C. Parc du château, encore existant
D. Emplacement d'une ancienne tour arraséei
E. Partie des fossés encore remplis d'eau
'^^dusjours rxm^, nous avons fait mettre et apposer notre scel
i ces présentes, sanf en autres choses notre droict et Tau-
niy en toutes.
m » Donné à Paris, au mois de febvrier. Fan de grâce mil ^inq cens quatre-vingt et de nostre règne le neuvième (1).
Les lettres de Henri III établissent parfaitement l'étaf de prospérité du Gué-de-Longroi à la lin du XVI* siècle. Les fortifications étaient terminées; la place était défendue par des tours qui flanquaient l'enceinte des muraille^ entourées
|de fossés; un château fort la protégeait à Touest.
/ L'enceinte des murailles a disparu, mais le fossé qui Ten-
itonrait subsiste toujours; il porte aujourd'hui le nom de
i fossé de ville. Ce fossé, qui est une propriété communale du Gué*de-Longroi, est alimenté par la rivière de la Voise, au
I moyen d'une prise d'eau du chemin dit chemin de la viûe. Le plan que nous donnons ci-joint indique l'état actuel du
I Gué-de-Longroi avec son ancienne enceinte, ses fossés et
I ses monuments détruits.
En 1689, nous trouvons Pierre Bosson, marchand, demeurant au Gué'de-Longroy , paroisse d'Ymeray, ^ * Quelques titres du Bailliage de BaiUolet (2) conservés aux ' archives d'Eure-et-Loir (1732-1768) mentionnent un c procès entre le chapelain de la chapelle de Notre-Dame-deS" Vertus y au Gué-de-Longroi, paroisse d'Ymeray, et Etienne Barrelier, pour rentes dues à ladite chapelle. »
Cette chapelle déjà citée (3) était un bénéfice à la colla* li6n du Chapitre de Chartres et valait 300 livres de revenu. Elle a été vendue comme bien national en 1792 et démolie.
4775. — Un aveu pour la seigneurie de la Levrette, située au Gué-de-Longroi, est rendu à « très-haut et Irès-puissant
(1) Extrait des archives d'Eure-et-Loir.
(2) PottiUé du diocèse de Chartres. — 1738. 3) Voir ci-dessus page 320. '
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seigneur, monseigneur Guy- André-Pierre, duc de Laval, chef des noms et armes de la maison, premier baron de la Marche, duc de Laval, comte de Fontaine Chalandray, marquis de Puy-Laurent, Lubignay, Gallardon, baron d'Anquainville, seigneur châtelain de Fervaques, Eclimont, Serqueuze, Ecrosnes, Bleury, Montlouet, Talvoisin, Bailleaû-sous-Gallardon, la Levrette et autres lieux, lieutenant général de la province d'Aunis, premier gentilhomme de la chambre de son Altesse royalle, monseigneur le comte de Provence. >
« Ledit aveu rendu par Louis François Hoûy, meunier, demeurant dixx moulin de Longreau, paroisse de Bleury^ pour une maison dans la censive de la seigneurie de la Levrate, acquise de Thérèze Dupuys, veuve Antoine Réméré, tailleur d'habits, demeurante au Gué-de-Long-Roy , paroisse d'Ymeray. »
1785. — Suivant un projet de dénombrement fourni au duché de Chartres, lorsque Louis-Philippe d'Orléans prit possession de ce duché. « Les sieurs religieux de Saint- Cheron-les-Chartres avaient droit de dixme sur 24 septiers trois minots, un boisseau de terre assize au bourg de Longroy, autrement le Gué-deLauré, estant en quatre pièces, à raison de deux gerbes de 4ixme pour septier, à chacune dépouille, et mouvant partie du fief de Saint-Cyr appartenant à madame de Vaunineux (1). »
Le Gué-de-Longroi, depuis la démolition de l'église paroissiale de Saint-Cheron-du-Chemin, en 1772 , dépend, pour le spirituel, de la cure de Levainville, commune située à 2 kilomètres.
Jusqu'en 1856 le Gué-de-Longroi fut un chef -lieu de perception des contributions directes, comprenant cette commune et celles de Champseru, Levainville et Umpeau. Un arrêté du ministre des finances, en date du U décembre
(l) Archiv. d'Eure-etLoîr. — Fond« de Saint-Jean.
1855, supprima celte perception et en réunit les communes à celle d'Auneau.
Son territoire est limité par ceux des communes suivantes: au nord, Ymeray et Bleury ; à Test, Levainville ; bji sud, Oinville-sous-Auneau ; à YoMestChampseru et Umpeau,
Le sol , calcaire-marneux et siliceux dans quelques parties, est assez accidenté et moins découvert que dans certaines contrées de la Beauce ; les bois situés près du village et le long de la vallée où coule la Voise rompent la monotonie du paysage et en rendent Taspect plus pittoresque.
La distance du Gué-de-Longroi à Chartres, chef-lieu d'arrondissement et de contrôle, est de 19 kilomètres, à Auneau, chef-lieu de canton, de 7 kilomètres, et à Gallardon, bureau de poste, de 5 kilomètres.
La route impériale n*» 188, de Chartres à Paris, dite Vancienne route de Paris , sert de chemin vicinal pour aller à Saint-Cheron-du-Ghemin et à Essars. Jusqu'en 1839, cette route a passé par le milieu du village qui était alors un relais de poste important. A cette époque, pour éviter la côte un peuraide qui descendait au Gué-deLongroi, Vadministralion des Ponts-et-Chaussées fit établir une nouvelle route aii nord, derrière les jardins. Il paraît constant qu'avec les dépenses qu'a exigées la confection de cette voie , on aurait facilement remédié à l'inconvénient de la côte et laissé au Gué-de-Longroi tout l'avantage qu'il retirait du passage des voilures depuis longtemps.
Le chemin vicinal du Gué'-de-Longroi à Levainville est bien entretenu ainsi que celui qui conduit à Garnet par Angles. — D'autres chemins mènent à Oinville, à Occonville, à Gherville et à la ferme de Saint-Cheron.
Les travaux relatifs à l'opération du cadastre ont été terminés sur le terrain en 1811, mais par suite des événements politiques survenus à cette époque, la matrice cadastrale n'a été mise en recouvrement qu'en 1818. — Ils divisent la nature et la contenance des propriétés ainsi qu'il suit :
Hectares. Ares. GeàUarAs.
Terres labourables. ..... 573 54 17
Prés 17
Vignes 11
Bois taillis 23
Jardins potagers 9
Aunaies et saussaies 21
Avenues »
Pâtures »
Fossés »
Mares »
Landes et bruyères 2
Terrés vaines et vagues .... 1
Superficie des bâtiments. ... 6 13 03
iO
SI
Totaux. .... 668 80 04
Un aulre travail fait en 1850 donne les détails qui suivent:
« Le 6ué-de-Longroi est un pays de grande culture, quoique les parcelles y présentent une proportion de 6.50 par hectare^ ce qui est occasionné par le morcellement des vignes divisées à Finfinî. Le produit du sol est inférieur à celui de la petite culture, parce que les propriétaires et fermiers qui exploitent les grands domaines, cultivant une quantité de terre plus considérable que celle qu'ils peuvent fumer annuellement, obtiennent un produit plus faible que s'ils cultivaient une quantité moindre qui serait bien fumée.
c Les 12 hectares de vignes, constatés parle cadastre, sont réduits à huit hectares environ : ils sont situés à l'exposition du sud et plantés en raisin dit meunier; leur produit, année moyenne, est de 315 hectolitres de vin médiocre. Le voisinage de la vallée qui est humide rend ces vignes sujettes à geler.
c Les bois taillis, situés sur les coteaux à droite de cette vallée, et sur divers points du territoire, ont été plantés.
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depuis quelques annés^ dans les plus mauvais terrains; les essences principales sont: le chêne. Forme, le fresne, le bouleau et le coudrier. Ces bois exploités tous les neuf ans sont consommés dans la commune. — Les aunaies et saussaies, plantées dans la vallée, sont d'une belle végétation et produisent un revenu assez important.
Au XIII« siècle Saint-Cheron-du-Chemin , alors chef-lieu, avait 105 paroissiens; en 1734, on y comptait 650 communiants; en 1777, le nombre de feux était de 77, — Les recensements postérieurs donnent :
A Saint-Cheron-du-Chemin, en 1826.
— en 1836.
Au Gué-de-Longroi, ^ en 1846.
— * en 1856.
— en 1866.
La population de 1866 se divise ainsi qu'il suit
Maisons,
Gué-de-Longroi (le) Angles
Longreau ....
Occonville. . . .
Saint-Cheron-du-Chemin
Totaux
291 habitants.
suit:
liénages.
HtbiUnu
Saint-Cheron-du-Chemin.
Ce hameau situé à trois kilomètres ouest du Gué-de-Longrbi, fut, comme nous l'avons dit ci-dessus p. 318, le cheflieu primitif de la commune. Il porte dans les titres du Moyen-Age les noms suivants: Sanctys-Karaunus-de-Via ; Sanctus-Karannus-de-Itinere ; Sanctus - Karaunus -de- Chemino; Sanctus -Kaurannus- de -Chemino; Sanctus-Caraunusde-Camino ; Sanctus-Caraunus-dou-Chemin ; Saint-Cherondel'Chemin.
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Son origine est très-ancienne, car il doit son nom et sa naissance à Saint-Cheron Vxm des premiers apôtres qui aidèrent dans notre contrée à la propagation de la morale du Christ. Tous ceux qui ont. parlé de Saint-Cheron (1) sont à peu près d'accord qu'il vint en France sur la fin du premier siècle; cependant, dit Souchet (2), « quand au tems que » S. Cheron est venu à Chartres il ne se peut establir que » par conjecture, qa*y aiant esté envoie par S. Clément, » au mesme tems ou environ qu'il envoia S. Denys à Paris, » qui fut Tan 99 ou 100, on peut dire qu'il y est venu en » Tune de ces deux années, et qu'il y a demeuré jusqu'en » Pan 104. » Il fut tué dans un lieu que depuis on a appelé Saint-Cheron-du-Chemin. Le bon Rouillard (3) raconte ainsi cet événement :
« Sainct'Caravnvs ou Cheron estoit issu d'une famille illustre » de Rome, et ayant esté soigneusement instruict es bonnes lettres, » il voulut avoir la hantise des chrestiens qui avoient le bruit à > Rome de faire profession d'une estrange doctrine. Il eut donc Ta- » mitié de Sainct-Paul, et par le moyen d'icelle cogneut Sainctw Denis son disciple. Or ayant appris tant de vive voix que par les » épistres d'iceluy S. Apostre, que la sagesse des. hommes estoit if une folie envers Dieu, puisqu'elle servoit plus à destruire qu'à ) conserver les âmes , il se résolut d'embrasser le Christianisme de » toute sa plus ardente affection.
« Comme il vit Sainct-Denis envolé en Gaule par Sainct-Clément n successeur médiat de Sainct-Pierre , affin d'y advancer les con-
(1) La vie de Saint-Cheron est donnée par Baillet (t. H, col. 446, et dans les Bollandistes, tom. VI du mois de mai, p. 748, au XXVIII mai. « De Sancto Carauno martyre in diocesi Carnotensi. » Un vitrail de la cathédrale de Chartres, offert par les scalptcnrs, maçons et tailleurs de pierre , retrace les épisodes de la vie de ce saint qui parait avoir,élé évêque de Chartres après Saint-Aventin. (Voir Souchet, hist. du diocèse de Chartres, tom. l«r livre 2, p. 320.)
(2) Hist. du diocèse de Chartres, tom. l«r, liy. 2, p. 332.
(3) Parthénie,p. Set m.
X questes du Royaume Chrestien , il eut extrême envie de gaigner » part à si belle couronne. Arrivez donc qu'ils furent en ce pays^ » selon que le sainct esprit les conduisoit, Sainct-Denis se tint de- )» dans Lutèce (Paris), et S. Cheron prit son chemin à Char- » très.
c Là eut-il la bonne rencontre des ouailles chrestien nés , lesquelles
9 Sainct-Potentian envoie par S. Pierre , plus de vingt ans devant ,
» avoit ja reduictes au bercail de Féglise ; et à qui S. Adventin de-
» puis ce temps là, s'estoit montré Pasteur si vigilant, que pas
» une n*estoit tombée pour proie entre les griffes de Satan , ou des
» Tyrans Romains qui n'avoient d'autre soif que d'espandre leur
r> sang. Sainct Gheroi^ fîit fort aise de trouver des âmes desjà si
» heureusement gaignées et deffendues d'une si forte houlette que
» celle dudit Sainct- Adventin , aussi receut-il d'elles toute courtoisie
9 et satisfaction.
« De manière qu'après avoir demeuré quelque temps en si bonne
» compaignie , faisant plusieurs miracles , rendant la veiie aux aveu-
» gles^ la parole aux muets, l'ouye aux sourds, guarissant de pa-
î ralysie, et autres infirmitez, il fut admonesté par ses compagnons
» de retourner à Paris , ou peut estre S. Denis avoit besoing de luy.
y> Ce conseil ne luy depleut , de faict qu'il se mit en chemin , aiant
» seulement un sold^ c'est-à-dire un escu^ selon la monnoie de ce
j> temps là, pour faire son voyage.
c A peine eut-il advancé trois lieues ou environ, qu'il se vid
9 couru de quelques voleurs enfans de Reliai et esclos de l'Enfer ,
» qui lui demandèrent la bourse. Luy plus soigneux de la vie de ses
» compagnons que de la sienne propre , prie les brigands de les lais-
j> ser aller et leur monstre sa bourse. Mais comme ils se sont éva-
2> dez , et que les voleurs pensans avoir faict grande emploitte ne
» trouvent qu'un sold dedans icelle, despitez et forcenez comme si
» ce bon vieillard les eust eus en dérision^ luy coupent la teste de
» furie , puis s'en vont.
