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Revers. — Femme drapée et debout, tient de la main droite une patère an-
(1) n fat tué. par ses soldais Tan 269.
(2) Posthume, lors de son usurpation, s'était associé, en 265, son frère Vittorin et son propre fils, auquel on attribue dix-neuf dédamations sous le nom de Quintilien. Il fut poignardé en 268 par ordre d'un greffier nommé Asticius , dont il avait déshonoré l'épouse.
(3j Célèbre Gaulois, président de rAqultaine sous Valérien et Callien. Indigné des débauches de Gallien, il se fit déférer l'empire (an 267). Aurélien défit Têtricus père et Teùicus fils en 274, et les ( paraître à son triomphe.
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dessus d'un autel allumé; sa main gauche est appuyée sur une ancre : SALVS AVG. PB. — Plusieurs autres petits bronzes de Te-
trlcus père, entièrement /rwsfes.
Obole. Tericus jBls. — Avers. — Tête imberbe et radiée de Tetricus fils, à droite : . . . . TRICVS CAES. Revers. — L'Espérance, marchant à gauche ; tient de la main droite une fleur^ et de la gauche relève le pan de sa robe : SPES AVG.
— Beaucoup d'autres très petites oboles de
Tetricus fils, mais illisibles.
Claude-le-Gothique (1). — Avers. — Tête radiée de Claude, à droite.
Revers. — Autel allumé : CONSECRA- TIO.
*PB. — Quelques autres petits bronzes de Clau-
de le Gothique, entièrement frustes.
PB. QuiNTiLLE(2). — Avers. — Tête de Quintille, à droite: IMP. C. M. AVE. C L. QVINTILLVS.
Revers. — Femme drapée et debout, tenant une enseigne militaire de chaque main : FIDES MILITVM.
MB. Maximien-Herculïus (3). — Avers. — Tête laurée de Maximien, à droite : IMP. C. MAXIMU- MS P. F. AVG
Revers. — Génie de Rome , nu et debout, tient de la main droite une patère,
(1) Déclaré empereur par l'armée après la mort de Gallien, en 268 , il mourut de la peste en 270.
(2) Frère de Glaudius II, ne régna que 17 jours, l'an de J.-G. 270.
(3) Barbai e d'une naissance ignoble, associé à l'empire par Dioclétien en 286, mort en 310.
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- A02 — et sar son bras gauche une corne d'abondance : GENIO POPVLI ROMANI.
PB. — Avers. — Tête laurée de Maxîmien, à
droite : IMP. MAXIMIANVS P. E. AVG.
Revers. — Génie de Rome, nu et debout , tenant de la main droite une patère, et, sur son bras, gauche , une corne d'abondance : GENIO POP. ROM. Dans le champ, S. A. —A l'exergue, P. TR. (frappée à Trêves. )
MB. Constance-Chlore (i). — Avers. — Tête" laurée de Constance, à droite : CONSTANTINVS NOB. AVG.
Revers. — Géitie de Rome, nu et debout, le modius s«ir la tête, tient de la main droite une patère, et sur le bras gauche une corne d'abondance : GENIO POPVLI ROMANI.
PB. LiciNius (2). — Avers. •— Tête radiée, à droite : LÏCI- NIVS NOB. C.
Revers. — Deux captifs assis au pied d'un trophée : VIRTVS EXERCIT.
PB. Constantin le Grand (3). — Avers. — Tête radiée de
Constantin, à droite : CONSTANTIVS AVG.
Revers. — Le soleil radié, nu et debout,
tient la main droite élevée devant lui et
(1). Fils d'Eutrope, rooiaiii d'une illustre Daiseance, et de Claudia, fille de Tempereur Claude-Auguste, fut fait César par Maximilien (an i92). U mourut en 810.
(2) Fut associé à Fempire en 307, par Dioelétien, qui le fit étrai* gltf en 124.
(3). Fib de Goostance-Ghlore et de la célèbre Hélène ^ ehrétienne, succéda à son père en 307 ; régna 31 ans. .
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porte sur la main un petit globule : SOLI INVICTO.
