‹ Documents historiques et statistiques sur les communes du canton d'Auneau, arrondissement de ChartresChapitre 16 sur 36 · DENONVILLE · texte numérisé non relu

DENONVILLE

L'origine de Denonville, comme celle de la plupart d< nos anciennes communes se perd dans la nuit des temps, Toute trace de l'époque gauloise, si toutefois il a existé d6l monuments de cette époque, a disparu de la surface du so| mais on y rencontre des ruines qui constatent le séjooi des Romains dans cette contrée. Des fouilles exécutées el 1849 dans les parcelles n«s 716, 718, 720 et suivantes de 11 section C, lieu dit Chemin de Morainville et situé entre lei chemins de Morainville et de Mondonville, ont exhumé do traces de constructions Gatlo-Romaines , des débris assi

— 2sa —

threux df^ &os&e^ toUes pUtes à reboards et des tessons DOterie. Entre autres monnaies qu'on y a trouvées, i la description des deux qui nous ont été commuriiîs:

B. Constantin-ub-Grand (1). — Tête laurée.à droite: STANTINVS AVG.

wers — Castre prinorienne avec étoile au-dessus : PRO- ÏNTIA AVG. - A rexergue : SMKR.

B. DÉCENCE (2). — Tête nue, tournée à droite. Deri: A.D.N. DECENTIVS....

vers — Deux victoires drapées et ailées supportant une onne au milieu de laquelle est eserit : VOT. V MVLTX. . . . REÏPVBLICAE. A l'exergue: TRP. (monnaie frappée èves).

t; Cor^rée des Bas, section G. n^ 325, offre aussi des in- \ d'antiques constructions, et le sol a restitué des déde tuiles plates et des tessons de piOteries. On en a îé enicore au hameau d'Adonville, dont nous parlerons loin.

nonviUe porte dans les chartes du Moyen- Age les noms Hinonis-Villa , DanunvUla, Danenvilla, DenonvUla-in- %. — La première partie fait connaître le nom du colon, fiétaire au seigneur de la vUla ou métairie qui a donné ance a la commune. Elle est située à 9 kilomètres Beau, son chef-lieu de canton, et à 26 kilomètres de 1res; son territoire est limité par ceux des communes ntes : au nord, la Ghapelle-d'Aunainville ; à Test, Malet Morainville; au sud, Mondonville-Saint^ean, Mo-

Succédâ eu 307 , à son père Constance-Chlore et régna 31 ans.

Deoentius { Magnus) était frère de. Magnenee qai le fit saluer

eur en 350. Ayant appris que son frère battu. à Vienne, s'était

' e désespoir à Lyon., le 11 août 373, il se pendit à Sens le

' . ni,ême mois. — Feseh a donné une médaille où on l'appelle

t He.

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rainville et Oaarville; àFouest;, Santeoil et Saint-Léger-ilfi- Aubées.

Lesol^ calcaire-mameut (1)^ généralement peu profoal, est moins découvert que dans d'autres parties de la Beau»; des bois /.situés aux environs du village^ en rendent fis* pect moins nu et plus pittoresque. Il n'y existe pas d'eam courantes^ mais les habitants ont pour leurs besoins quatre puits communaux de 27 mètres de profondeur : cio| mares, dont une seule ne tarit que par les grandes sécheresses, servent à l'usage des bestiaux.

D'après la matrice cadastrale (2), la nature et la contenance des propriétés se divisent ainsi qu'il suit :

hect. ares. col.

Bois-taillis et futaye ....

Jardins potagers .....

Mares

Terres labourables

Terres vaines et vagues . . .

Vignes : .

Superficie des propriétés bâties

Total. . .

On voit que la commune n'a pas de prairies naturelles; nous ajouterons que, depuis le cadastre, les vignes ontéii arrachées successivement, leur produit étant trop éventuel il n'en existe plus aujourd'hui.

La situation de 1813 était déjà loin de celle que consub un état dressé en 1777, pour la perception des tailles diA le département de l'élection de Chartres :

(1) Voir ciniessus, page 21, ce que nous avons déjà dit du 9» sol de Denonville.

(2) Les travaux du Cadastre ont été terminés dans la eommue i| 1818 ; mais par suite des événements politiques de répoque, j matrice cadastrale n'a été mise en recouvrement qu'en 1818

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u Denonville. Seignmr if. le canUe de Brisay ; — 6 lieues du chef-lieu; — 135 feux; — 2,000 septiers de terre; (80 perches au septier); — 600 arpens de bois; — 16 arpens de vignes; — 1 moulin-à-vent. — Il y a bailliage et chastellenie, haulte et basse justice relevant à Etampes^ et d'Etampes au Présidial. »

Seigneurs de Denonville.

Les seigneurs de Denonville nous sont connus dès le XII» siècle.

1100. — Hardouin de Denonville « Harduinus de DanaviUa > figure comme témoin dans la charte de Hugues d'Auneau, rapportée ci-dessus, pag.- 96; nous y trouvons encore Eudes et Robert de Denonville : Odo de Danovilla — Robertus de DanonvUla. »

Circa an. 1109. — Radulphe ou Raoul de Denonville, chevalier, est cité avec sa femme, fille d'Archambault de Lamerville (1) dans une charte concernant la donation que ce dernier avait faite à Fabbaye de Saiût-Père de Chartres : « contigit illam (filiam Erchembaldi) nubere cuidam militi, Badulpho de Danonis-Villa (2). »

1128. — Etienne de Denonville figure comme témoin dans une charte concernant les possessions de Tabbaye de Saint- Jean-en- Vallée c Hi affuerunt testes,.. Stephanus de Danunvilla (3). >

n est encore mentionné dans une autre charte avec Nivelon de Denonville: « Testes,,. Stephanus et Nivelo de X>\-^ NUNVILLA. >

(1) Hameau de la com. de BrezoUes.

(2) Cart. de Saint-Père, p. 421.

(3) Archiv. d'Eure-et-Loir — Fonds Saint-Jean.

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^1, — « Vaslin de Denonville assiste à Taccord fait entre Hubert de Mantarville et les religieux de Tabbaye de Saint- Jean: hi etiam fid^msorês,.. Vaslinus de Danunvïlla qui fidem recepit (1). »

1183 — Regnault, fils de Aubert de Denonville, étant malade de la lèpre, se fit recevoir au nombre des frères de la léproserie de Beaulieu-lès-Chartres, et donna à cette maison la moitié d*un muids de blé à prendre sur la grange de son neveu Aubert d'Eclimont (2). Cette donation fut approuvée par Aubert, son père, Geoffroy, son frère, Aubert son neveu et Thibault, comte de Blois, seigneur suzerain :

« Theobaldus, Blesensis cornes, Frapeie senescallus, tara ftituris quam presentibus notum facio quod Raginaldus , filius Auberti de Danunvilla, volunlate Dei leprosus factus, domui Belli- Loci se in fratrem dédit et reddidit, et fralribus ejusdem domus dimidium annone in grangia Auberti nepotis sui de Esclimont... Approbaverunt hoc et coDcesserunt Auberius de Danunvilla , pre&li Raginaldi pater et ejus frater Gaufridus et ejus nepos Aubertus... Actum Carnoti, anno incarnationis dominicae, millesimo centesiiBo octagesioio tertio (3). »

lige. Nous trouvons Fromond de Denonville au nombre des témoins , dans une charte concernant le moulin de Saint-Prest, sur lequel les religieux de Saint- Jean avaient à prendre un muids de blé : « Testes... Frowwndws de Danunvilla (4) »

1193. — Guillaume de Denonville fut Fun des témoins d*une donation faite aux lépreux de Beaulieu par Goscelin, seigneur d' Anneau : « Testes... Guilletmus de Danon- VILLA (5). »

(1) TU de rab. de Saint-Jean.

(2) Hameau de la commune de Saint-Symphorien.

(3) Chart. orig. aux archiv. d'Eure-et-Loir.

(4) Tit de Tabbaye de Saint-Jean. — Archiv. d'Eure-et-Loir.

(5) Cartul. de Beaulieu , p. 34.

ii94-1202. — Aubcrl de Denonville, chevalier, approuve, comme seigiteur dominant de fief, la cession de 12 arpents de terre à Umpeau, faite par Guismond, archidiacre de Biois, à réglise N.-D. de Chartres :

c Dominus Blesensis arcbidiaconus, XII agripennos terre, apud Unum-Pilum acquisitos, domino Auberto de Danunvilla, milite, ad cujus fendum terra quondaro pertinebat, hoc laudante et appro^ bante , et terram ipsam a feodo et omni obnoxietate quitante , do^ minio et patrocinio ecclesie Beate-Marie Carnotensis in perpetuum applicuit et ascripsit... Hujus doni signum est et memoriale cutettus iste a prefato archidiacono super altare béate Marie oblatus (1). »

1218. — Guillaume de Denonville, chevalier, avant de partir pour la croisade contre les Albigeois, promit de continuer aux lépreux de Beaulieu sur sa grange de Denonville et de Monvilliers, les deux setiers de blé de rente que leur avait donnés Renault, son oncle, chevalier, et Alix sa mère :

« Guillelmus de Danunvilla, miles, cruce «f'^na^u^ , omnibus ad quos littere iste pervenerint in Domino salutem. Neverint universi quod ego de salute sinime mee et pàrentum meorum sollicitus, duos sextarios annone quos Raginaldus mijes , avunculus meus et Aales mater mea infirmis de Bello-Loco Carnotensi dederant in perpetuam elemosinam, concessi, et dictes sextarios annone ad granchiam meam de Danunvilla et de Monviller , ad festum Sancti- Remigii, infirmis, singulis annis, reddendos assignavi. Quod ut ratum de cetero permaneat et firmum, présentera paginam sigilli mei munimine feci roborari. Anno gratie millésime ducentesimo octavo décime (2). »

(1) L'original de cette pièce n'existe plus aax archives d'Eure-et- Loir ; mais Gaignières nous en a conservé le fac-similé qui nous donne encore un spécimen des symboles d'investiture au Moyen-Âge. Le parchemin sur lequel on avait écrit cet acte était attaché à un couteao au manche duquel il était fixé par un clou et autour duquel il s'enroulait.

(2) CartuL de Beaulieu, p. 218.

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Le Gartolaire de Beaalieu (p. 243) rappelle cette libéniië de Guillaume et celle de feu Alexandre de Chéue-Long: (Il

a Apud Dânonvillâm de elemosina deftmcti Alexanèh à Longo quercu I sext, bladi.

« In cadem villa de elemosina defuncti GinLLERiri de Dâi» NILLA / sext, bladi, »

1300. — Le Polyptique de Chartres mentionne les teins que Geoffroy de DenonvUle, chevalier^ avait an champtkr des Fourneaux, commune de Montainville :

c Terris domini Gaufridi de Danonvilla militiSyex altéra parte, et territorio Fouraellorum.

1313. — « Noble homme et sage messire Geffrey de DenonvUle, chevalier, et madame Jehanne, sa famme^ et messire Guillaume de DenonvUle, chevalier, frère dondit monseigneur Geffrey, vendent à Pierre Breart, escuier unhibergement, deux moulins Tun à vaut, l'autre à chevauh... assises toutes ces choses au leu que len appelé Edeviile e& la paroisse de Oureville-en-Charlrain (2).., mouvant partie de réchoaiste (héritage) et de la venue de feu GuHUame de DenonvUle... Ce.fut fet Tan de Nostre Seigneur mil trois cens et treze, le lundi lendemain de la Nativité Saint-JefaaJh Baptiste (3). »

Les mémoires de Guillaume Laisné contiennent le détail de quelques titres de la généalogie de la maison de Denonville. — Le plus ancien de ces titres est de 1347. —La première famille de Denonville se fondit au commencemçat du XV« siècle dans celle de Hemard, par le mariage de Jean Hemard et de N. de Denonville, fille de Robinet de DenowviWe et de Marguerite de Buissa5\ — La terre de Denonville passa au commencement du XVI« siècle dans la famille

(1) Hameau de la commune de Gohory.

