 et dont les plus jeunes appartiennent à la première moitié du XIV» siècle, on trouve la constatation de la liberté de disposition presque dans les mêmes termes que ceux par lesquels elle est exprimée dans les deux documents suivants; et d'autre part, dans les Eétoubas, ce point n'a pas été traité.
N'est-ce pas une chose extraordinaire qu'on ne se soucie pas de l'état de libre disposition en cas de contrat de mariage, tandis qu'on le détaille en cas de contrat de commerce? Mais il &ut en donner des preuves: qu'on fietsse donc la comparaison des premières lignes de nos deux premiers documents avec les textes grecs suivants tirés au hasard de quelques-uns des contrats publiés par M. Cusa:
"£yû?y« . . . Marâaiog . . . avy tji ë/af^ yvyaixi TÇoàvva . . . ovv xai r^ dveipi^ fj/u&y Beraira . • . xoiy^ flovl^ ^uàv xai âskt^fiavê X^H^S tivoç flùtç ô/wXoyov/ÀiV dià rav nanôvroç iyyifàqxw^ àç bri fiera xaXav fjfiùy ôèXtifiaroç nenifàxa/iBV xrX.
Cusa, op. cit., p. 94. Traité de vente de l'an 1239. À la fin du traité on trouve: xai BÏd-* ovvœg Bççœad^ai 17 na{jOvaa ùvri iaj^vQà xai àfiêTàT(/ênTog eç dei, ce qui répond à la phrase hébraïque D^'^pT T^IDI "T^lîî^ ^DilV
Ib., p. 120: JCanikfj ovv t^ viq) fiov *Ioaq>kg . . . o/ÀoXoyovfiev^ à>g idia i^fÂÙv fiovljj xai ixovoia nQoaiQiaei j[(û{)ig dôkov xai x^^S V Qadiov^jyiag xai nàarig dnriYOçev{o)iuévrig airiag ij fliag, dXX' év BQQœfiévco i^ju&v r^ voî xai XoyiGfJiiù vyiaivoVTt. /lerd navrog âeXfifiavog nen(/dxa/iêy xvk. Dans la suite on lit dans ce document : tjfiêig de . . . SiexSixovfiêv joOto duo navrog nQogùiiovj
14 CHAPITRE y.
bitabile consiglio» con intelligenza esente da inganno» con animo retto, fede intégra e salda, con ogni glusto dominio, senza yiolenza e fieillacia, senza sorpresa od istigazione per qualsiasi pericolo. Sicchë voglio di mia propria yolontà, con proposito immutabile e mente sana, yiyendo, camminando dentro e faon; essendo robusta di corpo, e la mia mente padrona di se stessa.» Ce document date de Van 732 après J.-C. et de Tan 114 de Thégire.
Les mêmes déclarations se trouyent aussi dans un contrat de yente écrit en arabe et daté de la dernière décade du Ôoumftda *l-oul&| 526 de Thégire, c'est-à-dire du 9 — 19 ayril de Tan 113P). Voici le commencement: v^LsTlJo»
^^^A T vyûo ,jJJu\Jo Ij gM i p M ^^ ftjLj Le ç^^^ tjL^lj S^l>. Es usu o 8J«>Lj^ ^^^'^
n est inutile d^augmenter le nombre des citations , mais je ne yeux pas manquer d'ajouter que la disposition générale et la phraséologie des documents arabes-siciliens offrent plusieurs analogies ayec la forme des documents égyptiens. Comme analogie particulière je signale la phrase suiyante d'un contrat de yente de l'an 1190 (Cusa, op. cit., p. 46): ^Xi^^t u^yb ^ ,»lX:^^t îu^ U^ Hy^'^S ^^^HH^' ^i <iuî ^t identique à la ligne 35 de mon premier document: J^bilf v^<s* î'î irmDT s^^Ia-** Lo ^jA3l^ <X5^l/l De plus, comme dans les documents juifs le oLâj est conféré à l'acheteur, il lui est aussi conféré dans les textes arabes en plusieurs endroits; enfin, la longue énumération qui est insérée dans mon second document, ligne 20, est tout à fiait pareille au passage suiyant d'un traité de yente de Tan 1137, où il est dit: ^^Jl^JI ^yLà^JI JuJub (5jAâ(
liÂi\^y LfifJ^ I^Xâm, l^ix^^ L^^t Uo^cX^^ LgS^ ^H^F^ ^^^ U93LCi^ L4Jud^ s^ L4J ^ j^^ JXj^ 14x1 Jl^Io \^ y0 ^^ ôXjy L^r^;3ou•^ UjJL^ju»^ '-«•^^^
De même comme la collection de lois romaines connue sous le titre de Syrisch'Rômisches Rechtsbuck et publiée par Bruns et Sachau, nous fait con* naître la manière dont peu à peu la législation romaine a été introduite dans l'Orient, de même les analogies retrouyées par nous dans ces documents nous font connaître la source byzantine d'où tout cela découle.
n me suffit d'ayoir indiqué le chemin que deyront poursuiyre ceux qui
1) Cusa, op. cit,^ p. 6.
s'occuperont de ces recherches qui sont plutôt du domaine du juriste que du philologue. Ce qui me semble constaté par ces indications , c'est que des formulaires d'origine byzantine étaient en usage dans toutes les chancelleries de rOrient et que la forme des contrats hébraïques, arabes et grecs remonte à la même source.
ABBANOEMENT ENTRE DEUX FRÈRES UTÉRINS, DE l'aN 1116 APRÈS J.-C.
i our comprendre plus facilement le contenu du document suivant , il faut savoir que c'est un traité conclu entre deux demi-frères , Michaël et Joseph , qui font un arrangement concernant leurs affaires qu'ils semblent avoir faites jusque-là en compagnie. La disposition du traité est telle que celui qui fait la motion, demande aux notaires de légaliser et de ratifier ce qu'il va déclarer et que ceux-ci, conformément a cette demande, rédigent le document , à la fin duquel ils légalisent et ratifient tout ce qu'ils ont inséré en souscrivant et en apposant leurs sceaux avec ceux des témoins. C'est ce qui en hébreu et en araméen est appelé rUpH et ^Jpî<f littéralement «conférer une propriété», et dans un sens plus général «autoriser». La forme simple i^Jp a le sens de «obliger, engager». Ainsi on lit au commencement lE^Dj;);^ ^^'O 1Jpî<> c'est-à-dire: «Arrangez de manière que ce qu'actuellement je vais déposer soit valable», et à la fin les notaires déclarent Î^J'^^p»
c'est-à-dire : «Nous avons déclaré obligatoire pour N.N. ce qui précède». De là s'explique 1. 42 l'emploi de l'affixe de la troisième personne dans les mots ua&â nyh^% c'est-à-dire: «en faveur de son demi-frère». J'ai traduit le mot en question par «ratifier». Voy. le ÛDîi^n WHf Titre pjp, § 195. — Le nom Abou-Zâriya mentionné 1. 39 et 47 peut être aussi bien le surnom (&aâS') de Michaêl que celui de Joseph , parce que, par la phrase «document d'Abi-Zâriya» on peut désigner aussi bien le document que Michaël remet que celui que Joseph reçoit. Il est inutile d'insister sur cette question; il me semble pourtant plus probable qu'il soit le surnom de Michaêl. —L'un des notaires, qui sont nommés dans ce traité, Isaacha-s-Sefardi, se trouve aussi mentionné dans le second document, écrit dans la même chancellerie. Cîomme on l'apprend par le second document, ces instruments attestés par les notaires sont conçus dans des formules très pédantesques. Les mêmes expressions se répètent dans tous les deux et ainsi ils s'expliquent l'un par l'autre. Pour qui étudie ces documents au point de vue du droit juif , il sera intéressant de trouver la traduction des termes techniques , araméens ou hébraïques , en arabe.
