quibus
XLV. — Item, habebimus nos ibidem exercitum et cavalgatàm ut in aliis nostris villis.
XLVI. — Item, quod nullus qui in carcere dicte bastide fuerit detentus et per sententiam fuerit absolutus nichil dare pro prisonagio teneatur. Si vero ante tempus sentencie liberatus fuerit prestet cautiones si eas habuerit ; vel si non habeat, juratoriam cautionem de presonagio solvendo si per sententiam fuerit condempnatus. Si quis vero in hoc casu solvere prisonagium teneatur et fuerit nobilis, solvat duodecim denarios tholosanos pro prisonagio ; si vero Homo alterius conditionis sit, [pro] prisonagio solvat sex denarios tholosajios.
XLVII. — Item, quod homines dicte bastide possint emere et vendere sal prout in aliis bastidis est fieri consuetum.
Nos autem omnia premissa et singula prout plenius sunt expressa, rata et grata habentcs, ea volumus, laudamus et perpetuo confirmamus, excepto quod sal vendere vel emere non possint in dicta bastida nisi quod admodum ceteri faciunt seu utuntur communiter in aliis villis senescallie Vigorre, salvo in aliis jure nostro et in omnibus quolibet alieno.
Quod ut (irmum et stabile perseveret, présentes fecimus litteras nostri sigilli munimine roborari. Actum apud Vicennas, mense jullii, anno Domini millesimo trecentessimo duodecimo.
29 novembre 1313.
Par acte passé à Garris en présence de Pierre- Arnaud , « public notario de tota la terre de Navarre deçà ports », Pierre Arremes, bayle de la Bastide-Clairence, concède à deux bourgeois de la nouvelle ville le droit d'y établir un moulin, « ab totz sons gorres et ab totes sas nasses et ab totes sons entrans et yxirs et ab totz sas tasques et tasquers de lonc et de lat, et ab totes causes menudes et groses que a moliars partienen o apartier deven*. »
(Cartulaire II, pp. 96-97. — Le texte du document a été altéré par le
copiste, qui ne l'a point compris.)
1. On sait que les moulins du moyen âge étaient des moulins à pra^ tiques; le blé appartenait au client et le meunier se payait en retenant sur chaque sac une certaine quantité de grain, une • punyera i. Les
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Vers 1320.
Organisation de Vhôtel du comte d^Evreux '. (Tiroir 41, n® 37. Parchemin écrit sur deux colonnes.)
C'est la manière comment Tostel monseigneur le conte d'Evreus est gouverné et les nons de ceux qui le gouvernent.
Guillaume Chenu et Pierre de Fresnoi, escuiers, sont chargiez des offices de panesterie, de bouteillerie, de cuisine et de fruiterie quant Tun est a la cour et Tautre deffaut, et quant il y sont touz, Pierre de Fresnoi s'entremet de la panesterie, de la bouteillerie et de la fruiterie, et a aveques soi en ces offices Bricet, des robes de mestier, et Simonet qui fet toutes les torches et les chandelles et n'a for une cote hardie par an ; et Guillaume Chenu s'entremet de la cuisine et achate les viandes et a aveques soi Guéraut le queu, des • robes d'escuiers, Hervoet le Breton, des robes de mestier, Jehannot, de la cuisine, qui n'a for une cote hardie l'an et fait les sausses, et aucune foiz li aide i autre breton, qui n'a robes ne gaiges. Et pour touz les offices dessus diz n'a que II sommiers, dont Bricet mène l'un et Jehannot de la cuisine, l'autre. Jacquet de Courcelles s'entremetra avec les diz escuiers de tous les offices dessus diz aussi comme eus.
Enguerran, qui est des robes de mestier, s'entremet des offices d'escuerie et de four[rerie] tout ensemble, et a aveques soi Pomaide Lévesque, qui garde la porte et n'a for une cote hardie par an ; et en ces offices n'a nul sommier.
concessionnaires de la Bastide s'engagent à verser au trésor la moitié du grain, c menut et gros », qu'ils percevront ainsi, aûn d'avoir le droit de garder l'autre moitié; ils doivent, en outre, payer douze deniers de petits tournois de cens tous les ans et autant d'acapte en cas de changement de seigneur.
