‹ Documents des archives de la Chambre des comptes de Navarre (1196-1384)Chapitre 482 sur 509 · Ceci en 1120 apparemment · texte numérisé non relu

Ceci en 1120 apparemment

L'abbé de Vendôme menait derrière lui une grande suite de serviteurs quand il se déplaçait dans sa propre patrie, les régions angevine et chartraine ^ les préparatifs d'un voyage au delà des Alpes étaient autrement importants. Au besoin, Geoffroi emprunte ce qui lui est nécessaire pour son expédition ; à Tabbé de Bonneval il demande un mulet et une mule*. Geoffroi rapporte dans une lettre à Honorius II, vraisemblablement écrite en 1124, qu'il a déjà traversé douze fois les monts pour le service du Saint-Siège^. La moyenne est donc de deux voyages par cinq ans pour ses trente premières années de prélature ; d'autres expéditions ont dû s'ajouter à cette somme entre les années 1124 et 1131, quoique la proportion en ait été probablement amoindrie par l'âge et la maladie de l'abbé. Au demeurant, il est impossible de déterminer l'occasion particulière du plus grand nombre de ces voyages. En 1094, il se rendit à Rome, y servit utilement Urbain II et obtint la confirmation de son élection*. C'est en 1098 que ce pape lui accorda la ratification des privilèges de la Trinité ; peut-être Geofiroi assista-t-il au concile romain de cette année, où fut renouvelée l'excommunication contre les partisans de l'investiture laïque \ Il semble que la présence de l'abbé au synode réuni par Pascal II à la fin de mars 1102 lui ait valu d'être accusé d'avoir agi contre Renaud, évêque d'Angers®. Rien de certain ne peut être avancé touchant les années suivantes. En 1112, l'abbé de la Trinité s'excuse de ne pouvoir se présenter au concile ; le pape ne l'a pas averti à temps et trente jours ne lui suffisent point pour le voyage, vu son état de santé ; il promet de se mettre en route le plus tôt possible \ On peut rapporter à 1113 ce que dit Geoffroi sur la situation tranquille où il a trouvé Rome'.

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