IV, 38, 39: « fratres quos tuœ fidei commisimus
9. IV, 36. Il semble que Vhomo incompositus et fatuus contre qui luttait Geoffroi fût Foulques V, comte d'Anjou. Cf. III, 7.
prieurs sur les matières de leur administration, était néanmoins souvent empêché dans l'exercice de son autorité. L'éloignement de beaucoup d'obédiences, ou la richesse particulière de quelques exploitations, donnaient une puissance et une indépendance exceptionnelles à leurs chefs. Quelquefois le prieur cherchait à s'approprier le prieuré. Ives de Chartres conseilla Geoffroi sur la conduite à tenir avec un de ces fonctionnaires rebelles : <c Mon avis est que vous ne rendiez point à ce moine l'obédience qu'il avait usurpée et que vous l'avez contraint à jurer de ne plus administrer ^ » La correspondance de Tabbé de Vendôme fait voir qu'il y avait quelque relâchement dans les prieurés éloignés de Saintonge'. Renaud Cartauld, prieur de cette région, agit de telle sorte que l'abbé lui enleva sa fonction ^, mais Renaud était protégé par le duc d'Aquitaine ; Guillaume essaya inutilement de faire rendre sa charge au coupable : l'abbé Geoffiroi refusa, et irrité de l'impunité dont jouissait Renaud à la cour de Poitiers, il profita du départ du duc pour la croisade en 1101 pour exiger de sa femme Mathiide le renvoi du fugitif sous peine d'excommunication pour Renaud et ses protecteurs^.