PB. -- Avers. — Tête laurée de Constantin, à
droite : IMP. CONSTANTINVS P. F. AVG.
Revers. — Le soleil radié , nu et debout, tient la main droite élevée devant lui et porte sur sa main gauche un petit globe : SOU INVICTO COMITI.
PB. — Avers, — Tête casquée de Constantin,
à droite : CONSTANTIVS AVG.
Revers, — Globe sur un autel surmonté de trois étoiles; sur le devant de Tautel, on lit : VOTIS XX. - BEATA TRANQVIL- LITAS. A rexergue : P. TR.
PB. — Avers, — Tête casquée de Constanti-
nople, à gauche : CONSTANTINOPOLIS.
Revers, — Louve allaitant Romulus et Rémus; deux étoiles au-dessus. Sans légende. A l'exergue SIS.
PB. — Plusieurs autres petits bronzes de Cons-
tantin le Grand entièrement frustes,
PB. Crispus (1). — Avers, — Tête laurée de Crispus, à . droite : CRISPVS. NOB. CAES.
Revers, — VOT. X, en deux lignes, dans une couronne de laurier : CAESARVM NOSTRORUM. A Fexergue TR. ( Frappée a Trêves).
PB. Constantin II (le Jeune). — Avers, — Buste lauré de
(1) Fils de l'empereur Constantin-leGrand cjui le fit empoiaoaner en 320; il le croyait coupable d'avoir fait injure à Fausta, sa bellemère qui voulut en vain le séduire.
Constantin le Jeune (1), à gauche : DN. FL. C 4. COSTANTINVS IVN. NOB. C.
Revers. — VOT. V. MVLT. X. CAESS.
NOSTR. en quatre lignes dans une couronne de laurier.
PB. — Avers, — Tête laurée de Constantin fils,
à droite : CONSTANTINVS IVN. NOB. C.
Revers. — VOT. X dans une couronne :
CAESARVM NOSTRORVM.
PB. Constant I«r(2). — Avers. — Tête de Constant, à droite, ornée d'un bandeau de perles:
CONSTANS P. F. AVG.
Revers. — Deux guerriers debout, tenant entre eux une enseigne militaire :
GLORIA EXERCITVS; à l'exergue, TRS.
(Frappée à Trêves.).
Obole. — Avers. — Tête de Constant I«', à droite,
ornée d'un bandeau de perles. -;- Légende fruste.
Revers. — Deux guerriers debout, tenant une enseigne militaire. — Légende fruste.
PB. — Quelques autres petits bronzes de Cons-
tant h^, entièrement frustes,
MB. Constance II (3), çippelé aussi Constance-GaUe. — Avers. — Tête de Constance, à droite, ornée d'un bandeau de perles... CONSTAN- TIVSIVN...
Revers. L'empereur debout, en habits
(1) (2) (3) Ces trois fils de Gonstantln-le-Grand se partagèrent rempire en 337. Le premier fat tué en 340 ; le second fut assassiné ei 350, le troisième mourut de la fièvre en 361.
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militaires^ relevant un captif qui est à ses genoux : REPARATIO REIPVB.
PB. Valens(I). — Avers. — Tête de Valence, à droite, ornée d'un bandeau de perles : D. N. VA- LENS P. F. AVG.
Revers. — Victoire drapée et marchant à gauche, tient de la main droite une couronne, et de la gauche une palme : SËCV- RITAS REIPVBLIGAE. A Fexergue :
SMAQS.
Gratien (2). — Avers, — Tête de Gratien, à droite, ornée d'un bandeau de perles : D. N.
GRATIAN....
Revers, L'empereur, debout en habits militaires, relevant un captif prosterné à ses genoux : REPARATIO REIPVB.
3« Série. — monnaies du moyen-age.
AR. GuARLES II, dit le Ghauve(3), denier d'Orléans. —
Avers. — K— A— S dans un cercle de L grenetis : ^ GRATIA D — I REX.
Revers. — Croix grêle et égale dans un centre de grenetis^ AVRELIANIS CIVITAS.
