‹ Documents des archives de la Chambre des comptes de Navarre (1196-1384)Chapitre 417 sur 509 · II · texte numérisé non relu

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12. Lettre de Calixte II, publiée par Bouchet: Bulletin de la Société

archéologique du VendômoiSy t. XXIII. année 1884, p. 29, sqq. Cf

les injonctions de Pascal II à Ives de Chartres touchant Ursion et Nivelon, adversaires de l'abbaye. — Lowenfeld, Epiât, poniificum roman, ined.., n. 150.

Cependant, comme on Ta vu, on n'avait pas plus élucidé qu'auparavant la question capitale dans les rapports des deux prélats, qui était de savoir le degré de dépendance ou de liberté de l'abbé à l'égard de Tévêque. L*un pensait surtout à la promesse de soumission dont il retenait le texte auprès de lui ; l'autre ne voulait se rappeler que le privilège qui l'avait relevé de son engagement. Les causes d'hostilité restaient donc les mêmes entre l'abbé et Tévéque Geoffroi qu'entre l'abbé et Ives de Chartres. Exaspéré du refus de reconnaître l'annulation de la profession abbatiale, Geoffroi de Vendôme lui transcrivit les lettres d'Urbain II et de Pascal II invalidant cet acte; de cette manière, pensait-il, le diocésain, ayant les décisions pontificales sous les yeux, ne pourrait plus prétendre ignorer des documents qu'il avait souvent refusé de lire*. D'autre part, lorsque Calixte II, dans son voyage en France, en 1119, eut confirmé les concessions déjà faites à la Trinité, l'évêque de Chartres se montra très inquiet^; il craignait que les clauses consenties par le pape ne sanctionnassent une nouvelle diminution des droits épiscopaux sur le monastère. L'abbé chercha à le rassurer en lui écrivant que Calixte n'avait rien entrepris contre l'église de Chartres, et que le Saint-Siège, en concédant ce qui était sien, n'avait rien enlevé de ce qui était du diocésain. Il est vrai que, réduisant à rien l'autorité de l'évêque sur le monastère, Geoffroi rassurait médiocrement le prélat en luiafErmant qu'elle n'avait point été amoindrie *. La même plainte de l'évêque de ne pouvoir exercer les droits qu'il possède dans le monastère reparaît dans une autre lettre, avec le même appel fait par l'abbé aux privilèi-es des fondateurs et aux confirmations épiscopales et pontiâcales\ L'opposition des moines et le plaisir qu'ils prenaient à mettre au défi le pouvoir du diocésain provoquaient les représailles de celui-ci. Ne craignant point pour elle-même l'excommunication épiscopale, il était naturel qu'en certaines occasions, la congrégation de la Trinité fût tentée de

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