(2) Ouarville, commune du canton de Voves.

(3) Arch. dép. d'Eure-et-Loir. — Fonds Saint-Jean.

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de Brizay par le mariage de François de Brizay et de Marie de Hemard.

1540. — Charles de Hemard, de Denonville, fils de Pierre Hemard, seigneur de DenonvUle et de Jeanne Première, s'avança à la cour de François premier. Ce prince lui donna révêché de Mâcon, il l'employa en diverses ambassades, et Denonville s'en acquitta avec honneur. Ambassadeur à Rome après Jean du Bellay, il mérita comme lui le chapeau de cardinal que le pape Paul III lui donna au mois de décembre 1536, dans la promotion où fut également nommé le célèbre Renaud Polus d'Angleterre. A son retour en France, Denonville fut pourvu par le prince son protecteur de l'évêché d'Amiens, des abbayes de Saint-Père-en-Vallée de Chartres et de Saint-Nicolas d'Angers, et d'autres bénéfices. Il mourut au Mans, l'année de ces faveurs, le 23 août 1540, n'ayant que 47 ans (1). Il laissa pour héritier de la seigneurie de Denonville, comprenant le village et le château, Pierre de Brizay, archidiacre de Mâcon, qui fut aussi abbé commandataire de l'abbaye de Saint-Père.

En 1571^ les apostasies se multipliaient dans le clergé; on y était poussé autant par l'envie du mariage que par la liberté de penser que laissaient l'es nouvelles doctrines. L'abbé Pierre de Brizay, que nous venons de nommer, se fit huguenot, se maria et laissa des héritiers du château et de la seigneurie de Denonville.

1604. — Jacques de Brizay, vicomte de Denonville, est mentionné dans un bail à ferme de la terre de TOrmoie, située à Adonville, paroisse de Denonville (2).

Les sires de Denonville jouissaient d'une grande considération et d'une certaine influence parmi les gentilshommes de leur bailliage, comme le constatent deux circonstances que nous allons rapporter :

(1) Dict. de Moréry.

(2) Tit. de la fab. de Denonville.

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En 1651^AfiBe à^Autrîche, régente du royaume, pour diviser encore davantage la noblesse et le Parlement qui ne s'entendaient déjà plus, décida que les Etats-Généraux s'assembleraient à Tours le 8 septembre, jour de la majorité de son fils. Les gentilshommes du bailliage, assemblés dès le 17 août, dans une réunion préparatoire, sous la présidence du marquis de Mainlenon, bailli, décidèrent que le lieutenant-particulier et le lieutenant-criminel n'auraient pas séance dans la réunion de leur ordre. Ils chargèrent M. de Cherville et M. de Denonville de signifier cette résolution à ces deux magistrats (1). Une rixe sanglante eut lieu et plusieurs gentilshommes au nombre desquels se trouvait le sieur de Houvilley reçurent de graves blessures, d'autres furent jetés dans les cachots de la Tour.

Le lendemain 18 août les gentilshommes dont la plupart avaient été relâchés dans la soirée du 17, s'étant réunis à la campagne, firent élection de sept d'entre eux pour porter plainte au Roi : de ce nombre fut j!if . de Denonville (2).

Les anciens titres de la fabrique de Denonville nous font connaître les noms et qualités de plusieurs seigneurs de Denonville :

1669. — c Messire Pierre René de Brizay, chevalier, comte de Denonville.

1744-1747. — € Hault et puissant seigneur messire Pierre René de Brizay, chevalier, comte de Denonville, seigneur de Monvilliers, Maisons, Levéville-la-Chenard en partie, Chesnay et autres lieux, baron du Puiset, brigadier des armées du Roy, Ueutenant général pour Sa Majesté au gouvernement de la province de Chartres et pays chartrain. »

4744. — « Messire Louis René de Brizay, chevalier, seigneur imrqms de Denonville, maréchal des camps des ar-

(1) Reg. des EcheTins.

(2) Hist. de Chartres par M. de Lépinois.

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mées du Roy, lieutenant général pour ïe Roy de la province de Chartres et pays chartrain. »

1781. — « Haut et puissant seigneur Messire Ange René, cœnie de Brizay , chevalier de Tordre royal et militaire de Saint-Louis, capitaine sous-lieutenant des gens d'armes de la garde ordinaire du Roy, lieutenant-général pour Sa Majesté au gouvernement des villes et pays chartrain, seigneur de Denonville, Monvilliers, Adonville, Maisons, Ouarvilleen-Beauce et autres lieux. »

Au nombre des pièces conservées aux archives d'Eufeet-Loir et provenant de la Prévôté de Denonville, nous trouvons :

1760-1790. -— « Procès contre Laurent Bruère, cocher du comte de Denonville, pour avoir séduit une des domestiques de la comtesse ; — Provisions de procureur au bailliage de Denonville accordées à Charles Carré par Ange- René de Brizay y comte de Denonville, (sig. et cachet dudit comte) ; — Inventaire des meubles et effets de Pierre Argan curé de Denonville.

1717-1745. — « Visite d'une maison, rue du Marchais à Denonville; — Amende de 5 livres contre les cabaretlers de Denonville , pour avoir donné à boire pendant rofiftce divin; — Procès entre François-Hector Veneau, curé de Denonville, et les habitants dudit lieu, pour les réparations du presbytère; — Sentence condamnant Jacques Morizet à trois heures de carcan et à trois ans de bannissement, pour avoir chassé sur les terres du comte de Denonville.

1746-1777. — « Arrêt transférant les audiences de Denonville du mardi au mercredi; — Procès entre Pierre-René de Rrizay, comte de Denonville, et Louis Mauguin, pour une rente seigneuriale, dite de Vauvry, à Denonville. — Adjudication de la coupe du bois du moulin-à-vent de Denonville,

• Les de Brizay furent de chauds partisans de Henri IV. On voit qu'en 1591, au mois de décembre, le château de Denonville fut pris de vive force par les ligueurs ; mais ils ne le possédèrent que quinze jours, ca^r le 19 décembre, les sieurs de Montlouet et de Marolles (1) partirent du château avec deux pièces de canon pour remettre Denonville au pouvoir du Roi. Les ligueurs qui le gardaient, ne pouvant le défendre, se rendirent à condition d'avoir la vie et les bagages saufs. Malgré Tassurance qu'on leur donna, plusieurs furent pendus sur la place de Denonville (2) et leur chef fut exécuté à Chartres (3).

Le château de Denonville aurait été, suivant les uns, rebâti au XVIP siècle, à la place même de l'ancien sur lequel nous n'avons aucun détail ; d'autres lui assignent la date de 1751. Il était autrefois entouré de fossés à sec, et assez fort pour soutenir une attaque d'aventuriers ou de pillards. Sa forme actuelle est celle d'un parallélogramme allongé, flanqué de quatre grosses tours, le tout construit en briques entremêlées de pierres de taille. A droite , existe une longue aile de bâtiments qui servent de commims au château; celle de gauche a été réunie à la ferme. Ces deux ailes se relient d'un bout à la façade du château, de Tautre à un saut-de-loup en hémicycle au milieu duquel s'ouvre la grille d'entrée ; devant se trouve une vaste pelouse. On y arrive par une superbe avenue, longue de 1,200 mètres et plantée d'une rangée de grands ormes. — Derrière le château existent de très-beaux jardins et un parc, autrefois moins étendu, entouré de murailles et de fossés.

L'intérieur du château n'a rien de remarquable, si ce n'est l'escalier principal qui est de pierre et d'une cons-

(1) Hameau de la commune de Cas.

(2) On connaît encore aujourd'hui h Denonville la place du Carcan; c'était le lieu où s'exerçait la justice du seigneur.

(3) Doyen, Hist. de Chartres, tome II, p. 175.

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traction assez hardie. On y voit quelques tableaux de famille que le vandalisme révolutionnaire a respectés. Le plus ancien est celui du cardinal de Denonville, mort en 1540 et qui fit construire le beau clocher de Téglise actuelle. Deux autres portraits représentent Pierre de Brizay, comte de Denonville, et Caroline d'Orléans de Longueville qu'il épousa en 1775. Nous citerons aussi de très-belles voûtes avec arceaux en plein-cintre entrecroisés, qui existent dans toute rétendue des deux ailes du château. — Cette propriété appartient à M le tnarquis de Tholozan, par suite de son mariage avec une demoiselle de Brizay,

ÉGLISE. — Au XlIIe siècle (V. 1250) l'église paroissiale de Denonville, faisant partie du doyenné d' Anneau, comptait 90 paroissiens ; la cure , à la collation du grand-archiacre, valait 20 livres de revenu « In decanatu Alneoli, ecclesie parrochiales... Danonvilla (1). » En 1738, le nombre des paroissiens s'était considérablement accru; il y avait 400 communiants et la cure valait 700 livres de revenu (2). Saint-Léger y ÔYÙqjiG d'Autun, patron de la paroisse, vivait au Vile siècle : son culte était déjà très-répandu en France dès le siècle môme où il est mort, et le nombre des églises qui furent dressées en son honneur est très-considérable; on en compte quatre dans le département d'Eure-et-Loir; la commune de Saint-Léger-des-Aubées lui doit son nom.

Cette église présente dans son ensemble plusieurs styles d'architecture; sans. être bien remarquable, elle mérite cependant d'être analysée. Son vaisseau est formé de trois rectangles, dont les deux latéraux ont 21 met. 80 de longueur et 5 met. 20 de largeur. Celui du milieu ou nef principale, long de 30 mètres et large de 9 met. 20, est terminé à l'est par un chevet en croupe semi-circulaire.

La grande porte d'entrée ouvrant à l'ouest dans la nef principale, a trois voussures concentriques en retrait, dont deux sont ornées de zigzags et soutenues par deux colon-

(1-2) Fouillés du diocèse de Chartres.

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Otites rondes sans anneaux, avec chapitaux à iiaces plates, sans ornements. — Les arcs de la nef principale soDt en tiers-point reposant sur des pilastres carrés; le grand arc qui sert d'entrée au chœur, également en tiers-point^ est soutenu de chaque côté par une colonne cylindrique engagée, avec un chapiteau orné d'une sculpture grossière représentant des volutes aux angles et une figure grotesque au centre. — La voûte cintrée du chœur est construite en moellon noyé dans le mortier ; celle de la nef principale est en bois. — Toutes ces parties, qui composaient l'église primitive de Denonville, accusent par leur architecture l'époque romane de transition de la fin du XI® siècle ou du commencement du XII».

La grande fenêtre au-dessus de l'entrée principale à l'ouest, qui donne sur le cimetière, a été sans doute ouverte dans le XV® siècle, à en juger par sa baie en lancette et les ornements en langues de feu ou en cœurs qui la décorent: signes caractéristiques de l'époque ogivale-tertiaire ou gothique flamboyant.

