Les planètes et les étoiles
o. Le mot todSn "g paraît pas sig lificr ici diagonale. 4. Les anges sont les nombres, q li n<i sont prosqno rien au de-but, et qui s'étendent ensuite à l'infini.
tant, cacht», merveilleux et éclatant, d'où sortent le feu, lair et l'eau, d'où tout a été créé'.
Troisième parajjraphe. — Sept doubles : bet^ (julmel, (ialetj kaf, i)é, resch, tav. Sept et non six, sept et non huit, six côtés dans les six directions, et le temple placé juste au milieu — TÉternel soit béni de son endroit ! il est Tendroit du monde et le monde n'est pas son endroit.
Quatrihne paragraphe, — Douze simples, douze et non onze, douze et non treize : douze arêtes des angles, se divisant dans les directions, séparant les différents côtés : arête est-nord, arête est-haut, arête est-bas, arête nord-ouest, arête nord-haut, arête nord-bas, arête ouest-sud, arête ouesthaut, arête ouest- bas, arête sud-est, arête sud-haut, arête sud-bas.
Cinquième 2mra(jra2)he. — Par lesquelles Yah, l'Eternel Sebaot, Dieu d'Israël, Dieu vivant. Dieu tout-puissant, noble et sublime, habitant Téternité et dont le nom' est saint, a tracé vin^t-deux lettres, fixées à la sphère; la sphère tourne devant derrière, la sphère tourne devant derrière. Un signe de la chose : Rien ne dépasse en bien les délices (ôrièg) et rien ne dépasse en mal la plaie inégal).
Sixième paragraphe. — La preuve de la chose est (donnée) par des témoins dignes de foi : le monde. Tannée, l'ame. Le monde se compte par dix : Les trois sont le feu, Tair et l'eau; les sept sont les sept planètes; les douze sont les douze signes du zodiaque. L'année se compte par dix : Les trois sont Thiver, l'été et la demi-saison ; les sept sont les sept jours de la création; les douze sont les douze mois. La personne compte par dix : Trois sont la tête, le tronc et le ventre ; les sept sont les sept ouvertures ; les douze sont les douze organes directeurs.
Tkoisiêmk Chapitre.
Premier paragraphe, — Dix nombres fermés; ferme ta bouche pour ne pas parler, ferme ton cœur pour ne pas penser, et si ton cœur s'élance, retourne vers l'Endroit, car il est dit ainsi : Ils courent et reviennent. Fixe leur fin dans leur commencement et leur commencement dans leur fin,
1. Nou8 avons supprimé un passage qui se retrouve m, 3, et qui n'a rien k faire ici.
4 LE 8ÉFER YK8IBA
comme une flamme fixée à un charbon^ Sache, pense et imagine que le Créateur est un et qu'il n*y en a pas en dehors de lui, et devant l'unité que comptes-tu?
Deuxième paragraphe. — Vingt-deux lettres fondamentales : trois principales, sept doubles, douze simples. Trois principales^ alef^ inem^ schin; le feu, l'air et l'eau. L'origine du ciel est le feu, l'origine de l'atmosphère est l'air, l'origine de la terre est Teau : le feu monte, l'eau descend et l'air est la règle qui met l'équilibre entre eux ; le mem est grave, le schin est aigu, Valef est intermédiaire entre eux. Alef-memschîn est scellé de six sceaux et enveloppé dans le mâle et la femelle*. Sache, pense et imagine que le feu supporte l'eau. • Troisième paragraphe. — Sept doubles : 6, (/, rf. A', py r, t, qui sont usitées avec deux prononciations : 6e/, bhet ; guimel y ghimel; dalet, dIvaUt; kaf^ khaf; péy phé; reschy rhesch; taVy thav : l'une douce, l'autre dure, à l'instar du fort et du faible. Les doubles représentent des contraires. Le contraire de la vie, c'est la mort; le contraire de la paix, c'est le malheur; le contraire de la sagesse, c'est la sottise; le contraire de la richesse, c'est la pauvreté; le contraire de la culture, c'est le désert; le contraire de la grâce, c'est la laideur; le contraire du pouvoir, c'est la servitude.
