‹ Documents des archives de la Chambre des comptes de Navarre (1196-1384)Chapitre 13 sur 509 · I, lY · texte numérisé non relu

I, lY

INTRODUCTION XXXV

L'alcaïd avait la charge des armes et des munitions du château : le 6 février 1366, à l'occasion du changement de châtelaÎD à Murillo, on envoya un portera prendre possession de la forteresse au .nom du Roi, la remettre au nouveau titulaire et procéder au récolement de Tinventaire des engins de guerre ; l'ancien inventaire et le nouveau devaient être adressés à la Trésorerie.

L'alcaïd avait souvent des fonctions administratives : à Saint-Jean-Pied-de-Port, le châtelain s'occupait de la justice aussi bien que de la perception des impôts ; il avait le titre de « châtelain de Saint-Jean, garde de la terre d'Outre-Ports. » L'alcaïd du château sur l'emplacement duquel fut élevée la Bastide-Clairence représentait le Domaine royal; il recevait des gages, dit l'enquête de 1347, pour garder le château et les vacants qui l'entouraient ; il condamnait à l'amende les gens qui coupaient du bois sans permission dans les forêts du Roi. M. Francisque Michel donne un certain nombre de quittances délivrées, en février et mars 1276, par des châtelains pour leur mesnada et pour la retenencia de leur château*, ce qui prouve, soit dit en passant, que l'alcaïd pouvait en même temps être mesnadero, quoi qu'en ait dit ailleurs ce même auteur.

Lorsque la garnison ne suffisait pas pour le service de la place, les habitants de la localité ou des environs pouvaient être requis. Le capitaine d'Arguedas, Jean de San-Martin, reçut, le 4 mars 1366, l'ordre de forcer les nobles et les clercs à « veiller, faire le guet, les rondes dans ladite ville, nuit et jour. . . comme ils le font dans les autres localités du royaume. » Il avait été enjoint, un mois avant, à l'alcaïd, à l'alcalde et aux jurés de Valtierra de passer outre à la supplique adressée au Roi par les Juifs et les Maures pour se soustraire à cette obligation. Par contre, le châtelain de Saint-Jean- Pied-de-Porl, dont la troupe avait été renforcée de huit

1. Notes de V Histoire de la Guerre de Navarre, pp. 443 et suiv.

XXXVI INTRODUCTION

soldats, se vit défendre, le 26 novembre 1365, de tracasser les laboureurs du pays d'Ossès et autres, qu'il voulait contraindre à envoyer journellement quatre hommes pour faire le guet à Saint-Jean.

1 190, mars. — Olito.

Arnaud'Raijmondy vicomte de Tarlas^y fait hommage à Sanche

le Fort, roi de Navarre,

(Cartulairc III, p. 22. — Yanguas a aualysé ce document, Dicc.j art. Tartax, t. III, p. 368. — Morel l'a traduit, t. III, pp. 12-3.)

De dominio Sancii, régis Navarre, super [Anialdum] Raymundi, vicecomite[m] de Tartayss.

In nomine Domini nostri Jhesu-Christi. Hec est caria facta in memoriam conventionum quas Arnaldus Raymundi, vicecornes de Tartais, facit Sancio, illustri régi Navarre. Notum sit itaque universis hominibiis tam prescntibus quam futuris quod Arnaldus Raymundi , vicecomes de Tartais , recipit Sancium, regem Navarre, in dominum super omnes homines et sit vasallus ipsius, et facit eidem régi hominium quod semper ad voluntatem et mandatum ipsius faciat guerram vel faciat pacem cum omnibus hominibus, quandocumque ipse mandaverit. De rege autem Anglie istud nominatim convenit Sancio, régi Navarre, Arnaldus Raymundi, vicecomes de Tar-

1. u La série des vicomtes de Tartas débute (960) par Tortus, que des chartes qualifient de rex. » (Dompnicr de Sauviac, Chroniques de la cité et du diocèse d'Acqs, Daz, 1869, t. I. p. 116). Arnaud-Raymond de Tartas, deuxième du nom, combattit les Anglais sous les murs de Daz, et prit part aux batailles que Philippe-Auguste leur livra. C'est soD fils Raymond-Arnaud qui, par son mariage avec Navarra, vicomtesse de Dax, réunit les deux vicomtes de Dax et de Tartas. {Ibidemy p. 175.)

