‹ Documents des archives de la Chambre des comptes de Navarre (1196-1384)Chapitre 501 sur 509 · Judicem qui non sit nobis suspectus constituitc · texte numérisé non relu

Judicem qui non sit nobis suspectus constituitc

7. Pflugk-Harttun^. .lc^t;?o/t/f7. rom. ined., I, p. 132, n. 149.

« Nous ne pourrons toléref que le monastère de Vendôme, qui est du droit de saint Pierre, soit harassé par tant de vexations. » Il est vrai que Tévêque d'Angers ne se soumit pas à cet ordre.

Les possessions de la Trinité et ses prérogatives particulières lui furent confirmées en 1129 par Honorius « à l'exemple d'Alexandre, d'Urbain, de Pascal et de Calixte ses prédécesseurs^ ». L'investiture de Sainte-Prisque fut pareillement accordée à Geoffroi sur sa demande.

Ce pape intervint dans quelques querelles monacales en faveur de Vendôme. Il écrivit à l'abbé de Beaulieu es Tours pour lui enjoindre de rendre à la Trinité un religieux fugitif dont Geoffroi n'avait pu obtenir la riestitution malgré ses réclamations'. L'abbé de Vendôme s'irritait beaucoup de cette sorte d'affaire et Honorius ne dédaigna point de s'en mêler. <c II n'est ni juste, ni raisonnable, dit-il, que la brebis d'autrui soit retenue malgré son maître. » On a encore une lettre d'Honorius adressée à l'évêque Guy du Mans' ; le pape l)ii enjoint de faire restituer à l'abbé et à la congrégation de Vendôme les pâturages de la région de Gastines, dont ils ont été injustement privés parles chanoines de Saint-Georges-du- Bois.

Geoffroi de Vendôme vécut assez peu sous le pontificat d'Innocent II pour que leurs relations fussent d'importance restreinte. On ne saurait dire si l'abbé s'intéressa au schisme qui, sous le nom d'Anaclet, opposa à Innocent Pierre de Léon, fils de l'ami auquel Geoffroi dédia un de ses opuscules théologiques* et dont il a plusieurs fois parlé dans sa correspondance^ ; il s'en fallut de peu d'ailleurs qu'Anaclet ne

1. Inv. Ch. Trin., f. Vil, r®. M.j. « Privillegiura Honoriipape secundi exomj)lo Alexandri, Urbani, Pascalis et Calixti predecessorum suorum concedentis. » etc. — Un deuxième privilège (irf., M.jj.) est daté du 4 mars, sans marque d'année.

2. Pflugk-lïamung, I, j). 132. n« 151. La lettre est du 20 octobre, peut-être de l'année 1126.

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