‹ Documents historiques inedits du XIVe siecle: Thomas de La Marche, batard deChapitre 21 sur 21 · I. dt Riom, AA, ij. Liasse · texte numérisé non relu

I. dt Riom, AA, ij. Liasse

Di,,iizedl,,G00gle -k

A hon[orables] et sages et très chiers seigneurs et amis les consuls de Riom. R. Rion '.

Très chiers seigneurs et grans amis, nous avons reçeu et veu vos gratiozes lettres clouses contenant en sustance que Monsieur Thomas de la Marche a escript es nobles gens d'église et bonnes villes et à Monsieur le Bailli d'Auvergne qu'il avoit esté en divers pais et avoit fine * de vu*^ hommes d'armes et 11" sergens couvers d'auberghon et de bassinetz, et qu'il esioit de sa entente, à l'aide de Dieu, de avoir la batailhe encontre les ennemis qui sunt au pats d'Auvergne, en tant que le pays d'Auvergne assemblast nii*^ hommes d'armes. Et pour ce que les seigneurs comtes 3, nobles et aucuns des gens d'église ont délaé ^ de faire réponce au dit Monsieur Thomas, de ce assembler jusques cy, vous, per bonnes et justes causes, de la Tolunté d'aucunes bonnes villes d'Auvergne, aves escript audit Monsieur Thomas que li plaise a mettre afiîn la dicte imprise, à l'aide de Dieu, et que ne falhe pas par les dis iiii'^ hommez d'armez. Quar les dictes bonnes villes du dit pays les li auront tout prestz, touteffois qu'il les mandara, et que par la partz de notre ville d'Issoire, du nombre des dis iiii*^ hommes d'armes, nous envoyons ^ XXX hommez d'armez ; laquelle chouse nous feissions volunticrs et de queur, si nous penssions. Mes bien crelrons^ que vous avés oyt dire comment mil et plus des dis ennemis vindrent le lundi avant la S. Jehan Baptiste prochain passée, en tour jour cochant?, au portai de la dite ville d'Issoire, par lequel hom vay vers Clermont, en disant aucuns : Ouvres ; quar nous fûmes, les un» aveqs Mons^ le comte Dauphin et les outres aveques Mons' le Gouverneur d'Auvergne 8. Toutes foys, à la mersi de Dieu, les portais estoient si bien fermés quil ne y intrarent poynt. Ce sen alèrent aloegher hors du

I Cette adresM est au dOs de la lettre.

I Fait finance, fait marché, enrâlf et donoÉ des avance».

3 Le comie d'Auvergne ei le Dauphin, comie de Clermont.

4 Délayé, différé.

5 Pour envoyions.

6 Croyons,

7 Entour, environ le coucher du soleil-

8 Olivier de la Haye, hamme de Jean de France comte de Poitiers,

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pont de la dite ville, en granghes et champs. Et lendemain bien matti, pour ce qu'ils véirent que les habitans de la dite ville fasoîent bonne commune de eux deffendre, aucuns des ennemis, c'est assavoir Hugue Calveley ' qui estoit le grant capitaine et aucuns qui estoient aveques, soy requistrcnt à la dicte ville de fere pati ou il affogaroient^ les fors hors et délîroientî les blés et les vinhes ; lequel pati fu faitz aveques eus, que nous a bien cousté lu*^ florins d'or ou environ. Le dit capitaine et un autre qui estoit aveques li premisrent et bailarent la foy de tenir et fère tenir à autrez capitainez et aidans du roy d'Angleterre et de non fere domatge a la dicte ville et habitans d'icelle pour un an. Et ce nonobstant, vendredi prochain passe, venirent de nuytz environ vm*^ des diz enemis et se aloghèreni hors des murs d'Yssoire, es blés, orts, prés et granghes. Et le lendemain bien matti, ils donnarent grant assault a la dicte ville et lansèrent plus de mil et v*^ Hèches ; mes, Dieu merci, ils ne prisrent pas la dicte ville ; ainçois aucuns des enemis en furent blassés et les dictes eschales prises et mises dans la dicte ville, combien que nous ne avons eu secors ne aide des nobles ne autres nos voisins.

Si vous plaise de nous avoir pour excusez sur ce et de nous excuser envers le dit Monsieur le Baîlly et les autres, que vous verrez que sera de fère. Et vous prions qu'il vous plaise de fère tant aveque le capitaine d'Auvergne et le dit Monsieur le Bailli qu'il nous envoyent XX hommes d'armes pour aider à garder et deffendre notre dicte ville ; quar, depuis le samedy que les dis ennemis sen despartireni dehors des murs d'Issoîre, aucuns presoners quil avoient pris et leur sont eschapés, nous hont ditz que les dis enemis doyvent revenir en grant foison + quil hont faitz à Nescher, en grant effors de gens d'armes à Issoire, pour pranre la dicte ville ; dont Dieu ne veuilhe.

