‹ Documents des archives de la Chambre des comptes de Navarre (1196-1384)Chapitre 281 sur 509 · Id · texte numérisé non relu

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6. Id., 279. Cf. Hœften, Libri XII diêquisitionum monasticarum, I, 132.

avaient la foi étaient poussés à travailler pour le royaume de Dieu dont la réalisation la plus élevée était dans la vie régulière. Baudry de Bourgueil n'écrit guère à un jeune homme sans l'engager à se faire moine ; la plupart de ses lettres aux jeunes gens portent ce titre : a Ad quemdam ut se monacharet^ ». « Tu diras peut-être, écrit S. Anselme à un ami qu'il veut convertir à la vie religieuse, que les moines ne sont pas seuls à obtenir le salut, et il est vrai. Mais lesquels ont l'espérance la plus assurée et la plus haute, de ceux qui se consacrent uniquement à Tamour de Dieu, ou de ceux qui veulent allier l'amour de Dieu à l'amour du monde ?^ ». Pour Geoffroi, la réponse était aisée ; il a travaillé par lui-même et par des auxiliaires aux progrès du monachisme, et du même coup au développement de son monastère.

Geoffroi de Mayenne avait été un des plus vaillants défenseurs du Maine contre les Normands. Lorsque le chevalier fut devenu vieux, l'abbé de Vendôme le pressa de se donner à Dieu, lui qui avait donné tant de jours au monde et au péché. Il est vrai que Geoffroi de Mayenne avait été un des bienfaiteurs du monastère de la Trinité', mais, selon ce que lui dit l'abbé : « Tu as fait un peu de bien, néanmoins ce peu de bien est peu de chose à côté de tes fautes ». « Consacre donc le peu de jours qu'il te reste à vivre à Dieu, ton Créateur et ton Rédempteur, car ce que tu as vécu jusqu'ici, tu l'as presque entièrement vécu pour le siècle* ». La lettre de Geoffroi de Vendôme à son oncle Renaud de Craon présente ces mêmes idées avec IHnsistance d'une ferveur inquiète. Renaud aussi était âgé ; quoiqu'il eût déjà promis à l'abbé de changer sa manière de vivre, il n'avait point hâte de le faire. Son neveu

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