1. Il s'agit, croyons-nous, dans ce document, de Louis, comte d'Evreux de 1282 à 1319, de Charles, comte de Valois (Charles, mon^ seigneur de Valois)^ et de Robert d'Artois, comte de Beaumont (monseigneur de Biaumont) de 1309 ù 1332. Tous trois, on le sait, étaient fils de Philippe-le-Hardi.
Bbutails. Documents, 3
par toute la terre faire enqueste sur touz les officiaus de la dite terre et pour punir ceux qui trouveront coulpables, sero[n] la teneur et poouir de la commission qu'il auront.
Item, il a esté parlé que il seroit bon que Monseigneur eust son grant conseil par trois fo[iz], c'est assavoir Tendemain de la saint Michel, aus Brandons et a la saint Jehan, ausqueles journées fust raporté a Monseigneur et a son grant conseil de cens qui s'entremetront de ses besoignes, soit de celles de parlement, de ses comptes, et du gouvernement de sa terre et de son hostel et de quiconques de ses autres besoignes, le point et Testât ou elles seront, comment l'en seroit aie avant et ce qui en aura esté fait.
XXVIU
1329 (n. s.), 6 mars. — Pampelune.
Guillaume-Loup de TiU, écuyer, renouvelle V hommage-lige dû au roi de Navarre pour la moitié de la vicomte de Baigorri et la maison d^Oucoz, que Philippe le Bel avait restituées à don Brun^ père dudit Guillaume-Loup : il s'engage à observer « todas las cosas et clausullas en las capilullas del sagrament del bornage lige contenidas, las quoales vasaillo lige a su seynnor de drccho et de razon es tenido et deve jurar et goardar. »
(Cartulaire I, pp. 291-292. — Analysé dans Moret, t. III, p. 614.)
1329, 10 mai. — Olite.
Le roi Philippe confirme les habitants de Saint-Jean-Pied^e- Port dans la jouissance des coutumes de Bayonne.
(Cartulaire II, p. 104. — Analysé dans Yanguas, Dicc.^ art. San-Juan
del Pie del Puerto, t. III, p. 299.)
[PJhilippus, Dei gratia rex Navarre, Ebroycensis, Engolismensis, Moritonie Longuevilleque comes, universis présentes
1. Guillaume-Loup était le fils et l'héritier de don Brun, seigneur de Til et de Navarre, elle-même (ille de Raymond-Guillaume, seigneur de Caupène.
litteras inspecturis, salutcm. Noverint iiniversi quod cum habitatorcs ville nostre Santi {sic) Johannis de Pede Portus ab antiquis temporibus usque nunc et per privilegiura usi, gubernati jiisticiatique fuerint sceundum forum civitatis Baione, et adhue secundum dictum forum justitiam [sic) fiât inter habitatorcs dicte ville, dictumque privilegium, non est diu, quando dicta nostra villa pro roajori parte extitit * cremata, fuerit concrematum, prout ex rellacione fidedignorum nobis constat, ad suplicacionem habitatorum dicte ville, eis ipsorumque successoribus concedimus de gratia speciali quod quatenus rite et juste fuerit, utantur, dicto ' foro, quodque inter predictos habitatorcs secundum forum fuerit, justicie complementum, prout est hactenus observatum. Quod ut perpétue firmitatis robur obtineat, presentibus litteris nostrum fecimus apponi sigillum. Datum apud Orlitum', X" die maii, anno Domini millesimo trescentesimo vicesimo nono. — De mandato domini Régis, per me Philippum de Meleduno, cancellarium, in deffectu notarii.
1331 (n. s.), 28 janvier. — Yiana.
Compromis intervenu par devant Pierre d* Arçanegui , notaire de la cour de Navarre, entre Pierre Sanchez d*Uncastilio, procureur du Roi, et le curé de la Bastide, qui réclamaient Vun et Vautre les dîmes de cette paroisse''. L'affaire est confiée à des arbitres : Arnaud^, évêque de Pampelune, et Philippe de Melun, archidiacre de Reims et chancelier du royaume,
(Cartulaire II, p. 101.)