« Le pauvre sainct eut ceste grâce commune avec Sainct-Denys , > son collègue , qui ayant la teste coupée , la porta sur sa main » droite. Ses compagnons cachez dans la forest qui lors estoit audit
> lieu et aujourd'huy s'appelle Sainct-Gheron^durCbemin , eurent
> la nuict une révélation d'aller chercher et enlever son corps : ce » qu'ils firent et remportèrent au lieu qu'il leur avoit destiné pour
> sa sépulture près la ville de Chartres^ qui est maintenant le mo-
> nastère renommé de son nom. 9
A Tendroit où Sainl-Cheron fut décapité, les premiers chrétiens bâtirent un oratoire ou chapelle qui devint plus tard une église paroissiale.
Nous la trouvons mentionnée au nombre des biens et bénéfices dont les papes Eugène III et Alexandre III confirmèrent la possession à l'abbaye de Saint-Cheron par deux bulles datées de 1150 et 1178 : c Eeclesiam Sancti Carauni del Chemin cum appendiciis suis. >
Le Fouillé du diocèse de Chartres, dressé vers 1250, place cette église dans le doyenné d'Ëpernon « ecclesie parrochiales dyocesis in decanatu Spamonensi ... S. Karaunus DE CuEMiNO. > Il lui donne 105 paroissiens: la cure, à la collation de Tabbé de Saint-Cheron*lès-Ghartres, valait 40 livres de revenu.
Suivant un autre Fouillé de 1738, la paroisse de Saint- Cheron-du-Chemin comptait 650 communiants; la cure valait 800 livres de revenu.
Un certain nombre d'anciens litres de Féglise et fabrique de Sainl-Cheron-du-Cherain sont conservés aux archives d^Eure-et-Loir : nous y avons remarqué un beau Martyrologe sur vélin dont plusieurs feuillets ont été enlevés — il commence à la mi-janvier et finit au mois de novembre.
Voici les documents que nous avons pu recueillir sur cette ancienne paroisse.
1103. — Yves de Chartres accorda un différend entre le prévôt, le maire et les chanoines de Tabbaye de Sainl- Cheron de Chartres pour les droits seigneuriaux de Saini- Cheron-^u-Chemin et autres. Nous y trouvons Tobligation pour les chanoines de rassembler les pailles provenant des
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— 3A3 — récoltes dans la grange de Saint-Gheron décapité : « In granchia Sàngti Caraunj decollàti congregatur stramen iUius loci (1). >
1155-4164. — Robert, évoque de Chartres (2) termina aussi un différend qui s*était élevé entre Thibault (3) abbé de Saint-Cheron et Hervé, seigneur de Gallardon. Ce dernier prétendait que chaque villain (fermier) de Saint- Cheron-du-Ghemin devait lui payer chaque année la redevance d'une poule. Il fut convenu que tout sergent de Tabbé, établi dans la villa de Saint-Gheron-3u-Chemin, paierait chaque année à Hervé, seigneur de Gallardon et à ses successeurs une rente de trois sous, le jour de la Purification : .
€ Ego Robertus Dei gratia Carnotensis episcopus , presenlibus et futuris per presens scriplum notum fîeri ciiraviraus Herveum , dominum Galardonis contendisse adversus Teobaldum , abbatem Sancti Carauni, ex eo quod jam diclus Herveus jure consuetudinis exigebat quod unusquisque Villanus de Sanclo-Carauno-de-Viâ unam gallinam sibi annuatim dare debebat. E diverso memoratus abbas asserens contendebat quod nulla ratio consuetudinis hoc an£e dicto Herveo in illa villa vindicabat. Tandem vero pars utraque in hujus modi composilione in nostra convenit presenlia, videlicet, quod ille qui Serviens erit abbatis Sancti Carauni in prenuntiatâ Villa , ex inde persolvet prefato Herveo et heredibus suis très solidos annis singulis in PuriBcatione Béate Marie. Si verô, noodum solutis tribus solidis, dicta dies transierit, duodecim denarios de emendàtione persolveret. Quod ut ratum perseveret^ presentem paginam nostri munimine sigilli roboravimus (à), »
H 78 — « Les chanoines de Saint-Cheron, pour jouir en paix de la terre qui leur a été donnée en aumône par
(1) Tlt. de Tabb. de Saint-Cheroo, Arch. d'Eure-et-Loir.
(S) Bobert siégea de 1155 à 1164.
(a) Thibault fut abbé, de 1148 à 1174.
(4) Tit. de Tabb. de Saint-Gheron. — Archives d'Eure-et-Uir.
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- 3U - , Herbert de Nicorhin (1), sise à Saint-Cheron-du-Chemin, dans la seigneurie de Guillaume de la Chaussée , qui les chicanoit pour raison de cette terre , oçtroyent audit Guillaume un anniversaire pour son père, et lui font remise de la redevance d'une paire de pantoufles de la valeur de deux sous qu'il leur devoit à la mutation de chaque abbé de leur couvent :
€ Quoniam humana actio aliter quam ordinata fuerit, mediante ignorantia non raro pervertitur, nec iterum hujus pactionis dissentio aliqua in posterum oriatur, idée nos Canonici Sancti Carauni notum fieri voiumus tam futuris quam presentibus quatinus Herbertus de Nicorbin quandam terrain de feodo Guillelmi de Cauceia apud Sanctum-Caraunum-de-Chemino habuit, quam nobis in elemosinam donavit. Guillelmus vero de Cauceia de cujus feodo eadem terra erat , hoc audiens calumpniavit. Sed ut nos de calumpnio in pace remaneremus et ut idem GuilleUnus de jure ubique garandiret , et patris sui annuatim anniversarium et duorum solidorum crépitas in mutatione uniuscujusque abbatis nostri cenobiî concessimus. Hujus siquidem rei ex parte Guillelmi predicti isti sunt testes : Maheus de Oumvilla ; Poolin de Levesvilla ; Gauterius Droconis. Ex parte vero nostra : Haubertus ; Hubertus ; Aucherius abbas (2). »
Cire. 1179. — Par une ordonnance rendue en Passemblée du Chapitre, Aucher, abbé de Saint -Cheron- les - Chartres, fixa les redevances que les tenanciers de l'abbaye devaient payer pour la fête de Saint-Cheron et pour la sépulture des corps dans Téglise du lieu. Saint-Cheron-du- Chemin fut taxé à deux sous : Sanctus Caraunus de Camino II solid (3). *
(1) Hameau de Theuville.
(2) Charte orig. — Archiv. d'Eure-et-Loir. — Elle est sans date, mais CD sait que Tabbé Aucber qui figure comme témoin , siégea de 1174 à 1192.
(3) Mss. de 1645. ^ Bibliotb. de Chartres.
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1212. — ÉVrafd de Brezolles, chevâlief , ûevêU de Robert seigneur de Gallardon, avant son départ pour la Terre- Sainte^ avait donné aux chanoines de Saint- Vincent-au-Bois, deux fiefs situés à Saint-Cheron-du-Chemin avec tous les vassaux qui en dépendaient. A son retour de Jérusalem, il prétendit que sa donation n'était que conditionnelle, et, qu'étant revenu de son pèlerinage, il devait rentrer en possession de ces deux fiefs. Le saint siège délégua, peur terminer ce différend, trois chanoines de Chartres, Gosselin chantre, Raoul de Beauvoir chambrier, et Renault de Blois. — Evrard abandonna ses prétentions, confirma la trans- 'action faite par Robert, son oncle, et réduisit des deux tiers les trois sous de cens que lesdits chanoines lui devaient à Saint-Cheron-du-Ghemin :
« Goslenus canlor , Radulfus de Bello-Videre chamerarius , et Reginaldusde Blesis, canonici Garnotenses, universis Christi fîdelibus ad quos lilere iste perveaerint salutem ia Domino. Â.d universorura noticiam volumus pervenire causam diu veuliiatam fuisse coram nobis a Sede aposlolica delegalis videlicet inter abbatem et canonicos Sancti-Vincentii de Nemore ex una parte, et Evrardum de Burseriis , mililem , ex altéra » super duobus feodis sitis apud Sanctum-Caraunum de Chemino et vavassoribus eosdera tenentibus , quos idem Canonici asserebaat a dicto milile. peregre proficiseente Jérusalem, in elemosinam absolute et in perpetuum sibi dates; ex adverse autem dicebat dictus miles donationem iilam sub bac factani esse conditione quod ipse , si a via Jerosolimitana rediret , predictos feodos cum vavassoribus rehaberet. Tandem vero medietantîbus bonis viris, inter eos pax reformata est in htinc modum : quod diclus miles quîcquid juris clamabat in feodo et vavassoribus supradictis omnino concessit dictis canonicis et quitavit, factam eis I predictam donationem in perpetuum et absolute concedens. Insuper
(itiam miles idem factam eis quondam a Roberto , patruo suo , donaionem concessit , et quicquid contenlionis adversus eos rétro habueat totum diraittit penitus et quita^vit Dédit eliam eisdem canodcis de tribus solidis quod canonici reddebant ei censuales singulis
mnis apud Sanctum-Caraunum-de-Chemino, duos solides
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Actum anno gratie millesimo ducentesimo duodeeimo , mense oclohri (I). »
1215. — Suivant un règlement concernant les redevances des prieurés-cures à Tabbaye de Sainl-Cheron-les-Chartres, celui de SaintrCheron-du- Chemin était taxé à deux pelisses, et à 12 sous et demi char trains pour acheter la toile destinée à rhabillement des chanoines :
« Due pellicie de Sancto-Carauno-del-Chemin... Iterum dcl Ghemino duodecira solidi et dimidium Carnoteosium , ad lelas efflBDdas pro canonicis Tesliendis. < Âcrum anno gratie millesimo ducentesimo quinto decimo... (2). »
En 1248, Etienne, abbé de Saint-Gheron, augmenta ces redevances pour contribuer plus largement aux vêtements et à la nourriture des religieux. Le prieuré-cure de Saint- Cheron-du-Chemin eut les charges annuelles suivantes: 40 sous pour les pelisses, 12 sous et demi pour l'achat des toiles et cinq sous pour la nourriture payables dans roctave de la dédicace de l'église de Chartres; 12 sous et demi pour rachat des toiles à la Pentecôte; et, pour la nourriture, tous les fruits et revenus de cinq mines de terre labourable que Tabbaye avail achetées à Saint-Cheron-du-Chemin avec les huit livres et demie données par le père et la mère de Guillaume l'un de leurs chanoines.
€ Item, quod prior sancti Carauni-dou^Chemin solvat Dobis quadraginta solidos pro pelliciis et duodecim solidos et dimidium ad telas amendas , et quinque solidos pro pitantia^ infra octabas dedicationis ecclesie carnoteosis annualim.
« Item f prior dou Chemin solvat duodecim solidoà et dimidium ad telas emeodas in festo Penthecostes.
» Item, proventus et fructus omnes quinque minarura terre semeure apud Sanctum^Caraunum-dou^Chemin site , quam terram
(1) Gbart. orig. aux Arch. d'Eure-et-Loir. |
(2) Chart. orig. aux Arch. d'Ëure-et-Loir, fonds de l'abb. deSaint- Cheron.
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eimmus de octo libris et dimidio nobis datis ei elemosioa defimctorum Matildis Gauguelin, matris quondam Guillelmi nostri caoonici et Garnerii patris quondam ejusdem, proeorum anniversariis asmiatim in Dostro nionasterio celebraDdis... Âctum et eoDcardatuiD in eapitulo Sancti Garauni Garnotensis, annoDomiai U^ GG^ cgaadragesimo oclavo mense januario... (1) »
4231. — Nous voyons un chevalier, nommé Guérin, frère de Pierre de Rozay, chevalier, affermer à Téglise de Saint- Cberon-du-Chemin , pour y planter de la vigne, deux arpents.Me terre situés entre Saint-Cheron et Occonville, moyennant un cens annuel de six sous charlrains payables .le jour de Saint-Rémi; ce cens devait être doublé, si le fils aîné de Guérin, ou son héritier était armé chevalier, ou si sa fille aînée venait à se marier. En outre il fut convenu que les produits de ces vignes ne pourraient être pressurés qu'au pressoir, dudit Guérin, lorsque ce pressoir serait établi, à charge de donner une redevance d'un pot sur sept : .
« Universis présentes litteras inspecturis Petrus de Roceto, miles, salutem. Noveritis quod in presentia nostra Guariniis fratrer noster, miles , acensavit ecdesie beati Karauni-de-Chemino duo arpenta terre ad plantandam vineam, sita inter sanctum Karaunum et Aconvillam, raensurata ad vohjntatem prioris ecclesie et Guarini militis supradicti, pro sex solidis Garnotens. censualibus annuatim in festo sancti Remigii prefato Guarino val ejus heredibus persolvendis, eidera ecclesie libère, quiète et pacificepossidenda. Tali tamen conditione quod si contigerit dicti Guarini vel heredem ejus fîlium primogenitum fieri militem , vel filiam primc^eoitam mantari, census ille anno solvendus tenebitur duplicart. Preterea predicte vince tenebuntur pressorari ad pressoriom predicti Guarini cum prèssorium babuerit, pro seplimo polo. Et cum omnibus conventionibus prediclis prefatus Guarinus retinuit totam suam justiciam et suum dominium quale potest vel débet haberi in recta censiva. Preterea
(1) Cbart. orig. aux Àrch. â*£ure-et*Loir, boit, de Tabb. de Saint- Cheron.