16 OHAPITRB VI.
Par la comparaison des textes arabes avec les textes araméens , on reconnaît par exemple que les v&»((>LLii.t sont la traduction des î<nî<DDDî< et que les ^oLo^t v^jaDûI remplacent les ^IDtîn ^DDIÎD des textes araméens. Comme je m'en tiens seulement à Tinterprétation , je puis me dispenser de recherches ultérieures sur ce point ou sur d'autres questions purement juridiques.
Voici le texte , que je donne en transcription hébraïque et arabe ; les Alif aUvikâye et autres signes orthographiques ont été ajoutés.
(Fbtr pUnehe I.)
îNDi Dnî«D ÈDN0DD3 D"'yi2pn D^j^-iin ""JK^ ^J^« u^jBîs nrm rwsiù i
mn p I \KT\T\rb WD^y n-inm
^jN^D^w noDnô^N b^«c^^6^< roia ""^s? lonato iotidni î ik^d^d ^jo ijpxi
^UJt^ SjCcOf ^UJ^I m^Aj^ \f*x^\) (^f,
^J^«yD "ID1ND DDijy "ipD I ^jj« pNrrn nin mpi dv^j^j hts ]^yb yj ^"t^d ^iju. tVj/L? i^ju* ;«*' j^l o^^ »«* »«>*^ r^ •'^ v:>y^
riNiDDO sro3 î» 'f'"» "fJ ià) po p -«d r6y ià) o^: Nîn ino ^6^ hnid» -i^ND pi n^^Dt5^<ODÎ3^<^ ^^N$rf5^^ roi p iedvo nnnDx ip ^:jn i m^«^E6^< ^^y riN^D^VO^N n^osK "i^ND p îTÎjy b ] n3nn ''nÎ3^^ nî<s;Dn!3Ni pby^N ^«^ pi pi rra2 m rvb^ î n-isHK ^w ro3 P» ^<^yK^J^^'l Nnoxjj» n^rax
L* ^^ ■ . . . u juJU «sMfiôt Le ^«*»- ,j^^ l^el^t^ L^U».! o^Lc^l
-b ]to NO ï tîD pi NSToi ^TÎîKi ]v nrw"m mx ^d pi m rr^y ''jnN dîî DD« n^y vp"" «o roJ p "fn "•'•Ji n^rwi e^wDpi "in«DTi nn^so p mjs;
if, «jiif if, Rji;^ if, 4-3 if, y^5 if, ^^,1^-^ if, ^; if, ^-u if,
if, ^^ ,^ LjÊd,! &«i,>, if, ^5^ L^O,l k*P, if, ^ iMiùy if, y^^
p w ià^ Vwm ddn iT^y yp^ nd n^t nny in ^^d in ^n ddn n^^y yp"» nd
^^ ^ if, *L*»J», |wi«t Juie ^ L« ï, ^tX* ,1 JÂJ ,t v^^/ ,U.f Jul* ^«i U
nm myiDKn ^DJ^« ^dd iidd Nin nm nno D"in ^^•'D^«^ NmDa' nî3i V nyiais^
n!?nD "ipi N2n D^iy^T .ith D^iya 2Î53i nos miDj r6"'nD3T i ma: nnna Nin
siUÀ /*^H^ • . • sJ
■""îya ^n^<"n ^î?yi "«îîy myn nniO) "i^dt m^D pD^^ V 3NnDi5N Nnn ni? riDriDi
v54X«^ j^Ç, ^, ^ sd«^ «5IJ, Joj, »4\uu ^J,^ VÏJ5ÛI ItV* si s^^uUiSy
n^<^^0D^<î?^«D ^<^ Dîjytî pj^n ^ra !3D3 n^D pDî^n'i pîmoi D^pi "inEn -j^n
«y|jLjL-,ïU ï . . . .
VJ^ 45* »5;i^ L« y^t, «X5^Lr iTl «.^âXIII ooLû^Î" if,
^"îyD ^'^^«"n ^3p p in -«^ap p V myn nn^«-n -j-n^ ^^« nD-n^ ^<DD n^DN^N
Dnïî'^^Dn ^nNDi V "lyD ^nN"n ^^yi ^nrn ^d ^îjy |nd nD^<^^« mn p ""îy ^d
Î^Ç"1DD^ 1' njp î?dd on^ dn^pîjni on-in^ND nD^«^N mn n'>Dnm onNiD^T
itoîy n^ ^«i5^DDi5^ Dynoî? x^p'ïs^i pK^i ariD te ^ddd b^2^ 'pi ^d onDî^n *is;«> ^ («-«-V^
CHAPITBB VI. 19
m Vi-bn NplîSTD NDDHD pD''K^m |"ID''D"»p ^UDVD pJ^N ]'b'>^2 p"î H^W ^D^« I
ÎTiD "13 pn Î5^«D^D nn» p N;^ji?i d^ddh pp^ro *i* pT nidi:^ ^y nj^idd^i b'Dbv n^2 ^ç^JpD^ "iis^dt ^«:DD pn noi^ îtid*! np^pîs^ mD^«î? yj îPM Dn"iDî<
«uUiiA (!)»^5J ....
Nnnn^ wD^y D^nm î^«:^ nj^t>d p^ç wDnp*i* mm noi Nî^^yî? ts^ncoi dtidt nd ■j^T îNDi n^N"ii5T Dîi? mi^D '^^rrb'^ ]n\'rp]^ «inob ^<JD^'>^ ^«:Dnm î<:2nD
«iSiJ5 ^5,l/J
pjK^ nnan pii^sn n^D V yDn^«"l ^<DÎ?^< djeh dn trnn p "lO^«^^< "lîy5;^^< "«d [D-ipi inîL^] HDmD Ninj Di^^j ^yn onso cdncdddd h^d Njj^î?^j"n w^^jd^j
"inîîn pTiTiD îv'yQ pn nnw ^dn "itoan n^D^^p yi) o^pi ^wm (^èd^e' ^j-^d ^^n) i
D''^pi "in2i
ynn ^iî ^tiddh ^nidk^ n*D pris"» pjN^i ni: iDnn n^yoE' na om^N i
an 3 « n
yj HE?:» yi ^tn yizhn yj pw myDîy
20 CHAPITRE yi«
TRADUCTION
{Hébreu et araméen) Transaction traitée devant nous, les deux juges installés à Fost&t en Egypte , et devant les personnes qui ont apposé leurs sceaux avec nous ci-dessous. Voici la chose:
(Arabe) A comparu devant nous {hébreu et araniéen) le Sieur et Maître Michaël, fils du Sieur et Maître Abraham l'Ancien , — que son ftme trouve son repos dans le paradis — , {arabe) en disant:
Attestez-moi {araméen) et ratifiez de ma part et dès à présent {arabe) et écrivez et scellez pour moi, en tout terme de confirmation et en toute expression de sanction {araméen) et en tout langage propre à servir de preuves en cas de litige, {arabe) et délivrez cela à mon frère utérin, {araméen) le Sieur et Maître Joseph, fils d'Abba Mârî, — que son âme trouve son repos dans le paradis — , {arabe) afin qu'il soit dans sa main aujourd'hui et à l'avenir un témoignage et un instrument (pour vérifier),
que j'atteste devant vous dans les formes de Taveu les plus sûres et les plus engageantes, en bonne santé, en pleine possession de ma volonté, de bon gré, sans être forcé, ni contraint, ni à contre coeur, sans inadvertance, ni erreur, et sans qu'aucune faiblesse existe en moi , qui puisse invalider mon témoignage , soit maladie, soit quelque autre circonstance atténuante,
que je le déclare libre {araméen) dès à présent {arabe) de toute prétention et de toute demande, de toutes les compétences, de toutes les charges et de tous les droits dont je pourrais avoir la fantaisie de le charger à cause de toutes les aflfaires de commerce de quelque genre et de quelque sorte qu'elles soient ; — libre de tout ce pourquoi je l'ai poursuivi {araméen) devant le tribunal, {arabe) et de tout ce pour quoi je ne l'ai pas poursuivi; — libre de toute prétention à l'héritage et au droit de succession aux biens de mes parents; — libre de tout ce que j'avais à lui demander, soit livres saints*), soit papiers, soit étoffe, soit mobilier, soit toute autre chose, — de tout ce qui porte un nom et peut être épelé , — de toutes les choses dans leur totalité, — de tout ce qui s'est passé entre nous {araméen) dès le commencement du monde [=de tout temps] jusqu'à présent; —
{arabe) libre dune liberté absolue, complète, parfaite, définitive, décisive, qui abolit toute prétention et toute exigence, — d'une liberté procédant de l'acceptation du payement (de ma part) et de l'acquittement intégral (de sa
1) Dans les manuscrits bibliques de Londres on trouve le mot r|n!ttD dans le sens spécial de livre saint, ou Pentateuque, ou Bible.
