‹ Documents des archives de la Chambre des comptes de Navarre (1196-1384)Chapitre 433 sur 509 · V. Martène : Thésaurus Anecdotorum, I · texte numérisé non relu

V. Martène : Thésaurus Anecdotorum, I

2. On peut voir sur Hildebert: Déservillers (le comte de), Un évéque au xii« siècle. Hildebert et son temps. — Ce prélat était originaire de Lavardin, qui n'est pas éloigné de Vendôme, et où il continuait à se rendre quelquefois lorsqu'il fut devenu évêque du Mans. Cf. Geoff Vind. ep., ÏII, 23.

ture de Renaud \ Mais des sujets de dissensions ne tardèrent pas à s'élever entre Tévêque et Tabbé de Vendôme. Les plus graves furent provoqués par la conduite d'Hildebert dans la lutte qui eut lieu entre la comtesse de Vendôme et Geoffroi, et dans l'affaire du moine fugitif Jean. La terre de Savigny-sur-Braye qui avait été donnée,, puis violemment reprise par la comtesse Euphrosine', était du diocèse du Mans. Euphrosine devait donc tomber sous le coup d'une sentence épiscopale prononcée par Hildebert'. Ce prélat ne se refusait point à faire rendre pleine justice à Geoffroi, mais il voulait entendre la comtesse de Vendôme avant de la condamner. L'abbé ne pouvait admettre qu'on le privât plus longtemps de la jouissance de son prieuré et accusait l'évêque de complicité avec la comtesse \ Il allait jusqu'à prétendre qu'Hildebert était la cause de sa brouille avec les suzerains de Vendôme et que le monastère expiait le tort qu'avait jadis eu Geoffroi de prendre le parti de Tévêque contre le comte*. L'abbé donna à l'évêque quelques conseils sur la méfiance qu'il lui convenait d'apporter dans ses rapports avec les femmes', qui ne laissaient pas de contenir une allusion ironique; Hildebert avait la réputation de ne s'être point montré très ennemi du sexe féminin au temps de sa jeunesse^ A la fin, néanmoins, la comtesse fut excommuniée par le prélat, elle se soumit et se retira peu après delà direction du comté, très probablement devant les difficultés qui lui étaient créées dans le gouvernement de ses terres par la situation que lui avait faite sa disgrâce religieuse; elle laissa le pouvoir à son fils aîné.

L'autre affaire, qui fut cause d'un grand échange de lettres ', eut pour origine le désir de l'évêque de retenir auprès de lui

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