AR. CHAm.ES V (4). — Blanc au K. — Avers. — Dans le champ grand K couronné,, accosté de
(1) Il fut associé à Tempire en 364 par son père et mourut en 978.
(2) Fils de l'empereur Valentinien I»' et neveu de Gratien, succéda à son père en 375 , et fut assassiné par ses soldats rebelles en 383.
^3) Roi de France, de 840 à 877.
(4) Roi de France, de 1364 à 1380.
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fleurs de lys : DËI GRACIA. Bordure de douze fleurs de lys.
Revers. — Croix pattée dans un cercle de perles. Légende intérieure : FRANCO- RVM REX. Légende extérieure entre un grenetis et un cercle de perles : BEN£- DICTV. SIT NOME. DOMINL
AR. Blois. — Denier anonyme. — Croix égale dans nn | cercle de perles : >t BLESIS CASTRO.
Revers, — Type Késois (belle cons»vation).
4e Série. — objets antiquis.
Trois cuillères en bronze > dont, deux avaient les manches rompus.
Cinq styles (1) en bronze^ dont trois parfaitement conservés.
Trois grandes épingles en bronze^ que les dames romaines mettaient dans leurs cheveux.
Onze grandes épingles ou fragments en os^ destinées an même usage.
Benx pinces épilaloires (Yulsellœ AUpili) en bronze^ bien conservées.
Un grand cure-oreille en os, très bien conservé.
Un manche de couteau en os> imitant une patte de chevreuil; un peu dégradé.
Un boidon à queue, émaillé alternativement de couleur rouge et jaune, réprésentant une fleur à huit pétales.
Quatre fibules (2) en bronze , petites et de diverses formes.
Une navette en bronze, destinée à faire du filet, ayant les fourches diamétralement opposées.
(1) Petit poinçon de métal avec lequel on écrivait sur des lahiettes enduites de cire.
(2) Agrafe, boucle.
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Une bague en bronze taillée à facettes. «
Plusieurs anneaux Ae bronze.
Une petite copiiUe en bronze massif^ da genre véneriecard{i), destinée à mettre des couleurs pour toilette de femme.
Ornement en bronze^ terminé par un gland de môme métal^ évidé en dessous^ et destiné à être appliqué sur quelque meuble.
Un gUmd (fruit de cbêne) en bronze massif^ de grosseur naturelle.
Quatre petits grains ronds en verre et percés (trois bleus et un blanc) ayant fait partie d'un collier.
Cinq grandes clefs de diverses formes et ornementations^ en fer oxydé ^ percées au bas du manche^ afin de pouvoir les suspendre.
Une petite clef en fer oxydé.
Une serpette en acier oxydé.
Un couteau en acier oxydé> de la forme des Dolabra{f), le manche n'existait plus.
Deux autres petits couteaux en fer oxydé, avec un trou an bout du manche pour les suspendre.
Une petite hachette droite, en fer oxydé.
Une petite fourche à douille, en fer oxydé, et à deux fourchons, dont Tun porte par le milieu un petit crochet : eet instrument était destiné à suspendre et à décrocher des objets élevés.
Une sonnette en fer battu.
Un beau pied de chandelier en bronze, ayant la tige brisée.
Un petit vase en poterie commune grise, ayant la forme d'imepatère (3).
(i) Genre é^ mollasque, vivant dans la Méditerranée. (2) Doloire — couteau servant à démembrer les victimes. (8) Vase usité dans les sacrifices chez les Romains , ponr recevoir le sang des victimes ou en faire des libations.
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Uoe petite fiole m verre, à cou très allongé et étroit, dite lacrymatoire.
Plusieurs fragments d'os creux ^ ayant deux ou trois irons à la surface, comme ceux d'une flûte (1).
Fragment d'un fond de vase en poterie rouge {terra campana) portant le nom du fabricant CELSIANYS, imprimé en creux.
Enfin, une infinité de débris de poterie rouge et de poterie commune, représentant divers personnages et animaux.
