LE GOU\'ERNEMENT PROVISOIRE AU QTOYEN TRÊVES
Vexise, 9 mai 184S.
Le gouTemement provisoire de la République vénète n'est pas surpris, citoyen, de votre patriotique générosité ; car même avant de ravoir reçue, il avait pressenti votre don, et se l'était en quelque sorte garanti à lui-même. Une telle confiance, seule louange qui soit digne de vous, était fondée sur l'usage que vous avez fait pendant toute votre vie d'une richesse bien acquise, modestement dépensée.
La valeur principale de votre don est qu'il servira d'exemple et de puissant stimulant à tous, et de grande consolation à quiconque aime la liberté et considère comme chose sacrée la dignité de la patrie.
Le président 9 Manin.
Camerata.
r.E GOUVERNEMENT PROVrSOIRE AUX CÎTOYENS A. ET F.
GïOVANELLL
Vimsi, 9 mai.
La caisse centrale n. 1 recevra le généreux don de 70,000 livres offert par votre libéralité au besoin de la patrie. C'est en son
DÉFECTIONS OUVERTES OU CACHÉES. îl»
nom que le gouvernement provisoire vous fait les plus vifs remerciinents et qu'il vous témoigne la plus profonde reconnaissance. La récompense d'aussi nobles actions se trouve dans le cœur ; ritalie devenue libre et indépendante vous nommera parmi ses enfants les plus dévoués.
Le président^ Manin.
Caherata.
GOUVERNEMENT PROVISOIRE
(Bulletin de la guerre.)
Vemse, lO mai 1848.
Le général Ferrari a eu hier une rencontre avec les Autrichiens et s'est battu valeureusement pendant onze heures consécutives ; mais les secours sur lesquels il avait compté n'étant pas arrivés, il dut se retirer sans perte sur Trévise.
Cette ville se trouve maintenant protégée par le corps considérable du général Ferrari qui y restera jusqu'à ce qu'on sache quels ont été les mouvements du général Durando ^.
ZBM^ABIy secrétaire général.
* La JoncUon des années de Nugent et de Radetzl^y fût la ronséquence de l'affaire de Comuda, très-honorable pour les volontaires, mais malheureuse et décisive pour Tisane de la campagne. Un auteur militaire (Carrano) en dit ce qui suit :
« Lps volontaires se battirent pendant ane Journée entière à Comuda ; mais attaqués de nouveau le lendemain, et Durando, qui avait promis de venir à leur secours, n'arrivant pas, ils durent se retirer sur Trévise et puis sur Mestre, ce qtti for<:a Durando de se porter derrière la Brenta. Durando et Ferrari, qui auraient dû agir toujours d'accord et vigoureusement, n'en firent Jamais rien ni l'un ni l'autre ; toujours trompés et déroutés par l'ennemi, ils ont fini par lui laisser le passage libre. »
(Carkano, Diffèsa di Kmezia.)
tiO DEUXIÈME ÉPOQUE.