part), — d'une liberté qui ne me permet pas de m'en dédire, qu'aucun argument ne peut annuler, ni aucune interprétation ne peut atténuer, — d'une liberté déférée par moi, {hébreu) Michaël, {arabe) pendant ma vie et par mes héritiers après ma mort, à mon frère utérin, {hébreu) le Sieur Joseph ici-présent, {arabe) pendant sa vie et à ses héritiers après sa mort; — {araméen) libre de tout litige ^) et de toute opposition , de tout procès et parole , de tout ce qui s'appelle valeur, de toute complainte de lésion et d'iniquité causée, soit par des objets humains, soit par des punitions déterminées par Dieu, — de toute objection et exception, soit objection positive, soit objection fondée sur des possibilités'). — de toute sommation, de toute malédiction, jurement, excommunication grande ou petite, serment, exécration non expressément prononcée ou expressément prononcée; — libre de tout appel à une cour de justice, jugeant tant selon les droits d'Israël que selon les droits des autres peuples du monde; —
{arabe) parce qu'il ne me re^te aucun droit sur lui, ni sur lui personnellement (littéralement: en sa face), ni à cause de lui, ni à cause de sa caution, parce que je n'ai rien à prétendre de lui, ni monnaies d'argent, ni monnaies d'or, ni or, ni argent, soit fondu soit non fondu, ni fer, ni cuivre, ni étain, ni plomb, ni capital, ni commerce, ni participation, ni commandite, {araméen) ni obligation écrite, ni orale, {arabe) ni héritage, ni droit de succession de la part de mon père et de ma mère, ni des exemplaires de l'Ancien Testament, ni des parchemins, ni livres arabes ou hébraïques, ni étoffes, ni selle à chameau, ni mobilier, ni coton, ni laine, ni lin, soit tissu, soit filé, soit plusé; ni vêtements soit d'homme soit de femme, aucun compte, ni reste de compte, ni erreur de compte , ni capital , ni reste , ni gain, ni perte , ni dette, ni objets crédités, ni transfert, ni cautionnement, ni gage, ni aucun dépôt m'appartenant ou déposé par moi au profit de quelque autre personne , ni aucun dépôt déposé par une autre personne à mon profit, ni aucune chose qui puisse être pesée, mesurée ou comptée, rien qu'on puisse nommer ou épeler, rien de ce que possèdent les hommes pour en faire le commerce sous tout le ciel, peu et beaucoup, grand et chétif, {araméen) de la valeur d'un centime et plus, ni droit, ni juge.
4) J*ai traduit d'après le sens. L'expression "IDI ^1 ^DD, à cause de la rime, doit être une phrase proverbiale. On trouve une riche collection de phrases arabes semblables, rimées ou avec allitération, qu'on appelait v,Ji3t-^y dans le traité de M. Griinert inséré dans les Verhandlungen des VIL intemation.
Orientalisten-Congresses y Vienne, 1888, Partie sémitique, p. 195 et suivv. La phrase araméenne ^D1 11 m'est inconnue; je ne l'ai trouvée nulle part. Littéralement elle signifie: «génération et maître».
2) Les mots ^$^3 D^ytd et i^D^ 'O signifient littéralement : argument ou raison , introduite par la particule ^^ «parce que», et par la particule ND^ «peut-être».
ni chose pour un usage commun et pour l'échange, rien à en parler ou h en entendre parler, rien à condamner et h absoudre, aucun objet de discorde et de dispute, aucune objection et exception, aucun serment et aucune raison à déférer un serment, aucune exécration, quand même une excommunication non expressément prononcée.
11 est dégagé de toute espèce de serments, il jouit d'une liberté absolue, (ce que je lui concède) avec une bienveillance parfaite, en paroles amicales et de bon cœur, dans ce monde et dans le monde futur. {Arabe) Je lui ai concédé tout cela (araméen) dès h, présent avec une bienveillance parfaite, en paroles amicales et de bon cœur, dans ce monde et dans le monde futur, (arabe) et je lui ai écrit ce document afin qu'il soit dans sa main et dans les mains de ses héritiers après sa mort, contre moi et contre mes héritiers après ma mort {arameen) un instrument durable, ferme, fixe et valable, qui leur servira de preuve décisive dans tous les tribunaux (ou cours de justice) pour toujours {arabe) — non pas comme des preuves supplémentaires (c^bLu»iM) et comme des formulaires de contrat non ratifiés (v^aJCI! ^jjLû^) ^), mais comme la fixation la plus inébranlable et la plus explicite, rédigée conformément k ce que {araméen) nos Rabbins (de bonne mémoire) {arabe) ont consigné dans les livres sur l'acquittement,
et il ne sera pas poursuivi ni lui, ni ses héritiers après sa mort, de ma part ou de la part de mes héritiers après ma mort, à cause d'un objet acquitté par la présente, en sorte que mon devoir et celui de mes héritiers après ma mort sera de les défendre et de les déclarer déchargés.
Et la confirmation de cet acquittement se trouve entre leurs mains et (de leur part) ils seront obligés de le soutenir (aussi) dans tous les cas de difficulté et de perte qu'ils auront à éprouver à cause de cela.
{Araméen) Et tous les documents en quelques caractères et en quelque langue qu'ils soient conçus, que l'on produira pour opposer et annuler le présent statut d'Abîzâriya ici présent, sont nuls devant vous dès à présent et regardés comme un tesson dans la rue , qui n'a pas de valeur, et aucun tribunal devant lequel on les présentera, ne sera autorisé à s'en servir pour un acte.