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cum illa terra sita sii in tiostro feodo^ volumus, concedimus et tenemur illam terram dicte ecclesie bona fide guarantizare , pro ut débet bona censiva et légitima guarantizari , secundum predictas franchisias et conventiones predictas. In cujus rei robur et testimonium présentes litteras sigilli nostri munimine confirmamus. Datum anno Domini millésime ducentesimo tricesimo primo', mense Waio (\). i
1232. — Raoul Haguenon, chevalier, approuve, comme seigneur dominant du fief , la donation faite par Geofifroy de Boutigny, au prieuré de Saint-Gheron-du-Chemin, de deux arpents de terre situés au terroir de Jariel, et une place auprès de Téglise dudit prieuré :
c Ego Radulphus , Haguenon , miles , notum facio omnibus présentes litteras visuris quod Gaufridus de Boutigny,.. dédit et concessit in puram et perpetuam elemosinam prioratui de Sancto-Karaunode-Chemino duo arpenta terre sita in territorio de Jarriel, et quandam plateam juxta predicti prioratus ecclesiam , in meo feodo sita.... Geterum ego Radulpbus Haguenon tanquam dominus feodiillius dictam donationem dicto prioratui a dicto Gaufrido factam manu cepi bona fide garandire.... Datum anno ab incarnatione Domini miilesimo ducentesimo tricesimo secundo , mense Âprili (2). >
1233. — Adam, seigneur de Gallardon, confirme l'accord fait par Hervé son père, au sujet de trois sous de cens qui lui étaient dus pour son droit de tensement (3) sur la villa et sur les hôtes de Saint-Cheron-du Chemin :
c Omnibus tam presentibus quam futuris présentes litteras inspecturis, Ego Adam dominus de Galardone salutem in vero salutari. Universitati nostre notum facio quod cum ego moverem causam contra religiosos viros Âbbatem et conventum Sancti Karauni Camotensis super quod ego dicebam quod unus quisque Villanvs de Sancto Karanno de Chemino unam gallinam mihi debebatannuatim
(1-2) Archiv. du château d*Eclimont.
(3) Le tensement « tensamentum » était une redevance par laquelle les vassaux ou sujets achetaient la protection de leur seigneur.
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persolvere pro lensamênto ville et hospUum beati kafauni de Che* mino. E contrario memorati Abbas et conventus asserebant olim super hoc inter dominum abbatem et conventum ex una parte et nobilem virum Herveum patrem meum quondam dominum Galardonis, ex aM, coram bone memorie Roberto quondam carnotensi episcopo diu fuisse disceptatum et de bonorum virorum consilio ad pacem venisse in hune modum. Videlicet quod ille qui servions erit diclorum Abbatis et conventus in villa sancti Karauni de Chemino ex inde persolveret dicto Herveo tune temporis domino Galardonis et heredibus suis, très solidos singulis annis in Purificatione béate Marie. Si vero nondunf persolutis dictis tribus solidis dicta dies vel plus transierit , duodecim denarios non amplius pro emendatione persolvent. Hujus compositionis dicebant dicti Abbas et conventus litteras se habere de consensu presentium dicti episcopi karactere signatas. Quibus ad peticionenem meam coram me Abbatis et diligenter inspectis et prelectis, Ego Adarriy dominus Galardonis, nolens prefatos religiosos viros indecenter et injuste vexare vel inquietare, fiduciam habens in oralionibus eorum^ ne ulterius dicti Abbas et conventus indebite possent vexari, superscriptam pacis compositionem eo modo quod prescripta esse memoratur karitatis intuitu volui, laudavi et concessi, et ut iîrmum et stabile perseveret et inconcussum permaneat, présentes litteras feci conscribi et sigilli mei munimine roborari.
Actum anno domini M^ CG» XXX^. tertio, mense aprili (1).
1246. — Pierre Hilaire et Aveline sa femme vendent aux religieux de Saint-Gheron , pour le prix de quatre livres dix sous , une pièce déterre propre à ensemencer, située à Saint-Cheron-du-Chemin et contenant environ un setier :
«... Noverint universi quod Petrus Hilarius et Avelina ejus uxor, vendiderint et nomine venditionis concesserint religiosis vins abbati et conventui sancti Garauni Garnotensis quandam peciam terre circa unum sextarium terre semeure continentem , sitam apud Sanctum Caraunum-de-Chemino,,., pro pretio quatuor iibrarum et dimidii
(1) Tit de Tab. de Saint Cheron — Archiv. d'Eure-et-Loir.
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Camotens,.... Datum anno Domini millesimo ducentesimo qaadragesiœo sexto , mense decembri (1). >
1257. — Guillaume Lucel, de Saint-Cheron-da-Chemin, vend aux abbé et couvent de Saint-Cheron-de-Charires, pour le prix de quatorze livres chartraines, une maison et une place contigûes, sises à Saint-Cheron-du-Chemin. Le vendeur, pour garantie, affecte et hypothèque toute la terre située audit lieu entre Bléville et Saint- Cheron-du-Chenaln, dans la censive du seigneur de Cha vannes :
«,.. Guillelmus, dictas Lucel, recognôvit se vendidisse. . . religiosis viris abbati eï couventui bejti Carauni Carnotensis , pro qua-
tuordecim libris carnotens quamdam domum euro placea ei ad-
jacenti, sitam apud Sanctum Karaunum de CAemmo.. Pro garandizatione dictus venditor in contraplegiam assignavit omnem terrain suam sitam apud sanctum Karaunum-de-Chemino inter Biaeviilam et sanctum Karaunumde-Chemino ia ceosiva domioi de Chavannis,,. Datum anno Domini millesimo ducentesimo quinquagesiiQO septimo^ mense januario (2}. »
Au mois d'octobre de la même année 1257, lesdlts religieux voulant agrandir les dépendances de leur grange de Saint-Cheron-du-Chemin, achetèrent moyennant la somme de huit livres chartraines, un quartier et deux ouches de terre labourable derrière cette grange :
« Pro octo libris carnotensibus unum quarterium et duas ocfaias terre arabilis sitas quod Sanctum-Karaunum-de-Chemino , rétro et jiixta grancbiam abbatis et conveutus sancti Karauni Carnotensis... Datum anno Domini millesimo ducentesimo quinquagesimo septimo , mense octobri (3). »
En 1276, ils y ajoutèrent une place avec un minol de terre qui leur coûta six livres quatre sous :
(1) Orig. aux Archiv. d'Eure et-Loir , fonds de Salnt-Cheron.
(2) Idem.
(3) Idem.
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« Pro pretio sex librarum et quatuor sohdos carnotefises... quaind^m plateam sitam apud Sancium^Karaunum-de-Chemino juxta granchiam dictorum abbatis et conventus, et drca unuopi minoturn terre contiguum dicte platée et granchie... Datum aono Domini millésime GC<' septuagesimo sexto. i
1300. — Le Chapitre de Chartres avait à Sainl-Cherondu-Chemin, dans la mairie d'Umpeau, la moitié de treize seliers de terre en cinq pièces, dont s'était emparé Jean, charpentier, qui, pour ses méfaits, fut pendu; Fautre moitié appartenait à la femme Jean. Cette terre était chargée de trois setiers et mine d^avoine, de trois poules, d'une demi prébende, et de 21 deniers de cens ou environ :
€ Apud Sa^ctum'Caraunum-de-Chemino , in majoria Unius^Pili de forefacto Johannis carpentarii qui fuit suspensus, habet Capitulum medietatem XIII sext. terre; alia medietas est uxoris dicti Jo- Iiannis, que terra est inquinque peciis et débet III sext. cum mina avene , UI galinas et dimidiam prebendam , et circa XXI den. census, et pertinet parvo compote (1). »
1474. — Le fermier de Tabbaye de Saint- Vincent*du-Bois ayant voulu troubler les religieux de Saint-Cheron-les-Chartres dans leurs possessions de Saint-Cheron-du-Chemin, le roi Louis XI termina ce différend suivant les lettres dont la teneur suit :
Loys , par la grâce de Dieu , roy de France , au premier huissier de notre Parlement ou notre sergent qui sera sur ce requis. De la partie de nnz bien amez les religieux abbé et couvent de Saint- Choron près Chartres, de Tordre de Saint- Augustin , nous a esté exposé par complainct que combien que à eulx , à cause de lad. abbaie et église, entre aultres droitz appartiennent à juste tiltre toutes les dixmes grosses et principalement situées ^t assises en la paroisse et prieuré de SainUCheron-du- Chemin , membre deppendant de lad. abbaie de Saint-Cheron, ils soient en bonne possession et saisine et
(i) Cart. de N.-D. de Chartres, tom. 2, p. 329.
en aient joy et usé paf plusieurs ans ; en posSéSsioti et saisine de bailler à ferme lesd. dismes à rooison de grain ou d'argent; en possession et saisine de les cueillir ou faire cueillir par leurs fermiers , commis et députez, et à leur prouffit en prendre et percevoir les fruits et esmolumenz; en possession et saisine que icelles dismes situées et assises en tout le territoire et terrouer de lad. paroisse de Saint-Cheron-du-Chemin d'en avoir les dismes et touz les fruitz croissants aud. terrouer. Et mesmement aient droit lesd. complaignantz et soient en possession et saisine de prendre et avoir les dismes estans en demy muy de terre ou environ en une pièce assis en lad. paroisse de Saint-Cheron-du-Chemin ou terrouer de Jarris (1) juxte Jehan Chappe, d*un costé ; abutant, d'un bout sire Colin Normand, d'un et d'autre costé et d'un bout sur lesd. complaignants, ou autrement en disposer à leur plaisir et voulenté. £n possession et saisine que ung nommé Jeban Cadou soy disant fermier des religieux, abbé et couvent de Saint-Vincent-des-6oys au diocèse de Chartres, ne peut ne doit troubler ne empescher lesditz exposanz en leur d. droitz , possession et saisine. En possession et saisine que se led. Jeban Cadou avoit troublé et empesché lesd. exposantz en leiur d. possession et saisine , de le contraindre à cesser ou empescher lesd. troubles et remettre lesd. exposantz en lad. possession comme eulx et leurs prédécesseurs en out joy et usé par avant v. x. xx.
XL. iiij" et cent ans PourquoyNous ces choses considérées, te
mandons et ordonnons par ces présentes que led. Jehan Cadou appelle à comparoir pardevant toy devant la porte et principale entrée de lad. église de Saint-Cheron pour tous autres lieux contentieux» maintienne et garde de par Nous lesd. complaignantz en leur d. possession et saisine , et d'icelle et chacune les face , souffre et laisse joir et user, en contraignant à ce faire et souffrir led. Jehan Cadou et touz aultres qui pour ce seroient à contraindre par toutes voies et manières dues et raisonnables... Donné à Paris le cinquiesme jour de juillet l'an de grâce mil cccc soixante quatorze et de nostre règne le treizième (2).
(1) Appelé Jarric/ dans un titre de 1232, voir ci-dessus p. 3iÔ.
(2) Orig. aux Arch. d'Eure-ei-Loir. — Fonds de Saint-Cheron.
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1489. — L'abbé de Saint-Cheron et le prieur du Grand- Beaulieu près Chartres eurent aussi entre eux de longs démêlés au sujet des dîmes dépendant de la paroisse de Saint- Cheron-du-Chemin, contestées par Messieurs du Grand- Beaulieu propriétaires de fermes et terres à Umpeau limitrophes de Saint-Cheron-du-Chemin. Un accord survenu entre les parties énumère les possessions que Tabbaye de Saint-Cheron avait à Saint-Cheron-du-Chemin et sur lesquelles ils avaient le droit de dîme :
« Trois muids de terre ou environ, partie en friche, et partie en labour, en un seul tenant, situés sur le territoire de Saint-Cheron-du-Chemin, tenant d'une part, au chemin par lequel on va de Chartres à Paris, et d'autre part, au grand chemin par lequel on va de Oinville à Gallardon ; et d'un côté au chemin par lequel on va d'Ymeray à Saint- Cheron-du-Chemin; lesdits muids déterre afljprmés d'abord à honnête personne Jean Gouablin laboureur demeurant en la ville du Gué-de-Longroi , pour le prix et somme de douze deniers tournois de cens annuel et perpétuel, payables le jour et fête de Saint-Denis, et ensuite à honnête personne Louis Bousier, marchand et laboureur demeurant dans lad. paroisse de Saint-Cheron-du-Chemin :
« Cum nobiles viri Guillelmus Mohier , dominus temporalis de la Bouessière, et Bertherius Begnart, dominus temporalis de Go urtemblay, scautiferi,... tradidissent hoDesto viro Johanni Gouabelin agricultori commonnii in opido du Gué-de-Long-Roy... unam peciam terre situate in terrorio sancti Carauni-de-Itinere , diocesis Carnotensis , continentem tria modia terre vel circa partim in frisco et partim jn laboragio, totum in uno tenenti, situm in territorîo ejusdem loci sancti Carauni juxta magnum iter per quod itur de Camoto Parisios ex una parte, et ex uno latere itineri per quod itur de Oynvilla apud Galardonem , et ex uno latere itineri per quod itur de Emeryo apud eumdem locum Sancti-Carauni,.. pro pretio et somma duodecim denariorum Turonensium census annui et pcrpelui solvendorum in festo sancti Dionisii anno quolibet... Datum anno Domini
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roillesimo quadragesimo octuagesimo nono, .die Jovis vicesiina qainta mensis Juoii festiva saacli Eiigii... (t).
