‹ Documents des archives de la Chambre des comptes de Navarre (1196-1384)Chapitre 272 sur 509 · Bibl. Nat. Coll. D. Housseau, IIl, n · texte numérisé non relu

Bibl. Nat. Coll. D. Housseau, IIl, n

3. Coll. Baluze XLVIK f. 233 r». Auctoramentum Rainaldi Burgundionis de Credonensi ecclesia : « ....Corroboramus Domino Deo et loco ejus Vindocinensi donum illud factum de ecclesia S. démentis quae sita est apud Credonem, etc. »

4. Id., f. 231 r®. « Scuta bellorum et denarios qui mittuntur in castello meo a jurantibus ad reliquias sanctorum reddidimus et concessimus Sanctae Trinitati et ejus Vindocinensi monasterio in manu Odrici ejusdem loci abbatis et sub jure et potestate ecclesiae parrochialis S. démentis semper maneant et monachi Vindocinenses in ipsa ecclesia Domino Deo servientes ea habeant in omne tempus futurum. »

5. Coll. Baluze XLV'II, f. 233 v*» : a Dédit itaque nobis venditiones et forfacta de burgis nostris pro anima patris sui etc., precibus et amore Goffridi abbatis cognati sui. »

grégation vendômoise put lui paraître une association grande et importante. La direction de ce groupe religieux offrait à Tambition un plus vaste champ d'action que la possession d'une petite seigneurie laïque. D'autre part les croyances de l'époque prêtaient des privilèges spirituels tout particuliers à l'état de moine. L'éducation que Geoffroi reçut à l'école épiscopale d'Angers a pu confirmer cette sorte de sentiment chez lui, en même temps qu'elle lui donna la science requise pour figurer dignement dans les rangs ecclésiastiques.

Il est possible que le jeune Geoffroi se soit d'abord adonné aux études de Técole épiscopale sans avoir la pensée de se consacrer à la vie religieuse ; on trouvait dans les établissements épiscopaux une catégorie d'élèves formée d'enfants de bonne naissance placés là sans qu'ils dussent par là suite renoncer à la vie laïque'. Cette habitude semblait devoir se développer en Anjou surtout, où la culture des esprits était alors plus grande que dans la plupart des autres pays de France ^ C'était à un comte d'Anjou du x® siècle, Foulques II, raillé par le roi de France d'avoir pris rang parmi les chanoines de Saint-Martin pour le chant de Toffice, qu'on prêtait cette réponse : « Un roi illettré n'est qu'un âne couronné^.» La prospérité de l'école épiscopale d'Angers témoignait bien de la faveur où étaient les études dans cette région. Quelquesuns des maîtres qui y ont enseigné ont laissé des œuvres marquant la variété de leurs connaissances et la nature des idées qui étaient le plus répandues dans cette société cultivée. C'est ce qui est arrivé pour Marbode. Ce maître professa à Angers de 1067 à 1081 ; devenu alors archidiacre, il semble qu'il ait renoncé à ses fonctions d'enseignement*; Geoffroi, qui n'entra à l'école cathédrale que vers 1085 vraisemblablement, ne fut donc point sous sa direction immédiate. L'abbé de Vendôme a reconnu plus tard comme ses maîtres un cer-

1. Cf. Pfister, Études sur le règne de Boherl le Pieux, p. 14.

2. V. sur le rôle de TAnjou sous les premiers Capétiens : Pasquier, Dnudry, ahhé de Bourgueil, p. 29 sqq.

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