IV. P. B. Magnence (d) — Avers. Tête nue à droite : UN
MAGNENT....
Revers — Deux victoires ailées, drapées et debout supportant un écusson oval au milieu duquel est inscrit en
quatre lignes : VOT V MVLTX - VICTORI à Fexer-
gue SIS.
En 1210, Gohier de Lanneray approuva la vente du tensement (2) de Gasvillè, que Geoffroy de Dillonvilliers, chevalier, avait faite au chapitre de Chartres.
« Ego Goherius de'Laneriacô notuiri; facio universis, presentibus pariter et futuris , quod venditionem tensameaii de Gaiavilla quam Gaufridus de Dionviler, miles, fécit Gapitulo Gàrnotensi, concessit et ratam habuit in présentia mea Garinus de Nongento , a quo dictus Gaufridus tensameutum illud tenebat. Et ego, a quo dictus Garinus idem tenebat tensanieûtum memoratan;!. vjenditioaem , assensu et voluDtâte uxoris mee , ratam et gratam habeo et concedo , et , in tèstimonium rei hujus ac majorem in posterum firmitatem, scripto presenti et sigilli mei impressione conGrmo. Datum anno incarnati Verbi millesimo ducentesimo nono, XI kalendas aprihs » (3).
Au mois de février 1212, le môme Geoffroy de Dillonvilliers, appelé celte fois, Geoffroy de Gallardon, Eremburge
(1) Germain d'origine , parvint du grade de simple soldat aux premiers emplois de l'empire. En 353 , il assassina Constant qui l'avait comblé de bienfaits , et se fît déclarer empereur. La perte d'une bataille entre Gap et Dié le força de se sauver à Lyon , oii après avoir fait mourir sa mère et sa famille , il se tua lui-même d'un coup d'épée en 353.
(2) Protection , tutèle.
(3) Orig. en parchem., Archiv. d'Eure-et-Loir, fonds du chapitre, C. CV,E. I.
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sa femme^ et Raoul^ leur fils aîné^ vendirent au chapitre de Chartres, pour 140 livres chartraines, tout ce qu'ils possédaient de ceas et de surcens dans la Banlieue de Chartres. Guillaume d'Écuray , beau-frère de Geoffroy, ayant prétendu être propriétaire, du chef de sa femme, de 17 setiers d'avoine sur le tensement de Gasville, Geoffroy de Gallardon, par acte du 14 mars 1212, assigna au Chapitre, en échange de ces 17 setiers, 17 autres setiers d'avoine sur la grange de sa mère à Gasville (1).
1611. « Jean des Tors, escuyer, sieur du Marchais, demeurant à Dignonvilliers , paroisse delà Chapelle-d'Aunainville et damoiselle Michelle de Noix, son espouze, constituent à la fabrique de Léthuin une rente de 3 livres 16 sous de rente au principal de 60 livres (2).
1716. — « Messire François Le Breton, escuyer, sieur abbé de Rossay, seigneur de la Salle, DillonviUiers , et autres heux, demeurant audit lieu de DUlonvilliers, paroisse de la Chapelle-'d'Aunainville, fut l'exécuteur testamentaire de deffunte damoiselle Marie- Catherine Le Breton, dite de la Salle, qui a donné et légué à la fabrique de l'église de ladite Chapelle, la somme de quarante livres une fois payée, pour estre employée à un fond pour entretenir pendant le jour et l'Octave du Saint-Sacrement la lampe d'huisle et qu'elle brusle jour et nuit... »
A l'entrée septentrionale de Dillonvilliers s'élevait autrefois la Chapelle-Saint-Claude sur laquelle les titres de la fabrique de la Chapelle-d'Aunainville nous donnent quelques renseignements à partir de 1682.
L'abbé Desjoies, curé de la Chapelle-d'Aunainville, dont nous avons déjà parlé, desservait la Chapelle-Saint-Claude et administrait les biens qui en dépendaient. En 1722, nous
(1) Arch. dép. d'Eure-el-Loir.
(2) Tit. de la fab. de Léthuin.
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le voyons intenter une action à la veuve Robert, pour obtenir paiement de fermages arriérés. L'autorisation fut accordée par le Bailly au nom de messire Henri Du Maitz, chevalier, seigneur de Goimpy, Saint-Léger-des-Aubées et les Murs ; mais le mal ne fil que s'aggraver.