Près du hameau de Noir-Epinay, distant d'environ un kilom. de Léthuin, on a également découvert en 1846 et 1847 des traces de maisons Gallo-Romaines, les mêmes débris qu'à Léthuin et toujours près de l'ancienne voie dite de César.
On y a trouvé aussi diverses monnaies romaines et objets antiqjies.
Voici les autres documents anciens que nous avons recueillis sur Léthuin :
1208. — Au nombre des serfs qui furent affranchis par Guy, abbé de Saint-Père, sous la garantie de l'autorité royale, figurent Gervais, Adeline Peschemole et Guérin Seroche de Lestuïn; Laurence, fille de ce dernier, est exceptée. La condition de leur affranchissement était que tout ce qu'ils possédaient de présent ou posséderaient à l'avenir dans les terres des moines, ils le vendraient dans l'année à quelqu'un des serfs attachés à l'abbaye, ou s'en déferaient d'une autre manière :
« In nomine sancte et individue Trinitatis. Amen. Philippus, Dei gratia , Francorum rex. Noverint universi présentes pariter et futuri, quod Guido, abbas sancti Pétri Carnotensis, et totus ejusdem lod conventus , quosdam ecclesie sue servos foreuses , quorum nomina
(1) On croit généralement que ces morceaux d*os ainsi p«rcés servaient à compter.
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infenus sunt notata^ cum heredibus eorum de ipsis natis vel nascituris,.-* manumiserunt et a vinculo servitutis absolverunt;... Gervasius de LestoUy Âdelina Peschemole ^ Guarinus Serortre de Leston; excipitur filia ejirs Laurentia... Actum apud FoDtem-Bliaudum anno ab incarnatione Doœini millçsimo ducentesimo octavo , regni vero nostri anno vicesimo n6no(i). »
. 1579. — Dans un aveu rendu au seigneur d'Anneau, nous trouvons au nombre des vassaux : Damoiselle Aymée de Guerchy, veufve noble homme Jacques de Lallier, en son vivant sieur de Noir-Espimy (2), qui tient en fief, foy et hommage un lieu manoir seigneurial, assis à Lestuing ainsy comme il se poursuit et comporte, avec la quantité de trois muîds quatre septiers de terres labourables de son domaine et la quarte partie indivise des champarts assis au terrouer de Lestuing (3). *
1657. — Sentence du bailliage d'Estampes pour messire Jean Gauchellet, prestre-curé de Lestuing, concernant son gros, menues dixmes et Novalles, contre Lucresse Chaisneau, veuve Françoys Lemoyne, receveuse et fermière dudit Lestuing et messire Joseph de Vignerol de Richelieu, abbé de Marmouliers, à cause d'icelle abbaye seigneurchastelain et haut-justicier dudit lieu, gros décimateur, intervenant (4).
Nous trouvons {lussi la notice suivante dans l'état des paroisses de l'Élection de Chartres (5).
1670-1721. — Lestuing. Il y a deux justices hautes et basses, l'une appartenant à messieurs de Marmoutiers, relevant à Etampes, et l'autre appartenant à Monsieur de Montigny, qui relève à Voise.
(1) Cart. de Saint-Père, p. 673.
(8) Hameau de Léthuin.
(3) Til. de la baronie d'Auneau. — Archiv. d'Eure-et-Loir.
(4) Tit. de la fab. de LéUiuin.
(5) Arch. d'Eure-et-Loir.
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c Plus au hameau de Noir-Epinay, il y a ehastellmie basse appartenant au sieur Nantilly, relevant de Bretencourt. »
1684. — Lettres du bailly de la chastellenye de Lestvin pour hault et puissant Monseigneur messire Julles Paul de Lionne, conseiller du Roy en tous ses conseils et son aumônier ordinaire, abbé commendataire des abayes de Marmoutiers-les-Tours, et autres abayes, prieur commendataire du prieuré de Sainct-Martin-des-Cbamps à Paris, portant que pardevant le nottaire de la dite chastellenye pour monseigneur Tabé dudit lieu, Jean Perohneau, laboureur, demeurant- à Lestuing, a fait Tacquisition de trois mines de terre situées à Ghastenay, qui furent données en suite par sa femme à la fabrique de Léthuin (1).