Et vous et les autres du pays savez que nous fumes petitz de gens à la garder et deffendre ; et si elle estoit prise par les dis enemis, que

ligue Calverlcy

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ja ne aveigne, ce seroit moll grant domage au roy notre sire et à tous le pays.

Et sur ce et outres chouses, vous plaise à nous rescrire et mander astivement votre bonne volunté et celle des dis Mons^ le Bailli et capitaine. Nostre Seigneur vous gartz et nous [et] les outres du pays des mains des dis enemis et de tout autre périlh.

Escript à Issoire, le x* jour de juillet '.

Les toutz vôtres consuls et commune d'Issoire '.

Récit de Froissart sor la rencontre de l'armée française et de l'armée

de Robert Knolles en Anvergne. — Comment

les Anglais échappèrent 3.

a En cette même saison et en août mil trois cent cmquante-neuf, mit sus messire Robert Canote une grand chevauchée de gens d'armes et etoient bien trois mille combattants que uns que autres ; et se partit avec ses routes des marches de Bretagne ; et s'en vinrent chevauchant tout contre mont la rivière de Loire, et entrèrent en Berry ; et cheminèrent tout parmi, ardant et exillant le bon pays de Berry, et puis entrèrent en Auvergne. Adonc se recueillirent et assemblèrent, qui mieux pouvaient, les gentilshommes d'Auvergne et de Limousin et aussi le comte de Forests qui mit sus bien quatre cents lances ; et firent leurs amas ces seigneurs, comtes, barons et chevaliers, des pays dessus nommés à Clermont, à Montferrant et à Riom en Auvergne. Et quand ils furent tous ensemble, ils se trouvèrent bien jusqu'à six mille combattants. Si élurent ces barons et ces chevaliers quatre souverains de tout leur ost, premièrement le comte de Forez, le jeune comte Berault Dauphin d'Auvergne, Monseigneur Jean de Boulogne et le seigneur de Montagu d'Auvergne. Et chevauchèrent ces gens d'armes contre ces pilleurs de

I Les autres ilocumenis que nous publions ne peraieitent pas de dater avani ni après le 10 juillet 1339.

1 Arck mun. de Riom, AA, 37. Liasse.

3 Ftoisurt ne l'en occupé que de cette partie de la campagne, le derniire.

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tous pays rassemblés, desquels messire Robert Canole et Aîbrert de Buef éioienx capitaines et chefs, pour défendre et garder leur pays. Car les dessus dits pilleurs avoient empris à passer parmi Auvergne et venir voir le pape et les cardinaux en Avignon et avoir de leurs florins aussi bien que l'archiprêtrc en avait eu '.

» Tant chevauchèrent ces seigneurs d'Auvergne avec leurs routes et leurs arrois que ils vinrent à une petite journée près de ces guerroyeurs qui se nommoient Anglois, et virent d'une montagne où tout leur ost était arrêté, les fumières que leurs ennemis faisoient. A lendemain, ils s'adressèrent droitement cette part et étoit bien leur intention d'eux combattre s'ils les pouvoient atteindre. Ce soir ils vinrent à deux petites lieues du pays où ils étoient. Donc prirentils terre et logèrent tous sur une montagne et les Anglois étoient sur une autre, et véoient chacun des deux osts les feux qu'ils faisoient en l'un des osts ou en l'autre. Si passèrent cette nuit. Lendemain, se délogèrent les François et se traitent plus avant tout à l'encontre, car ils connoissoient te pays et s'en vinrent à heure de nonne loger sur une montagne droit devant les Anglois, et n'y avoit d'entre deux que une prairie, espoir (peut-être) large de six bouviers de terre (espace que deux bœufs peuvent labourer en six jours), et pouvoient voir clairement et connoître l'un l'autre. Et quand les Anglois virent venus les François devant eux, ils firent par semblant grand chère et s'ordonnèrent ainsi que pour combattre et mirent tous leurs archers au pendant de la montagne devant eux.

» Les seigneurs de France, qui aperçurent ce couvine (dispositions), s'ordonnèrent aussi et lîrent deux bonnes batailles bien et faiticement (régulièrement) ; en chacune avoit bien six mille hommes. Si avoit la première le Dauphin d'Auvergpe, comte de Clermont, et l'appeloit-on Hérault, et devint là chevalier et leur bannière écartelée d'Auvergne et de Merquel (Mercosur). Si estoient de lez près lui messire Robert Dauphin, son oncle, et le sire de Montagu ; et là devinrent chevaliers le sire de Montagu et le sire de Chalencon, le sire de Rochefort, le sire de Serignach, messire Godefroy de Boulogne et plusieurs jeunes ecuyers de Limousin, de Quersin, d'Auvergne et de Rouergue.