En 1740, le calice et les ornements de la Chapelle furent volés; l'édifice était en mauvais état el prêt de tomber, faute de réparations; le déficit des arrérages de ses biens et rentes s'était accru. Pour remédier à cet état de choses, les habitans passèrent procuration à leur curé, l'abbé Desjoies ; à Teffet de poursuivre les délinquants et rétablir la dite Chapelle.
D'autres tribulations attendaient l'abbé Desjoies. En 1746, l'un des débiteurs nommé Tascher et ses co-héritiers, non contents de refuser le paiement des sommes qu'ils devaient, firent détruire la chapelle, conduire les bois, la cloche et les images des saints à leur ferme et se servirent des bois et de la tuil» pour la réparer. En même temps que ses revenus diminuaient, l'abbé Desjoies voyait augmenter sa capitation qui fut fixée en 1748, à 73 livres de décimes ordinaires et extraordinaires. A ce sujet, par une requête adressée à « Monseigneur l'illustrissime et révérendissime, évêque de Chartres, premier aumônier de la Reine et à messieurs les députez généraux de la chambre ecclésiastique, i> il demanda la réduction de son imposition, en exposant ses revenus et ses charges. Il ne sera pas sans intérêt de les rapporter ici, parce qu'ils font connaître le prix des grains à cette époque :
« Tout le revenu du bénéfice de la Chapelle-Saint-Claude consiste :
lo En vingt^cinq arpens de terre labourable médiocre et chargée de champarts , avec une mine de terre en bois, lesquelles produisent à raison de cens sols l'arpent. 128 liv.
A reporter. ... 128 liv.
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Hepori. . . . 128liv.
« 2« Une dixme qui produit trente septiers de bled, six septiers de métail, et cent cinquante mesures d'avoine, mesure d' Anneau, ce qui fait, la somme de 498 livres, à raison de 10 livres le bled, huit livres le méteil, et l'avoine à vingt sols le minot. 498 »
« 3o Les pailles de trois muids de bled et de l'avoine, les vertes et menues dixmes avec le casuel, produisent par an la somme de. ... 70 »
^ Ensemble 696 liv.
« Sur cette somme, il est juste de diminuer :
« Pour les messes de fondation. . 60 liv.
« Pour les sept arpens de la Chapelle-Saint-Claude, dont jouit le suppliant pour aller dire 35 messes à ladite chapelle, qui est à une lieue de la paroisse ............ 35 »
« Pour faire battre^ monter dans le grenier et voitiirer au marché le bled et Tavoine 40 »
« Pour l'entretien du chœur et du presbytère et pour fournir d'ornemens. 30 »
Total 165 — 165 liv.
« Il ne reste donc au suppliant que. ... 531 liv.
sur quoy il est obligé de louer deux hommes et deux chevaux, de les paier et nourrir pendant deux mois, ce qui lui coûte beaucoup (1). »
Au moment de la révolution de 1793, il ne restait plus que les murs de la chapelle en partie ruinés. La statue en
(1) lit. de la fab. de La Chapelle-d'Aunainville.
pierre de Saint-Claude, son patron, avait été transportée dans Féglise de la Chapelle-d*Aunainville. Des quatre pierres tumulaires qui existaient à l'intérieur, il n'y en avait plus que deux en 1849: Tune près de Tancienne porté d'entrée, portait à sa surface une croix et un soc de charrue sans inscription; l'autre, placée à Tendroit où ^él^vait Fautel^ était celle du chanoine Baudouin dont nous allons parler. — La parcelle de terrain, où étaient situées les ruines de la Chapelle, fut vendue le 10 juin 1850 au sieur Thireau, cultivateur à Dillonvilliers , qui les a fait disparaître entièrement pour mettre le terrain en culture. Les tombes furent enlevées, et celle du chanoine Baudouin a été acquise pour le Musée de la ville de Chartres. Elle représente dans un dessin tracé en creux au poinçon, un personnage ayant les mains jointes sur la poitrine et revêtu de ses habits sacerdotaux. Autour on lit cette inscription :
« itl^ ®t0t vénérable personne tnaidtre ilQati)urm Banbougn, en 0on vivant el)anoine it Cl)artre0, qui a bonéorné et (axti eonetrutre cette rl)appeUe. {Ined Mtn pour son amt. »
Mathurin Baudouyn, dont on ignore le lieu de naissance, fut en effet reçu chanoine à Chartres le samedi 18 février 1540- il résigna son canonicat en faveur de Jacques Faucheux, en cour de Rome, le 23 octobre 1557, comme il appert d'un registi:e manuscrit contenant les réceptions des chanoines de N.-D. de Chartres, à partir du 25 janvier 1493 jusques et y compris le 12 novembre 1644, qui se trouve aux archives départementales d'Eure-et-Loir.
