‹ Documents, discours, lettresChapitre 219 sur 268 · BURGHAUSEN · texte numérisé non relu

BURGHAUSEN

veux rien pour moi: nous en ferons ce que nous jugerons convenable. On pourrait séparer les trois couronnes de l'empire d'Autriche, ce qui serait également avantageux à la France et à la Russie, puisque cette opération affaiblirait en même temps la Hongrie, qui menace la Pologne, le royaume de Bohême, qui jalousera longtemps les pays de la Confédération et l'Autriche, qui regrette sa domination sur l'Italie. Quant à la crainte qu'on pourrait inspirer de moi à la Russie ne sommes-nous pas séparés par la Prusse, à qui j'ai rendu intactes des places que je pouvais démanteler, et ne sommesnous pas aussi séparés par les Etats de l'Autriche? Lorsque ces derniers Etats auront été ainsi divisés, nous pourrons diminuer le nombre de nos troupes, substituer à ces levées générales qui tendent à armer jusqu'aux femmes, un petit nombre de troupes, régulières, et changer ainsi le système des grandes armées qu'a introduit le feu roi de Prusse. Les casernes deviendront des dépôts de mendicité, et les conscrits resteront au labourage. La Prusse en est déjà là: il faut en faire autant de l'Autriche. . . .

Page 1