Et j'anéantis aussi toute protestation et toute condition et protestation de protestation, et toute protestation procédant d'une protestation jusqu'à, la fin de toutes les protestations qui m'ont été présentées et que je présente à propos de ce document, conformément à l'ordonnance des Savants. Et nous
1) Pour le sens de ces deux expressions comparez la note ajoutée au passage correspondant du deuxième document.
que réponse du vendeur, dont les possessions (que nous détaillerons à l'occasion du troisième document) sont garanties aussi par les immeubles du mari, doit déclarer son consentement. C'est à la fin du traité que cette déclaration est insérée, ce que l'épouse atteste par l'entremise de deux témoins dignes de foi. J'ajoute l'observation que, dans tous les pays où l'on écrit des contrats, la vente d'un terrain n'est pas regardée comme parfaite sans contrat écrit. C'est ce que dit Maïmonide (Hilkoth MeMra, I, 3, 4) : myp"lpn ? npon H^p^ HDD
Voici le texte:
{Voir planche H.)
mn p ncDD ^Dinn pN njdjnd mm i<nnn^ i iJpNT ^^y nrwi< nj^ ^Npi yi ipin "idj nno hd -lp^■^ ^i^ "îtid nj^^n lân
. . . ^ l^jLjAl LJ JU, UJf ^-à»
m5iD^N ^JNyD^^<^ ^DD^D^^< èND^^<^^< y^DJD *i '-bv idddnt iDDDi^i ik^d^d "^jd
8dipf ^^iUJf, &*JCkui» JbUil» ^^***o JJU l,*ii^lj lyjjîrt,
rriyDT DT*^^ nTD pD-^î? yj iDDjn îptn î îran hk^jd ynD m 'w^ ip^i pDn
«tXaJj |.^aJJ «Joj U^^
viD nrîji ^D NnpmNT n^<"1N"^pN^N ^jnj^d idind ddijj; npô ^j5i< pNnn n3n ià^ to^j n!3T ino n^t ^N"1D^< n^i -qj i ià^ "inp n^j p N^i^to -idn wiii DD^om nsDp np ^jjn m^<^E6N n^<^DDD v^dj p i^n n^j ià^ y'^d p ^d n^y
Semitic Séries, I, Part IV, p. 136, US. On y trouve le «u-iJI yaS, où était la synagogue des Iràquiens (j^y-ukSï^juJI), et celle des Syriens (\-ax<«LûJI) , que l'on croyait fondée avant la destruction du second temple. On y lisait sur une table attachée à la porte de la synagogue, qu'elle était bâtie en 25 après J.-C.
cBAPiTBE vn. 25
mN!n HHHm ï^in^j jri)^ h^tni i n^pndd nj-'V ndîti ^<'^Nn p"iK^y hjd jTDj i^nD ^nyD^<^ dndd^ni ^ndd^n ^^v ^toN-^rinNi ••nm ^nâDp nnm ^bi^
-*♦* ^J^ jÛjoI, ^Uiil, JUXJI ^^ ^l^y^»^ v5;^^ ;5*-M o.*^^ ;^f
t^Dci^N "liip^^<^ ^Î3m^^<^ v!nD^N dnd^n n^<^ i ^t ^bi ^d!?di ^b ^n^N m^iîi^K
^^jLXiuio ^^ kJLe ^jj» <>yk<ajt Si^jOa. <>^â«JI uJUeJJI ^ |4^( jiJLimJI^
ÎTDtl^N "lîipD n^'V'''^ DTl^^^ "^^P^ ""Ï^O ÎDNCDDDD ^11 p1pr6N1 pDNlD^t<1 rb6
ppNnyL^N ^DD^jD îl-'D nin^!5N pNpb ni"iyo^^< "îs^^J i ^^< pNpî^ï< -«d h^dnt
y^yi[JI ^5X.-ia5' ^]*^ 0^1 ^J^'j4 >J;/iJ» *UUt o'Up' ^ SJ^\^
ÎJDDÎ^ni 3^1 W pn6 ^Î5NT m^DDÎ'N plD^NT I "lap^N t^lH HpD ^!5N
J^**^3 4»^3^5*A 07^ 45^'^ S;**^' «JWj r^' '*>^ M^ ^y
'H^n-biQ n^nv^ "iNi ^^^< ^nnj^ -"iJDp^N im Mn^n ^<m^ ^yD^^< nnn ^<^^^y
^g^XÀj v5;^l ,»y ^jjUt» *Xa>J»5 «*i ^^ ^5jJf ô^yi ia^U, U^Juu J«ajb
P iTî?N -|î?D ^î?N n^pnjNi -"Tin^^N HK^JD p HpiîiD n^vH DJND m^n ^^N
'^1-^,5^' oJUxif, ^5.5^1 S>tX-ûJ vjy.3 où!/ ijpî,^ ^1
mn p D^^<pî5^< njd^k pipn p iNni înîJN ^<^^ ^dt hd^d nniin V inn»
bl vMt; LjJf «Ai ;Lfl^M L^L» £^ «>J« t4\j6 ^giy i50^l ^}-^
ui^mJUo^ ju ^t*' ^ ^ ^*A* »j K^ &a.«Li^lj lui &Ji^ljJt SO^tX^j sS^&»^
pT îHDn îTE^JD 'inD pr6N idn -ç^wbb Î3D^<^D ndhd pnî^sn nyDiN iT^n
.... [L]ib [L]^^ [\.]m^ Ljjuâ ^ i;,ïl «JLo L4&,â*s (!)^5JJI [l,L]jb^ c;j/U«Jf »Jl«j
pto^^n pD-^nn pn^Dj prDî nton njiî n^i n^!?y tont:^ ià^ n^D nyin ^<!5
IS
D^V^ pT NDT« p w |P îmra n^m^^i i n^i? pD^ircn ^dm^ po-^pT pnnt:^ Dsn^D DIE' pT inDn hk^jd i^iD'^p^^N^D^< -|^e6n 'bv «njon p ^^ pD
NDI^n^T NJIDT^I NJIDHNÎJT NDmN^T .INIJpN^T 'l* NJpDi^l ^"Î^D ^DN"!! "I^ND jm
^5«>*^ ^)i fi^ c»«>)
DiToh ms^HD iDy^D^i ^JD-^D^i "inD''D^i N'^^<DJÎ?^ ^^<Jîî6^ N'^^J"l^<^^ njidîi^^i
pm ^jn n^ "1^<ii^ -mbi^ n-hd ^jd i^t y^Dj -|^d ip in dî^v^i pn nd^ p
Ljjylo, ^iAio, L4J«^ L».>U^^ Uy*^ L^j^Lsva., I43L.UI5 Lfxi
SI
Î3DD^N Nmapi N^^Î3^<^"n NnnNinDi nhdnidnt ^<^JNtD^m i ^<^JND"lN^
L^l«a«db, L^sbUi»^^ (-^1)^9 ^*M9^ /F^k^l L^J^^j
NH^DDI Nmnil NnDîipI NHDNE^DNT Nm^DNDDI Nm^im V NiiriNpinOD") L^JLàIj l»tX^^ l-$f«^^ L^LâbÀtj Ud^Lm^ IjDtXjjkA.^ L^LyùMXj
^DNl ^<^^ in pn ^di (OniIdn^d nNJDT ^<^nN^Jp^ ^<^n^<mcDD^ nhdipdt t<m^vi
J^l^ I4J y» J*. J^5 l-«»ty« Vf)*-*»-»? ^Sl^LÏ, LgjU^la^j Lji^j '-*r'*^
nJNpDDI njNpDDT n^N^^DI NiT^N DIDJD lil ^<D by\ iin:^ JINDT t^iTD I*
L^HiJ' vr**** y i-* J^ '-*** ^)^) ^^
jLa.t>J |J L4SU 4^ SJLoLsiJt éJù ^J6^\ «a*»- ^ks. Le ..... .