Quatrième paragraphe. — Douze lettres simples : /té, vav, zayifiy (tet, fety yody lamed, nuriy samekh, 'atjin, ^adé, qof. Il les a tracées, taillées, multipliées, pesées et permutées : comment les a-t-il multipliées? Deux pierres bAtissent deux maisons, trois bâtissent six maisons, quatre bâtissent vingt-quatre maisons, cinq bâtissent cent vingt maisons, six bâtissent sept cent vingt maisons, sept bâtissent cinq mille quarante maisons. A partir de là, va et compte ce que ta bouche ne peut exprimer, ce que ton oreille ne peut entendre.
Cinquième paragraphe. — Par lesquelles Yah, l'Éternel Sebaot, le Dieu d'Israël, Dieu vivant. Seigneur tout-puissant, élevé et sublime, habitant l'éternité et dont le nom est saint a tracé (le monde). YaH se compose de deux lettres, YHVH de quatre lettres. Sebaot : Il est comme un signe dans son armée. Dieu d'Israël : (Israël) est un prince devant Dieu. Dieu vivaiit : Trois choses sont appelées vivantes:
1. L'auteur veut ttauti doute dire que si les nombre» Hout iiifiuis pour nous, ils ne le sont pas pour Dieu.
2. Parce qu'il y a six combinaisons, trois fortes et trois faibles.
Dieu vivant, eau vive, et arbre de la vie. El : Fort. Sadday : Jusque-là il suffit. Élevé : car il réside dans la hauteur du monde, et est au-dessus de tous les êtres élevés. Sublime : car il porte et soutient le haut et le bas -, tandis que les porteurs sont en bas et leur charge en haut, lui est en haut et et il porte en bas; il porte et soutient le monde entier. Habitant l'éternité : car son règne est éternel et ininterrompu. Son nom est saint : car lui et ses serviteurs sont saints et ils lui disent chaque jour : Saint, saint, saint.
Sixième paragraphe. — La preuve de Ja chose (est fournie par) des témoins dignes de foi : le monde. Tannée, l'âme. Les douze sont en bas, les sept au-dessus d'eux et les trois au-dessus des sept. Des trois il a formé son sanctuaire et tous sont attachés à l'Un : Signe de TUn qui n'a pas de second, Roi unique dans son monde, qui est un et dont le nom est un.
Quatrième Chapitre.
Premier paragraphe. — Dix nombres primordiaux. Premièrement : L'esprit du Dieu vivant, vie du monde, dont le trône est affermi de toute éternité. Son nom est loué et béni toujours et éternellement : c'est là l'esprit saint.
DetLXième paragraphe. — Deuxièmement : Il a tracé un air d'un autre air, il a taillé les quatre côtés du ciel : l'orient, l'occident, le nord et le sud, et il y a un vent de chaque (côté).
Troisième paragraphe. — Vingt-deux lettres fondamentales : Trois principales, sept doubles et douze simples*, lettres taillées dans l'air, tracées par la voix, fixées dans la bouche en cinq endroits : Alef, hé^ liety 'ayin; het, vav, mem, pé; guimél^ yod, kaf, qof; dalety /e^, lamedy nun, tav, zayin ; samekhy §adéy resch, schin. Les gutturales se prononcent avec la fin de la langue, les linguales vers le milieu de la langue en se prononçant avec la voyelle, les sifflantes entre les dents et avec la langue inerte.
Quatrième paragraphe. — Les vingt-deux lettres, il les a tracées, taillées, multipliées, pesées et interverties et il en a formé toutes les créatures et tout ce qui sera créé. Et de quelle façon les a-t-il multipliées? L'a/efavec toutes et toutes avec Valefy le bet avec toutes et toutes avec le bety le guimel avec toutes et toutes avec le guimél; toutes tournent
en cercle; il se trouve qu'elles sortent par deux cent trente et une portes; il se trouve que toutes les paroles sortent sous un même nom.