» En la seconde bataille des François étoient le comte de Forez,

1 Armud de Cervoltes, dit l'Archipretre.

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messire Jean de Boulogne comte d'Auvergne, le sire d'Achier et son fïls le sire d'Action, et le vicomte d'Uzès, et aussi messire Régnant de Forez, frère ou dit comte, et grand foison de bons chevaliers et écuyers qui tous estoient en grand volonté de combattre, si comme ils le montroient.

» D'autre part, messire Robert Canolle et ses routes faisoient semblant qu'ils en avoient aussi grand volonté. Aussi se tinrent jusqu'au soir l'un devant l'autre, chacun en son fort sans lui mouvoir, fors tant qu'il y eut aucuns jeunes chevaliers et écuyers qui, pour acquérir prix d'armes, descendirent, par le congé de leurs maréchaux, de la montagne au pré, et vinrent jouter l'un à l'autre, et qui pouvoit conquerre son compagnon, il l'emmenoit -, mais, pour ce, ne descendirent point leurs batailles pour joute ni pour escarmouche qui faicte y fut.

» Quand ce vint au soir et que la journée se fut partie sans bataille, chacun se retraist en son logis et firent bon guet et grand. Et se trairent au conseil les seigneurs de France et se conseillèrent cntr'eux qu'à heure de minuit ils se partiroient de là et descendroient de la montagne, non pas devers les ennemis, mais au plain par où ils étoient montés et pour seulement tourner les dites montagnes deux lieues ; ils viendroient tout à plain là où les compagnons étoient, et encore si matin que espoir ne seroient-ils mie tout armés. Cette ordonnance fut affermée cntr'eux, et le devoit chacun sire dire à ses gens ; et se dévoient armer et partir coiement sans faire point de noise \ et le firent ainsi comme ordonné fut. Mais oncques ne sçurent ce démener que les compagnons ne le sçurent tantôt et par un prisonnier de leurs gens, si comme on supposa depuis, qui se embia et vint à l'ost de monseigneur Canolle et lui conta tout le couvine des barons d'Auvergne et quelle chose ils avoient empris à faire. Quand ledit messire Robert entendit ces nouvelles, il se traist à conseil avecques aucuns de son est où il avoit plus de fiance ; et regardèrent l'un parmi l'autre, tout bien considéré la puissance des Français, que ce n'étoit pas bon de les attendre. Si fit hâtivement armer toutes ses gens, trousser, monter et partir ; et chevauchèrent leur chemin par le conduit de guides qu'ils avoient des gens du pays, qui estoient leurs prisonniers et savoient les chemins et les adresses. Quand ce vint à l'heure de minuit, les Français s'ordonnèrent et armèrent, ainsi comme avisé l'avoient, et mirent en arroy

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de bataille et vinrent à rajournement (au jour) à la montagne où ils cuidèrent trouver les Anglois. Mais ils y faillirent, dont ils furent moult émerveillés ; et firent mander aucuns de leurs gens des plus apperts et chevaucher par les montagnes pour savoir si ils en auroient aucunes nouvelles, lesquels rapportèrent en leur ost, environ heure de tierce (g h. du matin], que on les avoit vu passer et prenoient le chemin pour aller vers la cité de Limoges. Quand les seigneurs et les barons d'Auvergne ouïrent ces nouvelles, ils n'eurent mie conseil de les plus poursuivir, car il leur sembloit, et voir étoit, qu'ils perdroient leur peine et que assez honorablement ils avoient chevauché quand ils avoient bouté et mis hors de leur pays leurs ennemis. Et lors les seigneurs donnèrent congé à toutes manières de gens d'armes pour eux en retourner chacun en son lieu. Ainsi se défit et rompit cette grosse chevauchée d'Auvergne et revinrent les seigneurs en leurs maisons. Assez tôt après fut traité le mariage de ce gentil chevalier le comte Dauphin d'Auvergne et la fille du gentil comte de Forez qu'il avoit de la sœur de monseigneur Jacques de Bourbon '.

Novembre tibg — Août i36i Légitimation de Jean de la Marche, fils de Jean. (Voir ces lettres de légitimation à la note 3 de la pièce X).

i6 Janvier i36o

Commission de bailli des Hontagnes, de gonvernenr de la Tille de

Saint-Flour pour le Roi et de capitaine de Haute-^avergne

du consentement des Etats, donnée par Jean comte

de Poitiers et de Hflcon, lieutenant du Roi en

Langnedoc et Auvergne, à Raymond de

Béranger, chevalier, seigneur

de Bertbolène.

Johannes Francle Régis filius cjusque locumtenens in partibus

I Froissan : L, 111, chap. 434.

