‹ Documents des archives de la Chambre des comptes de Navarre (1196-1384)Chapitre 378 sur 509 · M., II · texte numérisé non relu

M., II

monastère possédait à Pezou\ L'abbé pressa les évêques de Chartres, Yves et GeofFroi, do sévir contre les chevaliers*; il les trouva lents à agir. D'Yves il se plaignait de ne pouvoir obtenir « une étincelle de justice^ ». Quant à GeofFroi de Lèves, sollicité de prendre des mesures contre Ursion, il répondit à l'abbé de Vendôme qu'il serait bon qu'auparavant les moines de la Trinité, inviolables dans leur enceinte, cessassent de donner refuge aux excommuniés de l'évêque*. Il est vrai que le Saint-Siège étant intervenu dans l'affaire, le diocésain de Chartres fut obligé d'agir. Mais les menaces de Pascal II ne suffirent point ^ L'excommunication lancée par ordre de Calixte II produisit un effet plus salutaire, car en 1122 Nivelon et son fils Ursion renoncèrent solennellement à leurs réclamations sur les terres de la Trinité '.

Ce fut encore à l'évêque de Chartres, Geoffroi, que l'abbé dut s'adresser pour se plaindre d'un chevalier, Robertus de Monte laudatOy non laudandus, dit-il, qui après s'être indûment approprié une terre du monastère ne consentit à la rendre qu'en retour d'une somme de cent sous. Il avait mal gagné son argent, ajoute l'abbé; il l'a encore plus mal dépensé à Vendôme \ L'évêque du Mans, Hildebert, fut prié d'agir « contre Pierre de Chaources et son château ; ce baron ayant rencontré un de nos moines l'a honteusement précipité à bas de son cheval, et lui a enlevé un serviteur et deux ânes appartenant à l'abbaye ; il les retient encore de

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