‹ Documents des archives de la Chambre des comptes de Navarre (1196-1384)Chapitre 297 sur 509 · Id · texte numérisé non relu

Id

bayes voisines V D'autres religieux se sont échappés de Vendôme et ont cherché à entrer dans quelque nouvelle congrégation, soit qu'ils crussent y trouver une plus grande sainteté, soit plutôt qu'ils voulussent se soustraire à la domination de Geoffroi. Tel fut le moine qui se rendit à Cluny et ne désira plus rentrer à Vendôme* ; tel ce Payen qui se réfugia auprès d'Hamelin, abbé de Saint-Aubin d'Angers*; tel aussi ce fugitif qu'Honorius II ordonna à l'abbé de Beaulieu de renvoyer à la Trinité*. Le coupable qui exerça le plus les revendications de Geoffroi fut le moine Jean, habile dans Tart de la construction, et prêté par l'abbé à Hildebert, évêque du Mans, qui voulait réparer sa cathédrale incendiée par les Anglo- Normands*. Jean, dit le Maçon ou l'Architecte, trouva la vie à son gré auprès d'Hildebert; lorsque Geoffroi jugea que son religieux s'était assez longtemps absenté de la Trinité, le moine ne voulut point rentrer, ni l'évêque le rendre. Les plaintes de Geoffroi auprès de Paschal II *, les menaces répétées d'excommunication ^ n'agirent pas plus sur le réfractaire que la promesse d'un accueil indulgent au cas où il se repentirait de sa désobéissance. Il est vrai que l'indulgence de Geoffroi était relative ; le coupable devait premièrement faire satisfaction régulière à son abbé, et subir « moins le châtiment de sa faute que le remède qui l'en devait guérir*. » Jean fit le voyage de Jérusalem, mais non celui de Vendôme. « Il est rentré de Jérusalem, écrivit Geoffroi en apprenant ce pèlerinage ; il eût mieux fait de rester dans son monastère et de s'y bien conduire. Ce ne sont point tous ceux qui auront vu la Jérusalem terrestre qui obtiendront la Jérusalem céleste, mais ceux qui auront fait le bien*. » Enfin Jean le Maçon

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