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Occitanie et Alvernie, cornes Pictavensis et Matisconensis, dilecto Ray[mundo Berengarii, milite, domino de Bertholena], Salutem. — Cum, per nostras alias litteras, vos in baylivum et capitaneum montanorum Alvernie ordinavimus [cumque extitit de] preheminentibus et fortioribus civitas Sancti Flori, fortis, deffensabilis... a perfidia inimicorum... dicte civitatis villeque et fortalicii ejusdem specialem custodem L^os instituimus].,. et plenam potestatem et spéciale mandatum tenendi, servandi, regendi, gubernandi predictam civitatem et villam et ejus suburbia aliaque omnia et singula peragendi et faciendi que ad rectoris, gubernaloris et capitanei officium et regimen [pertinent], de consuetudine vel de jure...', sub omni pena qua faciendo opportunum [nobisapparuerit]... Mandantes et precipientes consulibus et aliis civibus et popularibus civitatis predicte ceterisque domini genitoris nostri predicti subditis et justiciariis, quatenus in et ita premissa, et ea tangentia vobis placeat efficdcitcr [obedire] ; et intendent prestentque auxiJium, consilium et juvamen, non obstantibus quibuscumque mandatis seu litteris, sub quamvis formam verborum concessis et concedendis, de presentij de verbo ad verbum expiessa, de quibus non faciant mentionem. — Datum Tholosa die xvi januarii anno domini M" CCC^ LX'*. {Signé .•) GuBERTON N . ^

: Ici un passage illisible qui peut itre restitué par la leilre de Jean comte de Poiiiers à Thomas de la Marche du 8 août i Jl6o, oui rappelle les présentes lettres de nomination, les résume, ei où on lit ce qui suit : « Johannes, etc., cum nos dudum fer lilleias nostras lias spéciales, inter cetera, refçimen, capitaneam et cusiodiam civitatis et fortalicwrum Sancti Flori dilecto nostro Raymuitdo Berengarii domino de Bertholena mititi, eayllivo montanorum Arvernie pro domino nostru ac capitaneo, de voluntate gentium dicte bayllive, ex farte Régis domini nostri m dicta bajrlia depuiato comisimus et inhibuimus ne aliquem m armis m dicta civitate intrare permiltet et alias, sub cerla pŒna in dictis aliis litteris expressata, prout factum u. {Arch. de St-Flour, chap. il, n' iH. Orif;. sur

1 Àrck. de St-Flour, cliap, III, art. i, n" i. Orig. sur parch. — Petit sceau de Jean de France en cire rouge. Nombreuses lacunes produites par la dent des rats ; encre trùs pâlie. La daic renferme une erreur ; il devait y avoir un I entre le L et X ; il a .lu être effacé par le frottement. Le [6 j.invier 1 75o ancien comput, c'est-à-dire le i6 janvii;r i36i, Jean de Berry, otage de son père, n'était pas ù Toulouse ; il était duc d'Auvergne et de Bert^ depuis le miiis de septembre i36o, titre que ne lui aonne pas notre document. Enfin il est question de la nomination de Raymond de Béranger s' de Bcrtholène comme capitaine de Saint-Flour dans un autre dcKument du ifi jum i36o publié plus loin. L'inventaire des Archives de Sainl-Flour de i-]Hi) commet une autre erreur en

suit rx lie MCCCLX pour un second X. La véritable date est bien le i6 janvier i36o

DigilizedhyGoOt^le

8 Avril i36o

Lettres de rappel de Béraad de Dienne, commandeur de Blandeix,

nommé précédemment capitaine de Saint- Flour

par LoDÎs II de Boarboa, lieatenant

dn Roi et dn Régent en

Auvergne-

Loys, duc de Bourbonnoîs, comte de Oertnont, chambricr de France, lieutenant de Mons. le Roy et de Mons. le Régent le royaume es pais d'Auvergne, de Berry et de Masconnois, au capitaine et bailli des Montaignes d'Auvergne et à tous autres officiers de Mons. le Roy, Salut. — Comme nagaires nous eussions entendu que le lieu de Saint-Flour eust grant... nécessité de capitaine et de gens d'armes pour cause de la garde et deffense... et que nous eussions establi nostre cher et bien aimé messiie Béraud de Dienne, chevalier de Saint-Jean de Jérusalem, commandeur de Blioudès', capitaine dudit lieu de Saint-Flour..., et depuis nous eust esté signilîé par les consuls et habitans du dict lieu comme iceuls aient soustenu ou temps passé... moult... frès et mises pour cause des guerres de mondit seigneur... et [que] iceuls consuls et habitans soient povres et en pals infertiles. Pour quoy, nous, considérans les choses dessus dictes... ensemble [le droict de ne souffrir] usase dudict office se ne esroit de ta bonne volunté des dicts consuls et habitans... [retirons] et amovons par ces présentes lettres le capitaine et gens d'armes et vous mandons et à chascun de vous, se corne luy appartiendra, se ledit chevalier et comandeur [ne se désiste dudict office de] capitaine ne le lessîès user... par quelque manière que ce soit ; et ce luy deffendons expressément, — Donné à Riom soubz nostre scel le huitiesme jour d'avril mil CGC soixante.

Par Mons. le lieutenant, à la relation de son conseil où estoient messires de Montaigu, de Rochefort et le chancelier de Bourbonnoîs.