BRUTAIL5. Documents. 1

2 DOCIMENTS [1196'

tais, quod si forte rex Anglie vcllet ei emendare injurias quas rex Anglie inlulit illi, et conponeret cum eodem rege Anglie propter emendationes illaruin injuriarum vel propter îilia, semper tamcn pro velle ac mandate Sancii, régis Navarre, faciat guerram contra regem Anglie, quandocumque idem rex Navarre raandaverit, vel faciat pacem cum rege Anglie. De Gastone, Bearnensi vicecomite, nominatim istam facit convenientiam Sancio, régi Navarre, Arnaldus Kaimundi, vicecomes de Tartais, quod quandocumque Sancius, rex Navarre, mandaverit eidem vicecomiti de Tartais quod reddat Gastoni de Bearn benefacturam quam tenet et tenuerit de illo, sive terrarin"!, sive aliud, reddat eam Gastoni, et, ad mandatum ejusdeni régis, faciat guerram Gastoni vel faciat pacem cum eo, quandocumque mandaverit idem rex Navarre. De benefactura ponit se in miseratione et causimcnto Sancii, repris Navarre, Arnaldus Ravmundi, vicecomes Tartaxensis, quod idem rex Navarre, sicut eidem régi placuerit, faciat erga illum. Sancius autcm, rex Navarre, recipit Arnaldum Ravmundi, viceconiitem Tartaxensem, in vassallum suum, quod valeat ei et adjuvet illum contra omnes homines. Et Arnaldus Raymundi, vicecomes Tartaxensis, concedit et affirmât quod si non tenuerit et attenderit supradictas convcnieutias prenominato régi Sancio Navarre, sit traditor inde vicecomes Tartaxensis, Arnaldus Ravmundi. Facta carta era M' CC XXX' IIIÏ*, mense martii, quando Gasto Bearnensis venit ad curiam supranominati régis Navarre, apud Olit*, pro causa quam habebat contra Ravmundum Guillelmi, viceconiitem de Sola, et idem rex Navarre et rex Castelle et rex Araofonie habuerunt colloqium inter Agredam et Tirasonam, cui colloquio interfuit Gasto Bearnensis et predictus vicecomes Tartaxensis. Testes hujus facti Rodricus de I^aztan, Ispaniolus de Dome-

1. OUtej ville de la Navarre, partido judicial de Tufalla. — Les rois de Navarre ont possédé très ancicuuemeiil à Olite une résidence; Charles le Noble y construisit vers 1410 un mai:çnifi(iue palais que Mina brûla en 1813. pour empêcher l'armée française d'y trouver un abri; par bonheur le feu fut impuissant à consumer entièrement ces constructions massives, et l'on admire encore à Tentrée de la ville les ruines grandioses du palais, qui est sans contredit l'un des plus beaux monuments de rarchito<'ture civile et mililaire du moyen âge. Ou peut lire sur dite et son château : c Mcmoria sobre iaS ruinas del palacio real de Olit^, » par Tcmincnt directeur de la RcKista Euskara^ M. Juan Iturralde y Suit. Pamplona, 1870.

[1202- 1204"! DES ARCHIVES DE NAVARllE. 3

(laii, Lupus de Vallerr;» ; Fortonc, cantore Tutelane ecclesie, existente canccilario. Istam cartani scripsit Furtunius Urrocensis.

l?0;^ou r203S 17 décerabre. — Gramont.

Vivian de Gramont^ fait hommage au roi Sanche pour son château de (ir amont. Il s* engage à défendre son suzerain contre tous ses ennemis et à répondre devant lui de tous les torts qu'il pourrait causer aux vassaux de la couronne de Navarre. Le lloi lui promet en retour aide et protection. Aux termes de la charte y en témoignage de cet hommage Vivian de Gramont avait posé sur son château la bannière du roi de Xavarre. Il prête serment avec vingt-sept chevaliers, parmi lesquels figurent Bernard de (wramont et Bernard de Montcu(j, le même peut-être qui était en 1230 chambellan de Thibaut^.

(Carlul. I. p. 279. — Traduction dans Mord, t. III, pp. 62-63. — HéRiimé dans Yanguas, Dirc.j art. Agramont^ l. I. pp. 15, 16.)

1204, août. — Pampelune.

Accord entre la ville de Bayonne et Sanche le Fort.

rCartulaire III, p. 239. — Analyse dans Moret, t. III, p. 365. — Publ. par A. Giry, Les établissements de Boueriy t. II, p. 76.)

De compositione facta intcr Sancium, regeni Navarre, et burgenses de Bayona.

1. La date de 1202 est donnée par la copie du Carlul. I; celle de 1203, par la copie du Cartul. III.

2. Vivian II de Gramont, 1200-1205. La famille de Gramont se rattachait à la race royale de Navarre; son nom latin était de Agramonte, que ron a eu le tort de traduire parfois d'Aigremont. Sur le passé de cette puissante famille, voir de Jaurgain. Les châtelains de Mauléon^ dans la Revue de Bvarn. Savarre et Lannes, t. II, p. 288 et suiv.

