A M.ChAMPAGNY Benavente, 1 er janvier
.Monsieur de Champagny, le Pape est dans l'usage de donner des cierges aux différentes puissances. Vous écrirez à mon agent de Rome que je n'en veux pas. Le roi d'Espagne n'en veut pas non plus. Ecrivez à Naples et en Hollande pour qu'on les refuse. Il ne faut pas en recevoir, puisqu'on a eu l'insolence de n'en pas donner l'année dernière. Voici comme j'entends qu'on se conduise à cet égard: mon chargé d'affaires fera connaître que, le jour de la Chandeleur, je reçois des cierges bénits par mon curé, que c'est ni la pourpre ni la puissance qui donnent de la valeur à ces sortes de choses. Il peut y avoir en enfer des papes comme des curés ; ainsi le cierge bénit par mon curé peut être une chose aussi sainte que celui du pape. . . .