G. Vind. ep., III
8. G. Vind. ep., Il, 18. Cf Mabill., Ann. bened.^ saec. VI, pars. I, p. 20.
En 1123 on le voit hésiter à se rendre au concile du Latran \ A Tavénement d*Honorius II, en 11?4, l'abbé était trop malade pour se rendre à Rome * ; peut-être est-ce vers ce moment qu'ayant néanmoins cherché à se mettre en route, il fut arrêté à Vézelay par la violence de son indisposition '. L'année suivante on voit Geoffroi se préparer à voyager en compagnie de Renaud, nouvellement promu à l'archevêché de Reims*. L'abbé parle encore de quelques expéditions projetées ou remises : au duc d'Aquitaine, par exemple, offrant de le remplacer à Rome*; à Gautier, trésorier de l'église de Tours, en 1117 probablement \ à Dernier de Bonneval'. Il y a dans la correspondance de Geoffroi assez pour qu'on voie comment il a pratiqué le devoir qui lui était imposé.
Cette charge était un effet de l'exemption abbatiale ; malgré ses embarras, l'obligation était donc avantageuse. Au reste, tous ceux qui allaient à Rome rencontraient les mêmes difficultés que les moines affranchis et non toujours les mêmes faveurs. « Je vais à Rome, dit l'évêque Hildebert ; ce qui m'attend, le voici : les rigueurs de l'hiver, les neiges des Alpes, la fureur des eaux, les cachots de l'empereur, les troubles intestins de Rome, les exactions de la Curie* ».