1718. — Procès au sujet de différentes pièces de terre* entre la fabrique Saint Gervais et Saint-Protais de la paroisse de Léthuin , et messire Pierre Charles François de Perochel, chevallier, seigneur de Grandchamp, Morainville, Mondonville-la-Saint-Jean, Lestuing en partie, principal héritier de déftincte dame Louise Marie de Fontenay, sa mère, laquelle estoit fille de Louise de Fesnière, en leur vivant dames des dites seigneuries, demeurant ordinairement en son chasteau de Grand-Champ , province du Maine, pour lequel est elleu domicile en son chasteau de Morainville (â). >
1771. -— « Très hault et puissant seigneur monseigneur Jean F^rançois de la Rochefoucault, comte de Surgères, brigadier des armées du Roy, colonel du régiment Royal- Champagne cavalerie, était seigneur, d'Epernon, Morville, les Loreaux, Gas, Hanches, Houx, Armenonville, Léthtùn, FaveroUes et autres lieux (3). >
(1) Tit. de la fab. dé Léthuin.
(2) Tit. de la fab. de Léthuin.
(3) Bail. — Tit. de la fab. de FaveroUes.
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1777. — Un état dressé pour la perception des tailles dans le département de l'élection de Chartres mentionne M. de Clermont, seigneur de Léthuin.
1779. — Lettres du Bailly, juge ordinaire civil, criminel et de police du bailliage et chastellenie de Léthuin, pour illustrissime et révérendissime seigneur Monseigneur de Gouzié, archevesque de Tours, abbé de Marmoutiers, en cette qualité seigneur dwdif L^'f/tm'w, concernant un procès avec le meunier du moulin de Léthuin (1).
Eglise. — Au XlIIe siècle, Léthuin possédait une église paroissiale, dépendant du doyenné d'Auneau; « Lestun, ecclesia parrochialis in decanatu Alneoli. » Le pouillé du diocèse (vers 1250), qui nous fournit ce renseignement, constate 84 paroissiens; la cure, à la collalion.de l'évêque, valait 14 livres de revenu.
Le vocable de Saint-Gervais et Saint-Protais , martyrs du lep siècle et patrons de la paroisse, indique Tancienneté de la fondation religieuse.
Dans Torigine, cette église ne comprenait que la partie actuelle de la grande nef et du chœur. On y ajouta, nous ne savons à quelle époque, la nef latérale et la tour, mais cette dernière devait déjà être ancienne, lorsqu'elle fut reconstruite en 1777. L'édiflce a dans œuvre 21 met. de longueur et 11 met. 30 de largeur. La nef principale est éclairée par sept fenêtres à plein cintre, et la nef collatérale par deux fenêtres ogivales de 1 m. 30 sur 2 m. 70 : le côté sud est couvert en tuiles, le côté nord en ardoises. La sacristie placée au nord-est en dehors de Téglise a 4 m. 80 sur 4 m. — La tour, qui occupe Fangle nord-ouest de Tédifice, forme un quadrilatère de 4 m. 20 sur 4 m.; sa hauteur totale est de 26 met. dont 16 mètres pour la tour proprement dite et 10 mètres pour la flèche du clocher, non compris la croix qui le surmonte.
(l) Tlt. de la fab. de Léthuin.