1495. — € L'an mil cccc. iiij" et quinze, le sixiesme de juing, révérend père en Dieu Pierre le Tessier, abbé de Tabbaye et monastère de Saint-Cheron-lez-Charires , affer- ^ me, pour la somme de six sols tournois de cens, une masure, jardin derrière et cinq rainotz de terre en ousche, le tout en ung tenant, assis à Saint-Cheron-du-Chemin , jiixte d'un bout au chemin tendant d'Ymeray à Umpeau (2). >
t Jeban Bochard, demoiirant à iln(/Z^s , paroisse de Saint- Cheron-du-Chemin , cognoit et confesse avoir pris et retenu à cens et rente annuelz et perpétuelz , lesd. cens portant gans, ventes, saisioes, amendes et deffaulx touttes et quantes fûiz que le cas y eschet, des religieux abbé et couvent de Saint-Gheron-lez-Chartres, unes places et masure avec jardin derrière fassiz audit lieu de Saint-Cheran-du-Chemin, juxte le grand jardin du Prieuré, d'un bout, d'autre bout et devant le chemin tendant de Chartres à Paris... Cette prinse fête pour le pris et somme de douze deniers tournois de cens... Donné soubz le scel delà cbastellenie de Chartres le vendredy treiziesme jour de novembre l'an mil cccc. quatre vingts quinze (3). »
1520. •— c Dame Jeanne Constante, épouze de Messire Pierre Desmazis, escuyer, seigneur de Mirgaudon, lègue à réglise de Sainct-Cheron-du-Chemin deux arpens de prés autrement dit le Pré-Rondin. (Ce pré fut plus tard planté en J30is dans l'enclos des herbages). En 1687, Messire Cretien François De Lamoignon, seigneur de Saint-Cheron, échangea ce pré avec la fabrique contre deux arpents et demy de pré en une pièce, prairie de Saint-Cberon (4). »
(l-î-3} Orîg. aux arcbiv. d'Eure-et-Loir. — Fonds de Sainl-Cheron. (4) Marlyrol. de l'église de Saint-Cheron-du- Chemin. — Arch. d'Eureet-Loir.
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1603. Le qttinziQ3ine jour de Mars^ Pan mil six cens troys^ par Guille Hervé, notaire royal à Saint-Gheron, marguilier pour lors de FégUse dudicl lieu, a esté achepté et payé la chazube de damatz rouge, Testolle et le fanon, moyennant cinquante livres tournois, non compris les deulx escussons que monseigneur de Blaivy y a faict mectre , pour lesquelz il a paye troys livres.
c Le dict jour, monseigneur de Lamoignon a donné à ladicte église ung calice d'argent gravé d'or, son estuy et ung corporalie de damatz rouge garni de corporeaulx et d'un voile de taffetas cramoisy, le tout apporté de Paris.
« A Pasques de lad. année furent inizes les vittres-images pour lesquelles, avec le sacrere repaint et ferrure de verre led. Hervé oudict non a payé trente neuf livres tournois; auxquelles vitlres ledit Hervé a faict mettre deulx pareilz escussons. Il a payé au vittrier. >
a Ledict Hervé, oudict non, a faict contin^sier la muraille commencée entre Tesglize et le clocher, avec lestoUe dud. lieu refaicte tout à neuf. Grâces à Dieu. »
1606. — Suivant un partage de la manse abbatiale de Sâint-Cheron, fait entre Tabbé et les religieux, les dîmes et champarts de la paroisse de Saint-Cheron-du-Chemin étaient affermés 2 muidz six seliers de blé, estimés 220 livres.
1656. -— Un aveu est rendu au marquisat de Gallardon par les religieux de Saint-Cheron-les-Charlres t à cause et pour raison des seigneuries de Saint-Cheron-du-Chemin, censives et héritaiges leur appartenant et qu'ils reconnoissent et advouent tenir et retenir en plein fief, foy et hommage et rachapt aborné, suivant la coutume du bailliage de Chartres, offrant payer pour led. rachapt la somme de trois sols tournois ou une paire de pantoufles, qui sont le prix auquel les choses ci-devant déclarées sont abornées par le concordat et transaction passé entre Hervé, seigneur de Gallardon et Fabbé de Saint-Cheron, en 1150 (1).
(1) Archiv. à*Eure-«t-Loir. — Fonds de Sainl-Cheron.
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A cet acte en est joint un autre, daté du 15 janvier 1657, par lequel « monseigneur Anne Jacques de Bullion, seigneur de Gallardon, pour la singulière dévotion qu'il dit avoir à l'église et abbaye de Saint-Cheron-les-Chartres et à réglise et prieuré-cure de Saint-Cheron durChemin , membre de ladite abbaye, dolme, quitte, remet et amortit tant pour luy que pour ses successeurs seigneurs de Gallardon, à toujours, les droits de rachat, profits, fief, aveux, droits et devoirs féodaux , qu'il avolt droit de prendre et avoir et auxquels les religieux, prieur et couvent de Saint-Cherondu-Cbemin étoient tenus et obligés envers ledit seigneur... >
1663. — p Louise Desroziers, sœur de Jacques Desroziers, seigneur de Saint-Cheron, donne à l'église de Saint-Cherondu-Chemin un arpent de terre au terroir de Saint-Evroult, champtier de la Juvinière. »
1691. — « Estienne Trossard, presbtre prieur de Sainct- Cheron-du-Chemin, afferme à Moreau , vigneron, demeurant à Angle, paroisse dudit Saint-Cheron, une mine de terre assise au terrouer dudit lieu , champtier des Grosses-Pierres (1), abutant sur le grand chemin de Chartres à Paris. >
1670-1721. — « Saint-Cheron-du-Chemin, appartenant à Monsieur le comte de Vaussilards; il y a haute, moyenne et basse justice relevant au bailliage.
« Plus il y a les religieux de Saint-Cheron-les-Chartres, qui y avaient droit de justice.
€ Plus il y a droit de justice dans les censives du Guayde-Longroi, appartenant à M. de Vaussilards, qui a droit de moyenne et basse justice qui s'exerce à Garnet (2).
1 724. — « Dame Marie Jeanne Voizin, épouse de Chrétien François de Lamoignon, président au parlement, donne à
(1) Souvenir celtique.
(2) Mémoire de tous les bourgs de Vétendue de l*électlon de Chartres. ~ Archiv. dép. d'Kure-et-Loir.
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Véglise de Saint-Cheron-du-Chemin un ornement complet d'ouvrages des Gobelins, une croix dorée et huit grands chandelliers dorés pour le grand autel, le devant d'autel de marbre, la sacristie qu'elle a fait construire derrière le grand autel (1). »
1757. — € Suivant lettres passées devant Pierre Guillaume Desnoyers, principal notaire, tabellion juré, estably dans les chastellenies de Garnet, Le Moulin-de-Ville, Saint-Cheron-du-Chemin et dépendances pour Monseigneur le prince et madame la princesse de Gtbémenée, seigneur et dame des dits lieux et autres, résidant au château de Levainville, messirq Louis de Lattre, prestre, chanoine régulier, prieur et curé de Saint-Cheron-du-Chemin, demeurant à Angle, paroisse dud. Saint-Cheron, afferme : une mine de terre assise au terroir d'Umpeau , chantier de la Vallée de Pampol ; plusieurs pièces de terre assises au terroir de Saint-Cherondu-Chemin, chantiers du Muids-Savart , des Genêts, du Jarry, de la Croix-rompue, du Petit-Noyer, »
1777. — « Saint-Cheron-du-Chemin. — Seigneur, M. le prince de Guémenée — 4 lieues du chef-lieu et 1 delà rivière — 77 feux — 1200 septiers de terre (80 perches au seplier) — 30 arpens de bois — 4 arpens de vignes — 40 arpens de prés (2). >
1785. — Lorsque Louis-Philippe-Joseph d'Orléans, frère unique du Roi Louis, prit possession du duché de Chartres qui lui avait été donné pour apanage, les chanoines de Saint-Cheron fournirent la « déclaration et dénombrement des fiefs, t3rres et seigneuries, biens et .droicts » qui leur appartenaient (3); nous en extrayons ce qui suit :
(1) Til. de la fab. de Saint-Cheron-du-Chemin.— Arch. d'Eure-et-Loir.
(2) Etat dressé pour la perception de la taille dans les paroisses du département de Télection de Chartres. — Archives d'Eure-et-Loir.
(3) Cette pièce est classée aux arch. d'Eure-et-Loir sous ce litre : « Projet de dénombrement au Duché de Chartres. »
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€ En la paroisse de Sam^heron-du-Chemin les sieurs religieux de Saint-Gheron-les^Chartres possèdent de propriété la quantité de quarante huit àeptiers de terre labourable ei plusieurs pièces > assis audit lieu; lesquelles terres relèvent en plein fief de la seigneurie de Monsieur de Gallardon et sont données à ferme.
c Ils ont aussi droict de dixme sur la quantité de deux mille cinq cent vingt-deux septiers de terre assise en lad. paroisse de Saint-Cheron-du-Chemin et es environs^ en plusieurs pièces et différents champtiers^ à raison de deux gerbes de dixme à chacune despouille pour septier de terre. >
Suivant un état fourni par les religieux en 1712 à l'Intendant d'Orléans^ les possessions des dits reUgieux dans la paroisse de Saint-Cheron-du-Chemin étaient de 33 setiers 3 minots et un boisseau de terres labourables, affermés pour la quantité de 15 setiers de blé et un minot de pois et fèves. — Le prieur dudit lieu faisait des dîmes 15 setiers de blé et AO minots jd'avoine. La grange pour serrer la dîme lui était louée 15 livres.
II. — Angles. — 11 existe en France deux communes appelées les AngleSy quatre Angles, un Angle, un Anglemont, deux Angles. Nous pensons que ce nom provient des irrégularités que présente la circonscription du territoire. — Angles (Saint-Germain-des-) commune du département de l'Eure, est appelée Alantiegum dans une donation faite à la cathédrale de Rouen par Richard I"; c'était la restitution d'une propriété antérieure, citée par Charles-le-Chauve, dans sa charte de dénombrement des biens de cette église (840-877).
Angles est un hameau situé à l'est et à 1155 mètres du Gué-de-Longroi (i). Au XIII» siècle, c'était le chef-lieu d'une
(1) Gart. N.-D. tom. 2, p. 382.
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préirière du chapitre dô Chartres : le moulin des Anigles lai devait une rente annuelle de six setiers de blé :
a Apnd Angulos, in majoria Ymeriaci, habet capitulum V sext. bladi perpetui redditus ad valorem primi et tertii Loenii super mo-
LENDINUM DE ÀNGULIS (1)... »
Le même chapitre avait encore à Angles 12 sous 6 deniers de rente pour Tanniversaire da chanoine Vinsart: « xii solidi et vi den. apud locum d'Angles (3). > Plus, 52 sous 6 deniers, dont 10 deniers pour le grain que le chapitre avait sur le moulin des Angles pour Tanniversaire de Philippe Morbier : . *
ff Anguli lu sol. VI den. pro grano quod Capitulum habet in 'molendino de Angulis pro anniversario Philippi Morbier (2). »
1412. — Doyen (3) mentionne « Vétablissement de la chapeîle-d' Angle, en la paroisse de Saint-Cheron-du-Chemin. » — Cette chapelle qui faisait partie d'un Prieuré, a été démolie en 1793. L'habitation du prieur, vendue comme bien national, est aujourd'hui une^ jolie maison de campagne avec de beaux jardins et pièces d'eau.
1553. — « Devant Macé, notaire au Gué-de-Longroi, Robert Gallois, prêtre, demeurant à Gallardon, donne à la fabrique de Saint-Cheron-du-Chemin délivrance du legs d'un courtil assis à Angles, derrière la chapelle dudit lieu (4). >
1579. -- « Jacques Benille, prieur curé de Safnt-Cherondu-Chemin, afferme une planche de courtil partie plantée en auzier, assise au lieu & Angle appelle Lormaye.
1626. — « Pardevant Laurent des Planches, tabellion juré, commis et estably en la prébende d'Ymeray, au lieu
(1) Cart..de N.-D., tora. m, p. 112.
(2) Ibid. lom. 2, p. 393.
(3) Hist. deCbartres, tom. 2, p. 31.
(4) Tit. de la fab, de Sainl-Cheron'du-Chemin. — Archiv, d'Eureet-Loir.
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et village d'Angles, Guay-de-Longroietës environs, branches de ladite prébende, les doyen, chanoynes et chappitre de Notre-Dame de Chartres, afferment à Pierre Javault^ vigneron, demeurant au Guay-de-Longroi, paroisse de Bleury, deux pièces de terre situées au teiyouer de Saint-Cherondu-Chemin, Tune au champtier des Fontenelles, Fautre, au champtier de Fontaine-Matrou. » — Le premier litre est de 1574. Des baux postérieurs portent : champtier des fontaines.
1657. — Les gagers de Téglise et fabrique de Saint-Cheron-du-Ghemin afferment un arpent de terre assis en la prairie d'Angle, d'un costé la chaussée d'Angle tendant dudict Angle au IdouHn-de-VUle. »
Ce morceau de pré dans les titres postérieurs dont le dernier est de 1771, est appelé le pré de Saint-Ckeron, situé en la prairie d'Angle, champtier du Marais. — Un bail de 1786, porte : champtier de la Guaize.
La fontaine d'Angle, qui a sa source à l'entrée du hameau, à gauche et contre le chemin en venant du Guay-de-Longroi, ne tarit jamais même dans les plus gi:andes sécheresses.
La plupart des habitations d'Angle possèdent des puits très-peu profonds. Le puits communal, situé sur la place, a été muni d'une pompe en 1849.