p mDnnè N^J^<i5 v^d^n nih n^!?^ ypT ndd 'îe? ^d nhjd '^t:^ n^i m n^
^^ Jl^ ^ «Xa.f^ ^LaS L^JLc Ô^UJi JCsiJI «JLye, ««AJi ^- ^Uls>.t
^nvD ^nNÎT ^i5yT iby njvD nriNÎi n^m htd pD"»^ d^dd^n mm rt> ^a^Q^ nN^NJDN^^<D ^b d!?^!? pj^T ^dd îjdd iT^d l'pDn pîmoi n^pT "inan "i^n
«yloU-J^LT iJ
Sn^D^N DDD ^D ^'î IJ^mD-1 rinCDD ^<D îpDNT IDWD N^N DDD^Ï^ hnlNiiDD N^l
'H^Zi "«n^<"n bnp p in ^^Dp p nîvD nnN*n' jm^ in VnDmN ndd n^z^NÎ^Ni ND^y "^m") yD-)^<D ^n^-^n î^<D î^d ^dp p in y^D!5^< Nin n!? "«jd ypT ndd '^ï? ^d
^^T^DT ^ma?-) î^rni ^NDDJ ^!?DN ^NDINT ^^H^ pimi D^p mnNT nN V mDT "ID
28 OHAPiras vn.
^^ ^m^D I nhn\ ^^ in nnT'n "«d îvb^ "ijnsn pyo^i nDn Dipn ^rain
»«Jj» eLU «luiAis, ,»iD*l^l, ,^4-ûxiâî ^gôJtJ jjiÇj ^^jj^^^ao» ^^ ^J,Lr «*Jà^
w^T p"Dsr^ ï6 ppD^i pn rro bd^i ktod n^3 n^îsT V «piKO ndoto p3Hwn TV VTiD ^yo ppDJT ^srnDi ^smoi ^^tidi ^Njm ^yno ^d ^dj n^^^a^ pnjD
JD W^Jpl D^DDn pp^DD pn N"ltDîr Î^V WlDDTl ^Î5 p^DDT "«VTID t^D ^1° "
pT pDH *i* 7]d':w inD pr6N idn i^k6^ yj pTn "idj "ino "id pn r^ ino
KTIDDI 3^nDl ND ^D ^y rPD N^JpD^ "WTt WDD Jj lilDil ÎTE^JD ÎVD 12
n^^Dn ^^DD "non tidj ppn nhd *i* ^<D^nD'^VD nfia "lyD nnoi^v ^d ^n^n pi ^1^ ino Nnjnî^ nâoN np nh^n p^<m rv""'^ ^^ ^iû^ds iedvd id mjp^
^9p OM<i«f JJ> l^\
mm ND1 lî?! "i^JT "imNDi dv^dt Nijnji nDiriD dddd i^t "«d n^^y ^<^îî
. dLI6 «AÀj ^i^^ <^^ ^ fcJLf 1-4-^
HDî'îî' inb pnî?N ^D^< tîî^î? n^dh^i wonm njddd hûd ^Dinn V pï< wonp
yJMlÀ.\ (})yj\ ^AyJiJ
honoré Manassé ha-k-Kohen l'Ancien, — que son ftme trouve son repos au paradis -y-, {arabe) afin qu'il soit dans sa main aujourd'hui et à l'avenir une preuve et une assurance (pour prouver),
que je déclare devant vous, dans les formes de l'aveu les plus sûres et les plus engageantes, en bonne santé, en pleine possession de ma volonté, de bon gré, sans être forcé, ni contraint, ni à contre cœur, sans inadvertance, ni erreur, et sans qu'aucune faiblesse existe en moi qui puisse invalider mon témoignage, soit maladie, soit quelque autre circonstance atténuante,
que j'ai reçu et qu'il m'a été remis de sa part la somme de vingt Dinars d'or, comptant, de pleine valeur et de juste poids, marqués au coin égyptien, valables et en bon état, qui sont devenus ma propriété, et restent sous ma main, en ma possession, à ma disposition entière et absolue. Et je lui ai vendu pour cette somme toute la maisonnette qui m'appartient et est ma propriété et dont je puis disposer librement. Et elle contient la porte carrée, le vestibule , le rez-de-chaussée *) , l'escalier , qui se trouve dans le vestibule , dont les voûtes sont construites en pierre, et par lequel on monte aux deux étages, dont chacun contient un logis séparé, plus l'échelle^), et le toit, qui couvre tout cela, et les appartenances et les droits.
La maison est située à, Fostât Miçr, au quartier Qaçr er-Roûm, qui s'appelle aussi «Qaçr esh-ShamS>, à l'intérieur de la ruelle qui traverse tout le quartier et qui s'appelle «Ruelle des Juifs» [entre les synagogues] des ""Irâquiens et des Syriens ^), qui sont situées dans le Baqâ {hébreu) des Israélites *), {arabe) la ruelle qui commence au chemin par lequel on passe aux autres localités de cette forteresse (c'est-à-dire le Qaçr er-Roûm) et à la grande place et à différents chemins
La maison est circonscrite par quatre lignes de démarcation. La première, celle du sud, s'étend jusqu'à une maison qui est connue sous le nom de «Maison du Juif», et les deux maisons sont séparées par la largeur de la ruelle dans laquelle se trouve la maison.
La deuxième, celle du nord, s'étend jusqu'à, une maisonnette qui était connue sous le nom de: «L'aumône de {hébreu) Ben Manassé {arabe) le Juif»,
i) ^yÂ^Jt jjkoâit désigne littéralement: «une construction en pierre au rez-de-chaussée».
2) Le mot npIflDD = >3 Jûmw« ne peut signifier qu'une échelle qui conduit au toit. Je crois qu'il dérive de ^ X, et qu'il a Ja même signification que «LS-^.
3) Ces deux synagogues étaient célèbres. Elles sont nommées aussi dans la description du Caire qui se ti-ouve dans les chroniques juives publiées par Neubauer, Anecdota Oxoniensia, Semitic Séries, Vol. I, Part IV, p. 137, 118.
4) C'est le nom d'une localité; peut-ôtre: «Durée ou terrain (cljb) ou ruines {[ijb) dés Israélites».
{arabe) parce qu^il a acquis par cet achat tout cela de ma part, et il lui appartient sans égard à moi et à tous mes héritiers après moi, — il a acquis ces vingt-quatre Sahms dans leur totalité, avec tout le bâtiment construit sur ce terrain, avec ses fondements, ses pierres, et les autres choses, avec sa cendre, sa poussière, avec son mortier et ses tuiles, avec ses angles et ses murailles, avec ses portes et ses entrées [mot dérivé de ^^ue], ses vestibules, son rez-de-chaussée et ses escaliers en pierre, ses étages, ses magasins et ses armoires de muraille, ses ventilateurs et ses échelles, avec son fer et ses clous, son bois, ses roseaux et ses poutres de palmier; le dessous et le dessus, ses plafonds et ses toits, ses canaux et les conduits de ses eaux et tout droit de dedans et de dehors; tout ce qui est en relation avec la maisonnette; (arameen) son entrée et sa sortie, sa montée et sa descente, tout son ciment et toute poudre qui s'y trouve , et toute amélioration et tout travail du dedans et toutes les possessions, soit en bas, soit en haut, soit du dedans, soit du dehors, du sol jusqu'à la hauteur du ciel, comme une possession datant de Tétemité;
{arabe) à l'exception de tout le terrain qui porte sa construction, parce que celui-ci n'entre pas dans ce contrat, ni dans sa totalité, ni en partie ni en quelque chose qui est compris dans ce contrat, car il a été loué d'entre les terrains réservés appartenant au Qaçr esh-Sham% et le montant du loyer levé sur ce terrain est un Qîrât par mois.
Et je lui ai écrit ce document afin qu'il soit dans sa main et dans les mains de ses héritiers après sa mort, contre moi et mes héritiers après ma mort , {araméen) un insthiment durable , ferme , fixe et valable , qui leur servira de preuve décisive dans tous les tribunaux, pour toujours, {arabe) et non pas comme des preuves supplémentaires (va^bLu^ill) et comme des formulaires de contrat non ratifiés (waDCH ^jLo^) ^) , mais comme une fixation inébranlable et une confirmation conforme à ce que {araméen) nos Rabbins — de bonne mémoire — {arabe) ont consigné dans les livres de vente et d'achat.
