‹ Documents historiques, critiques, apologétiques, concernant la Compagnie de JésusChapitre 33 sur 69 · PREMIÈRE OBJECTION ( I · texte numérisé non relu

PREMIÈRE OBJECTION ( I

Nom et existence des Jésuites.

« Ljes Jésuites sont coupables, puisqu'ils sont condam* nés; ils sont convaincus, puisqu'ils sont punis; ils sont inyariablement fixés dans le mal , puisque rien ne peut corriger « l'impiété radicale de leur institut ». Ils souscrivent à leur condamnation, puisque leur général, juridiquement intimé, ne comparoit point. Toutes les prophéties s'accomplissent : on fait plus de cas d'un Juif que d'un Jésuite, et bientôt les Pharisiens de la nouvelle loi n'existeront que dans l'histoire des conjurations et des assassinats, dont ils ont fourni les matériaux. Disons mieux : les soi-discmt Jésuites n'existent point, et par conséquent ils n'ont point de nom. »

réponse.

\^ Les gens du Roi de la première classe du Parlement avouent que « l'existence des Jésuites, comme ordre religieux , ne semble pas pouvoir être un problème , depuis redit de 1603, soutenu d'une possession d'état de

(i) Les objections que Ton a réunies ici contre les Jésuites, sont tirées , ou des Comptes rendus devant divers parlements , ou des. libelles sans nombre que l'on imprimoit journellement contre eux.

(Note de V Editeur.)

plus de l&Oans.» Suivant Inclusse de Rouen (i), «lesJé-

suiles existent, puisque leur existence est un crime. »

2^ Tous les établissements des Jésuites ont une existence légale; donc, tous les Jésuites ont une existence légale.

30 Ils ont leur nom en vertu des lettres-patentes de Charles IX , données en 1665 , quatre ans après l'assemblée de Poissy , enregistrées équivalemment en vertu de l'article !•' de l'ordonnance de Moulins , de l'an 1566 , et par autres lettres-patcn.tes d'Henri III, en 1580 , également enregistrées au Parlement.

4** La chambre ecclésiastique et celle de la noblesse des Etats-Généraux, en 1614 et 1615, « reconnoissant « combien l'institut desdits Pères (Jésuites), leur doctrine « et industrie a servi et servira encore, avec la grâce de Dieu, ^'^ pour le maintien de la foi et de la religion catholique, rfiS- « tauration de la piété et bonnes maurs en icelle, et pour Vex- ^i tirpation des. hérésies , demanda le rétablissement de la «X compagnie des Pères Jésuites, dans la ville de Paris , et « rérectipn d'autres nouveaux collèges dans le royaume, « regardant ce point comme uu des plus essentiels de leurs a cahiers. » C'est en 1614 que les Etats-Généraux décidèrent expressén^ent qu'on les nQmmeroit les Pères de la compagnie de Jésus,

ù^ Dans plus de deux cents lettres-patentes enregistrées par toutes les classes du parlement, dans toutes les procédures , sentences , arrêts , pour ou contre les Jésuites , dans tous les ouvrages de leurs adversaires et de leurs partisans, dans l'usage uniforme de toutes les ns^tio^s de l'Europe . ils sont Jésuites depuis deux siècles. On brûla les Templiers, sans toucher à leur nom.

6® Ils n'osent pas citer le corps épiscopal et dix-neuf souverains pontiCes. Ils ne s'appuient pas mémi^ sur l'as-

ti) Anel du 12 avril 17 63.

VÉRlDIQOï;. 19

sêrtion expresse du Concile de Trente, parce qu'il n'a pa:s été enregistré.

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