3. Voy. d'Arbois de Jubaiuville, Histoire des ducs et des comtes de Champagne, catalogue des actes, n® 2055.

Hec est carta compositionis facte inter dominum Sancium, regem Navarre, et burgensses de Baiona. Notum sit itaque omnibus hominibus quod ego, Sancius, per Dei gratiam rex Navarre, rccipio sub niea protectione et defensione homines de Baiona et omnes res ipsorum, tani mobiles quam immobiles, volens et mandans ut veniant, eant et redeant per totum meum regrnuni ab orta * Baione salvi et securi cum omnibus rébus suis, persolvendo michi mea pedagia in locis consuetis et pedagia eonsueta, et sint salvi et securi in eundo et redeundo tam de me quam de omnibus hominibus regni et de aliispro posse meo, et quod predicta securitate maneant quantum mihi placuerit, ita tamen quod, quandocumque mihi placuerit datam eis securitatem infringere, faciam hoc scire ante conciliuni" Baione per m menses, et homines de Baiona, qui tune fuerint in regno meo et habuerint ibi res suas, habeant securitatem unius anni circa personas suas et adrecuperandas intérim res quas habuerint in regno meo ; et si infra annum non possent eas re[cu]perare, sint etiam amplius securi donec eas recuperarent, nisi illud . tantum quod propter defectum justicie fuerit a partibus nomine pignoris retentum. Adicio etiam predictis quod, si homines de Baiona fecerint recuperarc meis hominibus, faciam ego similiter recuperare res suas infra annum vel post annum et conducere personas et res earum usque ad Baionam. Et sciendum quod omnia male> facta et querimonie hinc et inde debent emendari per homines juratos ex utraque parte infra spacium viiii dierum per inquisitione[m] veritatis vel per forum terre. Preterea, homines de Baiona debent custodire caminum et defendere ad totum posse suum et debent se catare^ de toto dampno régis Navarre et regni sui per mare et per terram et quod non adjuvent inimicos régis Navarre contra ipsuni nec valeant eis

1. Orta, la banlieue; c'est, à proprement parler, In partie de la banlieue où se trouvent les jardins de la ville. On dit ainsi la hueria de Valence, de Murcie, Vkorta de Perpignan. Guillaume Auelier s'est servi de ce terme dans son poème sur la guerre de Navarre, vers 3729 et 4804.

2. Concilium ; c'était peul-ctre le conseil de ville de Bayonne, qui existait déjà à cette époque. (Voy. Giry, Etablissements de Rouen, t. I, pp. 106-107.)

3. Catarc, garder; c'est le synonyme de servare : dans rhommage de Vivian de Gramont précédemment analysé on trouve caten dominium pour servent dominium.

auxilio neque consilio, salva tamen in omnibus fidelitate régis Anglic. Hec omnia supradicta debent intelligi et observari per bonani fidem et sine enganno ex utraqiie parte. Dant [sic) apud Pampilonani, mense augusti, sub era M' CC* XL" II'. Ad raajorem confirmationem hujus facti presentem cartam hoc meo sigillo corroboro et confirmo.

1228, juillet.

P. Arnaud de Luxe^ fait hommage à Sanche le Fort pour sa terre

d'Ostabat.

(Carlulairc III, p. 24.)

De conditione facta a rege Sancio cum P. Arnalt de Luxa super Ostavals.

In Dei nomine. Notum sit cunctis honiinibus tam presentibus quam futuris, quod ego don P. Arnalt de Luxa feci aveniença con vos don Sancho, por la gracia de Dios rei de Navarra, quando me tornastes esta villa d^Ostavals, atal aviniença fiz con vos que io non faga fortaleza ninguna en Ostavals, si non foz con vuestra amor et quanto vos me mendaredes ; et demas, que aiades en Ostavals todo aquel sennorio que nunque i oviestes ni avedes ni devedes aver. Demas, io deviengo vuestro vassaillo, e que vos ajude contra todos los ornes del segle. Et de todo esto vos juro sobre libro et cruz, et fiz vos en pleit et omenage que vos atienda todas .estas sobreditas cosas, assi como estas cartas dizen. Et si por aventura esto fallia, vos don Sancho, rei de Navarra, que vos tornedes a quanto io aia, et io ni nul omme del segle non aia clamos de vos et io que finque* por malo. Sunt testes hujus

1. La maison de Luxe avait la mcme origine que la maison de Gramont, sa voisine; toutes deux appartenaient à la Basse-Navarre et comptaient parmi les plus illustres familles du royaume. (Voy. de Jaurgain, Les châtelains de MauUoriy dans la Rvvue de Béarn, Navarrt et Lannesj t. II, p. 289.)

