l'. Robert, Append., p. clin, n. 332, A
Trinité, dépendant lui-même du droit de saint Pierre \ Le pape sévit aussi contre les usurpations des laïques : Tévêque de Chartres, Geoffroi de Lèves, fut chargé de châtier trois chevaliers qui avaient spolié l'abbaye ; au cas où le comte de Vendôme inteniendrait d'une manière hostile à la Trinité, Tévêque devait mettre l'interdit sur les terres comtales*. Calixte II ne punissait pas seulement les fautes commises contre la congrégation exempte, mais il prévoyait et prévenait celles qui étaient possibles.
On a deux lettres de l'abbé Geoffroi adressées à Honori us IL L'une a été écrite en 1124 à l'occasion de l'avènement de ce pontife'. De l'autre*, envoyée au nom de l'abbé et de sa congrégation à la fois, il ne reste qu'un fragment, d'où l'on peut conjecturer que le monastère se plaignait d'un jugement qu'il regardait comme mal fondé, sans qu-'on puisse dire de quelle matière il s'agit. Un document plus important est la lettre de la congrégation de la Trinité, écrite en 1125 probablement, pendant une maladie qui avait surpris l'abbé sur le chemin de Rome\ Les Vendômois s'y plaignent amèrement de la conduite d'Ulger ; l'évêque d'Angers ayant mis la main sur des églises appartenant à la Trinité, les moines demandaient à Honorins un juge sur lequel ils pussent compter®, au cas où révê(|ue voudrait maintenir son droit « contre nous, (lisaient-ils, qui sommes particulièrement à vous ». La lettre se termine par ces mots : « Puisse votre bonté faire que nous jouissions sous vous de la paix que nous avions au temps de vos prédécesseurs. »
Honorins fit droit à cette requête en enjoignant à Ulger de rendre les églises, cens et oblations dont il s'était saisi'.
1. «... Ad jus praedicti monasterii. ...Vindocinense monasterium specialiter ad Beati Pétri jus pertinere co^noscitur ».
2. Bouchet, Bulletin de la Société archéologique du Vendômois^ t. XXIII, année 1884, p. 29, sqq.