Les deux bas-côtés ont été aussi construits à des époques différentes. Celui du nord, percé à son extrémité ouest d'une fenêtre en lancette, ornée d'une découpure en trèfle, date du XIV« siècle. La porte latérale qui donne accès à l'église par le bas de cette nef, est à cintre surbaissé soutenu par deux colonnes en torsade, et paraît avoir été construite dans le XVI® siècle. — A l'extrémité est de ce basculé se trouve la chapelle du château large de 2 met. 40; la clef de voûte en pierre porte les armes de la famille de Brizay accostées du millésime 1722: le dallage recouvre l'ancien caveau de celte famille dont les sépultures ont été violées par les révolutionnaires de 93. — On remarque sur l'autel une Sainte-Vierge tenant l'enfant Jésus dans ses bras : ce groupe, sculpté en marbre blanc sur un fond de marbre noir (comme une espèce de camée), est d'une belle exécution.

La nef latérale du sud, terminé aussi par une chapelle

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qui fait pendant à la précédente^ est voâtée en bois. Sur le prolongement à quelque distance de eette chapelle Couvre rentrée de la sacristie^ formant un quadrilatère de i met. 50 construit en hors-d'œuvre.

Au sud-ouest s'élève le clocher : c'est une tour carrée large de 6 met. 50, haute de 20 mètres, dont les contreforts qui sont à trois de ses angles, montent jusqu'à l'entablement surmonté d'un toit de 8 mètres de hauteur, ce qui donne au clocher une élévation totale de 31 mètres. — Le quatrième angle de la tour est occupé par une svelte tourelle en pierres, haute de 23 mètres non compris le toît qui a à mètres de hauteur; elle renferme l'escalier par lequel on accède aux différents étages de la tour. Cette construction est attribuée à Charles de Hémard, de Denonville, abbé commandataire de Tabbaye de SaintrPère-en- Vallée de Chartres qui mourut en 1540 (1).

L'intérieur de l'église est éclairé par dix fenêtres ogivales : trois au nord, deux au chœur dont une au côté sud; deux à l'ouest de la nef principale et trois à la nef collatérale du sud; elles sont garnies de verres blancs posés à petits lozanges sur châssis de plomb ; qu0ques-unes ont aux angles des losanges de verres de couleur formant des lignes diagonales d'étoiles.

Au XV® siècle, celte église possédait plusieurs relique$ dont nous trouvons la description dans un procès-verbal qui fut dressé lorsqu'on les rendit à la vénération des fidèles, qui en avaient été privés pendant plus de cinquante ans durant l'occupation du royaume par les Anglais :

1472. — « A tous ceulx qui ces présentes lettres verront Loys Ruzé, licencié en lois, garde de la prévosté d'Orléans, salut. Savoir faisons que pardevant Jehan Prévost, cler, notaire juré de Chastelet d'Orléans fut présent et eslably personnellement Pierre Penon, demeurant en la pcaroisse

(1) Voir ci-dessus p. S65.

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de Denonville-en-Chartrin, lequel ou nom et comme gagier de V église parrochiale dudit Denonville, comme il est apparu audit notaire juré par lettres d'icelle gagerie &ites et passées soubz le scel de la court de Tofficial de rarchidiacre de Beausse en Téglise de Chartres le vendredi après Oculi, Tan mil CCGC sexante-neuf, sigiiées J. Gouyn, recongnut . et confessa avoir vu et revu et receu en la présence d'icellui notaire juré, de Guillaume Bouchier^ marchand de laine à ce présent et acceptant, deux esluiz ou reposUoires à reliques, l'un plat et l'autre à feste hault; esquels estuiz sont, comme le dit Guillaume Bouchier a affirmé en la présence d'icelluy notaire juré avoir oy dire par plusieurs fois aux anciens habilans de ladite paroisse de Denonville, les reliques dont les superscriplions sont esdits repositoires ou estuiz , desquelles, superscriptions les tenues sont telles : Et premièrement esdit repositoire plat: Cest du fust de la m^aye croix aorée. Item, ce sont les reliques de Saint-Anthoine-le-Grant. Item, ce sont les reliques de Saint-Leonart, liera, de la table sur quoy nostre seigneur fut mis, quant U fut mis hors de la croix. Item, ce sont les reliques de saincte Marguerite. Et en l'autre estui qui est à feste, ce sont les reliques de madame sainte Radegonde vierge. Item, une fioUe petite qui a un bout d'argent, en laquelle ledit Guillaume dit semblablement avoir oy dire qu'il y avoit du doy de Saint'Légier ; laquelle fioUe ledit Guillaume a fait mettre et translater en ung petit braz de bois argenté par la main et doré au surplus. Lesquelz estuiz et reliquaires dès quarante ans à et plus que le siège fut mis à Auneel (1) par les Anglais anciens convenus de ce Royaulme, furent baillez en garde audit Guillaume par feu Thomas Bouchier, frère dudit Guillaume, lors gagier de ladite paroisse de Denonville, pour les conserver et garder à ladite églize parrochiale avec autres besongnes qu'il a depuis rendues et baillées partie audit gagier et autre partie à autres ses prédécesseurs ga-

(1) Voir le siège du château d'Auneau en 1417 , p. 85.

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giers, si comme ledit gagier eticelluy Guillaume disoient. Desquelles besongnes icellui Pierre Penon gagier des susdits se tint a contant dudit Guillaume Bouchier jet lenquicta

et prpmist acquicter envers et contre tous En tesmoing

de ce, à la relation du notaire juré, leur avons fait mettre à ces présentes le scel aux contraulx de ladite prevosté d'Orléans. Ce fut fait le samedi neufvième joqr de may. Tan mil CCCC sexanle douze. »

En 1755, réglise de Denonville ayant été reconnue trop petite pour les besoins des fidèles qui assistaient aux oflûces, les habitants s'adressèrent à leur seigneur à Teffet d^obtenir le terrain qui leur était nécessaire. M. de Brizay fit droit à leur demande ; toutefois il stipula que le terrain accordé servirait seulement pour les processions, mais qu'il n'y serait édifié aucun bâtiment :

« Aujourd'hui, dimanche, seize novembre mil sept cent cinquante cinq... Nous Jean Bidault, notaire royal au bailliage d'Etampes, étably à Denonville, maisons et dépendances, soussigné, commis sous le principal tabeUion royal audit Etampes , sur la réquisition de Messire Jacques Quinton, curé de Denonville, sommes transporté en l'égUse et tablette dudit Denonville, où étant, avons trouvé la plus grande et saine partie des manans et habittans de ladite paroisse avec les marguilliers en charge, lesquels ont exposé qu'un grand nombre de femmes de ceste paroisse ont esté obligés plusieurs fois de rester pendant le cours des hyvers passés aux portes de ladite églize de Denonville les jours de dimanches et fesles pendant la cellébration de la sainte messe et des vespres, attendu que la dite églize n'est à beaucoup près assez grande pour loger et mectre à couvert le général desdits habittans; et comme il y a des deniers appartenant à ladite fabrique qui sont en danger d'estre volés , comme cela est arrive en différents endroits circonvoisins depuis peu , lesdits habittans comparans estiment qu'il est nécessaire de les employer à faire augmenter ladite église.

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ff A cet effets lesdits comparans ont tout d'une commune et unanime voix consenti et consentent par ces présentes, tant pour eux que pour les autres habitans absents^ que ladite église dudit Denonville soit ati//m^/if^'^ incessamment^ aux frais et dépens de ladite fabrique, d*une espace au bout rers Voccident,

c Pour parvenir à ladite augmentation , est intervenu et fut présent sieur Charles François de Bull eux, régisseur de la terre et seigneurie de Denonville, y demeurant au nom et comme fondé de pouvoirs de messire Louis-René de Brizay, chevalier, seigneur marquis de Denonville, maréchal des camps des armées du Roy, lieutenant général pour le Roy, de la province de Chartres et du pays chartrain, par acte en date du 6 novembre 1781...., lequel, audit nom, a par ces présentes, cédé, quitté et abandonné dès maintenant pour toujours à ladite œuvre et fabrique Saint-Léger de Denonville,... la quantité de terre nécessaire pour le passage des processions autour de Téglize, scavoir vingt deux pieds de terre de longueur du costé du septentrion , dixhuit pieds de terre de longueur du côté du midy et au

bout vers l'occident, à prendre ladite quantité de terre dans le jardin dudit seigneur de Denonville appelé le Vau où est actuellement la glacière dudit seigneur, à la charge de par lesdits sieurs curé, gagers en charge et habitans dudit Denonville, tant pour eux que pour les autres habitans dudit lieu absents, qu^ils ne pourront faire bastir n*y construire à présent ny à l'avenir aucuns bastiments sur ledit terrain , mais seuUement pour faire servir aux processions autour de Teglize (1)... »

Les registres de l'état civil de Denonville remontent h 1612. Nous avons dit quelle était la population de cette paroisse au XIII® et au XVIII« siècle ; les recensements postérieurs lui donnent :

(1; TU. de la fabrique de Denonville.

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En 1826 554 habitants.

En 1836 622 —

En 1846 666 —

En 1856 646 —

En 1866 642 —

Ce dernier chiffre se répartit ainsi qu'il suit:

Maisons. Ménages. Habitants.

Denonville i26 144 467

Adonville 17 18 69

Monvilliers 31 32 106

Totaux. . . 174 194 642

I. Adonville. — Hameau situé au nord et à 1,300 mètres de Denonville, est mentionné dès le XII» siècle. Dans une charte concernant une ânée (1) de terre achetée par Fabbaye de Saint-Jean à Auzainvillé (2); Bernard d' Adonville est donné comme Tune des cautions du marché : a Hujm rei nobisplegios dédit..,. Bernardum de Addonis ViiiLA (3). »

Le nom de Addon était commun au XI* siècle; nous le trouvons cité deux fois dans le cartulaire djd Tabbaye de Saint-Père : « Signum Addonis — 1006 — € testes... Anoo » ante a. 1034.

En 1208, ce lieu était appelé Adunvilla, mot contracté du primitif Addonis Villa.

Les anciens titres de la fabrique de Denonville, conservés aux archives d'Eure-et-Loir, nous fournissent quelques documents sur la seigneurie d' Adonville :

(1) L'ânée était uue mesure beaucoup plus grande que l'arpent; soit qu'elle indique la quantité de terre qu'un âne peut labourer en un an, soit qu'elle serve à désigner celle qu'on peut ensemencer avec autant de blé qu'il en faut pour la charge d'un âne. L'ânée contenait environ 7 arpens, c'est-à-dire 295 ares 10 centiares.

(3) Hameau de Francourville.

(9) Tit. de l'abb. de Saint-Jean. ~ Archiv. d'Eure-et-Loir.

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1604. — « Bail à ferme de la terre de VOrmoie seize à Adonville, paroisse de Denonville;, fait par feu Messire Jacques de Brizay, chevalier, vicomte dudit Denonville. »

1668. — Déclaration censuelle faite par la fabrique de Denonville à « Hault et puissant seigneur messire Paul d^Escoubleau, de Moulât^ de Foix et de Babou^ chevalier^ marquis d*Alluyes et de Sourdis, prince de Chabanois, comte de Carmin et de Jouy en Josias, baron d'Auneau, Saint-Félix^ Montaigu et autres lieux, à cause de sa seigneurie d'Adonville (1). »

1694. — < Hault et puissant seigneur Monseigneur le comte de Montluc, seigneur baron d'Auneau, Aunay, Voize, FrancQurville, Ouenville (3),Boinville-au-Chemin(2),i4donville et autres lieux (4). »

En 1700, Adonville avait le titre de chdtellenie ; les appels du bailliage d* Adonville avaient lieu à la prévôté de Denonville.