IIL — LoNGRÉAu. — Moulin situé au sud-est et à 500 mètres environ du Gué-de-Longroi. — Il a deux paires de meules montées au nouveau système et mises en mouvement par les eaux de la Voise.
Cette usine dont nous avons donné Torigine probable (1), entourée de plantations et de prairies, est dans une position tout-à-fait pittoresque : une fontaine jaillit à peu de distance de l'habitation.
(1) Voir ci-dessus pag. 319.
Nous trouvons en 1300 le moulin de Longsaux silué au Gué-de-Longroi et chargé d'une rente annuelle de 7 setiers de froment envers le Chapitre de Chartres, pour Tanniversaire de Marie la Regnarde , mairesse d'Ymeray :
« Anniversarium M^rie , dicte la Regnarde , majorisse de Imereio, ad quod habemus annuatim... septem sextaria tritici pro molendino DE Longsaux apud Vadum-Longi-Regis (1). >
1775. — « Louis François Houy, meunier, demeurant au moulin de LongréaUy paroisse de Bleury, rend aveu au Duc de Laval, seigneur de Bleury et autres lieux, à cause de sa seigneurie de la Levrette située au Gué-de-Longroi. »
En 1786, le fief de Longréau dépendait de la seigneurie de Levainvilie. Le terrier de ce domaine, dressé à cette époque, en donne ainsi la description :
« Le moulin de Longréau consiste en un moulin à eau, avec cours d'eau, faisant de bled farine, ayant chambre pour le meunier, fournil, écurie, étable à vache, cellier et autres bâtiments couverts de thuiles, grenier sur la partie d'yceux, cour devant et jardin derrière, sept quartiers de vigne proche led. moulin, et deux arpens ou environ de prés ou pâtures, le tout composant le bail emphytéotique fait dudit moulin et dépendances, moyennant cent quatrevings livres de rente. »
IV. OccoNViLLE. — Ce hameau situé au sud et à 1,400 m. environ du Gué-de-Longroi, porte dans les chartes du Moyen-Age les noms suivants: Absconsivilla ; Asconvilla; Ascumvilla; Atonvilla; Osconvilla; Ossonville; Àuconvilla; Ausconville; Accotvilla; Auconville. Nous trouvons ce lieu mentionné dès le XII® siècle^ mais il est beaucoup plus ancien, si Von considère le mot Acon qui forme la première partie de son nom. Ce mot paraît, en effet , d'origine celtique, comme Mâcon ; il présente surtout les plus grands rapports
(1) Cart. N.-D. de Chartres, lom. UI, p. 76.
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avec ceux i'Aeun (Eure)^ Âgon (Manehe)^ et Agaunum (Saint-Maarice-en-Valais), celui-ci signifiait, dans la langue primitive des Gaules, une- pierre, un rocher: t âgâunum occoUb interpretatùme scUicet sermonis saxum dignosct-^ twr (1). »
Ce hameau dépendant aujourd'hui des communes du Gué-de-Longroi et d'Oinville-sous-Auneau, était au îm« siècle, le chef-lieu d'une, prétrière du Chapitre de Chartres.
Circa. 1100. — Agnès, fille de Robert de Gallardon, s'étant faîte religieuse, son père fit donation à Tabbaye de Saint-Père de la dîme qu'il possédait à Occonville par droit héréditaire :
c Ego Robertus de Galardone... pro filia mea, Agnete nomioe, que ad contemplative vite quietem dulcissimam convolavit, dono decimo invioiabili dono, decimam quaminÀBSCONSi-ViLLAjure bereditario solidissime teneo, celestis regni beato Petro janitori... attribue (2). »
Circa. 1155. — Joscelm, seigneur d' Anneau, exigeait des hommes d'Occonville différentes corvées contre la teneur des titres; mais il abandonna ses prétentions et en demanda pardon au Chapitre de Chartres :
« Josc^us deAlneolo, Capitule Sancte Marie salutem. Notum sit omnibus tam presentibus quam futuris quod ego Joscelinus, recognocens culpam meam de angariis, sive corveis, quas injuste habebam in terra vestra apud Ascumvillam, et inde petens a vobis veniam et absolutionem, dimitto ex absolute, et condono in perpetumn cmn tota posteritate meorum heredum (3) >
(1) Vita S. Romain, abbat. de Gondato fundatoris.
(2) Gart. de Saint-Père, p. 409
(3) Bibl. Imp. ; Liv, des Privil. de VÊglise de Chartres , cart. 28 p. 87, et as bis, fSOto.
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La villa d^QccoQvâlei avail été aoquisfi pajr Ralmbaald de GhaQJEiay> $a:<;hidiaere-chaiiûiBfi de Np&rd-Pame dèCitôvtres^ et ô&mé^ p^ bii à cette église :
Ante a. — « XVI Kalendas Marcii, obiit Raimbaldus deCahiiaco, huju$ ecçlesie ogionicus et archidiacoims... qui yiUafi subsc^ptas huic eccleçie adquisivit videlicet... Asconvillam (1) »
Un autre archidiacre , Hubert^ prévôt, de; S^te-Marie, avait déjà doimé au. Chapitre le^ aûeus; (i) qà*\k po^eédait^à. OçcQnviUe :
Aote a. 1130. --- « VIHI Kal^dsMa^ Augastt, obiit Huberti», archidiaconus et prepositus Sancte-Mariç^ qui dédit canooicis suis alodas quo£i habebat ii, AscQmUam. (3) ».
H99. — Renault-le- Jeune, tfOuarville, étant parti pour la croisade^ donna à Fabbaye de Saint-Jean-en-Vallée une terre à Occonville (4).
1208. -^ Audré d'Oceonville figure au nombre des serfs qai furent affranchis par Guy, abbé de Saint-Père sou3 la garantie de l'autorité royale : « Andréas de Oscumvilla (5). »
1231. — Pierre de Rozay, chevalier, afferme àVéglise de Saint-Gheron-du-Ghemin , pour y planter de la vigne, deux arpents de terre situés entre Saini-Cheron et Auconjvine : « diw arpenta terre ad plmtandam vineam site int^r san/(^umr Karaunum et Aconvillam (6). »
1282. — Gmllaume d'AuconviUe, fils de Galier d'Auconville, écuyer, reconaait avoir vendu aux lépreux da Grand- Ci) Cart. D. N. de Chartres (Nécrol.) tom. Kl, p. 4t.
(2) L'aUeu , ne fut d'abord que le patrimoine ou le propre , opposé aux acquêts ; ensu^e on donna ce nom à tout ce qu-on possédait , seii en pleine propriété , soit en nue propriété.
(3) Cart, N. D. de Chartres (Nécrol.) Tom. III, p. 141.
(4) Voir ci -dessus le texte de cette charte. <5) Cart. deTabb. de Saint-Père, p. 675.
(6) Arch. d'Eure-et-Loir, fonds de Sa^ftti-tCfeerQ»,
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Beaulieu près Chartres^ un muid de blé de rente annuelle à prendre sur la grange du monastère à Louville-la-Chenard : c Guillelmus de Auconville, filius Galeri d'AuconviUe, armigeri {{).., >
1300. — Le Chapitre de Chartres avait à Occonville, dans la mairie d'Ymeray, plusieurs terres appelées les terres du Diable, savoir: dix setiers de terre nommés. Estampais ;dîa champlier des Arpens, six setiers; aux sMaillot ou Plat d'Etain, quatre setiers; à la Fontaine, un setier; aux Marais dixhuit setiers ; au champtier des VauguimontSy environ cinq mines; aux Petits-Prés, six setiers :
c Apud Aconviîlam, in majoria Ymeriaci^ habet Capitulum plures terras qae vocantar terre Dyaboli , videlicet X sext. que vocantur terre Estampais ; item in Ârpentis circa vi sext. m duabus peciis; item apud Malleau mi sext ; item apud Footenellam i sext. ; item apud Marasios , circa xviii sext. in duabus peciis ; item in Valle- Guimondi drca v min. ; item in territorio de Pra/e//t5 circa vi sext. in tribus peciis (2). »
Occonville était en outre chargé envers le Chapitre de Chartres, de 52 sous 6 deniers de cens annuel dont 12 sous pour la terre du Diable :
c In prebenda de Ymereio , reddit Atonvilla lu sol. vi den. de quibus cadunt xii sol. pro predicta terra Dyaboli. »
Ce hameau dépend pour partie de la commune d'Oinvillesous-Auneau. Il y a plusieurs puits peu profonds; sur Tun d'eux, qui est communal, on a établi une pompe en 1849.
1702. •— c Marie Duperche, demeurant à Garnet, donne et lègue à Nostre-Dame-des-Vertus du Gué-de-Longroy , un minot de terre assis au terroir à'Auconville, champtier du bois de Haulte-Maison (3). »
(1) Chart. orig. aux archives d'Eare-et-Loir , Boit, de Beaulieo. (9) Gart. N. D. tom. U, p. 332.
(3) Tit. de la fabria. de Levainville.
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1764. — Devant le commissaire préposé à la confection des terriers du marquisat de Gallardonet dépendances pour hault et puissant seigneur Monseigneur Auguste-Léon de Bullion , chevalier :, marquis de Bonnelle^ baron d'Auquainville, seigneur de Fervaques, Eclimont, Saint-Symphorien^ Bleury, Auconville-Montlouet , AticonvUle-Longceux, et autres lieux ^ conseiller du Roi en ses conseils^ et son lieutenantgénéral en la province de Guyenne — la fabrique de Levainville reconnaît tenir dudit seigneur, à cause de la seigneurie d'Auconmlle-Longceux, divers héritages situés au champtier de la vallée de Longceux, d'un bout lé chemin d'Aucon ville à Longceux et Garnet (1). »
1768. — < Pardevant JeanLegendre, géographe et commissaire nommé pour la rénovation du papier-terrier de la terre et seigneurie du Boulay-d'Auconville, appartenant à messire Joseph Gaspard Pecou, seigneur de Chenille, ancien conseiller du Roy, maître ordinaire en sa chambre des comptes à Paris, les gagers de Véglise et fabrique de Saint-Cheron-du-Chemin reconnaissent tenir dudit seigneur, à cause de sa seigneurie du Boulay-d'Auconville, une mine de terre labourable assise au terroir dlmpeau, champtier des Grosses-Pierres (2) ou Butte-Marineau, >
HQnVILLE.
L'origine de ce petit village situé en plaine remonte aux premiers temps de la domination romaine. Son nom primitif Holvilla nous paraît être une contraction des deux mots Holli-Villa (la villa ou métairie de la Houe), et indiquerait de quelle manière fut défrichée la partie du territoire où la commune a pris naissance. Hoellus, Hoe, désignaient en effet, au moyen-âge, une houe et nous retrouvons ce der-
(1) Tit. de ]a fabriq. de Levainville.
(2j Déjà cité en 1691. — p. 356.
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nier dans les noms Hoevilla , HbuvUia que la paroisse portait aux XII<» et X1I1« siècles.
Son t^nltoire est limite pair ceux des communes suivantes: au nord, Umpeau, Chafmpsera et Coltainviile; à l'est, Bévilie-le-Comte; au stid> Francourville et Sours; à Touest Sours et Nogent-le-Phaye.
Les travaux relatifs à l'opération du cadastre ont été terminés en 1812, mais, par suite des événements politiques survenus à cette époque , la matrice cadastrale n'a été mise en recouvrement qu'en 1818. La nature et la contenance des propriétés se divisent ainsi qu^il suit :
hect. ares. cent.
Terres labourables 1,567 41 60
Prés > 43 70
Pâtures 2 67 50
Bois-taillis 72 37 »
Jardins potagers 13 75 96
Vergers > 15 10
Pièces d'eau. . * » 40 80
Terres vaines et vagues .... » 38 42
Superficie des tpropriétés bâties . 4 49 06
Total. ... 1,362 09 14
« Les prés naturels siiués dans le parc du château sont de très-mauvaise qualité. — Les pâtures ne sont autres que de mauvais prés situés aussi dans le parc et ne pouvant servir à un autre usage. -~ Les bois, taillis et futaies forment pour la plus grande partie le parc du château; les autres sont disséminés par bouquets sur le territoire. Les essences principales sont le chêne, Torme, le frêne, le bouleau, Tacacia et le coudrier. >
Nous trouvons d'autres détails dans un état dressé en 1777 pour la perception de la taille dans les terres et paroisses qui faisaient partie du département de l'Election de Chartres :
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« HouviLLE. — Seigneur M. de Barillon j — 2 Ueues du chef-lieu; — 86 feux; — un mouHn-à-vent; — 2,400 septiers de terre (80 perches au septier ) ; 250 arpents de bois ; — 60 arpents de Vignes; 50 arpents de prez. t
li52. — - Depuis la croisade de 1147 , des chevaliers chartrains s'acheminaient chaque année vers la Terre-Sainte; c'était la caravane obligée des jeunes gens de haute niaissance. Thibault de Houville, pour faire partir son fils Henri, emprunta aux chanoines de Saint-Jean-en-Vallée 35 livres chartraines pour sept ans ^ moyennant hypothèque sur la moitié d'un moulin à Gorget. Selon Tusage^ la somme ne fut pas remboursée et le gage resta aux prêteurs. — Titre de 1181 (1).