Cinquihne paragraphe. — Il a formé du néant le réel et il a fait exister ce qui n'était pas; il a taillé de grandes colonnes d'un air insaisissable.
Sixième paragraphe. — Troisièmement : Il a créé l'eau de l'air; il a tracé et tiiîUé avec elle le tohu et le bohit^ le limon et l'argile, il en a fait comme une sorte de parterre, il les a taillés en une sorte de mur, il les a couverts comme une sorte de toiture ; il a fait couler l'eau dessus, et cela est devenu la terre, comme il est écrit : Car a la neige il dit : Sois de la terre. {TohUy c'est la ligne verte qui entoure le monde entier, bohu ce sont les pierres trouées et enfoncées dans Tocéan, d'où sort l'eau, comme il est dit : Il étendra sur elle lu ligne de tohu et lespiefi^res de hohu^)
/Sepfe'è?/ie î^arar/rapAe. —Quatrièmement: Le feu de l'eau. Il a tracé et taillé avec lui le trône de gloire et toute la légion céleste, comme il est écrit : Il fait des vents ses messagers et ses serviteurs de feu flamboyant.
Huitième paragraphe. — Cinquièmement. Il a choisi trois lettres simples et les a fixées avec son grand nom et a scellé avec elles les six côtés. Il a scellé le haut, il s'est tourné en haut et l'a scellé avec yod, hé, vav. Sixièmenent : Il a scellé le bas : Il s'est tourné en bas et l'a scellé yod, vav, hé. Septièmement. Il a scellé l'orient, il s'est tourné devant lui et il l'a scellé avec héj vav, yod. Huitièmement il a scellé l'occident, il s'est tourné derrière lui, et Ta scellé avec hé, yod, vav. Neuvièmement. Il a scellé le midi : Il s'est tourné à droite et l'a scellé avec vav, yod, hé. Dixièmement : Il a scellé le nord, il s'est tourné à gauche et la scellé avec vav, hé, î/od. Voilà les dix nombres primordiaux : 1° l'esprit du Dieu vivant; 2° l'air (créé) de l'esprit; 3*» l'eau créée de l'air; 4° le feu (créé) de l'eau; [5"-10°] le haut, le bas, l'orient, l'occident, le nord, le sud.
Cinquième Chapitre.
1. Il a fait régner l'aZe/dans l'air, il lui a attaché une couronne et a combiné une (lettre) avec l'autre, et il a créé
1. Cette dernière expUcHtiou est probablement une interpolation. L'auteur du Séfer Yesîra paraît avoir expliqué ^nn inn P*'^ T2^DT USI*
avec lui Tasmosphère dans le monde, la demi-saison dans l'année et le tronc dans la personne : maie et femelle, mâle avec émesch et la femelle avec ascham, — 2. Il a fait régner le mem sur Teau, il lui a attaché une couronne et il les a mélangés l'un avec Tautre, et il a formé avec lui la terre dans le monde et rhiver dans Tannée et le ventre dans la personne. — 3. Il a fait régner le schin dans le feu, et il lui a attaché une couronne et il les a mêlés Tun avec Tautre, et il a créé avec lui le ciel dans le monde, Tété dans Tannée, la tête dans la personne, maie et femelle. De quelle façon les a-t-il mêlés? Aie/, meMy schin; aJef, schiïiy mem; mem, schiUj aie/; mem, aie/, schin; schin, alef, mem; schin, mem, aJef. Le ciel est du feu, l'atmosphère est de Tair, la terre est de Teau. La tête de Thomme est du feu, son cœur est de Tair, son ventre est de Teau. — 4. Sept lettres doubles, b, g, d, k, p, r,t; il les a tracées, taillées, mélang<-*es, équilibrées et permutées; il a créé avec elles les planètes, les jours et les ouvertures. — 5. Il a fait régner le htt et il lui a attaché une couronne, et les a