2. Finque por malo^ mot à mot : que je demeure pour mauvais, que je sois réputé mauvais; fincar signifie rester; en marge de certains documents dans le cartulaire de Charles le Mauvais, les scribes ont écrit cette note : finca por quitar, c'est-à-dire reste à payer.

rei don Lop Arretz de Arci, et don Arnalt Sanz d*Assa, et don Guillem Baldouïn, et don Guillem de Peronaz, justicia de Tudela, et don Arnalt, alcalde de Sanguessa, et don Calbet, su ermano, et P. Gassias, et Arnalt Sanz d'Armedariz, et Guillem deFaet(? , et Costanç, et Arnalt d'Ostaval. Actumcst hoc in era M' CC* LX' VI*, mense julii; et ego, Dominicus, qui hanc cartani scripsit.

\n\, 18 juillet. — Kstella.

Thibaut /•% roi de Xavarre^ confirme les prwilè(jes octroyés par ses prédécesseurs aux habitants de Baic/orri.

(Ciirtulalrc I, pp. 275-276. — Analysé dans Yançuas, Dicc.j art. liaigorri^ t. I, pp. 79-80 et dans Moret, t. III. pp. 161)

[CJonoscida causa sia a todos aqueillos que son et qui seran que nos Thibalt, por la gracia de Dios rey de Xavarra et comde palazino de Campaynnia et de Bria, per riesgos et per servicios que los hombres de Baygorry (jue nos fizieron, les otroyamos et les mandamos a([ueillos fueros que nuestros antecessors les otrevaron et les dieron, et demas mandamos et otreamos que nos nin aqueillos qui regnaran empues nos non podamos nin puedan la villa de Baygorry empeynnar nin vender nin camiar nin aillenar a omme nin<runo d'esti nuindo per secula cuncta ; sino tan solamientre que la comendemos a quien quisieremos por honor, quando sabor ovieremos. Et mavor vallimiento et mavor firmeoa que este donacio ava metemos y nuestro sieillo pendient. Et qui contra este nuestro feycto quisies contrariar nin maldizir con Judas el traydor entro en los infiernos parconero pueda ser. Factum est apud Stellam, anno Domini millesimo ducentesimo XXXIIII°, die martis ante festum béate Marie Magdalene. Xobis Theobaldus in Xavarra regnantibus ; P. Remigii ', episcopo Pampilo-

1. Rémi, évêque de Pampelune. fils naturel de Sauche le Fort (Voy. d'Arbois, Ilist. des ducs et des comtes de Champagne, t. IV, p. 527.) La plupart des noms qui suivent se retrouvent dans Touvrage auquel nous venons de renvoyer le lecteur, notamment celui de Robert de Sézanne, qui était fiançais; un Jean de Bidaurro joua un rôle important dans la guerre civile de 1276. yoy. Francisque Michel, à la table des matières qui suit VHist. de la guerre de Navarre.)

nénsi; et ejus fratre, Johanne Pétri de Baztan, alferiz in Navarra et per manum meam régis tenente La Gardia ; et Johanne de Vidaurre, Vianam ; et Ruborto de Sizania, castellum d^EstelIa ; et R. Theobaudi, prevost d'EsteyIla ; et Johanne Pétri, alcalde; et J. Pétri de Lodosa Dia Castieillo; et B. de Rada, castellum de Lerin; et G. Luppi, seynnor de Alfaro, tenente castellum Sancti-Johannis sub pede portus; et S. Ferdinandi de Montagut, tene[nte] castellum de Lignius (?).

1234, octobre.

Hommage de Raymond-dailhume, vicomte de Soule^ « qui devenit vasallus Theobaldi, rej^is Navarre », pour une rente annuelle de soixante livres, transmissible à celui de ses héritiers qui possédera le château de Mauléon et payable à Olitè pour tes fêtes de Noël. Raymond-Guillaume réserve la ligesse du roi d^ Angleterre.

(Cartulaire III, pp. 164-165. — Analysé dans Yanguas, Dicc, art.

Sola (Soûle), t. III, p. 329.)

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1236, 19 septembre. — Olito.

Thibaut h^vidime et confirme un privilège accordé leAnovembre 1220 aux gens dOstabat allant faire moudre aux moulins royaux de Saint-Jean-Pied-de-Port.

(Cartulaire III, p. 266.)