Dans la contrée dites des Ouches d' Adonville section A , n® 20, sur le bord du chemin de ce hameau à la Chapelled'Aunainville et contre la grande ferme au nord, des enlèvements de terre faits en 1849 ont mis à découvert des traces d'antiques constructions qui ont été détruites par le feu; des fragments de tuiles plates à rebords (hamatœ tegulœ) , de grosses tuiles creuses (imbrices), ainsi que des tessons de poteries de diverses couleurs : ces ruines indiquent que plusieurs maisons ont existé sur cet emplacement lors de 'occupation romaine. Il paraît très-probable- qu'on pourrait j aussi rencontrer d'autres traces d'habitations antiques dans la même section A n°» 30, 31 , 32, 33 etc. de l'autre côté du chemin d' Adonville à la Chapelle.

{!) Tit. de la -fabrique de Denonville.

(2) OinviUe-sous-Auneau.

(3) Hameau dépendant des communes de Prunay-le-Giilon et Fran* courville.

(4) Tit. de la fabriq. d'Auneau.

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II. — MoNviLLiERS. Ce petit village, sec, plat et uni comme presque tous les hameaux de la Beauce, est situé à 1800 mètres de Denonville, 25- kilomètres de Chartres et 72 kilomètres de Paris : nous le trouvons mentionné enl2i8 sous le nom de Monviller (1). La deuxième partie de ce nom viller, dont le radical primitif est villare (2), indique qu'il y avait déjà plusieurs maisons à cette époque.

En 1583, le seigneur de Monvilliers se fait représenter à la rédaction de la coutume" d'Orléans.

Au nombre des papiers concernant le bailliage de Monvilliers, (1718-1773) et conservés aux archives d'Eure-et- Loir, nous trouvons les deux pièces suivantes : « Réception de Sébastien Labiche comme bailli de Monvilliers, — Sentence contre Simon Perrot(3)y fermier sortant de la /Jpnwed^ Monvilliers , .conûdimné à ne battre que le tiers des grains et à n'enlever aucunes pailles liées ou non liées qui toutes doivent appartenir au fermier entrant >

Pendant 200 ans nous voyons les Perrot, cités dans les anciens litres comme bienfaiteurs ou comme gagers de l'église de Denoiiville :

1663-1669. - Denis Perrot.

1683. — Jean Perrot.

1684. — Hiérôme Perrot.

» — Jeanne Perrot, femme d'Antoine Moncheny. 16. . . — Sebastien Perrot et Françoise de Moncheny.

1694. — Estienne-Ollivier-Georges Perrot.

1695. — Sebastien Perrot et Françoise Le Lingre, sa femme.

1696. - Simon Perrot.

(1) Voir ci-dessus pag. 263.

(2) Villare ( Vilîula vel viculus , decem aut 1% domorvm , seu familiarum. ) — Petit bourg composé de dix ou douze maisons ou famiUes.

(3) Son père, Denis Perrot, eut ses biens saisis (1663-1669), à la requête de M. Gourget, sieur de Montrouge.

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' — 278 — 1700. — Marie Perrol.

1703. — Simon Perrot, laboureur.

1711. — Gillielte Perrot, femme de Antoine Moncheny.

1745. — « La fabrique de Denonville afferme cinq minois de terre situées au champtier des ouches de Montvilliers vers Adonville, tenant d'un long à Torient aux héritiers de Simon Perrot. — Ces terres étaient chargées de cens et renies envers messire Michel Perrineau prestre, chanoine de l'églize cathédrale Notre-Dame de Chartres, principal du collège de ladite ville et prieur du prieuré de Saint-Michel dudil Chartres, uni audit collège à cause dudit prieuré. »

1782. André Perrot.

— Simon Perrot.

C'est à ce dernier que nous devons les asperges de Monvilliers dont la réputation est européenne. Voici ce que nous écrivions à ce sujet en 1847 :

Le terrain de Monvilliers n*a rien de remarquable; ses habitants sont froids comme tous les Beaucerons, mais il s'est créé par ses asperges une réputation aussi brillante que celle de Montreuil par ses pêches , de Montmorency par ses cerises et de Romainville par ses lilas. Entrez dans ce hameau, et après avoir traversé des champs entiers où l'asperge à graine étale ses baies écarlates, arrêtez-vous à l'extrémité du hameau vers Chartres. Là s'élève, élégante parmi ses voisines, une petite et blanche chaumière, avec pignon sur rue et jardin, treillagée à l'entour. Cette demeure n'a rien de prétentieux, mais elle indique une aisance propre et laborieuse. Au premier abord, le jardin vous frappe par le soin qui préside à sa culture, par la rareté de certaines fleurs. Naguères encore on se plaisait à voir le maître de ce domaine, Perrot, petit. vieillard presque octogénaire, mais droit, mais vert, mais vif, comme si les années avaient oublié de ralentir la sève qui l'animait. Le ton brun et hâlé de son visage montrait qu'il avait longtemps et péniblement travaillé; mais son geste lent et mesuré, son

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air de paix intérieure indiquaient en môme temps que ses labeurs n'avaient pas été payés d'ingratitude. Son regard pénétrant, son langage précis et net faisaient présumer que ce simple paysan avait occupé son intelligence, et qu'il ne s'était pas contenté de labourer et d'ensemencer la terre, en suivant la routine commune. En effet, jeune encore, obligé de travailler p©ur gagner le pain de la journée, il passait ses instants de repos à parcourir les bois et la plaine, et à étudier les plantes qui se trouvaient sous ses pas.

« Un besoin impérieux de science le travaillait, et à tout prix, il fallait un objet d'étude à son esprit investigateur. Un mince morceau de terre, son seul avenir, son gagnepain, fut sacrifié pour y faire des expériences. Frappante leçon pour la plupart de nos modernes laboureurs, qui ne risqueraient pas un centiare de terre à l'essai d'une plante nouvelle 1

« Vers la fin du siècle dernier, au moment où des germes de politique s'élevaient dans les têtes campagnardes, P^rro^ tout entier à l'étude des simples, essayait la culture du safran; plus lard, l'ognon de jacinthe mérita toutes ses affections. Ces plantes, si chères alors, lui réussirent à merveille; mais bientôt il leur adjoignit un nouveau commensal. Un jour — en 1782 — dans une de ses excursions botaniques, il rencontra un pied d'asperge sauvage, le seul qu'il eût trouvé dans tous les bois des environs. L'asperge était alors un aUmeht presque inconnu dans cette partie de la Beauce ; c'en fut assez pour allumer dans l'esprit de notre horticulteur le désir de répandre cette plante potagère. Le pied d'asperge sauvage fut marqué avec soin, et l'hiver suivant, transporté dans le patrimoine du novateur. Soit que le terrain fût plus propice qu'un autre à la culture de l'asperge, soit que le végétal eût une vigueur particulière, pris à son état sauvage, un succès complet couronna cette tentative; au bout de quelques années, des pieds nombreux d'asperges avaient été enlevés de ce père commun, et plantés à ses côtés. Au printemps la terre s'ent'rouvrait et

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donnait passage à d'énormes pousses d'un vert rosé, tendres et savoureuses, qui flattaient déjà le goût des voisins de notre jardinier. Les asperges de Monvilliers faisaient déjà fureur dans le canton, mais ce n'était encore que la première feuille de leur couronne.

« Sous Napoléon, l'humble conquérant d'une race d'asperges ne put faire percer ses turions,*ni les pousser sur les tables de Gambacérès.

« Mais vint la restauration, et une ère nouvelle mit en lumière les asperges de Monvilliers; une rosée venue de haut les fit monter jusqu'aux degrés du trône. La propriétaire d'un château voisin, Madame la marquise de.Vemon, dame fort bien en cour, et qui sans doute connaissait les goûts de Louis XVIII, crut plaire au monarque en lui faisant cadeau d'une botte d'asperges de Monvilliers. Le roi, qui passait pour expert en cette matière, fut sensible à cette botte-la, et il assaisonna son repas des paroles les plus flatteuses pour la marquise et son jardinier. Dès-lors, la fortune des asperges fut faite : un coup-d'œil, ou plutôt un coup de dent royal fit monter leur célébrité en herbe. La marquise de Vernon ne suffisait plus aux demandes d'asperges, et l'heureux horticulteur ne trouvait plus assez de terres à acheter pour y planter son légume aristocratique.

« Sous la branche aînée, les asperges de Monvilliers jouirent de la même faveur; aussi, grâce aux beaux deniers comptants de la Cour, le pauvre bêcheur avait arrondi une charmante propriété, établi ses enfants, et s'était retiré, parmi les fleurs, dans la petite maison que vous connaissez déjà.

c Perrot est mort, il y a quelques années, laissant ses plantations à son fils qui, sans avoir le même mérite, cultive avec avantage l'héritage de son père.

« M. Perrot fils expédie ses greffes d'asperges dans plusieurs départements, et même à l'étranger. Tous les environs de Denonville sont peuplés par cette race nouvelle, et dans quelques endroits elle réussit presque aussi bien qu'à Mon-

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Yilliers. Depuis quelques années^ le froid qui règne au printemps empêche les asperges d'avoir un volume aussi considérable que pendant les années précédentes ^ mais elles n'en sont pas moins délicieuses. Elles n'ont pas l'air prolétaire et la couleur sombre des asperges d'Orléans; elles sont moins blondes', moins molles, moins lymphatiques que les asperges de Hollande. Malgré leur grosseur, qui souvent va jusqu'à 81 à 108 millimètres (4 pouces) de circonférence, la dent ne rencontre jamais ces filandres coriaces qui, dans les autres asperges, se trouvent entre le blanc et le vert. Ici la dent ne sait où s'arrêter, et, sans le respect humain, elle irait jusqu'à l'autre bout. Malgré leur poids énorme, puisque trois ont pesé jusqu'à 625 grammes (cinq quarterons) (1), elles offrent au palais la fraîcheur du légume réunie au parfum d'un fruit méridional. Elles laissent bien loin les asperges deRavenne, citées par Pline (liv. XIX), dont trois pesaient 500 grammes, ce qui était une monstruosité pour l'époque. »

Monvilliers composé de 31 maisons renferme 106 habitants (2) et trois fermes, un puits communal de 30 mètres de profondeur et deux mares dont l'une conserve toujours son eau.

FRANGOURVILLE.

Dès les premiers temps de la monarchie il y avait à AuzainvUle, berceau primitif de la commune, aujourd'hui son hameau principal, cinq manses (3) qui ont formé les cinq

(1) Ces trois asperges ont été servies sur la table de Louis XVIII.

(2) Les recensements antérieurs lui donnent 111 , 115 et 130 habitants.

(1) Nous donnons la composition de ces manses à l'article d'Auzain- TiUe.

Pendant plusieurs siècles, c'est-à-dire depuis les premiers temps de la monarchie jusqu'à la fin de la seconde race au moins, lemanse

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divisions actuelles de son territoire : Auzainville (Osone- Villa) ; Boinville (Bomvilla); Eneherville {Anscherii-Villa) ; Francourville (Francorvilla) ; Senneville (Saxonis-Villa). Le mot villa (métairie ou ferme) qui termine chacun de ces noms indique qu'ils appartiennent incontestablement à répoque carlovingienne plutôt qu'à l'époque normande de notre histoire.

Le nom de Francourville (Francorvilla) semble être un abrégé de Francorum-Villa. C'était sans doute une de ces immenses fermes du \h siècle où les rois Franks tenaient leur cour et qu'ils préféraient aux .plus belles villes de la Gaule. Us se rendaient successivement dans chacune d'elles, consommant, à tour de rôle, les provisions en nature qui s'y trouvaient rassemblées, se livrant, avec leurs Leudes franks , suivant les lieux, aux exercices de la chasse^ de la pêche ou de la natation (1).