GHATENAT.
Au temps des Mérovingiens, l'emplacement où cettecommune prit naissance était encore couvert de bois; comme celle d' Anneau et d'Aunay, elle consacre par le radical de son nom l'une des principales essences forestières de l'ancienne Gaule — les châtaigniers.
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Ce lieu est nommé Castanitus (le châtaignier) dans un testament — clrca an. 690. rapporté par Bréquigny, page 316. Il faisait partie du Pagus Stampensis (l'Etampois , ou pays de Dourdan — Seine-et-Oise), dont la première mention se trouve dans Grégoire de Tours (hist. IX, 20, et X, 19).
Les chartes du Moyen-Age le désignent sous les noms de : Castanetum-villa , — Cattiniacum, — Castiniacum — Castinetum — Chartaneium — Saint-Sulpice de Chastenay ; (radical évident Castanetum, châtaigneraie, lieu planté ou couvert de châtaigniers). A mesure que les défrichements furent opérés, les habitations et les colons se multiplièrent, et la primitive vUla ou métairie des Châtaigniers devint une paroisse. Elle comptait déjà 60 paroissiens au XIII® siècle, et faisait partie du doyenné de Rochefort (1). Lors de la formation du département d'Eure*et-Loir en 1790, elle appartenait au district de Janville et au canton de Sainville; elle fut comprise dans le canton d' Anneau par la deuxième organisation du département en 1801.
La commune de Ghâtenay est située en plaine, à 16 kilomètres d' Anneau, à 32 kilomètres de Chartres, à un kilomètre à Test de Tancienne voie romaine dite d'Ablis à Allaines ou chemin de César, qui était celle de Paris à Blois, et à 2,500 mètres de la route départementale n» 7 de Chartres à Angerville; elle est traversée, de Touest à Test, par le chemin de petite vicinalite n^ 22 de DenoDville à Pussay, confectionné en 1849. Son territoire est limité par ceux des communes suivantes : au nord, Vierville et Orlu; à Test, Orlu et Ardelu; au sud, Baudreville; à l'ouest, Gouillons et Léthuin.
Le soi, calcaire-marneux, un peu boièé à Touest, se trouve découvert sur les autres points et cultivé dans toute son étendue. Il est dépourvu d'eaux courantes, mais on y trouve pour les besoins des habitants, 6 puits d'une pro-
(1) Voir ci-dessus, pag. 7.
fondeur moyenne de 30 mètres^ dont 3 sont communaux, et deux mares communes.
Le voisinage de la voie romaine dont nous venons de parler et les découvertes restituées par le sol ne laissent aucun doute sur le séjour des Romains dans cette contrée.
D'après la matrice cadastrale (1), la nature et la contenance des propriétés se divisent ainsi qu*il suit :
Hectares. Aies, Centiares.
Terres labourables -901 30 71
Bois taillis 99 33 70
Jardins potagers 4 63 45
Superficie des bâtiments. 4 93 74
Totaux I,5l0 21 60
En sortant de Ghâtenay^ sur la gauche du chemin qui conduit à Baudreville, et dans la contrée du Moulin-Neuf, section G du plan cadastral, on a rencontré dans les parcelles no" 29 à 29 àesXrSices de constructions Gallo-Romames ; en 1849, on a extrait de ces anciennes fondations des pierres propres à bâtir, une grande quantité de débris de tuiles plates à rebords et de grosses tuiles creuses, beaucoup de fragments de poterie rouge et de poterie commune, et des monnaies romaines qui ont été dispersées, mais dont quatre nous ont été communiquées; en voici la description.
I — G B. Antoine-le-Pieux (2). — Tôle laurée à droite : ANTONINVS AVG. PIVS. PP. TR. P. GOS IIII.
Revers, — Femme drapée et debout, tenant de la main droite une lessère, et sur le bras gauche, une corne d'abondance : LIBERA... TAS AVG.
(i) Les travaux relatifs à Topération du cadastre ont été terminés sur le terrain en 1S13 , mais par suite des événements politiques survenus à cette époque , la matrice ne fut mise en recouvrement qu'en
(2) Il succéda, en 138, àTempereur Adrien qui l'avait adopté.
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II — G B. M-ARC-AURÈLE (1). —Tête lauréeà droite : IMP. M. ANTONINVS....
Revers. — PRIMI DECENNALES IIII. S. C. (en cinq ligues dans une couronne).
III — G B. Faustine jeune (2), adroite: FAVSTINAE AV- GVSTAE.