Chaulieu-.

, ch.-l. de comm., cant. de Jarnafies. arr. de Boussac, Creuse, (U Grand •iergne, p. 28S. Niepce, conseiller !i la cour de Lyiin). Cette commandent chef, avant Bdraud, son oncle Aslorg Je Dienne, grand prieur des Hospi-

St-tlour, chap. III, 1

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8 Juin i36o, Aigucperse

Commission de Hentenant des Montagnes d'Auvergne donnée à

Thomas de la Uarche, chevalier, seigneur de Nonette, par

Loais II duc de Bourbon, lieutenant général en

Auvergne baate et basse, Berry et Hflconnais,

pour le Roi et le Régent, avec tons

les pouvoirs dont il était

lui-même investi.

Commencement du procès-verbal de notijication par sergent de la Commission aux consuls et à l'êvêque de Saini-Flour.

In dei nomine annen. Universis tam presentibus cum futuris... Anno ab încarnacione ejusdetn domini millesimo irecentesîmo sexagesimo in die xxvi junii inter horas vi matutine et complementum ejuidem diei, serenissJmo principe ac domino nostro Johanne dei gracia francorum Rege régnante, in mes notum... cum per magnificum et potentem vîrum dominLim Thomam de Marchia, miiitem dominum de Noneie locum tenentem domini nostri ducis Borbonensis, pro dicto domino nostro Rege et dicto nostro duce Normanorum Dalphinoque Viennensi regnum Francie régente, in ballivia Montanorutn Alvernie, quo de locitenencionis hujusmodi liquide apparere potest per quasdam litteras sigilto domini ducis Borbonensis sigillatos quarum ténor talis est : Commission.

Loys, duc de Bourbonnois, comte de Clermont et chambrier de France, lieutenant de Mons. le Roy et de Mons. le Régent le royaume de France es pais et bailtiages d'Auvergne, de Bourges et de Mascon et ressers d'iceulx, à tous ceulx qui ces présentes lettres verront, salut. — Savoir faisons que nous, confians à plain de la prudhomie, sens, loyauté et diligence que est en la personne de nostre cher et amé cousin messire Thomas de la Marche, seigneur de Nonnete ; considerans aussi la bonne et vraie amour quîl avoit à nostre très cher seigneur et père', ou temps qu'il vivoit, et qu'il

Bourbon, tuiî le lO septembre iî56 à la bataille de Poitie'

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aSa THOMAS DE LA MARCHE

aurait à nous et aussi à la couronne de France ycellui mess. Thomas ; de la volonté, ordonnance et mandement de Mons. le Régent à nous fait, et par bonne et meure délibération de nostre conseil à nous fait, ordonné et conseillé, et, par ces présentes lettres, faisons, ordonnons et establissons nostre lieutenant pour tout le bailliage des Montagnes d'Auvergne et des ressors d'icelui, pour ce que ycelui bailhage, nous, occupés à présent à la garde et tuition des autres pais qui nous sont baillés en gouvernement, nous ne povons secourir et confourter si promptement que nécessères le seroit ; et voulons que ou dit bailhage et ressors ledit messire Thomas se transpourte accompaignez de gens d'armes, archiers, arbalcstriers et autres, à tant et tel nombre come bon U semblera, pour ta defïence, garde et tuition des bailhages et ressors, si mestier se faisoit. Et, par espécial. Il donnons et transpourtons auctorité, licence et plain pouvoir, par le pouvoir à nous donnez de faire et accomplir oudit bailhage et ressorz toutes les chouzes de point en point contenues es lettres du povoir à nous donné de par mon dit seigneur le Régent ; desquelles nous avons fait bailler copie au dit Mess. Thomas soubz le scel royal de la chancellerie de Riom, afin que plus grant foy y soit adjousté tout aussi avant et en la personne et en la manière que nous ferions ou faire pourrions se nous, en nostre propre nom, faisions. Et promettons en bonne foi avoir et tenir ferme et agréable tout ce que par ledit messire Thomas come nostre lieutenant sera fait et commencé ou dit bailhage et es ressors, des choses contenues es dites lettres... circonstances et dépendances, et les conserver et rateffier soubz nostre scel, se mestier est, et [si] nous en sommes requis. Et donnons en mandement et, par ces présentes lettres, commandons et enjoignons estroitement à tous. les justiciers, capitaines, chastcllairs et gardes des forteresses quelconques dudit bailhiage et ressors, à leurs lieutenans et à tous autres subjects et bien vollans de la couronne de France et à chascun deulx, si comme il appartiendra, nonobstant sercmens, prohibitions ou défenses contraires de non rendre forteresses ou autres expresses inhibitions, que ou dit Messire Thomas obéissent comme ils feroient à nous et antendcnt diligemment et prcsteni fource et aide, si mestier est. En tesmoignage de ce nous avons fait mètre nostre scel à ces présentes.

