Id., p. 237. - Ilist. littéraire, VIII
moines de la Trinité semble avoir vécu tranquillement à Sainte-Prisque. Mais les troubles provoqués par la rivalité des factions religieuses privèrent les Vendômois de leur jouissance ; Tanti-pape Clément III fut pendant quelque temps maître de toute la ville ; Sainte-Prisque dut être abandonnée par ses possesseurs. Le renouvellement de l'investiture cardinalice accordé en 1099 à Tabbé Geoffroi par Urbain II ne fut suivi d'aucun eflFet utile*. L*abbé chercha à obtenir de Pascal II d'être remis en possession réelle de sa propriété sur TAventin *. Le pape reconnut le droit de Vendôme ; il lui confirma son investiture et y ajouta en 1 103 la mitre, la dalmatique, les sandales et les autres insignes de la dignité cardinalice ^ Calixte II*, HonoriusIPet Innocent II' renouvelèrent ces concessions. Néanmoins ces actes servirent peu. Soit par un défaut dans le recrutement des moines vendômois, soit par l'effet de la situation générale de Rome, Tétat de Téglise de Sainte-Prisque était très mauvais ; peutêtre même ne s'y trouvait-il aucun religieux de la Trinité. Dans une lettre à Calixte, Geoffroi exprime son intention de se rendre à Rome et l'espoir qu'il a de trouver sa possession remise en bon entretien"; on s'aperçoit par là qu'elle avait longtemps été négligée. Les papes en étaient eux-mêmes tellement persuadés que malgré leur confirmation de l'ancienne concession d'Alexandre II, ils n'hésitaient pas à disposer du titre de Sainte-Prisque en faveur d'autres dignitaires. Les registres pontificaux portent le nom de plusieurs prêtres cardinaux de cette église à cette époque ; Romain sous Pascal II ; Gérard sous Gélase II ; Grégoire et Gérard sous Calixte II ; Grégoire sous Innocent II ; on ne voit pas
1. G. Vind. ep., 1, 5. — Invent, des Chartes de la Trinité, f» v liiij. « Ecclesiam béate Prisée cum omni dignitate ad eam pertinente monasterio concedit».