1168. -— Ascelin de Houville et Radulphe son fils figurent comme témoins dans une charte de Joscelin d'Auneau : Testes,,. Ascelinus de Hoevillâ et Radulphus filius ejus (2). »
1240. — Suivant une charte d'Albéric-le-Cornu, évêque de Chartres, le prévost (préfet ou préteur) de Fabbaye de Saint-Père à Santeuil était obligé d'aller tous les ans au mois d'août, chercher avec un cheval la dîme que les religieux avaient à Houville et d'en justifier à leurs sergents :
«f Prepositus (ville nostre de Sanctolio) tenetur quolibet anno, toto tempore Augusti, querere cum equo decimam nostiram, quam habemus apud Houvillam , et servientibus qui sunt pro nobis monstrare (3)... »
1242. — Jean de Houville « Johannes de Hobvilia » veud à Hervé Desraé, chanoine de N.-D. de Chartres, une maison sise à Berchères-la-Maingot, dans la censive des religieux de l'abbaye des Vaux-de-Cernay (4).
(i) Ârch. départ, cyrog. de ilSâ. Saint-Jean ^ inv. 720.
(2) Cart. des Vaux-de-Cernay, 1. 1", p. 48.
(3) Cart. de Saînt-Përe, prolég p. Lxxnj.
(4) Cart. de Notre-Dame de Chartres , t. Il , p. 147.
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Les anciens titres de la fabrique de Houville, conservés aux Archives d'Eure-et-Loir, sont peu nombreux; cependant nous pouvons citer un registre divisé en trois parties, dont la première a pour titre :
« Le présent martyrologe est escript à Timitation de ceJ- » luy de la paroisse de Houville, pour servir au curé du- » dict lieu. Escript avec toutte fidellité par moy Hezard, » prebtre curé. L'an mil six cent et treize. »
« Sancte Leodegari or a pro me. — Amen.
A la date du 9 mai, nous y trouvons : « La dédicasse de Houville par M^ Jehan Mathurin Bureau, prebtre, curé dudict lieu. »
. La seconde partie est intitulée :
« Deo fa vente.
€ Actatestamentaria fada a circuntutis rectoribus dominis > meis Hureaulx patenis nostris aut presbiteris illis sub- » ditis..^
Ces actes, dont le plus ancien est de 1472, constatent qu'il y avait à Houville un curé et un vicaire.
Nous en avons extrait les. documents qui suivent :
1472. ■— € Lettres d'échange entre le seigneur de Houville et messiré Mathurin le Texier, prebtre curé de Houville, pour deux septiers de terre. »
1484. — Donation de deux sous six deniers tournois de rente annuelle, à prendre sur huit setiers de terre situés entre Brée (1) et Pannes (2). L'acte est signé par le vicaire de Houville : o Tiercelin , presbiter^ vicarius Hoùvilliensis. »
(1) Hameau de la commune d'Umpeau.
(Sj Hameau de Hou\ilie.
1493. — « Donation d'une mine de terre située au terroir des Sablons, tenant d'un bout aux fossés d'Houville :
.... Unam minam terre sitam circa territorium galice vocatum Les Sablons... abutantem sui^r fossatos dicte Houville., c In presentia presbiteri curati parrochie de HouvîUa, anno Domini M. quadragentesimo nonagesimo tertio die xx> Aprilis. Signatum M. Hureau, rector Houvilliensis, »
1501. — Donation de deux sols six deniers tournois de rente à prendre sur un verger situé dans le village de Houville auprès de la fontaine dudit lieu : < Super unum virgultum sUuatum in villagio de Houyilla^ prope fontem (jusdem loci de Houvïlla. »
Un autre setier de terre est situé à Houville, terroir de la Grande Etuve : « interritorio nuncupato Grande Esteuve in parrochia Houville. »
1504. — Mathurin Bonneau donne sa maison pour fonder un hostel'Dieu ou Maison-des-Pauvres dans la vUle de Houville :
€ Item domum et hereditagium in qua moratur pro faciendo in perpetuum unam domum Dei seu hospitalium pauperum, ùt ibidem temporibus affuturis pauperes excipi possint. Et dictus testator adhibet quod de boc legato locutus est cum predicta uxore sua que rogavit ut ei relinqueret.predictam suam partem et hereditagium prefatum , vita sua commode durante, et post vitam suam apta collata suam partem domus et totius bereditagii prefati scitum in oppido DE HouviLLA... ad faciendum Domum Dei sive hospitalium pauperum..,. Anno Domini millesimo quingentesimo quarto, x» die mensis octobris. >
La même année, Jean Gudin de Houville fit don au curé et a la fabrique de Saint-Léger de Houville, de deux mines de terre situées au terroir du VieU-Moullin :
( Johannes Gudin, parrochianus de Houvilla... legavit dédit que curato Sancti Leodegari de fabrica ejusdem loci Houville unam minam terre scitam in territorio nuncupato Veter Mollendino^ juxta
heredes deffuneti Leobini Gudin.... et unam afiam terre minam vel circa scitam prope locum Veieris MoUendini juxta beredes deffuneti senioris Gudin... Anno Domini millesimo quingentesimo quarto, die sexta mensb novembris.. »
1506. — - Suivant un acte testamentaire téçu par Raoul Duptry, prêtre, ticaire de Houtille, GuiUemette, femme d'André Le Pelletier, donne au curé de Houville et à ses successeurs six blancs à prendre chaque année sur un setier de terre situé au terroir appelé communémient les GrandS'Sextiers :
« Ego Radulphus Dupuy, presbiter, vicarius de Houvilla^ carnotensis diocesis, notum facio in mea et testinm infra scriptorom presentia constituta parrocbiana nostra Guillemetta , uxor Andrée Lepelletier, sana mente.., dotavit, legavit, deditque cnrato de Houvilla et suis successoribus curatis sex Albos capiendos et teneodos annualiter super unum sextuarium terre situm in territprium ^- ^ariter vocalum Grands-Sextiers.,. In anno Domini m» quingentesimo sexto XX» novembris... Signatum R. liui^uy y presbiter HouviUieMis, i
La troisième partie du Registre précité comprend Ténumération des cens et rentes dus par la fabrique de HouYille, et ceux qu'elle avait à recevoir :
i«. « Cens deubs aulx seigneurs ou dames, à cause des terres de la cure de Houville :
« Aux sieurs de Houville, d'Esmanville (1) et de Pannes.
f Au Doyen et chappistre de Nostre-Dame de Chartres, à cause de leurs prébendes de Nogent-le-Phaye et d'Umpeau.
« A Oenervilie (2), pour monsieur Tabbé de Nostre-Damc de Josaphat, pour monsieur de Chaihpront et pour monsieur de Maulgars.
(1) Hameau de la côm. d'ÂlIouiieit.
(2) Hameau de la com. de Sours.
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- 37i - « A Villiers (1), pour monsieur des Barres.
» 20 Déclarations des terres du sieur curé de Houville envers les seigneurs et darnes^ et quelles charges^ cens ilz peuvent debvoir. — 1612.
Premièrement des sieurs de Saint-Cheron et de ïïouville :
t Un jardin as«s au terrouer et viîlage de HouvUle, contenant Iroys minots de terre..., d^un bout sur le cours d'eau appelle le fossé Prébourd, d'aultre bout sur la rue dudict Houville.
« Neuf minots de terre assis au terrouer de Houville, au champtier de Vaubovgny.
(Un acte de 1594 mentionne la donation de deux sous six deniers tournois à prendre chaque année sur un setier de terre au même terroir : « ]n territorio nwncupato Vaubougny). »
« Troys minots de terre assis au chemin-Courtoys, Deux sous six deniers tournois de rente annuelle donnés en 1502 par Michel Touzeau de Houville — à prendre sur le verger de la croix, abutant sur le chemin par lequel on va de Houville à Cinq-Ormes:
« Michael Touzeau dédit et legavit duos solidos Turonensos cum sex denariis quolibet anno temporibus affutufîs capiendos et ienendos super virgurlum dicti testa tons nuncupatum Virgurium de Cruce , abutantem super iter per quod itur de Houvilla apud locum de quinque Ulmis. »
« Un clos, vulgairement appelle la Gasîine juxte le clos du muscasde du sieur curé; d*un costé et d'un bout le chemin du Roy, Une note concernant ce clos termine le martyrologe dressé par le curé Hezard :
« Du dix-sepliesme jour de novembre mil six cent et treize, je fis planter la gastine en vignes noires, laquelle contient un arpent de terre qui a été raproprié pour les
(1) Hameau , commune de Nogent-le-Phaye.
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presuirs de deflfunct maître Mathurin Hureati par le sieur de Sainl-Chcron et de Hou ville, doncq acte est passée pardevant notaires à Sours et Houville. Icelle gastine m'a cousté pour faire planter la somme de sept vingt dix sept livres (vij» xvij — 157). »
< Une mine de terre assise au terrouer des Fourneaux sur le chemin de Chartres.
f La maison presbyteralle assise audict lieu de Houville^ juxte d'une part le cymetière et pardevant sur la grande rue du Roy.
« Le carfour de Houville, — six neuf boisseaulx de terre assis au terrouer de Grouasilles, juxte d'un costé Téglise et d'âultre le champlier de Vaulbougny, d'un bout sur le chemin du tour du village,
« Un sextier de terre assis au terroir des vingt sextiers à la Borde, d'un bout sur le chemin d'Estampes. — Ce terroir était appelé les Grands Sextiers dans un acte de 1506 (1).
« Quatre minotz de terre au terrouer du Vieil Moullin (2).
Le Fief de Pannes (3).
€ Une nûne de terre au terrouer de Houville champlier du Noîer-Rougault ; d'un bout \e chemin de. Houville à Brée,
Pour le campart de Villiers-le-Conte dit /^s Barrw ; ung septier de terre assis au terrouer de Chambron.
a Pour le sieur de Champront. — Un septier de terre assis au terrouer des Petits-Guérets,
« Un septier de terre assis au terrouer de Houville^ champtier des Vieilles-Vignes.
Fief du sieur de Houville. — Ung septier de terre assis
(1) Voir ci-dessus p. 370.
(2) Déjà cilé p. 369.
(3) Voir ci-après l'article de ce hameau pag. 380.
au terrouer de Houville appelle les Grands-Chaulmes ; d'un bout le chemin de Cinq-Otmes à Seyneville (1).
Différentes terres sont situées aux terroirs de Gourpilleiise, — 1504 — des Pâtis de Houville , — 1510 — la Foésed'Enfer — 1521 — des Carreaulx — 1500.
1653. — € Foy et hommage par la fabrique de Denon,viUe à messire Louis de Hallot, chevalier, seigneur de Hoth ville (2).
L'ÉGLISE de Houville, placée sous le vocable de Saint- Léger, forme un rectangle irrégulier terminé à Test par une abside : sa longueur dans œuvre est de 25 met. sur 12 met. 20 cent, de largeur, ainsi répartis: grande nef 14 m. 50 c; chœur 7 met. ; — abside 3 m. 75 cent. — A l'extrémité nord de la nef collatérale longue de 12 m. 70 cent, sur 5 m, 10 cent., se trouve la sacristie (4 m. 60 sur 3 m. 40 cent.); à côté, une petite chapelle ouvrant dans le chœur sert de banc réservé pour le propriétaire du château.
A l'ouest se trouve la porte d'entrée, précédée d'un hangar ou porche (5 m. 70 cent, sur 5 m.). — Au-dessus de cette porte s'élève le clocher construit en bois et couvert en ardoises; il est établi sur les combles et soutenu par quatre poteaux reposant sur le sol de l'église : sa hauteur perpendiculaire prise du sol à l'extrémité de la croix est de 30 m. 50 cent.
La nef principale est éclairée par trois fenêtres de forme ogivale surbaissée, ayant 2 m. sur 3 m. 50 cent.; le chœur a deux fenêtres de 0 m. 80 cent, sur 1 m. 50 cent. Les deux fenêtres de la nef collatérale sont également ogivales, mais leur baie est remplie par deux ogives géminées surmontées de lobes qui indiquent le XIV« ou le XV« siècle comme étant l'époque de leur construction. Toutes ces
(1) Hameau de Prancoarviîle.
(2) Tit. de la fabriq. de Denonville.
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fenêtres sont garnies de verres blancs montés sur diâssis de plomb.
Sur la place de Téglise s'ouvrent les portes de la ferme dt Bulas, dont le nom primitif fut Bulloys et Buloffs. Ses bâtiments et dépendances s'étendent sur le chemin vieinal de grande communication n^ 28 du Gault à Epernon par Brou, et de Sours à la route impériale n*» 188. — Nous en trouvons plusieurs mentions dans les anciens titres de la fabrique de Houville :
15Î1. — « Donation d'une mine de terre au terroir de BuUoys.
1522. — « Six blancs à prendre in territorio nuncupaio de BoLLOTS.
< Trois mines deux boisseaulx et sept minots en quatre pièces de terre au terrouer de Buloys, sur le chemin de Houville. >
Le château de Houville est situé à l'extrémité du village en venant de Nogent-le-Pbaye, à droite du chemin vicinal de grande communication n« 7 de Chartres à Etampes. Cet édifice, bâti à la moderne, n'offre rien de remarquable; fl est assez vaste; et quoiqu'elle soit dépourvue de cours d'eau, cette résidence n'est pas sans agrément, étant entourée par de beaux jardins et un grand parc fermé de murailles. Hais celte belle demeure, où le propriétaire ne vient passer que quelques jours à de rares intervaUes, se ressent beaucoup de l'absence de ses habitants.
Avant la révolution de 1793, il existait à Fextrémité du parc, en allant à Sours une chapelle dédiée à SaifU^-Jacques-, nous la trouvons mentionnée dans deux anciens titres de la fabrique de Houville ;
1521. — Donation d*uûe rente annuelle et perpétuelle de six blatics à prendre sur une mine de terre sHuée au terroir de la Chapelle.
