D EVRARD
Le simulacre
Dressé sur un théâtre
Ont vénéré.
L'erreur néphande De l'offence grande Fut reprouvée Et du Saint blasmée Par l'exelance Vertus et puissance De loy divine.
Faitte la plainte
Par une complainte
Du populaire
Par trop téméraire
A Héraclée
De leur loy violée
Et maculée.
La entreprise Faitte de la prise Par l'ordonnance Et décret du prince De la province Sur l'adolessance De ce saint juste.
Très rigoureuse Triste et pileuse Fut la conduitte Des payens induitte, D'une concorde Sans miséricorde A Héraclée.
Qui en la présance De rassietance, Question inique, Du crime publique Le vient reprendre, Sans raison entendre Ni sa réplique.
Son assurance D'une contenance Ferme et sainte Sans aucune crainte Dit et confesse Sa foj^ct promesse Etre chréstienne.
La résistance Du saint et défTance Sur les promesses Et vaynes richesses Que lui présente Par fille jactante Ce Héraclée
La face change
Par fureur étrange,
Le boureau mende
Et soubdain commande
De son office
Faire sacrifice
Du Saint martir
La destinée Et fin désolée Par la santance Sur Tadolessance D'une épée Fut exécuttée Par mort violente.
La triste mère Voyant ce martyre.
D'une complainte De douleur alteingte En pleurs saisie, Son clier fils supplie Avoir constance.
Disant : ta vie Ne sera ravie Mais convertie En une heureuse Et glorieuse Par la mort dolente Qu'on te présente
L'àme sacrée Au ciel est vouUée.
Le corps à l'heure Mis en sépulture Dans un tumule En une cellule Où il repouse.
(Après les odes saphîques en l'honneur de saint Sylvain, vient le fragment généalogique dont nous avons parlé et dont voici le teinte) :
Jusques icy nous avons assez amplement parlé de la géo-
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graphie de notre natalle lerre Marchique et des singularités des villes situées en icelle; il reste maintenant à déduire la source généalogique de mes premiers ancestres : Non que cecy je fasse sans occasion, combien que j'en estime ressentir les aguillons des médisans, mais de leurs calomnies je n*en fais grand compte; car jamais un esprit mallin n'entendit ja sa menin parlant que choses honnestes ne luy servent de rien, et aussy Ton ne peut contaminer la vertu d'un personnage, combien que l'on luy impropère inflnitté de reproches, ny moins que la fange ne peut maculer les rayons du soleil, ny les incommoditez terrenes la beauté du ciel. Par [ce] je veux dire que l'on ne doit taiser ou craindre de réciter la source d'une bonne lignée, quand les personnages qui en sont issus ont étés gens de vertu ; et n'y fait le bas et infini [infime] lieu quand la vertu préside* à l'exemple de ce que Saluste impropera une fois à Ciceron qu'il n'estoii extrait des antiens bourgeois de Rome comme luy, et que ses ancestres estoient issus d'un bas lieu, qu'estoit d'un village nommé Arpinas, à quoy Cicéron lui fit cette réponse assé convenante, luy disant : « Je confesse être procrée d'une lignée basse et plébeyenne, et tu es issu d'une généreuse race et antienne; mais la vertu de tes ancestres est finie par toy, et des miens elle commence par moy. » Je reviendré donc à déduire la source de ma génération, ainsy que j'ai trouvé par écrit.