‹ Documents des archives de la Chambre des comptes de Navarre (1196-1384)Chapitre 179 sur 509 · Ibid · texte numérisé non relu

Ibid

LE 8ÉFER TE8IBA 35

c'est celle dont le prophète a dît dès Tori^ine qu'elle est facile au lieu d'être difficile, proche au lieu d'être éloignée, puisqu'il a dit : Car cette loi... n'est jxis dans le ciel... ni de Vautre côté de la mer..., mais elU est jjroche de toi^ etc.*. Et comme la connaissance des préceptes n'est pas mystérietise^y la science de la création a été appelée : mystères de la sagesse, et comme celle-là n^est pas éloixjnée, celle-ci est éloignée^.

Et si quelqu'un demande : Mais puisque Job et Agur disent expressément que cette Sîi^esse ne peut pas être atteinte et M(Mse noire maître y fait allusion, comment Abraham notre père a-t-il prétendu qu'il y est arrivé? Nous répondrons qu'il n'a pas prétendu avoir constaté comment dans la réalité la création active s'est produite. Il a seulement énoncé que dans son imagination il a conçu l'apparence de la création, de même que nous nous représentons dans notre imagination que (Dieu) a créé les choses de rien, or nous ne voyons pas comment quelque chose peut se réaliser de rien; de même (Abraham) s'est représenté que l'étincellemcnt de la parole et les formes des lettres dans l'air produisaient des lignes, formaient des figures diverses, et que quelques-unes de ces lignes et de ces figures condensaient des parties de l'air et les exprimaient de façon que l'eau en a été produite, que d'autres faisaient évaporer l'eau, et il en restait quelque chose comme l'écume d'où venait la terre; d'autres enfin échauffaient l'air, l'amincissaient, l'affinaient et il en sortait le feu. Tout cela par les actes de notre Créateur et non par nos actes, comme nous admettons que la création est de son pouvoir et non du nôtre, et c'est pourquoi (l'auteur) a dit que : les mystères de la sagesse se sont réalisés par trente-deux voies. Il a exprimé la réalisation par le mot il a tracé, bien qu'il veuille dire : // a créé, comme il est dit après : il a créé le monde, parce que le nombre et la parole sont des quantités discontinues, ils n'existent que par série et gradation ; c'est pourquoi il désigne l'emploi des deux par le mot : il a tracé, voulant dire par là qu'ils n'ont

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