La maison royale paraît avoir été au lieu appelé la Salle ( section H, n° 647 du plan cadastral), nom qui passa ensuite à la priacipale habitation de tout domaine seigneurial. Francourville d'ailleurs est peu éloigné de Vancienne txne romaine de Chartres à Sens, dite aujourd'hui le chemin des Mathurins, qui se rencontrait, au-dessous de Gouillons, avec une autre voie romaine allant de Paris à Blois, et connue dans le pays sous le nom de chemin de César, Cane sont peut-être là que des inductions de l'antiquité de Francourville, mais voici d'autres preuves plus certaines.

En 1850, à un kilomètre au nord de Francourville, dans U contrée de la Fosse-Renault, (section II, déjà citée, nos 298, 299 et 300 du plan cadastral), on a découvert des traces de constructions Gallo-Romaines. Le sol était couvert de fragments de grosses tuiles plates à rebords — hamatœ

forma la principale base de la propriété rurale. Il comprenait une certaine étendue de terre , avec une habitation et les bâtiments nécessaires à Tagricullure.

(1) Augus. Thierry — Récits des temps Méravingiens.

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tegulœ, — de débris de poteries et de pierres ayant servi à d'antiques constructions qui occupaient un espace assez vaste de terrain. Quelques monnaies romaines ont été ramassées sur le sol, à divers intervalles, mais nous n'avons pu nous en procurer qu'une seule dont voici la description:

M. B. Titus (1)— Avers^ Tête tournée à droite: T. CAES. IMP. PON. TR. P. GOS Vï CENSOR...

Revers. — Victoire posée sur une proue, les ailes déployées et marchant à droite : elle présente de la main droite une couronne et tient, de la gauche, une palme sur son épaule : VICTORIA NAVALIS. Dans le champ s c.

La dislance de Francourville à Chartres, chef-lieu d'arrondissement et de contrôle, est de 14 kilomètres, et d' Anneau, chef-lieu de canton et bureau de poste, de 11 kilomètres.

Le territoire de Francourville est limité par ceux des communes suivantes: au nord, Béville-le-Comte, et Houvllle; à Test, Voise et Mpinville-Ia-Jeulin ; au sud, Prunayle-Gillon; à l'ouest, Sours.

Le sol, calcaire-marneux, d'une bonne profondeur et le meilleur du canton, est totalement uni, découvert et cultivé sur tous les points.

Francourville est dépourvu d'eaux courantes, mais il y a deux puits communaux et plusieurs puits particuliers de 10 à 12 mètres de profondeur, et trois mares communales.

Les travaux relatifs à l'opération du cadastre ont été terminés sur le terrain en 1813, mais par suite des événements politiques survenus à cette époque, la matrice cadastrale n'a été mise en recouvrement qu'en 1818. D'après celte matrice, la nature et la contenance des propriétés se divisent ainsi qu'il suit :

(1) Titus succéda comme empereur à son père Vespasien, Tan de J.-C. 79.

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hect. aret- cent.

Terres labourables 1,787 69 82

Bois-taillis 1 79 70

Jardins-potagers 42 56 81

Pièces d'eau » 10 *

Mares et puits » 08 44

Terres vaines et vagues .... » 43 20

Superficie des bâtiments. ... 7 95 25

Totaux. . . . 1,810 63 22

Les usines situées sur le territoire consistent en trois moulins-à-vent : le premier, dit de Francourville , le second ù^Auzainville et le troisième, Moulin-Neuf.

La route départementale n® 7 de Chartres à Angerville sert de chemin vicinal pour aller à Sours, à Voise et à Santeuil. Sur cette route s'embranche le chemin vicinal de Francourville à Encherville.

D'autres chemins conduisent à Houville, à Saint-Légerdes-Aubées, à Moinville-la-Jeulin , à Prunay-le-Gillon, à Senneville, à Gallardon, à Anneau, à'Boinville.

L'ancienne route dite des Mathurins, déjà citée, est abandonnée aujourd'hui et sert de limite de territoire entre Francourville et Prunay-le-Gillon.

Le vieux chemin de Notre-Dame, qui traverse le territoire au nord, est connu sous le nom de la Fringale, parce qu'il parcourait une grande distance sans passer par la localité et qu'ainsi les voyageurs ne pouvaient satisfaire à leurs besoins: il est aujourd'hui impraticable et ne sert plus qu'à l'exploitation.

Francourville est appelé Francour villa en 1202, dans le chartrier de l'abbaye de Saint-Avit près Ghâteaudun : c'est la première mention que nous connaissions de ce lieu.

1208. — Dans un échange fait entre Gui de Chevreuse et Robert de Mauvoisin figurent quarante livres parisis que

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Robert avait données en mariage à Sedille, sa sœur, sur le péage de Francourville,

a Quadraginta libras parisiensis moneta, quas doDaveram Sedilie mee sorori in maritagio in pedagio de FrancorviUa. Actum anno grastie M^ CC^ octavo, mense novembris (1). »

En 1215, les lépreux de Beaulieu près Chartres avaient à Francourville une menue dîme à prendre sur la maison de Goillaume-le-Français : € Totam minutam decimam in domo WUlelmi'le-Francis apud Francorvillam (2). »

Au XlIIe siècle (v. 1250), la paroisse était constituée sous le vocable de Saint-Étienne ^ premier martyr. Le pouillé du diocèse de Chartres, rédigé à cette époque, lui donne Ui paroissiens; la cure^ à la collation du grand archidiacre, avait 25 liv. de revenu; elle faisait partie du Doyenné d' Anneau : « Ecclesiœ parrochiales in decanatu Alneoli... Francorvilla. •

1347. — Le nécrologe de Téglise Notre-Dame de Chartres mentionne trois setiers de terre labourable dans la paroisse de Francourville au nombre des libéralités faites par Simon de Saint-Cloud, prêtre-chanoine décédé en 1347 :

« Anniversarium Symonis de Sancto-Clodoaldo , canonici presbiteri, qui obiit anno Domini M° CCG® XLVII» ad quod habemus... tria sextaria terre arabilis in parrochia de Franccevilla ... (3). »

Radulphe ou Raoul de Francourville nous est connu par un procès qu'il eut à soutenir contre le bailli du roi, qui lui avait fait défense d'exercer sa justice sur un bois appelé de Boceio, d'y chasser et de le faire garder comme une garenne. Le Parlement, saisi de l'affaire, décida que Raoul pourrait chasser les petits animaux dans son bois et le faire

(1) Cart. des Yaux-de-Cernay , t. 1er, p. i64.

(2) Ch. orig. aux Arcbiv. d'Eure-et-Loir, fonds de Beaulieu.

(3) Cart. de Notre-Dame, t. ffl, p. 119.

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garder, mais non comme une garenne, et qu'il n'y aurait point droit de justice :

1274. — « Orta questions inter ballivum Silvanectensem , pro domino Rege, ex una parte, et Radulphum de Francorvilla , miliiem, ex altéra, super eo quod dictus ballivus proponebat, contra dictum Radulphum, quod ipse non habebat jus habendi justiciam in bosco de Boceio, nec habebat jus faciendi illud nemus custodiri ut garennam; ad inteniionem suam fundandam in judicio exhibens quandam cartam ; quare petebat dictum militem compeUi ut cessaret a predictis ; dicto milite ex adverse dicente se habere justiciam in dicto nemore et jus venandi ad parvura animal et faciendi illud custodiri ut garennam: Tandem, dicto milite se supponente judicio, secundum dictam cartam, visa dicta carta, pronunciatum fuit per jus quod dictus miles poterit veoari in dicto nemore ad parvum animal, et nemus suum facere custodire, sed illud non custodiet ut garennam, nec ibi justiciam habebit (1). »

Les anciens titres de la fabrique de Francourville, conservés aux archives d'Eure-et-Loir, contiennent plusieurs actes reçus par le notaire tabellion juré de la terre et seigneurie de Francourville, Nous voyons par ces titres qu'elle suivit la mouvance de la châtellenie d' Anneau dont nous retrouvons ici la plupart des seigneurs :

1633-1664. — « Monseigneur le marquis de Sourdis et d'AUuyes, seigneur d' Anneau , Francourville et autres ]ieux. »

1670. — «f Francourville appartenant à M. le marquis d'AUuyes, comte de Sourdis. Il n'y a point de justice, vont plaider à Anneau. »

• Il y a néanmoins droit de justice audit lieu qui ne s'exerce point; vont plaider à Anneau appartenant audit Seigneur. »

(1) UsOlins, t. n, p.. 60.

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1694. — « Hault et puissant seigneur Monseigneur le comte de Montluc, seigneur baron d'Auneau, Aunay> Voize, Francourville, OcconVûle (1), Boinmlle-au-Chemin (2)^ Adonville (3), et autres lieux, v

1716. — « Hault et puissant seigneur messire Frattçbis Gilbert Colbert, chevalier, marquis de Saint-Pouange et de Chabanois, seigneur, baron d'Auneau, Aunay, Oinville, Francourville et Voize , mestre de camp d'un régiment de cavalerie entretenu pour le service du roy, et brigadier des camps et armées de Sa Majesté. »

1724. — « Messire Pierre d'Hariagues, escwt/^, conseiller, secretlaire du Roy, Maison et Couronne de France et de ses finances, trésorier général des maison et finances de Son Altesse roy aile Monseigneur le duc d'Orléans, seigneur baron des baronnyes et chastellenye d' Anneau, de la Vieille- Court dudit lieu, d'Aunay, Voise, Francourville, Oynville et autres lieux. »

Mme veuve d'Hariagues mourut en 1749, laissant pour seuls et uniques héritiers deux fils : Dominique, qui lui succéda dans la baronie d'Auneau , et Pierre dUariagues de Guiberville, qui était, en 1751, conseiller du roi en ses conseils, et président au Parlement de Paris.

4750-1770. — Messire Dominique d'Hariagues, seigneur baron d'Auneau et autres lieux, conseiller du Roy , maistre ordinaire en sa chambre des Comptes, eut différents procès à soutenir pendant vingt ans contre les vassaux de la baronie d'Auneau, notamment le seigneur de Francourvilky Messire Gaspard Pecou, .seigneur de Cherville (4).

(1) Oinville-sous-Auneau.

(2) Hameau dépendant des communes de Prunay-le-Gillon et Francourville.

(3) Hameau de DenonviUe.

(4) Hameau de la commune d'Oinville-sous-Âune$u.

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— Î88- 1777. — Un état dressé pour la perception des tailles dans les paroisses du département de l'élection de Cbartres, nous donne la notice suivante :

€ FRAHCOURvnxE, —seignettr,'M. d'Hariagues; — 3 Ueties du chef-lieu; - 152 feux; - 3,500 septiers de terre (80 perches au septier). »

lléglise de FrancmnMle a pour patrons saiirf Étùnne et mvi Fiacre. Le vocable du premier indique l'ancienneté de la. fondation ecclésiastique; cependant son vaisseau princinal ne paraît dater que du XII» siècle, avec des additions Dostérieures. Il est construit en maçonnerie de moeUons avec angles, baies et contreforts en pierres de taille, et couvert en tuiles; sa forme est rectangulaire et sa croupe nolygonale : il a, dans œuvre, i8 mètres de largeur; la nef nrincipale, le chœur et le sanctuaire ont ensemble une longueur de 27 mètres. Les deux nefs collatérales, longues de 16 mètres 80 cent., sont terminées à l'est chacune par nne chapelle. Dans les angles formés par ces deux nefs et Tchevet, sont étabUes, à gauche du chœur, la sacnsue ( 1» 20^ et à droite, la tour carrée construite en pierres de Lille surmontée d'une flèche ou clocher couvert en ardoises : die a IS^SO de hauteur et S^.eO de largeur, et renferme une cloché portant celte inscription :

, Van i85i, j'ai été béniU par M. Porphyre CoursimauU, ruré de cette paroim. J'ai été tiommée Anne Stéphanie par M le chemlUer JeanJosepk Rousseau, commandeur de tordre r^ittl de la Ugùm d'honneur, pair de France, maire du ^arrondissmem de Paris, et par Anne BaiUy son épouse IKM Henry TMrouin, maire; Genêt, adjoint; Mwhel Isamberl, «ré«d«»rf d« (^<»^^ "^ fabrique; Isdie Lecassor, secrétaire ; Modeste Cintract, trésorier. - Etienne Cancel, fondeur. »

La voûte ogivale de la grande nef est lambrissée en bois de chêne avec entraits ornementés; celle de la nef collatérale de droite, également lambrissée en bois, est séparée de

la précédente par quatre poteaux en bois formant arceaux.

