LE CITOYEN G. TRÊVES AU GOUVERNEMENT PROVISOIRE K
Venise, 9 mai 1848.
Je viens joindre 100,000 livres aux dons que les entraînantes prédications de ces derniers jours font affluer de toutes parts ;
« Deux moines, Gavaizi et Ugo Basai (auroAniers des croisés pootiflcaax), enflammaient par leurs prédications patriotiques l'enUiousiasme des riches et des pau^Tes, des jeunes et des vieux. A la suite d'une seule prédication , dit Fiagg, 20,000 francs en argent furent recueillis, outre une immense quantité d'argenterie, provisions, armes et vêtements. Les femmes donnaient leurs byou\, celles des plus basses classes mêmes sacrifiaient leurs boucles d'oreilles, leurs cbaincs appelées jaserom^ les grandes épingles d'argent dont les plus pauvres se serrent à Venlie pour attacher leur longue chevelure. En ce moment de fièvre patriotique, et sous l'influence des discours des deux moines, tous les articles de ménage loperflus, même indispensables, comme matelas, etc., furent apportés par les plus pauvres gens pour senir aux troupes ; les porteurs d'eau du Prionl apportèrent Jusqu'aux seaux en métal qui servent à leur profession. Une Jeune flUe, doot le Qancé venait d'être tué par les Autrichiens, apporta son alliance.
21S MmËME ÉPOQUE.
la moitié à Terser de suite, au gré de la caisse ceotrale, Faotre moitié dans le courant du mois de juin prodiain. La difficulté des rentrées tant en TÎlle qu'au dehors, et la nécessité de ne pas retirer subitement le crédit auquel m'oblige le cours de mes affaires yis-à-vis de mes correspondants et de mes concitoyens, senrira d'excuse, je Tespère, au délai partiel de mon offrande.
Je suis ayec respect, etc.
G. TaÈYES.