Nos Theobaldus, Dei gratia rex Navarre, Campanie et Brie cornes palatinus, notum facimus omnibus présentes litteras inspecturis quod nos vidimus etinspeximus diligentcr cartam quam inclite recordationis Sancius, Dei gratia rex Navarre, omnibus hominibus regni* meo isic), salutem. Sciatis quod ego mando firmiter quod ullus homo de regno meo non

1. Il est à peine utile de faire observer qu'une lacune existe à cet eodroit, où les formules du vidimus se mêlent au document vidimé.

pignoret, non marque!, nec ullum disturbium facial ad homines de Ostevals nec de Ostcvals venientes molere ad meos molendinos de Sancto-Johanne vel inde redeuntes, si non esset sua fidancia vel suus debitor. Et quicunique contra istud meum mandatum fecerit, sciât certissime quod dampnum quod fecerit dupliciter emendubit, et mihi etiam pectabit duo milia solidorum de Morlans, et insuper incurret iram meam. Datum Tutele, pridie nonas novembris sub era M* CC* L* VIII*. Nos vero dictam cartam et ea que in ipsa continentur dictis hominibus de Ostevals confirmamus, et sigilli nostri munimine roboramus. Datum apud Olitum, anno Domini M*^ CC° tricesimo VI°, mense septembris, die veneris ante festum sancti Mathei apostoli.

1244, 11 juin. — Olitc.

/{aijnwnd-Guillaume de Soûle fait hommage au roi Thibaut Z*"' pour une rente annuelle de soi tante livres de sanchets, payable à la saint Michel ; Raymond-ijuillaume s'engage k aider le roi de Navarre contre tous ses ennemis, « nompnadament contra Bcarn, contra Aj^ramont et contra todos les ommes del mundo, salvo contra aquella terra que cl roi d'Anglaterra tiene quitament en so mano et en so domiiiio. » Mais si le roi dWngleterre ou le sénéchal de ilascogne envahissent la Xavarre, Hayniond-iruillaume prendra les armes contre eux : « Demas prometo, que si el rey d'Anj^laterra o el senescal de Gascoyna o qui quiere que viniesse sobre vuestra terra, a vos ajude a defender, como leal vassaillo es teuido a senior. » De son côté Thibaut promet de comprendre son vassal dans tous les traités de paix ou de trêve qu'il pourra conclure.

(Cai'tuluirc III, pp. 123-124. — Publ. par Yaiigiias. Dicc, art. Sola, t. III, pp. 329-330: mais son éditiou est inexacte. I) en est de même du texte donne par Moret d'une partie de ce document, t. III, p. 195)

124 4, juin.

(rarsende de Héarn et son fils Gaston se portent garants, pour Fortaner de Lascun, de Vexécution des conventions intervenues

entre ce baron, et Thibaut /"; Thibaut donnait le château de Sadava et ses dépendances^ habitées ou non, « yermo e poblado », à Fortaner, qui devenait V homme et le vassal du roi de Navarre^ Fortaner jurait de défendre son suzerain^ lui troisième, et de le recevoir dans le château déjà nommé, en temps de paix comme en temps de guerre. Si le vassal viole ce contrat, Thibaut préviendra les cautions y et si celles-ci ne font pas réparer le dommage dans le délai d'un mois, il sera en droit de saisir sur elles un gage, qu'il détiendra jusqu'à ce que le tort soit redressé,

(Carlulaire III, pp. 122-123. — Édition partielle dans Morct , t. III,

pp. 193-194.)

1244, 21 septembre.

Roger de Comminges se reconnaît Vhomme lige de Thibaut /•^

(Cartulaire I, pp. 292-293, et III, p. 127. — TMition défectueuse dans Yauguas, Dicc.y art. Comminges^ 1. 1, p. 243'. — Analyse dans Moret, t. III, pp. 195-196.)

In Dei nomiiie, ego Rogerius", filius domiiii Rogerii, Paleriensis' comitis, notiim facio universis presentem paginam inspecturis quod ego feci excellentî viro domino Theobaldo, Dei gratia régi Navarre, Campanie et Brie comiti palacino iliustri, homagium legium\ hiinde teneoripsum contra omnes homines juvare fidelitcr et servire. In cujus rei noticiam sigillum mcum duxi presentibus apponendum. Actum die mercurii post festum exaltationis Sancte Crucis, anno Domini millesimo ducentesimo quadragesimo quarto.

1. Yauguas s'est trompé de deux ans au sujet de la date, qui est 1244 el Don 1242.

2. Ce Roger est le comte de Paillias dont le nom revient à plusieurs reprises dans V Histoire de Languedoc j et non pas. comme l'a cru Moret, un comte de Pardiac. — Le cartulaire I débute ainsi : « Ego Cogorius, etc. »

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