Et il ne sera pas poursuivi, ni lui, ni ses héritiers après sa mort, de ma part ou de la part de mes héritiers après ma mort, pour toute chose que cette vente transfère de moi à lui; ou de la part {araméen) de quiconque viendra des
1) Par la comparaison des documents suivants avec le texte du premier document et avec notre
passage, on reconnaît que les oïc>LL»wi sont une traduction littérale du mot t^DKDCCN. ce qui signifie
«les appuis», et que les v,-,-JLdi ^-k>L*a-^ sont substitués aux ^ItD^l ''DD^ID, c'est-à-dire «formulaires
de contrat». Dans le sens juridique, les é<né<DDDî< ou OÏ^>LLm»Î sont des arguments que le demandeur
pourrait proposer en sa faveur, et les ^"lûtÊH ^DDIID ou wwaXJï -a^Lo* sont les formulaires non encore remplis et signés. Tous les deux n'ont pas de valeur décisive dans un procès.
nage), de ses propres meubles (î^'^jnj), de ses anciens vêtements (en hébreu nT^Î5D) et de ce qui n'a pas encore été payé de sa Kéthoubha (nmND) (arabe) et encore d'autres raisons.
{Araméen) Ce qui a été traité devant nous, les soussignés, nous l'avons écrit , nous y avons apposé nos sceaux et l'avons donné {arabe) au Cheikh Abou l'-Hasan, {araméen) le Sieur et Maître Salomon ha-k-Kohen, ici présent, pour lui servir de preuve et d'argument.
{Arabe) Et ce fut dans la première décade {araméen) du mois de Sivan, de l'an 1435 de l'ère usitée à Fostât en Egypte, qui est situé au bord du Nil.
Certain , ferme et durable. Enregistré dans le cadastre '), pour fixer à qui appartient la maisonnette, {arabe) parce que le terrain est loué.
{Araméen) Par voie de droit et toutes ces choses sont certaines et la justesse des ordonnances de ces choses est certaine, ferme et durable.
Isaac, fils de Rabbi Samouel ha-s-Sefardi , — la récompense des savants c'est le monde futur.
Nathanaël , fils de Rabbi Amram, — qu'il repose au paradis.
Note. Un lecteur européen ne peut comprendre le sens du passage de notre traité où il est parlé de vingt-quatre sahmSj que dans un sens tout à fait différent de ce qu'il signifie en vérité. Quiconque lit le passage en question sans connaissance d'une certaine terminologie arabe usitée encore aujourd'hui, mais inconnue, à ce qu'il me semble, aux savants européens, pensera qu'il s'agit de définir l'étendue du terrain vendu. Les doutes que j'avais à propos de cette interprétation reposent sur le fait que le sahm^ aussi selon le passage du Qâmoûs cité ci-dessus, est une mesure de longueur et pas une mesure carrée à, laquelle on devrait s'attendre. C'est ce qui m'a engagé à en parler à un de mes amis orientaux, M. Mouràd, actuellement à Heidelberg, qui me donna l'explication suivante:
En Syrie, le peuple a coutume de regarder chaque terrain circonscrit, soit grand soit petit, comme un tout divisé en vingt-quatre parts, appelées sahm et plus communément encore qirât, et quand on achète ou vend une partie d'un terrain, on la calcule sur vingt-quatre. C'est ainsi qu'on dit: «J'en
1) La traduction est conjecturale; je ne puis pas définir le sens des mots pntDNOn^JI ^Vi mais j*ai
pris la dernière partie pour ^J? «rues». — Du reste il est utile de diriger l'attention des savants sur ce fait important, que le mot arabe JC^>, «loyer, bail, fermage», est d'origine araméenne, car dans la langue talmudique ^Df! a le même sens.
«Tosefta» sont la propriété personnelle de la femme; mais si elle apporte aussi des objets de la maison paternelle qui doivent rester à sa disposition, il ne suffit pas de lui garantir le «Mohar» et la «Tosefta», la garantie doit être aussi étendue à cette troisième classe de biens qui sont désignés par le nom technique «Nédounya» (î^'^jnj).
Dans la «Kéthoubha», ces trois classes de possessions sont distinctement énumérées et, dans toutes les «Kéthoubhas», on ajoute que les biens seront garantis, pour le cas de divorce et le cas de mort du mari, par toute la fortune que le mari possède. C'est la DT^inî^ ou garantie, qui fait partie de ces traités. Le droit judaïque demandant à la veuve des serments en cas de partage de l'héritage, on a aussi des formules de «Kéthoubhas» qui dispensent la veuve de cette obligation. Le contrat suivant, p. 39, en fournira un exemple. Maïmonide, dans sa Yad hhazaqa^ insiste plusieurs fois sur le respect avec lequel le mari et la femme doivent regarder l'instrument du contrat de mariage, sur lequel repose le droit de la femme aux biens du mari. Il est donc naturel que ce contrat soit appelé un document valable pour s'emparer d'une possession. Le quatrième traité nous fera connaître un cas où la femme a été privée de sa «Kéthoubha», et les difficultés qu'elle avait à vaincre pour en obtenir une deuxième rédaction.
Voici le texte de la première Kéthoubha:
in^^îi^i ijn^ n^npn ^d^i rtdT\ \r\rb n^^ino njiyi n^iyo ny^^n v\^m nî<oynnî<i î<d^î< njtrn ntrn nn^n poi^ ntry n^n î<im raa^ nn^ro
pnjD rb nn^ nmn pnj^n pntry r\^b^iù rb ^um ^iiîii î<n^op î<nnnDn mn pm ^^^yD ^nî<to nnm pnj^n ntry ntron ^m^y i^^dk^î^i nnm pn^n n^^Dn ^nn pitr nî<pDi p^^n^oi pnpnyoi rbb:^ ntrj n-^no ^mÎ5y n^yjn ^n N'^jnj Dnm pnj^n pntry î^^jinji î^nooim nmo î<n NroriD bb2 -^lî^m nmn nj^n no^tr nn î<jid^d ^m^y î^^Dpi ndddt ^îit ntrom pntrsn nnm pnj-^n nm pjp D^DDJ :nî< nstr ^dd n^ Nn:iDi ^mnriD ^mm'» î^yi ^n î^ranD mnnj«
pn ^<DVD ^<D^yD pjmi pDin «rupra pnoyn ^<J^^ ^dt nûîs^ ^d pnnDT
N^^yt? K^-lDDl D^DDT "«ND Î?D !?y Î<"I nD"lî<DD^ pT WID"»» p ^ÎJ'>Jp^ d!?vî?i
nD"iî<DD TD WDn^i ^<JDnm njdddi d^^t intî? n^D ^<^JpD^ ^5:^31 ^«J^<D^ fib yi nj ijD -)2nn jnDn ^^y i'^3 îjdd n^nn pDn ^^<pî^^
Une main plus récente a ajouté la ligne suivante, qui se distingue du reste du document par la couleur de l'encre:
Je ne puis garantir la justesse de ma lecture de ces mots.
TRADUCTION
Contrat de mariage. (Kéthoubha.)
A l'heure de bon augure et au temps désiré pour le fiancé et la fiancée et toute la communauté; — qu'ils b&tissent et réussissent, comme il est dit: «Us bâtirent et réussirent» (II Chroniques ^ 14,6).