Revers. — Femme drapée debout, tenant avec les deux mains une torche allumée : DIANA LVCIFERA.
IV — G B. LuciLLE (3); Tête à droite : LVCILLAE AVG. ANT
Revers. — Femme drapée debout devant un autel allumé, tenant de la main éroitè un sympulum (petit vase en usage dans les sacrifices), et.:., sur le bras gauche. Le reste est fruste, ainsi que la légende.
Plusieurs bâtiments paraissent avoir existé sur l'emplacement des fouilles qui n'ont pas été poussées au-delà des parcelles indiquées; il est probable qu'il en existe bien d'autres que Ton trouvera plus tard, si l'on fouille Içs terrains adjacents.
Vers 1024. — Ce fut à Châtenay que Fulbert, évêque de Chartres et Arnault, abbé de Saint-Père, se réunirent pour vider un différend au sujet de l'église d'Orvilliers-Saint-Léonard (4) dont la possession était contestée par un laïque nommé Hilduin, vassal d'Odolric, évéque d'Orléans :
(Ij En 161 , il succéda avec Lucius-Verus à Antonin-le-Pieux qui les avait adoptés Après la mort de Lucius-Verus , Marc-Aurèle régna seul (aude J. C. 169).
- (2) Fille d*Antoine-le-Pieux , épousa Marc-Aurèle et mourut en 175.
(3) Fille de Marc-Aurèle et de Fausline , épousa en premières noces Verus qu'elle fit ensuite empoisonner. Remariée, au bout d'un an, à Claudius-Pompeius , elle se livra à son frère Commode contre lequel elle ourdit en 183 un complot qui fut découvert. Commode la fit exiler à Capué oU elle mourut à Tâge de 38 ans.
(4) Village, commune de Hondan (Seine-et-Oise).
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cCoB^niAiua dommim Fulbeitiim^ episcopum camotensôm, et Amulfum sancti-Petri abbatem , ut de ista causa darent nobis audienti» locum ; quod et fecerunt in villa quse dicitur Ursi-Viliaris, etiterum in villa, quœ dicitur Caslenetus (1). »
Ante a. 1070. — Viger de ChcUenay assiste comme témoin dans une charte concernant la terre de Chapelle-Royale donnée aux religieux de Saint-Père, du consentement de Thibaud, comte de Chartres: « Videntibus.... S. Vigerii de Castaneto (2). b
1208. — Hardouin de Châtenay « Harduinus de Chartaneio > figure au nombre des serfs qui obtinrent leur affranchissenient de Guy, abbé de Saint-Père, sous la garantie deTaulorilé royale. Ces serfs nombreux étaient du dehors (foreuses) c'est-à-dire répandus dans les diversdomaines de Fabijaye : « ecclesiœ suœ servo$ foreuses manumiserunt et à vinculo serviiutis absolverunt. » La condition de leur affranchissement était que tout ce qu'ils possédaient de présent ou posséderaient à l'avenir dans les terres des moines , ils le rendraient dans l'année à quelqu'un des serfs attachés à rabbaye,^ s'en déferaient d'une autre manière. On était arrivé à pouvoir racheter sa liberté; plus tard on n'eut plus à dépenser un denier pour cela. L'œuvre sociale n'est pas le fait d'une révolution subite; comme toutes les œuvres de la nature, elle se développe petit à petit : le travail do la nature est lent; mais, le phénomène a lieu, du germe
elle arrive au fruit.
En 1544, un aveu est rendu par les religieux de Saint- Fean-en-Vallée à la seigtieurie de Chastenay pour « honneste émme Katherine Grenet, veufve de deffunt noble homme naistre Michel Chantault, en son vivant licencié enloiz, idTOcat à Chartres, et seigneur de Tesnyères, et damoiselle farye Chantault, fèmihe de noble homme maistre Girard
(1) Cart. de Saint-Père, p. 105.
(3; Ibid. p. 133.