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« Sex albos capiendos levandosque anno quolibet perp«tuis temporibtts sup^ unam miDam sitam in territorio de la Chapelle. >
1531. -7 Devant Goussard, notaire à Honvilïe, t Jehan Marie laboureur, et Mathurine Duvergier, sa femme, demeurans à Fontaines paroisse de Houville, cèdent et abandonnent à vénérable et discrète personne Messire Mathurin Hureau, presbtre-curé de V église parrochial Sainct- Léger dudict Houville, une pièce de terre contenant ung muids, assis au terrouer de Houville, charaptier de la ChapelleSainct-Jacques ...»
Cette chapelle a été détruite lors de la tourmente révolutionnaire.
Les registres de Tétat civil de Houville remoiitent à 1639. — Au Xni« siècle, la paroisse était constituée. Un pouillé dressé vers 1250 lui donne 60 paroissiens; — suivant celui de 1738, elle avait 200 communiants; Tabbé de Marmoutiers nommait à la cure ayant 700 livres de revenu. Les recensements postérieurs lui donnent :
En 1826 345 habitants.
En 1846 360 —
En 1866 364 —
Ce dernier chiffre se répartit ainsi qu'il suit entre la commune chef-lieu et les hameaux qui en dépendent :
Maisons. Ménages. Habitaols.
Houville . 55 61 213
Cinq-Ormes 33 36 137
Pannes 1 1 9
Maison isolée 1 1 5
Totaux. . . 90 99 364
L Cinq-Ormes. — Hameau situé à 1,440 mètres sud-est de Houville , à droite et à 500 mètres du chemin vicinal de grande communication n» 7, de Chartres à Etampes. Ce
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lieu est appelé Ctng-Owrm^s en 1290 dans le charirier du Chapitre de Chartres, et 0MingM^-l7/midanslePolypliqae — an. 1300 : c'est un des plus anciens que nous connaissions. Il rappelle ïOrme, Tune des principales essences forestières des Gaules et remonte à l'époque où notre contrée était couverte de bois (1).
Au Moyen-Âge^ Forme était planté devant toute église dédiée à un martyr: il remplaçait^ sous notre latitude, le palmier emblématique des pays de FOrient. Plus tard, Forme de la place de Féglise devint un tribunal où se jugeaient certains cas peu importants : c'était là qu'on assignait son adversaire et ses témoins; de là le proverbe t Attendez-moi sous l'orme, » C'était aussi sous Forme de Féglise qu'on dansait le dimanche, entre les offices, et c'était au sommet de cet arbre public qu'on arborait le drapeau national les jours de grandes fêtes.
Le nombre cinq était sans doute cabalistique au Moyen- Age, car nous trouvons encore à Challet (2) le hameau de Cinq-Ormes — Quinque-Ultni — en 1300; les Cinq-Ckênes à Chapelle -Guillaume et à Garnay; les Cinq -Planches à Soizé (3).
Les Mémoires de la Société archéologique d'Eure-et-Loir (Froc. verb. tom. II, p. 177), donnent une notice de M. le docteur Barreaux sur des pétrifications trouvées par lui à Cinq-Ormes, danâ la ferme que M. Moitessier a (ait reconstruire et qu'exploite M. Millochau-Levassor : nous en extrayons ce qui suit ;
(1) Ce nom de lieu et ses dérivés sont Irës-communs ; on en compte 21 dans le département d'Eure-et-Loir : 9 sont appelés l'Orme; 3 les Ormes ^ 1 VOrmeau\ 1 Ormesec\ 1 Ormeteau; 1 OrmeTiUe; 3 Ormoy ; 1 FOrmorice ; 1 Lornioye ; sans. parler des noms de champtiers que nous donnent les matrices cadastrales. Nous citerons encore à Léthuin la contrée de Lormoye « Ulmaya » (Uea couvert ou planté d'ormes ) si riche en débris gallo-romains.
(2) Commune du canton nord de Chartres.
(3) Voir la commune de Léthuin pag. 382,
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€ Les terrassiers^ en nivelant la cour^ rencontrèrent^ sous l'ancien pavage^ un amas de pétrifications. Une partie fat brisée par les ouvriers, et c'est seulement la portion la plus profondément située qui fut extraite avec soin.
» Lorsqu'on eut enlevé l'argile graveleuse avoisinante, on mit à découvert une masse longue d'un mètre, que malgré tout le ménagement désirable^ on ne parvint pas à enlever d'un seul bloc. Au premier effort, elle se divisa en plusieurs fragments semblables à des branches ou racines, et en un morceau central, formé de glaise lardée de petites branches de silex , entre-croisées en tous les sens.
Les fragments de bois pétrifié n'offraient pas l'épaisseur d'un cylindre, ils avaient leur convexité en-dessus et leur concavité en dessous. Ce qui indique que le segment inférieur n'a pas été imprégné deâ matières pétriûantes.
M. Harreaux entre dans différents détails scientifiques sur les pétrifications, puis il continue :
« Quelle est l'essence du bois trouvé à Cinq-Ormes ? Les opinions sont partagées, môme parmi les gens habitués à travailler le bois. Plusieurs y voient l'Orme, quelques uns ou peuplier , le plus grand nombre s'accorde à reconnaître du savie,
» La présence de Vorme avait quelque chose de séduisant pour Tantiquaire, qui se plaisait à voir ces reliques impérissables, comme provenant d'un de ces cinq-ormes qui ont laissé le nom au hameau. Mais puisque la couleur blanche du bois, l'épaisseur des couches ligneuses, le volume et la laxité des fibres, leurs inflexions saillantes autour des nœuds éloignent l'idée d'un bois dur, contentons-nous de voir, non plus les débris d'un arbre historique, mais les débris d'un modeste saule qui sera tombé et aura pourri dans une terre pétrifiante (1). *
(1) La plupart des fragmentft trouvés sont déposés à Chartres dans le musée archéologique de la Société.
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Après la lecture de cette notice écoutée avec un vif inté" rét par l'assemMée^ H. de BoisTillette^ président, fait remarquer que ces pétrifications sont anté-^luviâiMes et qu'on en retrouve de semblables en beaucoup d'autres endroite.
Mais ce ne sont pas là les seules preuves d'antiquité que Ton ait trouvées à Ginq-Ormes. Des fouilles pratiquées en 1844 dans Tin teneur du hameau^ pour les fondations d'an bâtiment^ ont fait découvrir au milieu de débris d'antiques constructions Gall(HromaineSy un pot de terre renfermant 800 médailles romaines en grand bronze. Le propriétaire qui les avait trouvées et vendues à cette époque, en avait conservé une dont voici la description :
G. B. d'Antonin. — Avers, — Tête laurée à droite : AN- TONINUS AVG. PIVS. P.P TR.P. XXH.
Revers. — L'Empereur debout en habits de sacrificateur tient de la main droite une patère au-dessus d'an antel allumé. Dans le champ S. G. — VOTA SOL. DECENN (1). >
Les anciens titres de la fabrique de Houville mentionnent le c fief du sieur de Cinq-Ormes, comprenant deux seti^s de terre assis au terrouer de Cinq-Ormes près le mouUi» dudict lieu , d'un bout le chemin par lequel on va de Cinq- Ormes à GenerviJle. >
4300. — Cinq-Ormes était le chef-lieu d'une prêtrière du Chapitre de Chartres (2).
Le Chapitre avait à Cinq-Ormes, dans la mairie de Nogent-le-Phaye, six mines de terre dont trois tenant à celle de Guillol-Mesot, et trois mines tenant à la terre de Bere»ger de Cinq-Ormes, et dont voulut s'emparer Etienne Cournet qui avait épousé une femme serve du comte de Chartres :
(1) Antonin-de-Pieux, — An de J.-C. 138-161.
(2) €art. de N.-D. de Chartres - Polypt. — Tom. 2, p. 327, M!,
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« Ad Quinque-Ulmos t m majoria Nogenli-Fisci , habet capitulum VI minas terre in éuab»s peciis , videlicet m minas juxia ter^ •ram Guilloti Mesot, et m minas juxtam terram Berengier de Quinque-Ulmis, Qoam terram forefecit Stephanus Cournet qui se maritavit cum quadam femina de Gorpore comitis Garnotensis. »
Plus, sur le chetnlù de Cinq-OrmeS à Brez, six seliers de terre le long de celles de messire Guillaume de Brez, chevalier :
< Item apud Braiacum habet Gapitulum supra viam de Quinqm' Ulmis VI sext. ad longum terrarum domini Guillelmi, militis. »
La prébende de Cinq-Ormes payait au chapitre trois livres dont quinze deniers pour trois mines de terre qu'il avait à Cinq-Ormes :
t Quinque-Ulmi m lib., de quibus cadunt xv den. pro m minis terre quas Gapitulum habet ibi. :»
1501. — Donation à la fabrique de Houville, de deux sols six deniers tournois de cens annuel à prendre sur une mine de terre située dans les ouches de Cinq-Ormes : « de Qum- QUE Ulmis. 9
1507. — La fabrique reçoit la donation de deux sous six deniers de rente annuelle à prendre sur une maison située dans la ville de Cinq-Ormes^ abutant sur le carrefour: € super unam domum scUamin oppido de Quinqûe-Ulmis... abutantem st^er vicum seu carfourium dicti loci de Quinquetflmis. »
1612. — La dite fabrique avait encore le droit de cens sur trois septiers de terre, appartenant au sieur de Ghampront, assis au terrouer de Cinq-Ormes, champlier de la Croix-Allix.
Le chapitre de Chartres possédait aussi troys mines de terre assises au terrouer du moullin de Cinq-Ormes à Generville, et quatre boisseaulx au même terrouer, tenant d'un bout au chemin de Cinq-Ormes à Generville,
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Pannes. — Ferme considérable située au nord et à 800 mètres d'Houville : elle faisait partie de l'ancien domaine seigneurial d'Houville^ et forme encore aujourd'hui une dépendance du château moderne. Deux puits particuliers de 8 mètres de profondeur fournissent abondamment de Teau aux habitants de la ferme. A 100 mètres de là se trouve la fontaine de Pannes qui alimente un aigayoir destiné à Tusage des bestiaux.
Ce lieu est mentionné dès le XIII® siècle sous le nom de Pennœ, ce qui indiquerait que, dans les temps reculés s'élevait là le château primitif d'Houville, ou du moins une citadelle, un poste avancé servant à sa défense. En effet le mot Penna, au moyen-âge, était ainsi défini : a arx, castellum, quia in rupe sive in clivo sœpius extructum, » (citadelle, camp retranché, fort, forteresse, château-fort, le plus souvent bâti sur un rocher, une éminence, une hauteur ou la rampe d'une colline).
Vers 1215. — Les lépreux de Beaulieu près Chartres avaient à Pannes deux parties de menue dîme{l), deux parties du pain, plus, trois muids de blé et d'avoine sur le territoire de Jean de Pannes, chevalier :
e Apud Pennas , duas partes minute décime et duas partes panis. — In territorio Johannis de Pennis , tnilitis , ui modios bladi et avene (2). >
En 1290, nous trouvons dans le chartrier du chapitre de Chartres : la chapelle de Pennes « capella de Pennes, »
1612. — Le fief du sieur de Sours comprenait un septier de terre en deux pièces assises au lerrouer de Pannes; champtier du Ghesnot, Tune abutant sur le chemin tendant
(1) On appelait menues dîmes, minuiœ dectmœ, les dîmes levé« sur le menu bétail et les peaux des animaux, sur là volaille, la laioe, le lin, les fruits et les légumes.
(2) Gart. de Beaulieu, p^ 240
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de Pannes à Brée ; Taulre , sur le chemin tendant de Chartres à Aulnel. >
La Fabrique de Houville avait droit de cens sur les pièces de terre qui suivent.:
« Huict boisseaulx de terre au chemin de la Roue.
« Deux septiers de terre au chemin d'Auneel^ d'une part, les Guérins de Pannes; d'un bout, le chemin de Villiers-le- Boys à Generviile. »
« Ung septier de terre assis au terrouer des Graviers.
€ Cinq mines à la Fosse-Challes, tenant d'un bout au Cours d'eau.
« Quatorze boisseaulx assis au terrouer des Marsaux; d'un bout monsieur du Marchais, d'autre bout, le chemin de Houville à Goltainville.
« Un septier de terre au terrouer du moullin de Pannes.
€ Un setier de terre située au terroir de la Grosse-Pierre (1) tenant d'un bout au chemin par lequel on va de Houville à Goltainville :
€ Unum sextarium terre scîlum in territorio de Grosse-Pierre... abutantem ex uno super iter per quod itur de Houvilla ad CoUainvillam. > — an. 1514.
« Un minot de terre assis au terrouer de la chapelle saint-Jacques; d'un bout sur le tour du village de Houville, d'autre bout, le chemin de'Chartres à Estampes.
€ Une mine de terre assise au terrouer de Vaubouyny.
« Dix boisseaulx de terre assis au terrouer de la Bulte- Varray,
Un setier de terre situé au terroir de Pontlevoye de Pannes, donné en 1512 par Jehan Col-de-Chèvre (2):
(1) Ce nom indique TaDcienne existence d'an monument celtique. {%) 11 existe encore des descendants de cette famille appelés aujourd'hui Codechèvre ; l'un d'eux demeure à Chartres.
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c Johannes Col-de-Ghèvre dédit et lega^dt faluioe de Hoiwilla sextuarium terre sictum in territorio Duncupatum Ponlevo^ <h Pmnis juxtà Petrum Couldechèvre. »
LËTHÏÏIN.
Léthoin est sitaé en plaine^ à 31 kilomètres de Chartres^ à 15 kilom. d'Anneau son cheMieu.de canton^ et à 5 kilom. de Baudreville^ son bureau de poste.