Mardi, le 13 du mois de Tichri de Tan 1406, selon le calcul usité à, Fostftt en Egypte, qui est situé au bord du Nil, cette transaction a eu lieu:
Après que Maïmoûna, fils de Salomon, — que son repos soit au paradis — , qui avait épousé Moubâraka, fille d'Abraham, — que son repos soit au paradis — , Teut chassée en lui délivrant sa lettre de divorce , il changea d'avis et se réconcilia avec elle et il lui parla ainsi: %'<Sois ma femme selon la loi de Moïse et d'Israël, et je te servirai, te nourrirai et t'entretiendrai selon les coutumes des maris juifs, qui servent, nourrissent et entretiennent leurs femmes en vérité». Moub&raka accepta et l'épousa. Il lui donna vingt-cinq Zouz d'argent, comme il avait été stipulé dans le contrat de leur premier mariage').
4) J'ai copié ^PHTll» mais conformément au texte de la Kéthoubha suivante il faut lire ^iriH- 2) Dans la Michna Kéthoubhoth^ 9, 9, il est dit qu'il est naturel qu'un homme qui reprend une femme qu'il avait renvoyée, ne change pas le montant de la première Kéthoubha , c'est-à-dire du premier contrat de mariage. Le texte dit: rTjnjnjî H^W^ig n^lH? njÇ b^ nTIJinî int{^« H» ^^^U-
38 CHAPITRE vm.
et il ajouta volontairement de sa fortune vingt Dinars d'or, dont il lui en remit cinq tout de suite, tandis que les quinze autres restaient à sa charge, tous bons et excellents.
Les biens ^) qu'elle lui apporta de la maison paternelle étaient un manteau*), des pnpnyo, des toiles et un bonnet, d'une valeur de deux Dinars d'or. Le montant de tout ce contrat, le Mohar (c'est-à-dire la somme stipulée comme propriété de la femme, que le mari lui doit), la somme additionnelle (la Tosefta) et ses propres biens (le Nédounya), est de vingt Dinars d'or, de deux Dinars d'or et de vingt-cinq Zouz d'argent.
Le dit Maîmoûna, fils de Salomon, prend à sa charge et à celle de ses héritiers après lui, la garantie (riTIPlî^) du montant de ce contrat de mariage et autorise (sa femme Moubàraka) à se dédommager en saisissant les meillenrs de ses biens, soit un objet quelconque, soit de l'argent, qu'il possède et qu'il acquerra sous tout le ciel , dans la maison et en dehors de la maison , soit biens immobiliers, soit mobiliers, jusqu'au manteau qu'il porte sur son épaule. Et cet acte ne sera pas invalide comme les preuves supplémentaires (^<^NDDD^<) et les formulaires non ratifiés ('^'HCûîSn '^DDICû), mais valable conformément à la force et à l'autorité de tous les instruments valables dans les tribunaux qui sont rédigés selon les ordonnances de nos Rabbins et usités dans le monde, à partir d'aujourd'hui jusqu'à l'éternité.
Et nous avons ratifié cet engagement pris par Maîmoûna ici présent en £a.veur de Moubàraka ici présente, par un instrument valide pour acquérir une possession, pour tout ce qui a été consigné et déclaré ci-dessus.
Ferme et valable. Et nous l'avons écrit, ajouté le sceau et mis entre les mains de Moub&raka ici présente, afin que cela lui serve d'instrument et de preuve.
Nathanaél, fils de Rabbi Tafeth, le Khaber, — de bonne mémoire.
Ezécbiël ha-k-Eohen, le Ehaber, fils de Rabbi Héli ha-k-Eohen,
le Khaber. . . .
4) Ce sont le J^^iH^.
2) J'ai piis rth^ comme identique avec Mn!?1!l; le .Llil est une sorte de turban, et par conséquent dans notre passage il ne peut être qu'une sorte de bonnet de femme. Voyez Quatremère, Histoire des Sultans MamloukSy II, 2,75, cité par Dozy. Je ne connais pas le sens des priplVO* raais la forme me semble être un Duel du féminin.
40 CHAnTRE IX.
w^jUCJI ^ L4J «iLÂcfj . . . . ^M s^^^À» lj»«&>l tt Élis
rcTy Kna<"i r-sî^i [ -1^o^^ p-^syi ^^^«^^ r:::*ir *■i^^« îni NiT^j^ "l^«rD^K K^j>": ï"s:t "ixn ■^£•5? nr^^n "irr:: "îton ^"''^'5'* ^"^- "1^*2 ciy njo rcira Ti:r\ bi<rbi< iàrpia^ miroir rézb n:^âp «r: zznz ! npprro NnroJ
juy5 iJucX^ JLaJI '^LàZSlj 'j't^!? "^^ JOliaj Lt ^..."tv? iJSsiu» LfaA«»>
"i^ ix^i 1 Jvb^' nrrztb zy^ n::'' 1^r■n:^^« :bz*2y? î^stn nèsNn ^m^j 5C"!N"! NS^N rxn pw'i^"! "TiN rr'î? *::''* nrtr" p-'::^ ^r^M rcrz nrbra
r>T. ^<' N^^^■'z xr^z ^s^ntz iTrsr:^ n::^'^*! rrrz*: r^ p^r^rt:'' psiDoi
p^iTi^t: Nzrrn p-^n \^''zy ■rz\'*z ^y rt» !"*z\y^ ^zsr îx'^tz rb pm iiZTTTt ^":n Tc'yr^n ^^^ZN n^z^ •rr^y rby:* •- v^ti: î"p ^j^ 'Cjhd Y Kn2C\'"'! N"^rpt2 K"î Kr!Z\'^z ^^z *\xrp V bzz iàz rp "^nz "^r* ^"ïz? jbzf)
Î55ri N" ^«^z^•^z nvinx pi »vorn M^^y ^^zp" -iriz *r- ^■'Z,* nszzt ttT '>\"T""! n'b n^N" r^:^') r:p pzz: :*n 'i ■•îz' bz'2 rà nz:^" ^rr-^rz NTim*» i^'byo i^i^SNi '•î?::^^^!: pz"» *vP^p^^ r- î*"—" ^"*-- ï^'-^' bz r^nn rrb
1) Il n'y a aucun doute sur cette leçon intéressante au point de vue des lois de Feophonie dans les dialectes araméens. Voy. mon Historia artis gramtnaticae apuii Syros^ Leipsick, 1889, p. 204.
ce qu'elle a reçu *). (Arabe) 11 lui reste à le faire comparaître devant {hébreu) le tribunal (arabe) pour faire en sa faveur la déclaration concernant la susdite Kéthoubha, qu'elle contenait vingt-trois ') Din&rs et demi, et qu'elle a été détruite de sa part. Vingt Dinars de la somme étaient (hébreu) le Mohar, (arabe) et treize Dinars et demi (araméen) les biens personnels apportés de sa maison paternelle (le Nédounya); (arabe) tout cela bien attesté par le contenu des mots et de l'aveu du mari.
Les circonstances de la chose demandent donc de rédiger au lieu de la Eéthoubha qui est perdue, une nouvelle Kéthoubha, qui doit contenir de même le montant de la somme susdite et les autres conditions qui lui ont été imposées par la Kéthoubha.
Fait (araméen) le mardi, 23 Adar Rishon de l'an 1475 de l'ère des contrats, à Fostàt en Egypte, qui est situé au bord du Nil.
Autorisation conférée par l'excellent et digne Sieur et Maitre, la couronne de la gloire, l'honneur de la grandeur de la sainteté, l'unique de son temps, le lion de la loi, Monseigneur le Gaon, Nathanaël ha-1-Lévy, président du tribunal de l'exil, — que son nom dure à toujours.