Donné à Aigucperse, le vni* jour du mois de juing l'an de grâce

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THOMAS DE LA MARCHE i83

mil CGC soysante. Par Mons. le lieutenant, en son conseil, ouquel Mons. de Montaigu, Mons. Joh. de la Tour, Mons. Pierre de Neufvy, Mons. Pierre Gallebrun, Mons. Pierre Chaput et plusieurs autres estoient.

Item sequntur ténor titere sîgillo regio... de qua superius est facta mentio continentes potestateoi dicti domini duels Borbonensis.

[Suit le texte de la commission de lieutenant général du duc Louis II de Bourbon, reproduite ci-avant) '.

Situation da diocèse de Saînt-Flour et de sa capitale, quand Thomas

de la Marche y fat envoyé pour combattre les

Anglais. — Désastres causés par les

Anglais depuis sept ans.

1° Occupation du château de Montbrun par Bertucat d'Albret et Sandos.

Johannis dei gratia francorum Rex dikcto et fideli nostro Randoni Podompniaco, domino de Lugueto*, salutem. — Dilecti et iideles nostri consules et civitas Sancti Flori nobis exponi fecerunt quod cum Benugatus de Lebreto miles 3 et dictus Sandos 4, cumque pluribus complicibus suis inimicis nostris et regni nostri, nuper proditionaliter castrum de Monte bruno prope dictam civitatem

I Arcli. mtin. de St-Flour, chap, VI, art. u, n» [, Orig. sur parch. Sceaux disparu». — Ces deux commissions furent reproduites en tète de l'ordonnance partant création de deuï foires nouvelles à Saint-Flour par Tliomas de la Marche, et rendue à Aurillac au mois de janvier t36i. La commission de Thomas de la Marche est reproduite aussi dans ses lettres du i6 juin \'S6a, lor$ de la première signilication qu'il en fit aux habitants de Sainl-Flour à l'appui de sa sommation de lui ouvrir les portes de la ville. {Mima arch., chap. Il, art. 3, n' ïi).

u Randon Armand e

3 Bertucat d'Albret.

4 <• Raymond-Bernard de la Roque, dit Sandos •, l'un des lieutenants de Bertucat d'Alhreli t) septembre i36o {BibI, nat,, coll. DoaU t. 194, fol. 131-126), et non pas n Jean Chnndos •; connci:iMe de CiuyeLine et lieutenant général du roi d Aneteierre en France, comme le dit ie Dict. hist. du Cantal, V, 5ig. qui appelle aussi le célèbre Uertucat d'Albret r de Lc-brcion •. 11 n'a connu le texte que par un inventaire dél'ectueui.

Sancti Flori ' occupassent ; per quos, a decem annis citra, dicte civitatîs et diocesis predicte Sancti Flori fuerini mille persone interfecte et amplius, et, quod nefandum est, dicte ecclesie in quibus corpus Christi etiam existebat, combusie fuerint, dicta civitas et diocesis dampnifîcata de quatuor centum milJbus florenis et ultra, et adhuc dampnificantur. Etc. Datum Parisius, die secunda augusti anno domini millesimo GCC sexagesimo tertio*.

a» Assauts fréquents et tentatives réitérées des Anglais pour s'emparer de Saint-Flour (i8 avril iSSg).

Johannes Régis [Francie fîlius] ejusque locum tenens in partibus Occitanis et Arvernie, cornes Pictavensis... ad hutnilem supplicationem... consulum Sancti Flori in Arvernta... cum ipsi^er^remiwa et fervoribus guerrarum preseniium sint diversis modis oppresst et gi-avati, non sine magno periculo presentium Hlaritm in fronteriis inimicorum regni existent cum qui sepe et sepius locum predictum capere et destruere, more hostiîi, inststunt et nituntur... Datum in Montepessulano die décima octava aprilis anno domini millesimo CCC*^ quinquagesimo nonoî.

3' La ville plusieurs fois assiégée. Les faubourgs plusieurs fois

pris et brûlés.

« ...Les faursbours de la dite cité de Saint-Flour rachetez par

plusieurs foi:^ de nos ennemis et depuis par deux fois ars et destruie\

pour le fait de nos guerres., la dite cité plusieurs fois combattue par

nos diz ennemis, plusieurs mors et occis d'une partie et d'autres en

aile combattant...'* »

H ...Les habitants ont souffert très grans pertes et dommages par s ennemis de notre royaume, lesquieux se sont par plusieurs fois 'brcie:; de prendre et embler (enlever d'assaut) la dite ville et ont •s la plus grande partie des faubours d'ycelle ville et gasté le pats environ 5 ».

[ Monibrun, camm. de Lavasrrie, cant. sud de Saint-Flour.

