A M. Champagny
Camp de Boulogne, 18 thermidor an XIII (6 août 1805).
r lusieurs préfets ont écrit ou imprimé des circulaires pour défendre de danser près des églises. Je ne sais où cela conduit. La danse n'est pas un mal. Veut-on nous ramener au temps où l'on défendait aux villageois de danser? Je suis fâché que M. Bureaux de Pusy, qui plusieurs fois s'est tenu trop loin de la ligne religieuse, s'en tienne trop près aujourd'hui. M M. les vicaires pouvaient dire.ce qu'ils auraient voulu. Si l'on croyait tout ce que diraient les évêques, il faudrait défendre les hais, les spectacles, les modes, et faire de l'Empire un grand couvent. Faites sentir, par une instruction secrète, que l'autorité civile ne doit point se mêler de ces choses-là, et écrivez particulièrement sur ce sujet à M. Bureaux de Pusy et aux préfets qui auront donné ou suivi cet exemple.