Cette transaction a eu lieu,
lorsque le Sieur Tahyâ ha-k-Kohen , l'aveugle, fils de Shela na-k-Eohen , — qu'il repose dans le paradis — , avait dit à Ealla: «Fille vierge, fille du Maître Ibrahim al-Atoud: Sois ma femme selon la loi de Moïse et d'Israël, et moi, je te servirai et te nourrirai, t'honorerai, t'entretiendrai et te soutiendrai selon les coutumes des maris juifs, qui servent et nourrissent, honorent, entretiennent et soutiennent leurs femmes en vérité». Sitt-al-KouU , la fille vierge ici présente, accepta et l'épousa.
Le fiancé ici présent lui donna vingt-cinq Zouz à' argent j dont trois [k l'instant] pour être sa propriété, selon l'ordonnance de nos Eabbins '). H ajouta volontairement au montant de la Kéthoubha, comme don additionnel, vingt Dinars d'or, qui seront retenus et non payés au moment même *), tous bons et excellents.
i) Le mot !31t33 ne peut être autre chose que . ^ .^^r»» ^ pendant que K^^ de HCffl est hébreu et
signifie «enlever». Par conséquent Kt&^l IDIî^D est la somme stipulée et la pai-tie qu*elle en a reçue. U me semble inadmissible de pi*endi'e "^yt^Û pour une faute au lieu de 2inD.
2) Il y a confusion dans les nombres. Voy. page 43, note 2). Il faut lire «trente-trois». La somme suivante des biens personnels devrait être « treize et demi ».
3) Kéthoubhoth , i, 1, P^CDD D^lpl Tu^i^- Le lien marital se contracte par l'acceptation de Targent de la part de la femme, quand même ce n'est plus qu'une petite monnaie, selon l'école de Hillel. C'est la raison pour laquelle Sitt-al-Koull i*eçoit les trois Zouz; elle satisfait à une formalité du droit. Gomme la Michna dit argent et non pas or, cette Kéthoubha comme la précédente fixe le Mohar en argent^ tandis que les valeui*s des dons additionnels et des biens apport^ par la femme de la maison paternelle sont calculées en or.
4) Le nniK%D signifie, comme dans le droit musulman le j^yAj ^^ partie du montant dont le payement est différé.
Les biens qu'elle lui apportait de sa maison paternelle avaient une valeur de treize Dinars d'or et demi, tous égaux, Dinars comme Dinars, le capital réel, sans qu'on ait écrit par formalité le double du montant^).
Le montant de toute cette Kéthoubha — Mohar, dons additionnels et biens personnels de la femme — était de vingt Dinars d'or, de trois (treize?) Dinars d'or et demi '), et de vingt-cinq Zouz d'argent, tous égaux, Dinars comme Dinars.
Le fiancé ici présent prend à sa charge et h celle de ses héritiers après lui la garantie de cette somme, et autorise sa femme h se dédommager en s'emparant des meilleurs des biens du mari, soit chose achetée, soit argent, qu'il possède et qu'il possédera sous tout le ciel , dans la maison et en dehors , soit immeubles soit mobiliers, même le manteau qu'il porte sur son épaule. Et cet acte ne sera pas invalide comme des preuves supplémentaires et des formulaires de contrat non ratifiés, mais valable conformément à la force et à l'autorité de tous les contrats de mariage que nos Rabbins ont ordonnés et qui sont usités dans le monde, h partir d'aujourd'hui et jusqu'à l'éternité.
Enfin le fiancé s'est engagé à déclarer que Sitt-al-KouU , la fille ici présente , sera exempte devant lui pendant sa vie , et devant ses héritiers après sa mort , de tout acte d'exécution de saisie de ses biens s'étendant à tout objet dans la maison dont l'appartenance est regardée comme douteuse, et qu'il renonce pour toujours au droit de lui demander pour ces objets un serment, soit léger soit sévère , même par la dévolution d'un serment , et de lui demander une excommunication générale dans laquelle aucune personne n'est désignée distinctement.
Et nous avons confirmé cette déclaration faite par Taliyà ha-k-Kohen, l'aveugle, à Kalla, la demoiselle ici présente, comme étant parfaite et absolue dès à présent par un instrument valide pour acquérir une propriété, qui garantit tout ce qui a été écrit et consigné ci-dessus.
Tout cela est ferme et certain et durable.
Jacob ha-k-Kohen, fils de Joseph, — qu'il repose dans le paradis.
Mebhorakh, fils de Nathan, le Khaber, — de bonne mémoire.
Hillel, fils de Rabbi Tsadoq, suprême juge.
1) Cette stipulation s'explique par la note de Levy sub ^DD, où il dit qu'en certains lieux on avait la coutume de mettre dans la Kéthoubha le double de la somme qu'on voulait réellement payer, pour donner plus d'éclat à la fiancée. Le Talmud (Bab. mes., 104^) dit: DîinD TU)^ b)€Db ••• ^y^\y^ DIpD, c*est-à-dire : Où il y a coutume de doubler la somme promise dans la Kéthoubha, l'époux obtient la moitié.
2} Auparavant il était dit que les biens personnels étaient de treize Dinars et demi. Il y a donc une faute dans la rédaction du contrat, et il est vraisemblable qu'on doit restituer dans ce passage lî^y rhr) au lieu de i^r\br\ que porte le document.
&ITAPHES hébraïques DE W0RM8 ET DE MATENCE.
{Fair planches IV et V.)
I. De Tan 837 = 1077 après J.-C. — Texte écrit entre les lignes. Pierre brute sans pointe ni arc dans le haut. Voir Chwolson, Corp. inscr. hébr.^'ç. 181.
Dpy^ raSD 1T
ncûDjn mnnn
î^nnD ^d:>^vh
itTDJ m^n \T\ïb
D^^nn mnîiD
Ceci est la stèle de Jacob,
l'excellent ") , qui est allé
à sa demeure étemelle en 837
du petit calcul. Que son &me repose
dans le cercle de la vie.
IL De l'an 843 = 1083 après J.-C. — Pierre réglée, brute dans le haut.
nJtr Dî<D N3
6D1DÎ5 3Dnn
no^iy^ nntoDj
1 nn r\T\ mû
n^n iTV^N
py nmj
Le 1 Abh de l'an
843 du petit calcul
est allée à sa demeure étemelle
la Dame Hanna, fille de Babbi
Éléazar ha-1-Lévy.
Son repos soit le paradis.
rn. De l'an 846 = 1086 après J.-C. — Pierre réglée, brute dans le haut.
Î51Î5N3 nD3
lonn njtr
TOû mîDDJ
ra NÎ5^3
pm^ 1 ij^Di
py nmj ^lî^n
Le 24 Éloul
de l'an 846
est décédée la Dame
Bella, fille
de notre Maître Rabbi Isaac
ha-1-Lévy. Son repos soit le paradis.
1) On pourrait aussi traduire déjeune homme». Mais Tépithète se trouve aussi au féminin, ajoutée à des noms de femmes, par exemple N<>* VI et XII, ce qui me dispose à lui donner la signification àî* excellent^ élu.
Le père de Bella, Babbi Isaac ha-1-Lévy, était le maître du célèbre Rashi. Il mourut en 1070.
IV. De Tan 851 = 1091 après J.-C. — Pierre réglée, bnite dans le haut.
CÛ1DÎ5 Njnna
^r2b^vb nsDDj
nn mî^-^jK^ n
nî^n iTy^j^
]iv irnj
En 851 du petit calcul,
le 18 Nisan,
est allé k sa demeure étemelle
Rabbi Senior, fils de Rabbi
Eléazar ha-1-Lévy.
Son repos soit le paradis.
V. De l'an 945 = 1185 après J.-C. — Pierre non réglée. La troisième ligne porte la leçon UMI9 ^^^ évidemment il faut lire q^^t. Le haut de la pierre est brut. Le texte est conçu en prose rimée.
\i;irb nî<în pi<r\