Les anciens titres de la fabrique de Léthuin^ conservés aux archives d'Eure-et-Loir, nous donnent d'autres documents :
Suivant un marché passé le 8 février 1693 entre les c marguîlliers de Tœuvre et fabrique de Sainct-Gervais-Sainct- Protais de l'églize de Lestuin, et Jean Pillé, menuisier demeurant à Louville-la-Chenal, ledict Jean Pillé s'oblige à faire un baJustre contenant toutte la largeur de toutte l'église^ environ trante cinq pieds de longueur, lequel balu§tre aura deux pieds et demy de hauteur doibt estre tourné à tour de huict pousse en huict pousse, et, dans ledict baluslre il luy doibt avoir trois portes, et de fournir de ferrure et de les mettre en état ; et tout ledict ouvrage ledict Pillé s'oblige de le faire tout de bois de chesne! Et sur ledict balustre il luy doibt avoir six pommes de bois tourné. Le bas dudict balustre doibt avoir cinq pousse de largeur et le hault quatre pousse. Tout ledict ouvrage cy-dessus ledict Pillé s'oblige de le rendre faict et placé dans la dicte esglise le vingtième jour de mars prochain venant, moyennant le pris et somme de cinquante livres.,. Et de plus, lesdites partyes sont convenues de pris faict ensemble, de faire par ledict Pillé des bans dans le cœur à dossier et accostoir, et ledit dossier doibt estre de pareil haulteur que celluy dudict sieur curé, aussy de bois de chesne, et de pris faict les partyes ensemble à quinze sous pour chacun pied... et lesdicts bans se consistant environ en trante six pieds... >
Ce marché ne reçut pas d'exécution, car en 1723, nous voyons la fabrique en passer un autre avec Germain Grenet, menuisier à Louville-la-Chenard; on va voir comment le premier devis fut modifié ; il comprend :
« Une chaire à prescher avec son escalier bien et dûment enfoncé; lad. chaire large de trois pieds en dedans capable de tenir le prédicateur sans estre gêné, avec son siège bieBt travaillé ; le dessus de couronne roïalle bien travaillé , bien vidé , avec le cul-de-lampe de même , bien assemblé , bien
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solide, stable et bien soutenu; Fescallier d'une rampe douce, affin que le pied se puisse mettre aisément et de sa longueur, d'une belle élévation, en sorte que Farchitecture soit bien observée; le bas de Fescalier faisant espèce de pied d'estaill.
« Un dossier de bah-d'œuvre^ large de huit pieds, et d'élévation proportionnée avec son siège pour y tenir quatre personnes à l'aise; led. siège faisant coffre, avec pillastres d'ordre ionique et leurs chapiteaux bien vidés; au-dessus desd. chapiteaux, ouvrages à feuilles et fleurs cintrées et vases au-dessus desdils chapiteaux; une croix au milieu; deux consoles ou autres ouvrages, Festragale ou marchepied en bas, bien solide et de bonne estendue.
« Une balustrade qui sépare le chœur d'avec la nef, de trois pieds et demy de hauteur sur vingt-deux pieds de largeur, avec son portique d'une élévation proportionnée; une croix au-dessus capable de porter un crucifix de moïenne grandeur proportionnée à l'ouvrage; led. portique posé à jour sur pieds d'estaux bien ferme, bien solide, en sorte que l'ouvrage ne vacille point; deux chaire de chœur au-dedans dud. chœur avec leur siège se levant et baissant et leur prie-Dieu devant, bien assemblez. Des sièges des deux costez soutenus de consoles, bien stable^; deux portes composants deux battans : le costé de la nef sera de panneaux avec de belle et bonne moulure prise en plein bois, estant séparez avec pillastres d'assemblage, le haut et le bas de pièces bien solides et fortes et bien travaillez; deux vases sur les colonnes du portique avec une riche corniche... — Le tout moyennant la somme de six cens livres ; et de la vieille balustrade , la vieille chaire ledit Grenet en fera son propre. »
L'achat du crucifix qui devait surmonter le portique et sa mise en .couleur coûtèrent 24 livres.
