OBSERVATIONS
ADRESSÉES PAR LE GOUVERNEUR COMTE DE SPAUR A LA. CONGRÉGATION CENTRALE, ET PARTICULIEREMENT A M. NAZARI.
Milan, 13 décembre 1847.
Ayant eu connaissance de la Dfiotion remise à l'enregistrement de la Congégation centrale, par laquelle M. le député docteur Nazari a engagé votre collège à former dans son sein une commission qui eut à s'occuper des besoins et des désirs éventuels des provinces, j'ai jugé opportun, dépendamment des précédentes et relatives discussions pendantes auprès de l'autorité sul)érieurey de porter un tel fait à la connaissance de Son Altesse par ma respectueuse proposition qui tend à' ne point exclure en principe la susdite proposition, bien entendu que, tant dans le fond que dans la forme, la Congrégation centrale ait à se tenir strictement dans les limites de ses propres attributions, Gxées par les souveraines constitutions en vigueur.
Son Altesse Impériale, tout en daignant accéder en principe à la proposition susdite par son vice-royal décret de ce jour, m'a cependant enjoint de signifier préalablement à la Congrégation centrale que les autorités supérieures s'occupent effectivement des désirs des provinces lombardes, qu'elles n'ignorent pas, afin de pouvoir les présenter au plus tôt aux pieds du souverain trône.
Mais si, malgré cette bénigne déclaration de Son Altesse Impériale, le collège central insistait à former une commission dans son propre sein, Son Altesse susdite s'est plu à laisser à
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mon choix la désignation du nombre des individus composant une telle commission.
Je dois, en outre^ d'après la susdite vice-royale résolution, prévenir et le collège et la commission même, que si elle venait à se former, elle ne prenne point le prétendu mécontentement que Ton voudrait nous donner comme ayant envahi la Lombardie, pour base de la motion à arrêter dans les délibérations suivantes; la discussion devant avoir lieu dans le fond et dans la forme, suivant les limites des prescriptions en vigueur.
Je ne puis enfin ne pas faire observer que c'eût été, de la part de M. le député Nazari, me donner une preuve convenable de confiance et que je ne crois pas avoir déméritée, si en ma qualité de président de votre respectable collège, il m'eût personnellement et préalablement informé de son intention, au lieu de remettre sa motion à l'enregistrement et de provoquer ainsi une publicité intempestive.
Comte de Space.
RÉPONSE