1 Arch. mur», de St-Flour, chap, IV, art. VI, n" 3. Orig, sur parcK. Sceau disparu.

I Areh. de Sl-Flour, chap. IX, art. i, n* %. Orig. sur parch. jadis scellé.

|. Ibid., ctiap. H, art. I, n* i. Orifi. sur pareil. Lettre de Charles V datée du 18 décembre

d6, mais rappelant les laits reniontaiil à plusieurs acmées.

i Mêmes arch. Lettres de Charles V du 6 avril 1371 rappelant également les faits

térieurs.

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4° « ...Les habitants ont eu moult à souffrir pour le fait de la guerre et plus que nulle autre ville du pa'ïs d'Auvergne, pour le grand désir que les ennemis avoicnt de prendre la ville... et aussi pour ce que, de tant que les habitants se sont plus efforciez de résister, de tant plus ont conçeu grant aine contre euls ; et, par ce, se sont efforciez de les grever ' ».

5" Les Compagnies anglaises du Languedoc établissent en i35g, dans la Haute-Auvergne, leur dépôt de vivres et de butin (16 novembre i35g).

Joannes régis francorum filius ejusque locum tenens in partibus Occitanis et Alvernix, cornes Pictavensis et Matisconensis senescallo Bellicadri... Cum super ad nostrum pervenit auditum quod in vestra senescallia nonnulH iniquitatis tîlii, raptores et depredatores tam équités quam pedites se aggregaverunt... equitarunt patriam, per modum guerra: discurrendo, et quod piurima bona a dictis subditis rapiant et abstrahant secum in quodam castro quod esse dicitur in bailliva Arvernice ^ emparaverunt dictum castrum de vtctualibus et aliis pro gentibus armorum diversimodo, et ipsum ad artus bellicosos aptando ; nisique,fuerunt plura castra, fortalîtia et alia loca fortia capere proditionaliter et deprœdari, quie cedunt et cedere possunt in contemptum... damnumque non modicum tocius reipublicœ et ejus subditorum... Datum Carcassone, die décima tertîa mensis novembrîs anno domini millésime trecentesimo quinquagesimo nonu 3.

6' Aurillac menacé (avril i36o).

...Habitatores dicte ville [Aureliaci] quam plura dampna per inimicos regni Francis sustinerunt et adhuc de die in diem sustioent*...

I Mêmes arch., chap. IV, art. 6, n' i5. Requête et mémoire des consuls.

3 Arch. dip. de mirault. Sénichaussée de Nîmet, t. I, fol. 391 vent». Ce chiteau peut être Montbrun, prËi Saint-Flour, qui fut pris piusieuri Tois par les Anglais.

trch. nat.. 11. go, n' 333. Lettre < :, datée d'avril i3&g (aac. style).

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7" Murai récemment pris et incendié par les Anglais. La ville est ouverte.

« i36o. Privilège octroyé aux consuls (de Murât) de lever de chaque pichier de vin qui se vendra i d. et, pour les autres marchandises, un d. pour livre ; et ce pour la réparation de la ville ruinée et brûlée par les Anglais, et plusieurs prisonniers par eux prins. i358. Octroyé par Jean duc de Berry, gouverneur d'Auvergne ». — « i362. Permission donnée par le seigneur aux consuls et habitants de Murât de clore et fermer Murât de murailles, fossés et autres choses nécessaires '... »

8» Pierrefort incendié, pillé et ruiné.

In combostione et depredatione ville Petrefortis quœ bis, per inimicos regni fuit combusta et depredata et ad maximum redemptionem posita'.

Etc.. etc..

Janvier i36o

Astorg DalsoD, marchand d'Aurillac, et ses facteurs poursuivis pour

avoir fourni des armes et des marchandises

aux Anglais, puis graciés

(Lettres de rémission).

Karolus, etc.. Notum facimus universis tam presentibus quam futuris, quod audita supplicacione AstorgJi Daiso, mercatoris Aureliaci, continente quod, pro eo- quod in baillivia Montanorum Arvernie et alibi proclamatum et publiée preconisatum ex parte régla et nostra fuisse edictum quod nullus mercator aut alia quamvis persona cujuscumque status aut condicionis existeret, ausus esset

^ „,. ,,.,,., .. ,,-. -, / - -■' Raymond de Pcyre, seigneur de

Pierrefort, datée» de juillet i36î. La première destruction eut lieu entre ill-] et i36o. Une quantité d'autres villes et châteaux soni ouverts ou à moitié détruits dans le Haut pays au commeaceinent de i36o. Les Anglais en occupent une partie, menacent et :. — . 11 — .. Lç danger est pressant.