Son territoire est limité par ceux des communes suivantes : au nord, Sainville et Maisons; à Test, Sainville, Vierville et Châtenay; au sud, Gouillons; à l'ouest, Mondouville Saint-Jean et Morainville. — A Test, se trouve rancîenne voie romaine de Paris à Blois, dite d'AbJis à Allaines ou route de César; elle sert de limite entre les territoires de Léthuin et ceux de Vierville et de Châtenay.
Le chemin vicinal d'intérêt commun n^ 19 de Morainville à Pussay, construit en 1849, passe à l'ouest, — L'ancien chemin de Chartres à Etampes, abandonné aujourd'liiii, traverse le territoire à son extrémité septentrionale; U ne sert plus qu'à l'exploitation.
Cette commune est appelée dans les chartes du moyenâge: Scone, Stoniœ, Stoniumy Lestonium^ Le$toliuiny ÈsUh niuniy Lestuem, Lestem, Lestunum, Lestoen, Lestuin-in- Belsia, Lésion, Lestuin-en-Beaulce , Lestuing, Lestuin. — Ces différents noms paraissent avoir pour étymologie commune les mots Lastum et Lœstum .venus du Saxon Lœde et Lœd qui indiquaient une portion de comté comprenant trois ou plusieurs centuries. Après la conquête, les Romains divisèrent les champs par centuries et les partagèrent enti*e les soldats. Or la centurie qui contenait dans l'origine cent arpents, fut portée ensuite à deux cents, mais le nom resta à la chose. L'arpent gaulois, égal à la moitié dnjùgerutn romain, était composé de 25 ares 28 centiares; ce qui approche beaucoup de la moitié de l'arpent moderne des eaïux
et foréfô, lequel vaut 51 ares. Ces données sulSrcâe&l seules pour justifier Tantiquilé de Léthuia, si nous n'avions d'ailleurs d'autres souvenirs gallo^romams que nous. aUoQS exhumer.
Rien ne nous indique le nombre de centuries ou arpents de terre qui composaient le domaine primitif dé Léthuin, mais Tancienne contenance du territoire de la paroisse devait être à peu près la même que celle de nos jours, si Ton en juge par ce document que nous trouvons en 1777 (1) :
« LÉTmjiN, seigneur M. de Qermont. — 7 lieues du cheflieu et 3 de la rivière. — 58 feux. — 1650 septiers de terre ( 80 peïches au septier ) — 200 arpents de bois — 1 moulin à vent. »
Le sol, calcaire-marneux et entièrement découvert, est cultivé sur tous les points. Il n'y a point d'eaux courantes, mais deux puits communaux de 30 mètres de profondeur et quatre mares communales, dont la plus grande conserve toujours son eau.
Les travaux relatifs à l'opération du cadastre ont été terminés sur le terrain en 1813, mais, par suite des événements politiques survenus à cette époque, la matrice cadastrale n'a été mise en recouvrement qu'en 1818; elle établit la contenance et la nature des propriétés ainsi qu'il suit :
heci. ares. cent.
Terres labourables 684 60 91
Bois-taillis U 36 10
Jardins-potagers 4 04 »
Superficie 3 27 53
Total 706 28 54
(1) Etat dressé pour U perception ^e» tailles 4(^ \^ d^partei^eiit de réleclion de Chartres.
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• - 384 - En sortant au sud de Léthuin, dans la -contrée de Lormoye (1) — lUmaya — (lieu couvert ou planté d'ormes), on a découvert depuis 1838 jusqu'à 1850 les substractions d'une localité antique occupant un vaste espace de terrain de chaque côté de l'ancienne voie romaine ci-dessus énoncée On y a trouvé des amas considérables de fragments de grosses tuiles plates à rebords (hamatœ tegulœ), de grosses tuiles creuses (imbrices), et des tessons de poteries de diverses couleurs; ceux en terre rouge surtout (^^rra campana) représentaient en relief des personnages et divers animaux, et des noms de fabricants étaient imprimés en creux sur les fonds de quelques-uns de ces vases.
Une vingtaine de caves de maisons, remplies de cendres, de charbons et de pierres calcinées par le feu, indiquent que cette localité a été détruite par un incendie; parmi ces décombres on a trouvé des clous, des ustensiles en usage à cette époque reculée, divers objets de toilette de femmes gallo-romaines, une grande quantité de monnaies romaines; et quelques monnaies gauloises, en argent et en bronze de divers modules, ainsi que quelques-unes du moyen-âge. Mais les constructions cachées sous le sol occupent un espace de terrain bien plus vaste que celui qui a été mis à découvert; les maisons actuelles du village de Létbuin se trouvent elles-mêmes assises sur des substructions antiques. Tout concourt ici à démontrer que ce lieu était l'emplacement d'une localité gallo-romaine importante.
Une portion des monnaies et des objets trouvés dans les fouilles, a été acquise par M. Gillard, alors clerc de notaire à Anneau, qui devint plus tard greffier de la justice de paix de Nogent-le-Roi (2). M. le Duc de Luynes , résidant à Dam-
(1) Ce nom et celui de Cinq-Ormes, donné à l'an d^s hameaux de Houville, indiquent que dans l'origine l'orme était l'essence principale des bois qui couvraient cette contrée.
(2) Nous avons donné un aperçu des richesses du cahioel de M. Gillard dans l'annuaire de 1865, p. 492.
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pierre (S6ine-et-0ise) en a acheté la plus grande partie dont il a enrichi sa collection. Nous n'avons pu visiter son cabinet de médailles et d'antiquités ^ ni ceux de divers amateurs qui ont recueilli ces précieux monuments d'un autre âge, mais nous pouvons cependant donner la description d'un certain nombre de ces objets qui nous ont été communiqués, et qui intéresseront sans doute les archéologues nos confrères.
Nous les avons divisés en quatre séries : La première comprehd les monnaies gautoises ; La seconde, les monnaies romaines de divers métaux et modules; La troisième, les monnaies du moyen-âge; La quatrième, les divers objets antiques.
jf'« Série. — monnaies gauloises.
La plupart de ces monnaies étaient presque frustes ; qua- ' tre seulement étaient assez bien conservées ; en voici la description:
L — PB. — Avers : — Tête casquée à droite avec quatre boucles de cheveux en tresses tombant sur le côté et derrière; dessous la tête un annelet avec un point au centre; derrière la tête un autre annelet avec point au centre, terminé par deux branches : PIXTILOS (1).
Revers. — Un cavalier nu et galopant à droite porte sur son épaule gauche un étendard et tient dé la main droite une baguette; entre les pieds du cheval une espèce de Lituus (trompe ou clairon). — Pièce bien conservée et d'une belle potine.
^1) Attribué aux Ëducns. Le type constant est une Vénus. \\ est possible que Pixtilos soit un des noms ou des surnoms de la Vénus gauloise ; il est possible aussi que ce soit un nom propre d'homme. Témoin Gruter, p. 90, 9 : Pixtillus et Quintus et Maiamus, etc.
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II. — P. B. — Aver^ : — Tête imberbe à droite cemle d*Qn bandeau en torsade et ayant trois mèches de cheveni pendantes près de Foreille : PIXTILOS.
Revers. — Aigle éployée, tournée à gauche, tenant un serpent dans ses serres, avec trois globules devant son bec, trois globules derrière la tète, trois globules devant la tête, deux globules entre U queue et l'aile gauche et nn petit annelet avec un point au centre sous la qtieue; le tout dans un entourage de nœuds et de torsades ; dessous le serpent ces deux signai ijf.
Ces deux monnaies du centre nord de la Gaule appartiennent à la celtique de César et sont peut-être CarnuUs.
III. — P. B. — Avers : — tête barbare, les cheveux hérissés, tournée à droite; cercle de perles au pourtour sans légende.
Revers: Taureau (1) marchant à droite, avec accessoires indéchiffirables, vu le mauvais état de conservation deb pièce.
IV. — P. B. — Avers : — Tête tout-à-fait barbare avec un gros creux pour représenter Toeil, tournée à gauchç — sans légende.
Revers. — Taureau marchant à gauche, ayant une jambe de devant très-repliée sous le ventre et la queue relevée en forme d'-^ sur le dos — sans légende.
2^ Série. — Monnaies romaines.
§. !«'. Consulaires.
AR. Antonia. — Avers. ^ Galère avec rameurs. Au-des- Module SUS, ANT. AVG. dessous, III VIR. R. P. C
quinaire. ' ^
Revers. — Trois enseignes militaires debout. Dans le champ, L£G. X.
(1) La principale idole des Cimbres était un taureau ^ au élrtét utarque {Vie de Marius).
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AR. Carisia. — Avers, — Tête laurée d'Auguste à gau- Hodpie che. Derrière, AVÉVST.
qainaire. ^
Revers, — Victoire drapée et debout, couronnant un trophée, P. GARISI. LEG.
AR
Module quinaire.
Module quinaire.
Avers, — Tête de la Victoire ailée, couronnée de perles à droite.
Revers, — Entièrement fruste.
AR. Clouua. — Avers. — Tête couronnée de Tullus, à droite. Derrière F.
Revjsrs. — Victoire drapée et debout, couronnant un trophée au pied duquel est un captif. Dans le champ, T. GLOVLI.
AR. CoRDU. — Avers. — Les deux têtes de Dioscures surmontées d'une étoile. Derrière, RVFVS III. VIR.
Revers. — L'Équité debout , ayant une chouette sur son épaule, tient de la main droite des balances, et de la gauche une haste transversale. M. GORDIVS.
AR. GoRNELiA. — Avers, — Tête d'Hercule barbue et Module laurée, à droite.
quinaire.
Revers. — Victoire drapée et debout ^couronnant un trophée à droite. A l'exergue, G. N. LENT.
AR. Egnatuleia. — Avers, — Tête imberbe laurée, à Module droite. Derrière, G. EGNATVLEI. G. F. Q.
quinaire.
Revers. — Victoire drapée et debout écrivant sur un bouclier placé devant un trophée. Dans le champ, Q. —A l'exergue, ROMA.
AR. FoNTEïA. — Avers, — Tête jeune et laurée, à droite. Dessous, un foudre. M. FONTEI. G. F. .
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Revers. — Cupidon sur un bouc; audessus, dans le champ, les bonnets des Dioscures; dessous, un thyrse. Le tout dans une couronne de myrthe.
AR. JuLiA. — Avers. — Tête voilée de César, à droite. CAESAR. DICT. PERPETVO.
Hevers. — Vénus drapée et debout, tient sur la main droite une petite victoire, et, de la gauche, une haste au-dessus d'un petit globe qui est à ses pieds : P. SEPVL-' TVS MACER.
AR. -
Module quinaire.
Avers. — Tête laurée de César, à droite. Devant, un caducée. Derrière, une palme.
Revers. — Taureau courant à droite.
Au-dessous L. LÏVINETVS. A. Fexergue, REGVLVS.
AR. JuNiA. — Avers. — Tôte casquée et ailée de Pallas, à droite. Devant, X. Derrière, une petite tête d'âne.
Revers. — Les deux Dioscures à cheval, courant à droite. Sous les pieds des chevaux. M. IVN...
AR. — Avers. — Tête casquée et ailée de Pallas, à droite.
Revers. Victoire dans un bige. Dessous, D. SILANVS. A l'exergue, ROMA.
AR. Manlia. — Avers. — Tôte casquée et ailée de Pallas, à droite. Devant, L. MANLL A droite, PROQ.
Revers. — Sylla dans un quadrige, couronné par la Victoire. A l'exergue, L. SVL- LA. IMP.
AR MussiDA. --Avers. — Tête voilée de la Concorde» à droite. A l'exérgue, CONCORDIA.
Revers. — Deux personnages drapés déposant les suffrages dans les urnes des Comices. MVSSIDIVS LONGVS. A Fexergue, CLOACIN.
AR. PoRCiA. — Avers. — Tête casquée et ailée de Pallas, à droite.
Revers. — Victoire dans un bige. Dessous les chevaux, C. CATO; à l'exergue, ROMA.
AR
Module quinaire.
Avers. — Tête jeune et imberbe couronnée de pampres et tournée à droite. Derrière, M. CATO.
Revers. — Victoire drapée, assise sur un tabouret. A Texergue VICTRIX.
AR. RuTiLiA. — Avers. — Tête casquée et ailée de Pallas, à droite. Derrière, FLAC.
^ Revers. — Victoire drapée dans un bige
et tenant une couronne. A l'exergue, L- RVTILI.
AR. SuLPiciA. ■— Avers. — Deux têtes accolées et laurées, tournées à gauche. Devant D. P. P. Derrière...
Revers. — Laie ou jtruie entre deux guerriers. Au-dessus, dans le champ, Q.
A l'exergue, C. SVLPICI. C. F.
AR. TiTiA. — Avers. — Tête de femme laurée à droite.
Revers. — Pégase au galop sur une base. A l'exergue, Q. TITI.
AR. TiTURiA. — Avers. — Tête barbue de Sabinus, à droite. Devant, A. PV. Derrière, SABIN.
Revers. — Tarpeia écrasée soas un amas de boucliers, entre deux guerriers qu'elle repousse avec son bras. A Fexergue L. TITVRI.
AR. ViBiA. — Avers. Tête barbue d'Hercule, à droite.
Revers. — Victoire drapée et debout, couronnant un trophée. Dans le champ, VB. Arexergue,ROMA.
R. Incertaine. — Avers. — Tête de Jupiter, à droite. Dessous, un foudre.
Revers. —■ Personnage dans un quadrige. Sans légende.
§ 2, Impériales (1).
AR. CÉSAR (2). — Avers. — Eléphant marchant à droite. A Fexergue, CAESAR.
Revers. — Instruments de sacrifice.
Sans légende.
AR. — Avers. Tête voilée de César, ^ droite. III