combinés Tun avec Tautre et il a créé avec lui Saturne dans le monde, le sabbat dans Tannée, et la bouche dans la personn^. — G. Il a fait régner le (juimel, il lui a attaché une couronne et les a mélangés Tun avec Tautre, il a créé avec lui Jupiter dans le monde, dimanche dans Tannée, Tœil droit dans la personne. — 7. Il a fait régner le dalet, il lui a attaché une couronne, il les a mélangés Tun avec Tautre, et il a créé avec lui Mars dans le monde, le lundi dans Tannée et Tœil gauche dans la p<»rsonne. — 8. Il a fait régner le kof, il lui a attaché une couronne, et les a mêlés Tun avec Tautre, et a créé avec lui le soleil dans le monde, le mardi dans Tannée, la narine droite dans la personne. — 9. Il a fait régner le pé et il lui a attiiché une couronne, il les a mêlés Tun avec Tautre, et a créé avec lui Vénus dans le monde, le mercredi dans Tannée, la narine gauche dans la personne. — 10. Il a fait régner le resch, il lui a attiiché une couronne et les a multipliés Tun avec l'autre, et a créé avec lui Mercure dans le monde, le jeudi dans Tannée, Toreille droite dans la personne. — 11. Il a fait régner le tav, il lui a attaché une couronne, il les a multipliés Tun avec Tautre, et a créé avec lui la lune dans le monde, le vendredi dans Tannée, Toreille gauche dans la personne. — 12. Il a séparé les témoins et les a placés chacun a part, le monde à part. Tannée à part et la personne à part.
Sixième Chapitre.
Douze simples : hé, vaVj zaf/hij Ijetj f^t, tjocly laraedy nurij samekhj *ayin, ^nâê, qof. Il les a tracées, taillées, multipliées, équilibrées et permutées et il a créé avec elles les signes du zodiaque, les mois et les organes directeurs : deux agités^, deux tranquilles*, deux délibérants^, deux gais (qui sont les deux intestins) *, les deux mains, les deux pieds*. — 1. II les a mis comme en lutte et les a rangés comme en bataille. Dieu a fait Tun en face de Tautre. — 2. Trois, chacun à part; sept divisés trois au-dessus de trois, et Tun la règle qui mot l'équilibre entre eux. Douze placés en bataille : trois amis, trois ennemis, trois meurtriers et trois résurrecteurs et tous attachés l'un à Tautre'*; signe de la chose : vingt-deux objets et un corps. — 3. De quelle façon les a-t-il multipliées : hé vaVy vav hé, zaïiin /jet, /jet zaïjin, (et yod, tjod fet, lamed min, nun lamed, samekh 'ayln, 'ayln samek/t, ^adéqof, qof^adé.
— 4. Il a fait régner le Jié, lui a attiiché une couronne, il les a multipliés Tun avec Tautre, et il a créé avec lui le Bélier dans le monde, n/san dans Tannée et le foie dans la personne.
— 5. Il a fait régner le vav, lui a attaché une couronne, les a multipliés Tun avec Tautre, il a créé avec lui le Taureau dans le monde, iyyar dans Tannée, la bile dans la personne. — 6. Il a fait régner le zayiii, lui a attaché une couronne, les a multipliés Tun avec l'autre, et a créé avec lui les Gémeaux dans le monde, sh^an dans Tannée et la rate dans la personne. — 7. H a fait régner le /jet, lui a «attaché une couronne, les a multipliés Tun avec Tautre et a créé le Cancer dans le monde, tammiiz dans Tannée et Testomac dans la personne. — 8. Il a fait régner le f^t, lui a attaché une couronne et les a multipliés Tun avec Tautre et a créé avec lui le Lion dans le monde, ah dans Tannée, le rein droit dans