vendere seu vehi aut portari facere aliquas armaturas aut quecumque harnesia vel victualia ininiicis dicti domini nostri, nostris et regni, nec ad partes obcdiencie régis Angiie et pro redetnpcione aikujus prisonarii aut alio quoquemodo, Astorgiusque predictus et ejus factores ', eodem extra villam Aureliaci existente, aliquibus personis et legalibus gallîcis et de obedieacia regra et nostra existentibus prisonariis dictomm inimicorum nostrorum compacîentes, aliqua harnesia et mercaturas pro redempcione sua facienda, apud predictos inimicos vendiderant, non opinantes quod propterea non mercari fuerant cum inimicis^ [nec quod] dicta proclamatio seu inhibicio ipsos ligare deberet vel eis prejudicium quomodolibet generarer ; quamobrem procurator regius et noster Montanorum Arvernie dictum Asiorgium trahere in causam et in diversis processibus coram baillivis dicti loci pro premissis involvere nisus est et nititur ad penam et emendam criminales vel civiles contra ipsos concludendo, idem Astorgius, quod cum ipse siietfuerit bonus et Icgalis mercator honorem ac utilitatem regni Francie et nostros affectans et zelans et propter guerras sustinentur multa dampna cum codem et suis factoribus Domine ipsius et pro ipso, super hiis agere misericorditer dignaremur. — Nos, itaque attentes premissis, omnem penam criminalem et civilem ac emendam quam ipse supplicans et sui factores potuerunt vel possunt propterea aliqualiter meruisse, eidem et eorum cuilibet in casu predicto remîsimus et quittavimus, remittimus et quittamus de gracia speciali et auctoritate regia qua fungimur de presenti, ipsos ad suam bonam famam patriam reducentes ; baillivo et procuratori regio et nostro Montanorum Arvernie ceterisque justiciariis dicti regni presentibus et futuris et eorum cuilibet prout ad eum pertinuerit aut eorum locumienentibus dantes in mandatis

des Tacteurs à Saint-Flour.

s fa:teuri faisaient valoir que le rachat des prisonniers avec de* vait pas paru illicite, puis<|u'il était permU avec de l'argent. L.e gouvernement estimait, et il ne s'en est jamais départi pendant la guerre lie Cent ans, que, ne pouvant empêcher les Anglais d'avoir de l'argent, il fÉulait du moins les empicher, autant que possible, d'écnangcr cet argent contre des armes, des harnachements, des chevaux, des étoO'es, des vivres, ei que c'était trahir que de leu procurer. Les mandements sur ce point furent aussi nombreux que peu écoi Lorsque les Anglais ne voulaient relâcher leurs prisonniers que contre des raarci

dises, ceux-ci ou leurs familles, mfime les plus nobles — '- — ■ — ■

" " ' larchands de leur côté faisaient d'énorraef

aux Anglais des garnisons v revendus par eux.

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quatenus djctum supplicantem et cjus factores nostra presentj gracia uti et pacifiée faciant et gaudere nec contra tenorem ejusdem ipsos itnpediant, molestent aut perturbent vel a quoque impediri, molestare aut perturbari permittant. Quod ut firmum et stabile perpetuo perseveret, salvo in aliis jure dicti domini et nostro et in omnibus quolibet alieno. Datum Parisius anno Domini M° CGC L IX", millésime trecentesimo quinquagesimo nono, mense januaril. In requestis hospicii'.

Signé : Charny-Restot.

25 Juin i36o, Saint-Flour

Lettres patentes de Thomas de la Marche, s^ de Honette, lieutenant

du duc Louis de Bourbon dans les Montagnes, autorisant les

habitants de Saint-Flour à établir des droits d'entrée

sur les vins et de vente sur les denrées

et marchandises, pour réparer

leurs fortifications.

(Vidimus du 20 octobre i36i)*,

Petrus de Mascone, miles, dominus de Novavilla, bayllivus

Montanorum Arvernie pro exceilentissimo principe domino duce

Biturie et Arvernie 3, universis et singulis prepositis, servientibus

et altis officiariis dicti domini ducis in dicta bayllivia, Salutem. —

""" présentes magne circumspectionis viri domîni Ludovici ducis

lonensis Claromontensis comitis, camerarii francie tune locum-

item dominorum Régis Francie ac regnum Regentis in partibus

rnie Montanorum, Bituricencis ac Matisconensis ac ressortuum

*c*, nat., II, 90, n" 410. Janvier liig ancien eomput, e( janvier j36o

éjà des leiirc) patentes de GuiM. Bodin, bourgeois d'AurilUi:, lieut. de Guillaume MÎon, bailli des MonWBnes pour le roi, avaient accordé à la commune de Saintle droit de percevoir tt deniers pour livre sur Loutes les marchandises qui se lient dans les trois jours de chaque foire de Saint-Flour pendant deux ans, pour !r les murailles. (Arch. mun. de St-Flour, chap. IX, an. i, n* î).

n 1367, Pierre de Mascon bommageaii pour un four banal et autres possessions nat. Ces Mascon cliiieni seigneurs de Neuville, du Chey, d'Anglars, la Chaise, itrïère, Saim-Ju lie n-la-Gen este. Armes : de gueules à la fasce d'argent afcompagni il étoiles d'or. {Nobil. d'Auv.).

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