‹ Documents et pièces authentiques laissésChapitre 10 sur 144 · SUJET DE LA MOTION DE M. NAZARI · texte numérisé non relu

SUJET DE LA MOTION DE M. NAZARI

Milan, 13 décembre 1847.

En ré|)ons6 à votre rapport du 11 courant, n' 1453, secr., je dois vou$ faire les déclarations suivantes :

Il est parfaitement vrai que, pour les motifs par voussignalés, on ne saurait empêcher la Congrégation centrale de composer une commission dans un but bien défini ; toutefois on devrait agir de manière que cette commission ne puisse être formée de députés de toutes les provinces, mais seulement du petit nombre de ceux ( di queipochi) dont le zèle et le dévouement au gouvernement autrichien sont notoii'es.

On pourrait, en attendant, déclarer à la Congrégation centrale que « le gouvernement n'ignore pas les désirs de la Lombardie, et qu'il s'en occupe effectivement^ dans l'intention de les porter au plus tôt à la connaissance de Sa Majesté. i>

Si, malgré tout, la Congrégation, dans sa séance, persistait à vouloir former cette commission, le président de cette commission devra veiller à ce qu'elle ne prenne point pour base de sa motion le mécontentement actuel, et conséquemment à ce qu'il ne soit point parlé de ce mécontentement dans les discussions relatives ; il se bornera à traiter ce qui, suivant les dispositions en vigueur, est dans ses attributions et dans la forme de ces mêmes dispositions détaillées.

Ensuite il faudra faire observer à M. Nazari qu'il n'a pas agi régulièrement, en présentant sa motion à la Congrégation cen* traie, dont il est membre, sans en donner préalablement connaissance au président de cette congrégation.

Enfin, pour ce qui est de la conduite de M. Nazari dans cette occasion, je trouve nécessaire qu'il soit placé secrètement sous

une surveillance sévère, ce dont vous aurez à donner les ordres nécessaires à M. le conseiller aulique, baron Toresani.

Régnier.

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