‹ Documents de paléographie hébraïque et arabe, publiés avec sept planches photo-lithographiquesChapitre 9 sur 9 · ADDITIONS ET CORRECTIONS · texte numérisé non relu

ADDITIONS ET CORRECTIONS

(IV) P. 23, 1. 20, p. 29, 1. 3 et p. 34, 1. 9. Ponr «traité de vente de Tan 1124 après J.-C.i lisez «de l'an 1127 après J.-C.d — L'ayenglement si connu et si redouté de tous ceux qui s'occupent de l'édition d'anciens manuscrits, qui empêche les éditeurs, une faute de lecture s'étant une fois glissée dans leur première copie, de la déeouyrir malgré nombreuses collations, m'a joué un mauvais tour. J'avais écrit, p. 29, L 3: Htt^ni rn^DI Hî^Dyni^l «D^« Hitri, où le manuscrit porte en vérité: iT^oni pn^D. Le traité n'est donc pas conclu en 1435, mais en 1438 = 1127 après J.-C. De telles bévues ne s'aperçoivent jamais qu'après coup.

(V) P. 31, 1. 288. Lisez: «Il sera autorisé à acquérir, à conférer comme propriété^ à transférer par voie d'héritage, à posséder, à vendre'»^ etc. Le mot ni<12p^( désigpie mettre en possession dans un sens général, et dans nos documents il semble signifier la faculté du propriétaire de s'en désister et de transférer ses droits à qui bon lui semble, tandis que ^yC^ désigne particulièrement la vente. La première expression s'applique donc aux donations^ et ce sont elles que nous voyons énumérées dans le passage suivant d'un traité de vente analogue à celui dont nous parlons. Le passage est ainsi conçu: ynr\^ VtSHVI ViD '^D ")DD T3 TO ^D^l

nraVi yryd7\ ^n:b'y ninon ]r\'b^ ^^brrhy ]^^'vrb^ loirn^i ts^nin'? nr)''^ no te Vin d'^dh oy rmyh

'y\ rv:i «nO'» Vh irrt^l "WOPÛ n ^(Wyh^ yiîûi lipy^l yitD:^1 Onn^l, c'est-à-dire: «L'acheteur' susdit avec ses héritiers aura le droit de faire de la maison susdite tout ce qu'il voudra. H pourra en chasser les habitants, la donner en louage, permettre qu'on y loge, la troquer et en faire cadeau } il sera libre de l'enclore, de rompre, de bâtir, de détruire, de planter et d'essarter la plantation, bref de faire tout ce qu'il voudra, et personne n'aura le droit de l'en empêcher.

Voir nynts^ n^n:, N^. 3i.

(VI) p. 34, note 1. Je n'ai pas réussi à trouver la dérivation du mot pltSi^t^n^^, quoique son sens ne soit pas douteux. M. Herzsohn en supposant qu'il soit une forme corrompue par l'orthographe ou par la prononciation, a suggéré l'idée de rétablir plîûi^Cn^!!, ce qui répondrait au syriaque {.é^^ {..^^oloi^ et au grec yeufnTptxij et aurait le sens — du reste hypothétique — «archives des géomètres, des arpenteurs y». Je ne dois pas taire cette explication ingénieuse, pourtant on devra en attendre la confirmation par d'autres textes. En copte on a un mot spécial pour désigpier la géodésie, c'est igiciuip^ , composé de cgi , mesurer ^ et de ^u>p^ ) champ.

Enfin il sera utile d'attirer l'attention des lecteurs sur le catalogue des terrains réservés, .LX^t, composé par Maqrizî (Jnn^, II, p. 114), qui donne l'explication du mot en ces termes : L^JLfi flJLJt ^J^ njfià «JU Qy^M ^^ ijOj\ q^ j^ ^oa J^pl ^, c'est-à-dire: «Dans l'idiome des Égyptiens j^:> désigne interdire à quelqu'un de bâtir sur un certain terrain». Mais dans la suite de son récit on apprend que les propriétaires concédaient le droit do bâtir sur ces terrains réserves pour une rente, et il y a même un exemple de ce que la rente était destinée pour doter une école ou pour en faire l'aumône. Je cite par exemple p. 115, 1. 7 d'en bas:

Qyoy y^^ '^J^î '^jï^^j ®* particulièrement p. 116, l. 10: «j^ji^* j çjJjS} [lÂ-il --uo^t] qv3I

o^PLaJL J^CiS x^L^iJl! o.^L^wi^ . Cela suffira pour justifier notre traduction du mot jJ^^^ par «terrain réservé i>.

Page 1