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Acarye controUeur général de NormaDdie, héritière seulle et pour le tout dudit deffunct malstre Michel Ghantaolt et de ladite Katerine Grenet ses père et mère. »
1656. — « Messire Alexandre Baron, chevalier, était seigneur de Chastenay, Coltainville, Meslay-le-Vidame et autres lieux, il demeurait audit Cottainville (1). »
U église de Chastenay placée sous le vocable de Saint-SuX' pice, forme un rectangle irrégulier; elle est construite en moellon, avec angles, contreforts et baies en pierres de taille, et couverte en tuiles. Sa longueur est de 21 mètres 50 c. La nef principale a 10 met. sur 6 m. 60; à là suite se trouve le chœur (11 met. sur 6. 60); derrière le sanctuaire à droite s'ouvre rentrée de la sacristie placée en hors d'œuvre à Tabside (4 met. 50 sur 7 met); le transept situé au nord, a 6 met. 30. Au sud, s'étend une nef collatérale longue de 21 mètres, large de 3 m. 40; à l'ouest de cette nef s'ouvre l'entrée principale de l'église, précédée d'un porche : à gauche de ce porche s'élève une tour quadranlaire (3 met. 90 sur 4 mètres), dont la hauteur est de 19 mètres. La nef principale et deux travées de la nef collatérale sont voûtées en plâtre; les deux autres travées de celte dernière et le transept sont voûtés en maçonnerie. L'édifice est éclairé par sept fenêtres ogivales; deux au nord, une à l'est, et quatre au sud; elles sont garnies de verr^ blanc posé par petits losanges sur châssis de plomb.
Au Moyen-Age il y avait à Châtenay un château-fort doni les murailles étaient d'une épaisseur remar^quable ; suivam^ la tradition, il aurait été détruit vers le milieu du XVIII^ siècle. Ce château était entouré de fossés à sec et gariiii| de tours dont la dernière a été démolie il y a une vingtaini d'années, par M. Marcille, propriétaire de l'emplacememij qui y a fait construire une maison particulière : sous la cov4 de cette habitation existent encore des caves qui formaienl sans doute les souterrains du château.
(1) Bail de la terre de FaveroUes (BaudrevUle).
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Iflll
I Les registres de i'état-civil de Ghâtenay datent de 1610. I Noos ayons dit qn'aa XIII« siècle^ Ghâtenay comptait 60 liroissiens; au XVIII« siècle, il y avait 200 communiants, pe qui suppose une population inférieure à celle d'aujourini. Les recensements postérieurs lui donnent :
1826 361 habitants.
fin 1846 377 —
Enl856 401 -
En 1866 434 — (1).
Ce dernier chiffre se répartit ainsi qu'il suit, entre le chef* N de la commune et les hameaux qui en dépendent :
Maisons. Ménages. Habitanu.
Ûiâtenay 98 109 285
Basmeville. . 5 5 23
Coltainville 1 1 9
Le Moulin 1 1 3
Totaux m 116 434
l. — Basmeville. — Hameau situé au nord-ouest et à plom. de Ghâtenay. Son nom latin c Basini Villa » paraît bartenir à l'élément teutonique plutôt qu'à Télément scanlave, et remonte à une époque fort reculée. Il nous sem- ! avoir la même origine que celle attribuée par nous a ille-le-Gomte (p. 202 ) et proviendrait de celui d'un priélaire gallo-romain, Basinus, avec la terminaison lotte Villa?
\ ^ puits communal de 30 mètres de profondeur et une Nffe particulière servent aux besoins des habitants et des Ntiaux.
;{1) Dkns le total de 434, la population flottante (pensionnat de |ks) y est comprise pour 14, ce qui réduit la population normale à |f ; on voit que depuis 30 ans le nombre des habitants a toujours i en augmentant.
II. — CoTTAiNViLLE. — Ferme au sud et à 2 kilomètres de CMtenay. Ce lieu situé tout à proximité de la route départementale no 7 de Chartres à Angerville^ est mentionné en 1365 sous le nom de Cottainvilla. Son nom indique que la villa primitive fat ensuite fortifiée ; les mots latins cota et cotta, venus du saxon cote, indiquaient, en effet, un lieu de refuge (spelunca latibulum). Au moyen-âgé, on appelait cotifij une demeure de paysans, connue aujourd'hui sous le nom de Borderie. C'est dans ce sens que remploie le poète Vacces : « A unpastour s'accompaigna — En son CoiiN a lui entra. » A Tappùi de cette étymolôgie nous savons d'ailleurs qu'il y avait à Cottainville un château que Ton a démoli en 1829. Nous avons déjà cité cette demeure seigneuriale en 1656, (p. 256 ).
m. — Moulin (le). — Usine mue par le vent, située i un kilomètre de Châtenay.
L'industrie principale des habitants de la commune consiste dans la culture des terres. Les femmes et les enfante s'occupent aussi, principalement pendant l'hiver, à tricoter des bas et des chaussons de laine pour les marchands de Pussay (Seine-et-Oise). Les produits agricoles s'écoulent sur les marchés d'Angerville, Dourdan et Etampes.