— Quatre piliers hexagones en pierres de taille avec colonnettes supportent la voûte ogivale en pierres de la petite nef collatérale de gauche.

L'intérieur est éclairé par six fenêtres , dont quatre sont en ogive et deux à plein cintre, garnies de verres blancs à petits losan^s sur châssis de plomb.

Deux fenêtres du sanctuaire, décorées de nervures en pierre, portent chacune cinq médaillons en verres de couleur.

Vitrail de droite ; 1 . La Couronne d'épines. — 2. Le chiffre de saint Fiacre, — - 3. L'anagramme : Jésus homnumsalvator,

— 4. Le sacré Cœur de Jésus. — 5. En haut, une Gloire.

Vitrail de gauche : i . Les instruments de la Passion. — 2. Le chiffre ^de saint Etienne. —3. Le X (chi) et le ^ (phi) grecs entrelacés. — 4. Le Serpent d'airain. — 5. Le Globe terrestre surmonté d'une croix.

Le dallage •de la nef principale est en grandes pierres, dont quelques-unes portent des croix de différents styles. Sur l'une de ces pierres on lit l'inscription suivante :

« Icy gist le corps d'honneste personne Claude Le Roy , lahovrevTy lequel est décédé le jeudi 4 janvier i66Z, > Audessous sont gravés une croix , un soc et un coutre de charrue.

Dans le chœur, pavé en carreaux hexagones, on remarque deux pierres tumulaires. Sur celle de droite est gravé un écusson portant trois arbreà, avec cette inscription :

« Hic jacet DD. Nicolaus Le Maire qui hujus ecclesiœ 58per annos pastor fuit. Fratres, quos in Christo adamavit, orate pro eo. Obiit anno Domini 1729, Die 28junii, œtatis suœ 66, Requiescat in pace (i), d

(1) Cy gist Dom I^icolas Le Maire, qui fut curé de cette paroisse pendant 38 ans. Mes frères , vous qu'il aima dans le seigneur , priez pour lui. U mourut en 1729, le 28 juin, âgé de 66 ans. Qu'il repose en paix.

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Ceïié àê fauche a pour armoirie une couronne avec un iîon au milieu, portée par deux lévriers; on y lit l'inscription Suivante :

« Cy gist kessire Louis-Florent Lallier, de son vivant ècuyèr et curé de cette paroisse qu'il a gouvernée pendant quarante-deux ans en paix avec bienfaisance. La mémoire de se (sic} pasteur sera longtemps en vénération parmy ses paraissons et parmy tous ceux qui Vont connu. Enfin après atÙi* pf'Mqué pendant sa vie toutes les vertus de son état, il est décédé U i6^ de Novembre f 775, âgé d'environ 7Î ans.

REttOttâSCAT m PACE.

Nous citerons encofe trois statues de bois peint en blanc : deux àuniaître-aulêl, saint Etienne et saint Fiacre, patrons de là paroisse, et' celle de sainte Anne, à Fautel de la Vierge.

L'horloge est neuve et n'a rien de remarquable.

Deux tiortes donnent accès dans l'église; l'une ogivale, à Fouest: l'autre au sud, à plein cintre, est précédée d'un porche ou chapiteau, large do 5^,80, sur A^,50, et soutenu pat deux piliers, l'Un en pierre et Tautre en bois, puis par un mur sur la rue. Près de ce chapiteau existait autrefois mie tourelle que nous trouvons mentionnée en 1680 :

€ Suivant acte passé devant Pierre Rebour, notaire et taheùion juré de la terre et seigneurie de Francourville, Voize et environs, la fabrique de Francourville afferme une tourelle dépendant de V église Sainct-Estienne dudict lieu, celle proche le chapiteau, moyennant le prix et somme de trois livres quinze soulz par an. »

Cette tourelle faisait partie de Tenceinte de l'église, nommée le Fort, qui était formée d'épaisses murailles garnies de meurtrières et que Ton a démolies en 1795. Un procèsverbal du 17 mars 1788 nous fait connaître que celle enceinte existait encore , et que les grandes portes de Féglise furent refaites à cette époque :

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« Le 17 mars 1788, le curé de FraneourviUe, les marguilUers et divers habitans, formant la plus grande et la plus saine partie d'iceux, se réonirent dans Téglise, pour voter la construction à neuf de deux copfessionnaux et la gremde parti de Végiise du eôtè éhk fort. Il fut convenu ce qui suit : les bâtis de cette porte auront trois pouces d'épaisseur et cinq à six pouces de large; les battants du guichet auront deux pouces d'épaisseur ; il y aura un parapet en dehors et un panneau en dedans auxdites portes; elles seront peintes en petit gris à l'huile à trois couches en dedans et en dehors (1). »

A 50 mètres de l'église et à l'extrémité de rancieBi cimetière, se trouvait la Chapelle de Noir e-Dame-de -Pitié que ne mentionne déjà plus le pouillé du diocèse de Chartr^l^ en 1738. Elle a cependant été desservie par un vicaire jusqu'au moment de la révolution de 1789. A cette époque elle fut vendue par la Nation et achetée par un habitant qui en iit plus tard donation à la commune.

Ce it)h monument gothique j servant aujourd'hui d^ maison commune ou mairie, est fort intéressant sous tous les rapports. Il est construit en moellons avec angles, baies et cinq contreforts en pierres de taille et couvert en tuiles. Voici ses dimensions : longueur 9 mètres; largeur 5 mètres 30 centimètres ; hauteur de pan A mètres et 7 mètres sous le faîtage. On y accède par un perron en pierres de taille provenant en partie de l'ancien autel de la chapelle et dont plusieurs ont conservé des croix de Consécration. Ce perron et l'un des angles avancent et laissent à peine 3 mètres de passage sur le bord du chemin vicinal d'injtérêt commun no 32 de Bévillo-le- Comte au Gault-Saiut-Denis f)âr FraneourviUe.

A l'extrémité de la mairie on a construit en appentis un arsenal pour remiser la pompe à incendie.

(1) Reg. de la fabriq. de FraneourviUe, aux Archiv. d'Eure-et-Loir.

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La commune possède encore un presbytère et une belle . maison d'école dont elle a fait racquisition en 1843.

Le 16 mai 1842, une catastrophe aussi désastreuse qu'inoiprévue vint jeter Talfeirme et l'épouvante dans la commune de Francourville. Un incendie, favorisé par une longue sécheresse et par la violence du vent, éclata, sur les quatre heures de l'après-midi, dans un petit fournil près deTéglise, pendant l'absence du plus grand nombre des habitants et notamment des jeunes gens qui s'étaient rendus à Chartres pour la foire de Mai. En moins d'une heure ^ 32 maisons (environ les deux cinquièmes du village) devinrent la proie des flammes : des bâtiments situés à plus de 100 mètres du foyer de l'incendie ne furent pas épargnés. La perte fut énorme ; 41 ménages se trouvèrent sans ressources et plusieurs furent obligés de s'expatrier.

Les anciens registres de l'état civil existent à la mairie, de 1631 à 1792; quelques-uns sont fort intéressants. Celui de l'année 1679 porte cette suscription : c de Saincte Fran-

COURVILLA. »

Nous avons vu qu'au XIIP siècle il y avait à Francourville 144 paroissiens et 152 feux en 1777. Le Fouillé du XVIIIe siècle lui donne 450 communiants. Depuis 40 ans, la population de cette commune a toujours augmenté. On peut en attribuer la cause à la bonté et à Téteiidue de son territoire, aux progrès de Tagriculture et au passage de la route départementale n° 7.

Les recensements postérieurs constatent :

En 1826 648 habitants.

En 1836 689 —

En 1846 712 —

En 1856 750 —

En 1866 733 —

Ce dernier chiffre se répartit ainsi qu'il suit, entre la commune cheWieu et les hameaux qui en dépendent :

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Maisons. Ménages. Habitants.

FrancourvUle 84 94 315

Âuzainville 51

Boinville-au-Chemin .... 8

Boinville (haut) 3

Encherville 17

Senneville 30

Totaux. . . 193 195 733

I. ~ Auzainville. -— Ce hameau situé au nord et à 700 mètres de Francourville fut, comme nous l'avons dit, le berceau primitif de la commune; il perdit son importance au XIII® siècle lorsque, par suite de la construction d'une église à Francourville, Qette villa devint le chef-lieu de la paroisse.

Le polyptique dlrminon mentionne Auzainville au IX« siècle, comme appartenant à l'abbaye de Saint-Germaîndes-Prés; mais son existence est beaucoup plus ancienne, si Ton considère que nous retrouvons en la possession de cette abbaye, sous Charlemagne, la plupart des biens qui lui avaient été donnés par Charles-Martel en 741.

,A cette époque il y avait à Auzainville cinq manses (1) dont deux ingénuiles et trois lidiles :

La première manse tenue par deux colons, deux colones et quatre enfants, comprenait 16 boniers de terre labourable, 3 arpents de prés, 2 bonniers de bois :

c Madalbertus colonus et uxor ejus colona, notnlDe Ercantildis, homines sancti Germani, Isti sunt eorum infantes : Faroinus, Erca-

(l) Voir ci-dessus page 281. — - Les manses se divisaient en trois classes: « mansi ingénuiles, lidiles et serviles. » Ces manses connus sous la dénomination générale de manse censuel < manstis eensilis^ » ou manse tenu à cens par un colon , un Me ou un serf, étaient ainsi appelés suivant la nature des redevances ou des services dont chacun d'eux était grevé , et non pas suivant la condition des personnes qui l'occupaient.