En 1738, la paroisse de Léthuin fit l'acquisition d'un dais suivant le reçu dont voici là teneur :
- AU c Nous soussignée prieure des Carmélites de Chartres^ confessons avoir reçu la somme de deux cents vingt trois livres dix sols six deniers pour fourniture et façon d'an dais de damas rouge avec gallons et frange d'or que nons avons fait à la paroisse de Lestuing^ dont nous qaittons monsieur le curé et les gagers de ladite paroisse et tons autres. Fait en notre monastère des Carmélites à Chartres, ce quinze juillet mil sept cent trante huit. — Sœur Marguerite du Saint-Esprit, prieure. »
Dans un compte de 1777, nous trouvons: « 10 livres payez pour avoir pavé le sanctuaire, avoir démoli l'ancien autel et en avoir esté les démolitions. »
La même année 1777, on construisit la tour du clocher; la première pierre fut posée le 24 mars. L^adjudication prise par les sieurs Gatineau et Mathurin Lepelletîer, de Léthuin était de 5,785 livres. C'était sans doute en remplacement de l'ancienne tour qui menaçait ruine, car dans un compte de 1773, nous voyons: « Payé pour la serrure de la tour 3 livres 10 sous, et pour la porte de la tour, 24 livres. »
Six ans après, la nouvelle tour eut déjà besoin de réparations. Nous lisons, en effet, dans un compte de 1783: € réparé la couverture de la flèche de la tour; reuduitles dehors de ladîcte tour et refaict les joints. »
Les registres de l'état civil de Léthuin «remontent à 1611.
Au XIII« siècle on comptait à Léthuin 84 paroissiens. Le Fouillé de 1730 lui donne 260 communiants. — Les recensements généraux de la population constatent :
En 1826 292 habitants.
En 1836 271 —
En 1846 283 —
En 1856 302 —
En 1866 274 — .
Depnis un siècle , la population de Léthuin est restée à peu près stationnaire.
MaîMos. MéiMgM. HabitanU.
Le chef-lieu compte 58 61 230
Le hameau de Noir-Epinay. . . 8 9 M
Totaux. .... 66^ 70 274
Noir-Epinay. — Hameau déjà, cité page 408, et situé au nord à 2,200 mètres de Léthuin, est mentionné sous les noms de Nigrvm Spinetum en 1209 — Nigrum-Spineum, vers 1450 — Noyr-Espinay , en 1487. — La châtellenie de Noir-Eplnay, vassale de Denonville, ressortissait pour la justice à Montfort-rAmaury.
Le nom latin de ce hameau Indique l'état primitif du territoire où il prit naissance. — Spinetum (Lieu plein de broussailles, de buissons, couvert de halliers).
Noir-Epinay était une chdtellenie basse relevant à Bretencourt. Nous avons déjà cité en 1579, 1649 et 1670 (page 409), les noms de ses seigneurs; en voici deux autres :
1649. — a Lettres du bailly de la chastellenie de Lestuing, pour Monseigneur l'abbé de Marmoutier-les-Tours, à cause de la dicte abbaye seigneur du dict Léthuin, concernant une donation faite à la fabrique de Morainville par messire Georges de Fesnières, seigneur de Morainville, Mondonville, Noir-Espinay , Lestuing et autres lieux (1). »
1787. — Pardevant Pierre Bauchet, notaire royal résidant à Boisville-les-Létourville, sieur François Henry Rabourdin, laboureur, demeurant à Noir-Epinay, paroisse de Léthuin, avoue tenir à titre de cens et champart seigneurial emporiant droits de lods, gands, ventes, deffaut, saisines et amendes, quand le cas y échet, suivant la coutume de
(1) Tit, de la fab, de Moraioville.
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Montfort-Lamaury^ de messire François-Denis Barlhélemy de Perrochel, chevallier de Tordre royal, et militaire de Saint'Looîs, ancien officier des Gardes-françaises^ seigneur de HorainviUe^ la Mairie de Léthuin, la grande grange de Mondonville-Saint-Jean et autres lieux ^ demeurant ordinairement en son château de Malson-Maugis au Perche^ à cause de sa seigneurie de MarainviUe, différents héritages situés au terroir de Mor^nville^ dont les tenants énoncent le chemin tendant de Morainville à Sainville — le chemin de Mondon ville à Noir-Epinay;.— le chemin de Morainville à Léthuin (1). »
Le village de Morainville dépendait autrefois de la paroisse de Lélhuin; il en fut distrait et érigé en paroisse par un acte du 2 mai 1638 dont nous donnerons le texte à l'article de la commune de Morainville.
(1) Tit. de la fabrique de Léthuin.
En. Lepèvre.
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