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noidus, Madalberta» Wioerada. Et Madalfrcdus colonus et uxor ejus «olona , Domine Teodoiildis^ homines sancti Gernuau. Isti sunt eorum infantes: Teutlhidis^ Waldrada. Isti duo manent in Oson^ Villa. Tenent mansum ingenuilem i, habentem de terra arabili bunuaria xvi , de prato aripenoos m , de silva bunuaria u. Facinnt similiter. n

A la seconÔB manse^ occupée par un colon et deux colones ayant trois enfants , étaient attachés huit bonniers de terre laboupftble, et deux -arpents de prés :

<r Noiboidus colonus et uxor ejus colona, nomine Restala» homims sancti Germani-. Faroildis est eorum fîlia. Et Ingoildis, eolonti sancti Germani. Isti sunt ejus infantes : Waldradus, Ingalbôrtus. îsti duo manentin Osone Villa. Tenent maw^w ingenuilem I, habentem de terra arabili bunuaria vm, de prato aripennos ii. Faciunt similiter. »

La troisième manse, tenue par deux colons et deux colones ayant six enfants, comprenait huit bonniers et demi de terre labourable et deux arpents de prés. Ils étaient obligés aux mêmes services que les autres manses lidiles, excepté de fournir un bœuf pour la vendange :

«( iRodrannus colonus et uxor ejus colona , nomine Sandisma , homines sancti Germani. -Isti sunt eorum infantes : Lantbodus , Lantbbrtus, Irotbertus, Irottrudis. Et Frodegardus colonus et uxor ejus colona, nomine Waldrada, homines sancti Germani. Isti sunt eorum infantes : :Frodegaus, Walduinus. Isti duo manent in Osotie ViUa. Tenent mansum i lidilem, habentem de terra arabili bunuaria vim et dimidium, de prato aripennos n. Faciunt similiter sicut ceteri de lidilibus mansibus, praeter i bovem ad vinericiam. »

'Arnulphe, homme lide (i) de Saint-Germain, et sa femme libre, un colon et sa femme, colone, occupaient la quatrième

(1) Les lide^, lidi, étaient d'une condition moins douce que les colons et moins dure que les serfs ; ils occupaient , pour ainsi dire , la place du miUeu parmi les hommes qui ne jouissaient pas de la liberté.

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~ 295 manse dont dépendaient 13 tonniers çt demi de ^prre, deux arpents de prés, un bonnier et demi de fôrêi :

« Airulfus,* Mus sancti Germani, et uxor ejus lihra; .et Junigaudus colonus et uxor eyus colooa/ nomine Badoflidis, de bénéficia Kotmundi, fwmines mncti Germani, Manentin Osone Vijh, Tenant maDsum i lidilem , habentem de terra arabili bunuaria XW .^t dimidium , de prato aripennos u , de silva huQuarium i ,et dimulii^m. Solvunt totum debitum sicut ceteri de mansibus lidorum. ^»

La cinquième manse, tenue par deux colons et deux colones ayant deux enfants, se composait de sept J)6nnièrs de terre laboura^ble ,et un ajrpent et depu^^e prés;

€ Inegaus colonus et uxor ejus colona, nomine Nadalgidls, Aomines sancti Germani : Nadalinus est eonim filius. Et Jonathan colonus et uxor ejus colona, nomine Bertlanda, homines sancti Germani : Bertoinus est eorum filius. Isti Tero manent in Ausoni Villa. Tenent mansum i lidilem, habentem de terra arabili bunuaria VII, de prato aripennum et dimidium. Façiunt similit^r (1). »

11 . . . — Les chanoines de Saint-Jean avaient à Auzainville une ânée (2) de terre que leur avait vendue Herbert, fils de Rainold d'Auzainville du consentement de Gaultier, son fils et de sa sœur, et de son frère Girard :

« Noticie ta m futqri quam presentis evi intimée decrevimus nos Sancti Johannis Canonici quod Herebertus Hainoldi de Osant Villa filius et Girardus, frater ejus , vendiderunt nobis terram unius Asini quam in Osani Villa hereditario jure possidebant. Hoc concessit Galterius ejusdem Hereberti filius et soror nomine ......

.1138. — Haimeric, fils d'Hildebert d'Auzainville, du consentement de sa femme Odeline, donne aux chaftojjqes de Saint-Jean une portion de terre que Ton pouvait ensemencer avec un muid de blé : , o . ,

(1) Polypt. d'Irminon, t. II, p. 136, 141.

(2) Voir la note page 275.

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- â96~ c Haimericus Hildeberti de Osainvilla filius, unapi de tribus portiunculis terre quas ab ecclesia nostra habebat , in qua dimidius modius frumenti seri potest , . . . ecclesie nostre dédit . . . présente et concedente uxore sua nomine Odelina; unde pro concessione eidem uxori v solidos dedimus . . . Hoc actom est anno Domioi M. G. XXXVffl{t). »

1197. — Renault de Ouarville approuve, comme seigneur dominant du fief, la donation d'un muid de terre, faite à l'église de Saint- Jean par Hidealde, épouse d'André d'Auzainville, et par Jean leur fils :

« Raginaldus de Orrevilla notum omnibus fieri toIo quod Hidealdis uxor Andrée de OsenviUa et filius eonim Jobannes modicum terre , quod de feodo meo ibidem tenêbant juxta curtem Ganonicorum Sancti Jobannis de Valeia, eidem ecclesie iu elemosinam contulerunt» me présente et concedente... Actum anno gratie M® G* XC<> VU» (2). »

1207. — - Le duc Jean engagea aux chanoines de Saint- Jean une terre d'un demi muid de semence située à Auzainville, pour vingt et un ans, moyennant huit marcs et trois onces d'argent au poids de Chartres :

c Jobannes dux invadiavit canonicis sancti Jobannis de Yaleia terram ad dimidium modium seminandum , sitam apud OsenviUam , usque ad vigenti unum annum , pro octo marcis argenti ad pondus Garnotense, et tribus unciis... Actum Carnoti anno gratie millesimo ducentesimo septimo, mense septembri (1). »

1213. — Jean et Raoul, frères, fils de Gaultier et de Marie d'Auzainville, vendent à l'abbaye de Saint-Jean, pour le prix de treize livres chartraines, une terre située à Auzainville, contenant plus de trois setiers et mine de semence :

a Abbas et conventus beati Jobannis de Yaleia emerunt a Johanne et Radulfo fratribus, filiis Galterii Marie de OsenviUa, terram

ri-2) Tit. de Tabb. de Saint-Jean; Arch. d'Eure-et-Loir. (1) Tit. de l'ab. de Saint-Jean ; Arch. d'Eure-et-Loir.

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quandam apud Osenvillam sitam , très sextarios et unam minam seminis et eo amplius coDtÎDentem , pro tredecim libris carnoten... Actum anno gratie miliesimo ducentesimo tercio ilecimo^ mense febniario (t). »

Vers le même temps Geoffroy d'Auzainville engagea pour dix livres aux chanoines de Saint-Jean sept arpents de terre à Auzainville ; pour satisfaire à la moitié de ce paiement, les chanoines vendirent, moyennant cent sous, un demi arpent de terre qu'ils avaient à côté de la vigne (2) d'Àrnulfe, bourrelier:

€ Ego B. sancti Johannis de Valeia mioister humilis, notum fieri volo quod, cum Gaufridus de OsenvUla iavadiasset nobis septem arpenta terre site apud Osenvillam, pro decem libris, nos propter hoc Arnulfo burrelario dimidium ^ arpentum terre quod habebamus ex uno latere vinee sue et ex altero terre sue conjunttum vendidimus pro centum solidis quos cum totidem aliis dedimus predicto Gaufrido pro vadio suo (3),.. >

1277. — Les chanoines de Saint-Jean avaient encore à Auzainville quinze mines de terre labourable qu'ils avaient achetées de Jean de Yoise pour la somme de quinze livres chartraines :

a: Ego Johannes de Voisia, miles..., quinque minas terre semeure site in territorio de OsenvrV/a... vendo et noraine venditionis concède abbati et conventui sancti Johannis in Valleia..., pro quindecim libris Carnotens... Datum anno Domini Mo. CG» LXX mo septimo, die lune in vigilia beati Andrée apostoli (4). }>

1309. — Jean de Voise confirme aux religieux de Tabbaye de Saint-Jean la possession de trois setiers de terre qu'ils avaient à Auzainville :

(1) Tit. de Fabb. de Saint-Jean ; Arcb. d'Eure-et-Loir.

(2) Il y avait donc alors des \ignes à Francourville.

(3) Tit. de l'abb. de Saint-Jean ; Arcb. d'Eure-et-Loir.

(4) Ibid.

« A tous ceux qui ces présentes lettres verront et oront Pierre Honouré, baillif de Chartres, salut. Sachent tuit que en la présence Jehan de Mongiron, tabellion juré monseigneur le comte de Chartres et de France , estably monseigneur Jehan de Voise, chevalier, lequel de sa bonne •ptffeet libre volonté pardevanl ledit clerc juré promist garandir envers touz et contre touz à touz jours mes, à religieuses personnes et honnestes Vabbé et le couvent de 4e. Saiht-Jehan de Chartres, troix sextiers de terre que ils avoient assis à Osainville au fie dou dit chevalier... Ce fut fet Tan de grâce mil troiz cens et neuf, le mardy après la Sainl-Rémy (1). »

1656. — « Lettres de Pierre Bouterpue, seigneur de Villemain (2) licentier es-lolx, advocat en la court de Parlement de Paris et au Bailliage et siège présidial de Chartres, bailly de îa Baronnye et Chastellenye d'Auneau pour Monseigneur le marquis de Sourches et d'AUuyes, baron des baronnyes dudit Anneau et autres lieux. »

Vente d'une pièce de terre aux Religieux de Saint-Jean, • par <5abriel Bouteroue laboureur, demeuTSint k AuzaimiUe Ijoroisse de Francourville.

1661. — < Michelle Gamier d'Auneau donne à la fabrique dudit lieu une mine de terre assise au terroir d'Ozainville, paroisse de Francourville. .

Auzainville possède deux puits communaux de 15 mètres de profondeur, plusieurs puits particuliers et une mare communale.

Suivant la tradition, il y aurait eu anciennement à Auzainville un couvent dans la contrée dite de r Abbaye où Ton rencontre dans le sol des traces de constructions du Moyen-Age.

(1) Tit. de l'abb. de Saint-Jean ; arch. d'Eure-et-Loir, (i) Hameau de la commune de Dammarie.

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II. Boinville-au-Chemin. On a vu (pag. 282) que Boinville était^ dans Torigine^ une manse appartenant au ÏX^ siècle, à Tabbaye de Saint-Germain-des-Prés. La seconde partie de son nom lui vient de sa position sur rancienneT^oi^ romaine qui conduisait de Chartres à'Séns,aujoiird'Iluîatte Chemin-des-Mathurins : il est situé au siid et à 2,406 mètifés de Francourville. La partie nord, séparée de ragglômëtàtion, porte le nom de Haut-Boinville ; la partie sud déj^end de la commune de Prunay-le-Gillon., Son nom actuel.reproduit celui qu'il porte dans les chartes du Moyén-Àge « Bouihvilla, BonvUla (Bovœ Villa — la métairie de la Bove ou des bœufs); ou bien encore « Bona-VUla (1) — la bonne ^métairie.

Les titres de la fabrique de Francourville nous foujmissent quelques documents sur cette ancienne seignéuirié:

1627. — « Foy et hommage rendus ^par la fabrique de Francourville à Jean Duplexis , escuier sieur dudit lieu et de la terre et seigneurie de BoyavUle-au-Chemin en partie, et du fief et seigneurie de la vigne de Gouzolles appartenances et dépendances d'icelluy. >

1652. « Aveu rendu à hault et puissant seigneur messire Charles de Clair, chevallier, seigneur des chastellenies, terres et seigneuries de Prunay-le-Gillon, Crossay ,. J5of/nville-au-Chemin et autres lieux. »

4660. — « Déclaration censuelle rendue par la fabrique de Francourville à « Dame Charlotte de Boursault, veufve de deffunct messire Charles de Clerc, vivant chevalier, seigneur et marquis dudit lieu et de Prunay, Crossay (2) Boynville-aU'Chemin et autres lieux. »

(1) On compte eu France 1 Boinville ; 1 Doinvilliers et 10 Bonneville (Bona-VUla).

(2) Hameau de Prunay-le-Gillon,

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1686. — « Aveu rendu à Armand François de Menou, chevalier^ marquis de Gharnizay^ et à cause de haulte et puissante dame Françoise Marie de Clerc ^ son espouze^ seigneur de la chastellenie de Prunay-le-Gillon et Crossay, de la terre et seigneurie de BoynviUeaur-Ckemin, du fief et seigneurie du Muid et Mine et autres lieux. >

1707. — « Foy et hommage rendu à « Dame Françoise Marie de Clerc, veuve messire Armand François de Menou, chevalier, marquis de Charnizay et de Menou, dame des dits lieux et de la chastellenie de Prunay-le-Gillon, Crossay, BoinviUe-aurChemin et du fief et seigneurie du Muids et Mine. »

1741. — « Aveu à l\aute et puissante dame Louise Thereze de Menou, épouze de hault et puissant seigneur messire Henry François de Lambert, chevalier, marquis de Bris, lieutenant général des armes du Roy, dame de la châtellenie de Prunay-le-Gillon, Crossay, de h seigneurie de Boinmlle-au-Chemin et du fief et seigneurie du Muid et Mine et autres lieux. >

Nous citerons encore à Boinville la seigneurie de Fosse- Creuse que mentionnent plusieurs titres de la fabrique de Francourville :

1570. — « Aveu est rendu par la fabrique de Francourville à la seigneurye de Fousse-Creuze , pour une mine de terre située au terrouer du Champ-d'argent. >

17H. — Un acte de foi et hommage est porté par ladite fabrique à c Son Altesse monseigneur Charles de Rohan, prince de Guéménée, duc de Montbazon, pair de France, seigneur de Rocheforl, Levesville, Cherville, de la seigneurie de Fosse-Creuze seize à BoinvUle-au-Chemin et autres lieux. »

i767. — Le fief, terre et seigneurie de Fosse-Creuse appartenait à messire Pierre-Louis Doé, escuyer, seigneur

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de Beauche, à cause de dame Marie- Jeanne Guéau de Courceilles, son épouse.

Boinville possède un puits commun de 20 mètres de profondeur et une mare communale.

On y remarque une ancienne cfiapelle dédiée autrefois à Saint-Jean et que mentionne encore le Fouillé du diocèse de Chartres en 1738 : elle sert de grange aujourd'hui.

III. — Encherville. — Hameau situé à Test et à 1,500 m. de Francourville, est appelp ex AnselUs-villa (Anserville — la métairie des Oies), dans une charte de 1066, par laquelle Herbert de Mantes, chevalier, prend à censdeTabbaye de Saint-Père de Chartres, la terre de Genainville, dans le Vexin français. A cet acte interviennent : Eustache, fils de Hnç^nesù! Anserville; « Eustachius, filius Hugonis ex Ansellis Villa > ; Helvise, femme de Herbert; Anscherius, gendre d'Herbert, et ses filles Havise, Mathilde, Avice, Adèle et Helvise; Anscherius, gendre d'Adèle, et leur fille Advise; Anscherius, fils de Gantaume (1). Dans la suite, la villa d'Anserville devint sans doute la propriété à' Anscherius, gendre d'Herbert, qui lui donna son nom » Anscheri- Villa > , d'où sont venus Ancherville , puis Encherville. Nous trouvons encore en 1030, Anscherius, fils du maire Ulger (2).

Au XIP siècle , la terre d'Ancherville appartenait aux religieux de l'abaye de Saint-Père de Chartres; ils en firent l'abandon à un chanoine de Saint-Étienne, nommé Jean, pour en jouir sa vie durant, avec réversibilité sur la tête de ses deux neveux. Après leur mort, la terre devait retourner à l'abbaye avec toutes les constructions qu'ils y auraient faites.

1101-1129. — € Omnibus notum sit hominibus, quod abbas sancti Pétri monasterii Carnotensis, totusque ejusdem monasterii

(1) Cari, de Saint-Père, t. !•', p. 184-185,

(2) Ibid. - p. 182.

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conveDtus, quandam terram^ que est apud Anêcheri-Villam , cum eis omnibus que in ea possidebant , solutam et quietam et ab omni coDsuetudinis retentione immunem , Johanni , sancti Stephani canonico, in vila sua dederunt et eoncesserunt (1)... »

Ii01rlll6. — Renault^ fils de Gantier^ fit don aux mêmes religieux de tout ce qui dépendait de son fief à Ancherville, savoir :. la moitié d'un muid d'avoine et le repas qui lui était dû chaque année. En reconnaissance de cette libéralité, l'abbé Guillaume donna à Renault un cheval d'amble estimé trois livres :

c Rainaldus, fîlius Gauterii... donavit sancto Petro... quicquid liabere videbatur in terra sancti Pétri in Ancheri-^Villa, id est^ diniidium unius modii avene et unum in anno conYiviam. Ob cojus doni gratiam, Gmllelmus abbas remuneravit Rainaldum quodam caballo ambulatorio, très libras appreciato(2)... »

Encherville possède un puits communal de 15 mètres de profondeur, plusieurs puits particuliers et une mare communale.

IV. — Senneville. — L'origine de ce village, nous l'avons établi, remonte à Fépoque carlovingienne. Cette Pilla ou métairie primitive, située à 1,500 mètres à l'ouest de Francourville, devint ensuite une seigneurie que nous trouvons mentionnée dès le XI« siècle. Elle porte dans les chartes du moyen-âge les noms de Sesni-Villa; Saxonis- Villa; Sennivella; Senesvilla; Senonvilla; Senevilla; Sèvenivilla; Sesnevilla. — La première partie de ce nom a pour étymologie probable le mot celtique Sen , dont les Latins . ont fait Senior — Dominus — et nous celui de seigneur : Senior (le prince, le roi) était en usage surtout du temps des Carlovingiens (3).

(i) Cart. de Saint-Père, t. 2, p. 499.

(2) Cart. de Saint-Père, t. 2, p. 552.

(3) Veteres principes, antiqui principes, senes, seniores. (Unde

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Ante a. 1080. — Gilduin, maire .de .Setfjneville,- figure

comme témoin dans une charte concernant la dotation de

réglise d'AUuyes faite à. l'abbaye de Saint-Père par Gçiultier

deMontmirail. « Testes.,.yGildmnus,majordeSesni'ViUaii). >

1101-1429. — L'abbaye de Saint-Père avait à Senneville deux bouvées de terre dont s'était emparé le n^airc Ingelbert, comme si elles faisaient partie de sa mairie.' Hvigues, fils de Durand, éleva aussi des prétentions sur cette terre, mais craignant de succomber dans le différend qui s'éleva à ce sujet, il se désista et donna cent sous aux Teligiei|x :

«... Duas apud Saxonis-Villam terrae bovatas, quas Ingelbertns major, quasi prq majoratus jure, invasèrat,... prudentiore usus consilio... centum nobis solîdos dédit (2). t>

11 15-1 149. — Hugues de Senneville est cité comme témoin : « Hugo de Senesvilla (3). »

Ante a. 1120.— Le nécrologe de -Notre-Dame de Chartres

-mentionne l'obit du chevalier Odolric, qui donna aux cha=-

-noines trois villa au nombre desquelles figure celle de Sen-

■ ^levUle : < Obiit Odotrkus , miles, qui dédit fratribus Sancte-

Marie Villam Sevenivillam (4). »

1123. — Les lépreux de Beaulieu avaient un muid de blé à prendre sur le moulin de Senneville, dont la possession leur fut confirmée, par Regnault, évêque. de. Chartres : « In molendino de Senonvilla dimidium modii blçidii^). »

Rpges Francorura maxime Carlovingi non umquam Seniores dicuntur). — Dominus et Senior noster Carolus Rex. — In Annal. Françorum Fuldenses anno 887.

(1) Cart. de Saint-Père, tome l"»", p. 197.

(2) Ibid., tome 2, p. 303.

, (3) Ibid., p. 270.

(4) Cart. de Notre-Dame, t. III, p, ^21.

(5) Cart. de Beaulieu, p. 243.

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4227. — Michel de Sennevillle et Éliennette, sa femme, cèdent et abandonDent aux lépreux de Beaulieu une censive de 3 sous 9 deniers à prendre, le jour de Saint-Rémi, proche les trois moulins, dans la ville de Chartres, avec les ventes, la justice et tout ce qui dépendait de ladite censive :

c Cum causa diutius fuisset agitata inter religiosos viros priorem et fralres leprosarie Belli-Loci Carnotensis ex unâ parle , et Michaelem de Senesvilla et ejus uxorem Stephaninam ex altéra, super censivâ quâdam apud très molendinos sita... tandem idem Michael et ejus uxor Stephanina... ad cor reversi, recognoverunt injure dictes priorem et fratres habere id juris quod ipsi reclamabant in predicta terra... cum vendis et justicia et omnibus his que ad dictam censivam noscitur pertinere... Âctum anno Domini millesimo ducentesimo vigesimo septimo , mense octobris(l). •

1249. — Robert Taupin , chevaUer, vend à Fabbaye des Vaux-de-Cernay la quatrième partie de la dîme des terres qu'il possédait entre Teléville et Senneville : < De quarta -parte décime terrarum suarum Mer Telemllam et SenesviLLAM(2). » Jacques de Chalet, chevalier, seigneur donù-' nant du fief, approuva la vente de cette portion de terre.

1300. — Le Polyptique du chapitre de Notre-Dame de Chartres mentionné dans la mairie de Nogent-le-Phaye , Gasville, Senneville et Cinq-Ormes formant quatre prébendes et demie, chargées, entre autres redevances, de 8 setfers d'avoine pour la dîme des alleux de Senneville :

€ la majoria Nogenti-Fisci , cum Gaivilla et Senevilla et Quinque-Ulmis, cum pastibus, lanis et censibus, consuetum est esse quatuor prébende et dimidia... Reddunt YIII sext. avene pro décima allodiorum de Senevilla (3). » .

(1) Cart. de Beaulieu, p. 151.

(2) Cart. des Vaux-de-Cernay, t. !•', p. 437, 440.

(3) Cart. de Notre-Dame, t. i, p. 209

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1682. — « Foy et hommage porté par la fabrique de Francourville au procureur du sieur Jean de Tarmenyé, escuyer, conseiller et secrestaire du Roy, Maison et Couronne de France et de ses finances en la généralité d'Amiens, seigneur en partie de Senneville, la Grande-Grange et Fosseaux-Fayes. »

1711. — « Aveu rendu par la fabrique de Francourville à messire Milet Noël de Boisseley, seigneur de Sainville, Boignaux, la Fosse du Phaye, les Vaux, Prainville et Imorville en partie, cappitaine général de la marine , commandant pour le Roy au pays Avranchin. »

1733. — « Foy et hommage rendu par la fabrique de Francourville, au hameau de Senneville, paroisse de Francourville, audevant de la porte et principale entrée du lieu seigneurial du Grand-Colombier y appartenant à Messire Charles Carpentier, marchand en magazine à Paris, grand messager de rUniversité, seigneur du fief du Grand-Colombier scis à Senneville, de la Fosse-aux-Phaye et autres lieux. »

1761. — « Aveu rendu par la fabrique de Francourville à Messieurs les vénérables doyen, chanoines et chapitre de réglise cathédrale de Chartres , à cause de leur seigneurie de Senneville, paroisse de Francourville. »

1777. — M. Grandet de la Villette, seigneur de Senneville y avait dans Téglise de Francourville un banc pour lequel il payait 3 livres de rente à la fabrique. Celte rente figure dans les comptes jusqu'en 1790 (1).

Senneville possède un puits commun de U mètres de profondeur, plusieurs puits particuliers et une mare communale.

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